Commune de Schweyen : UMP : 50 % ; Modem : 11,9 % ; PS : 9,5 % ; FN : 9,5 % ; Europe Ecologie : 6 % ; Abstentions : 61
Canton de Volmunster : UMP : 32,1 % ; Modem : 13,9 % ; PS : 12,8 % ; FN : 10,4 % ; Europe Ecologie : 8,1 % ; Abstentions : 62,3
Arrondissement Bitche - Sarreguemines – Sarralbe : UMP : 26,8 % ; PS : 15,9 % ; Europe Ecologie : 12,3 % ; Modem : 11 % ; FN : 10,7 % ; Abstentions : 67,5
Département de la Moselle : UMP : 25,5 % ; PS : 18,1 % ; Europe Ecologie : 14,1 % ; Modem : 11,5 % ; FN : 8,7 % ; Abstentions : 66,4
Région Lorraine : UMP : 26,1 % ; PS : 18,4 % ; Europe Ecologie : 13,9 % ; Modem : 10,2 % ; FN : 7,9 % ; Abstentions : 63,2
Circonscription Grand Est : UMP : 29,2 % ; PS : 17,2 % ; Europe Ecologie : 14,3 % ; Modem : 9,4 % ; FN : 7,6 % ; Abstentions : 60,9
France : UMP : 27,8 % ; PS : 16,5 % ; Europe Ecologie : 16,3 % ; Modem : 10,2 % ; FN : 6,3 % ; Abstentions : 59,4 %.
Ces derniers mois ont été extrêmement éprouvants pour les partisans de la majorité présidentielle, tant le cours des évènements, leur traitement dans la presse, et l'apparente réserve d'une partie du public semblaient imprimer un tour défavorable à la grande cause de l'intérêt national et européen qu'ils soutiennent.
Pour être honnête, il faut reconnaître que la situation contextuelle n'était pas idyllique : licenciements massifs, chômage à la hausse, envolée des prix, délocalisations, concurrence étrangère... toutes les conditions semblaient réunies pour précipiter le pays dans un gouffre sans fond, et le sentiment d'impuissance générale face à un désastre imminent nourrissait les inquiétudes les plus vives et les réactions les plus exacerbées.
Sur ce terrain pétri d'incertitude et d'angoisse, il va sans dire que les partis d'opposition n'ont eu de cesse de s'activer sans relâche, se répandant en propos filandreux où les propositions les plus informes répondaient aux rumeurs les plus ineptes, avec l'objectif évident de créer et de développer un climat de tension et de frayeur, et d'en tirer rapidement parti. De fait, cette stratégie a partiellement réussi, comme on a pu le constater en voyant se propager, ici et là, des mouvements de contestation et de protestation, dont les leaders trahissaient immanquablement, par leurs discours mal assurés et leurs idées confuses, les influences souterraines auxquelles ils avaient cédé.
Pour calmer l'affolement ambiant, et étouffer les feux de paille allumés par les opposants de principe, il eut certes été très facile, pour le gouvernement, de prendre quelques initiatives démagogiques bien senties, dans l'idée de renouer avec la popularité qui, quelques années plus tôt, avait assuré son triomphe. L'intérêt de notre président, pourtant, n'est nullement de cette nature, et c'est au mépris de toute considération électoraliste qu'il a résolu de s'attaquer aux problèmes de fond, engageant une série de réformes de grande evergure, avec une force d'âme, une ténacité et un réalisme tout à fait unique dans l'histoire politique moderne.
Que le public ait parfois peiné à adhérer, d'emblée, aux initiatives résultantes, n'est nullement inquiétant ou de mauvais pronostic, mais au contraire absolument naturel. Car, comprenons-le, ce n'est pas de gains instantanés, d'avantages immédiats, de plans sur la comête que le président a souhaité entretenir les français, mais de courage, d'efforts, de sens des responsabilités, et il est naturellement tentant, dans ces conditions, de prêter une oreille attentive aux discours rassurants d'une certaine opposition.
Pourtant, au-delà des récriminations passagères relatives à l'une ou l'autre des conséquences imputables aux réformes, abusivement qualifiées d'autoritaires, directives, liberticides, les français viennent de prouver, par leur soutien massif à la majorité présidentielle, qu'ils étaient parfaitement à même de faire la part des choses et que, le moment venu, ils étaient aptes à faire totalement abstraction de leurs récriminations de façade, de leurs griefs mineurs, pour témoigner avec force de leur attachement entier et solennel à un mouvement, à une idéologie et à un leader, dont le dévouement, la loyauté, le sérieux, la franchise, ont sû gagner leur considération, leur confiance et leur respect.
Ce succès remarquable doit être apprécié pour ce qu'il est : un acquiescement déclaré, un témoignage magistral d'adhésion à une volonté de changer l'ordre des évènements, et de s'associer avec enthousiasme et conviction à une belle aventure personnelle et collective.
Pour ma part, il va sans dire que je me félicite des scores brillants obtenus par la majorité présidentielle, en particulier dans le secteur qui est le mien. Mon propre village, par exemple, a fait la part belle à l'UMP (50 % des votes), état de fait auquel je ne suis naturellement pas étrangère, et dont je tire la plus grande fierté.
J'espère aussi que cette démonstration claire des véritables préoccupations des français, et des sympathies exprimées à cette occasion, amènera les partis d'opposition à revoir, si ce n'est leurs doctrines, du moins leurs postures, et à comprendre que le dénigrement systématique, qui est leur fond de commerce, ne saurait masqué le vide idéologique qui est le leur et, moins encore, tenir lieu de projet ou de programme politique.
C'est forts du soutien populaire, sur des bases plus solides encore qu'elles ne l'étaient auparavant, que les partisans de la majorité se proposent maintenant de reprendre les tâches qui leur ont été confiées, avec l'inspiration et l'énergie transmises par la chaleur et la confiance des électeurs.
C'est une nouvelle période qui commence, riche de promesses et de défis, que nous relèverons et remporterons, tous ensemble. Cette victoire en préfigure d'autres, plus totales et plus belles, et symbolise le triomphe de l'intérêt public, notre plus grande source de motivation.
Que tous ceux qui nous ont fait confiance en soient ici remerciés. A tous les autres, j'aimerais tendre la main, chaleureusement, fraternellement, avec l'espoir qu'ils auront à cœur de nous suivre sur la voie de la modernité, de la croissance, et du succès.
Florence Soriano-Gafiuk