Face à la crise qui sévit sur l'ensemble de la planète, le Président de la République et son gouvernement ont dû se résoudre à adopter, dans l'urgence, une batterie de mesures susceptibles d'une part d'en atténuer les effets immédiats, et d'autre part d'initier des évolutions indispensables au sein des principales structures de notre pays, afin de bâtir un système à la fois plus solide et plus juste où chacun d'entre nous trouvera sa place, les plus forts et les plus prolifiques étant soutenus et encouragés dans leurs efforts productifs, et les plus fragiles étant protégés et secourus via des dispositifs d'aide généreux et appropriés, débarassés des lourdeurs qui en entravaient autrefois l'efficacité pratique.



Certes, il a parfois été inévitable de procéder de manière énergique et rapide, tant la gravité de la situation l'exigeait, et ces initiatives audacieuses, menées quelquefois sans prendre le temps d'en expliquer les tenants et les principes fondateurs, ont pu à l'occasion être mal comprises ou mal accueillies. A la décharge du grand public, il est également juste de rappeler au passage que la mise en œuvre de ces dispositions s'est toujours accompagnée d'interventions malveillantes d'une certaine opposition, soucieuse d'en déformer grossièrement l'esprit dans l'espoir d'en affaiblir la portée et, par un tour de passe-passe habile, de faire de ces démarches, excellentes à la base, des leviers de choix au service de son entreprise de dénigrement et de déstabilisation de notre Président.



Sur la blogosphère comme ailleurs se sont distingués des personnages fades et sans épaisseur, qui ont cru trouver simultanément une envergure et une raison de vivre en se vouant, corps et âme, à la mouvance anti-sarkozyste. Animateurs de sites vindicatifs et de blogs haineux, ces individus, d'ordinaire prudemment dissimulés derrière quelque pseudonyme explicite (Sarkophage) ou non (Olive), se sont fait profession de critiquer de manière systématique tout concept, toute idée, toute proposition, pourvu que l'origine en soit attribuée au gouvernement. Opposés aux réformes des hôpitaux, de l'armée, des universités, de la justice, ces contradicteurs chroniques ont invariablement fait la preuve de leur totale incompétence relative à chacun de ces domaines, dévidant des argumentaires agressifs et inconsistants, où la mauvaise foi la plus notoire le disputait à l'impéritie la plus évidente.



Un exemple instructif illustrant cet état de fait est celui de la loi Hadopi, qui se propose de s'opposer aux pratiques illicites de piratage massif. Après s'être perdus en explications évasives censées convaincre le lecteur qu'un artiste a parfaitement tort de s'émouvoir du pillage de ses œuvres, les anti-hadopistes ont longuement expliqué que les mesures d'application de ladite loi étaient très aisées à contourner. Dans ces conditions, on ne comprend plus leur acharnement et leurs clameurs incessantes pour une disposition privée, à les entendre, du moindre caractère opérationnel, à moins que, là encore, l'anti-hadopisme ne soit qu'un prétexte parmi d'autres pour s'en prendre avec violence au Président de la République.



Puisqu'on parle de blogs, je dois dire qu'il s'agit là d'un bouquet assez disparate, rassemblant des entités très contrastées. Par exemple, Olive est libertaire dans l'âme, tandis que Rébus censure sans vergogne. Sarkophage est très fin et dangereusement intelligent, tandis que Rébus est un âne patenté. Tout ce petit monde s'agglomère cependant autour d'une idéologie anti-sarkozyste unique, trempée au venin de la brutalité et de la haine, dont les vertus unificatrices sont manifestement puissantes. C'est sur un principe analogue que se fonde l'amitié contre-nature de Jean-Marie Le Pen et Dieudonné, leur facteur commun étant cette fois un antisémitisme viscéral.



A Sarkophage, Olive, Rébus et tous leurs amis, j'aimerais faire comprendre que leur combat est vain, et leur doctrine complètement anachronique. Déjà, en dépit des efforts de leurs semblables et de toutes leurs campagnes de désinformation et de mystification, le grand public commence à ouvrir les yeux sur la réalité de la politique française, et à en saisir le bien-fondé. Déjà, les rangs des opposants s'éclaircissent, et les femmes et hommes de bonne volonté, qui souhaitent ardemment la prospérité de notre pays, se sont aujourd'hui réjouis de voir combien les manifestations se sont révélées ternes, peu suivies, tant les discours mensongers des anti-sarkozystes ne font plus recette parmi des citoyens lucides et clairvoyants.



Sarkophage me rappelle un peu Caton l'ancien qui terminait tous ses discours par un "Carthago delenda est" parfois sans rapport avec la thématique du jour. Le "Sarko delendus est" de Sarkophage est du même tonneau, et je me prends à avoir quelque pitié pour ces jeunes personnes incapables d'exister de manière autonome, ne sachant se définir autrement que dans l'opposition à un tiers, cette construction allant parfois jusqu'au choix de leur pseudonyme !



J'imagine qu'il doit être triste de manquer de stature à ce point, et je souhaite à tous les Olive, Rébus et Sarkophage de la blogosphère de mettre cette soirée de 1er mai à profit pour réfléchir à la direction qu'ils souhaitent donner à leur existence, à leur engagement, et à leur construction idéologique.



Florence Soriano-Gafiuk