Actualités et Politique

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Lundi, 26 décembre 2011

Génocide arménien : du silence à la complicité

Ces derniers jours, la presse quotidienne se fait largement l'écho du mécontentement manifesté par la communauté turque à l'annonce de l'adoption par l'Assemblée Nationale française d'une proposition de loi visant à réprimer la négation du génocide arménien de 1915.

En l'espèce, cette contrariété se manifeste via deux canaux totalement différents. A titre privé, d'abord, de nombreux ressortissants turcs ont jugé bon de manifester publiquement leur désapprobation en organisant des rassemblements et en multipliant les déclarations hostiles attaquant à la fois le bien-fondé de la loi et la réalité des évènements historiques évoqués. Parallèlement, diverses initiatives répréhensibles ont également vu le jour, tel le piratage perpétré au détriment de la députée Valérie Boyer, qui a vu son site vandalisé par des activistes pro-turcs. Mais, plus grave encore, c'est sur un plan plus officiel que l'intransigeance turque s'est affirmée avec une vigueur étonnante, le gouvernement d'Ankara suspendant purement et simplement ses relations économiques et militaires avec la France pour ce seul motif !

Naturellement, des voix n'ont pas tardé à se faire entendre parmi la classe politique française, plusieurs s'emparant sans vergogne de ce prétexte commode pour laisser libre cours à leur anti-sarkozysme primaire. D'autres, plus mesurés, déclarent s'inquiéter des conséquences géopolitiques de ce texte, et ne voient aucun inconvénient à fermer les yeux sur des évènements avérés, aussi choquants soient-ils, préférant privilégier des intérêts politico-économiques à courts termes au mépris de toutes considérations morales.

A toutes fins utiles, je commencerai par rappeler que le génocide arménien est pourtant une réalité historique certifiée par d'innombrables témoignages, photos et films d'époque. Des charniers ont été retrouvés, et les documents écrits de la main même des génocidaires ne laissent aucun doute quand à la nature des atrocités commises, dont on pourra trouver quelques reflets dans ce document (cliquez ici).

Au vu des preuves irréfutables concernant cette période sombre, le négationnisme, qui déshonore ses tenants, est une posture honteuse et doublement coupable, d'abord parce qu'il insulte la mémoire des victimes martyrisées, et ensuite parce qu'il empêche l'humanité de tirer des leçons des évènements de son histoire. Quant aux argumentaires misérables développés par les zélateurs de la politique de l'autruche, qui sacrifient volontiers leur conscience à leur tranquillité, je suis atterrée par l'inconsistance des uns et des autres, cherchant des biais politiques pour glaner les bonnes grâces de tel groupe de pression ou manœuvrant pour nuire durablement à tel autre groupe, tout le monde s'accordant finalement pour se moquer éperdument des enfants décapités et démembrés au bord des routes !

La vérité est la vérité, et il est hors de question de déroger avec ce principe de bon sens. Pour ma part, je me bornerai à rappeler les sages paroles du prix Nobel de la paix Elie Wiesel : "Tolérer le négationnisme, c'est tuer une seconde fois les victimes".

Je ne saurais mieux dire.

Florence Soriano-Gafiuk

Dimanche, 4 septembre 2011

Aubry soit qui manigance

Un petit mot pour évoquer le douloureux problème des campements de Roms, dont la situation difficile est exploitée sans vergogne par des observateurs dont les motivations manipulatoires deviennent choquantes à force d'insistance et de maladresse.

Derrière les interventions purement verbales des leaders socialistes, qui se posent en donneurs de leçons et multiplient les déclarations tapageuses, on discerne en effet rapidement une autre substance factuelle, qui est la réalité du terrain :

Le Figaro.- Expulsion de roms : la lettre qui embrasse Martine Aubry

Le Figaro.- La mairie PS de Nantes doit indemniser des roms expulses

Comme on le voit, les socialistes n'ont aucun état d'âme à l'idée d'expulser femmes désemparées, vieillards fragiles ou enfants malades, les bons sentiments qu'ils prônent n'ayant d'autre source qu'une volonté constante d'éreinter leurs adversaires politiques, quitte à les surpasser largement dans la pratique, lorsque l'attention se détourne et que les caméras s'éloignent.

C'est là, pour le scrutateur avisé du paysage politique français, une manœuvre coutumière des forces socialistes, qui ne reculent devant aucune bassesse dès lors qu'elles entrevoient une occasion de nuire, au mépris de toute considération morale.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 2 juin 2011

Un homme, une vie

Les lignes qui suivent sont consacrées à Joseph Schaefer, dont la majeure partie des bitcherlänner a gardé une image vivante eu égard à la richesse de sa personnalité et à l’étendue de son œuvre politique.

Remerciements :

Pour évoquer et dessiner les traits essentiels de cette grande figure locale, j’ai choisi de donner la parole à quelques uns de ses nombreux amis qui l'avaient côtoyé au fil des années où sa présence s'est manifestée au service de notre communauté. Je remercie donc chaleureusement :

  • Marie-Claire Kriegel (Moulins-lès-Metz), autrefois adjointe à la mairie de Bitche,
  • Abbé Robert Féry (Metz), autrefois attaché au lycée - collège Saint Augustin de Bitche,
  • Madeleine et Gérard Houver (Lemberg),
  • Anne-Marie et Gérard Burg (Sarreguemines).

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De fait, le vocable qui est revenu invariablement pour décrire Joseph Schaefer est l'adjectif « entier ». Entier, Joseph Schaefer l'a certes été, mais nullement dans l'acception rigoriste qu'on attribue généralement à ce mot, et il convient de lever sur le champ toute ambiguïté sur ce point. Joseph Schaefer n'a jamais été intolérant, mais intransigeant dès lors qu'il s'agissait de défendre les principes d'intégrités morale et intellectuelle qui sous-tendaient son action. Jamais, il n'a été rigide : c'est son exigence, sa rigueur, son inflexibilité qu'il mobilisait au service de ceux, affligés ou démunis, qui plaçaient tous leurs espoirs dans sa force de caractère et sa loyauté absolue vis-à-vis de ses engagements. Nul enfin ne saurait le taxer de sectarisme ou de communautarisme, car dans son cas, c'est avant tout de fidélité qu'il s'agissait, à des idées, à des projets, à des êtres surtout, et c'est là une qualité infiniment précieuse et rare dans un mode faisant la part belle à l'ambition et au carriérisme forcenés !

Voici donc dévoilée, en quelques lignes, l'une des facettes caractéristiques de Jean Schaefer : celle d'un homme consistant, brillant et fort, sûr de sa solidité, de sa rectitude et de son dynamisme, sûr aussi de la direction qu'il souhaitait donner à sa vie en référence à ses convictions claires et affirmées sans détours.

Une autre facette de l'homme, sans nul doute la plus sympathique et la plus attachante, est celle de la générosité ! Cette qualité, contrairement aux apparences, n'est nullement dissociée de l'indépendance farouche précédemment évoquée, car justement, il s'agissait là d'un altruisme vrai, d'un dévouement authentique, à mille lieux des poses débonnaires qu'affectent les politiciens soucieux de leur image, et qui abandonnent les déshérités à leur misère à la seconde où les caméras s'éloignent. Dans son cas, l'investissement est toujours absolument désintéressé et son auteur, à l'occasion, n'hésite au contraire pas à se mettre à dos élus et décideurs, voire une partie des électeurs, s'il considère que sa cause est juste. On retiendra, pour illustrer cet éclairage, les rapports privilégiés entretenus par Joseph Schaefer avec Soeur Emmanuelle, grande connaisseuse de l'âme humaine, et qui était connue pour ne pas accorder facilement sa confiance, en particulier aux tenants du monde politique.

La dernière facette, enfin, que je prendrai plaisir à décrire est celle de la profondeur intellectuelle de cette personnalité, qui affleure au fil de son parcours et transparait par l'originalité et l'intelligence avec laquelle Joseph Schaefer a construit et affiné son propre sens des valeurs et les modes d'action compatibles avec ce dernier. Ses rapports à la non-violence, par exemple, suffisent presqu'à eux seuls à décrire son intériorité riche et originale ! On le sait, la non-violence n'a guère de valeur, guère de sens lorsqu'elle émane d'une personnalité terne et labile. Dans le cas de Joseph Schaefer, un tel choix renvoie au contraire un écho très fort, parce qu'il émane d'une personnalité impérieuse et indomptable capable de se maîtriser, de se tenir bien en main, et de concentrer son énergie démesurée à des fins méritoires.

Il va sans dire qu'un être aussi prolifique, aussi foisonnant que Joseph Schaefer ne saurait être cerné en quelques paragraphes, aussi précis et documentés fussent-ils. Pourtant, il me semble que ces éclairages multiples dessinent à l'arrivée une image assez fidèle de l'homme qui a tant marqué ceux, adversaires ou amis, qui l'ont approché au fil des années. Fort, infatigable, inflexible, mais aussi profond, généreux et fraternel, c'est sur cette image que je fixerai le présent portrait de Joseph Schaefer, dont nombre d'entre vous garde un souvenir ému dans un coin de leur mémoire.

Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 19 novembre 2010

Un pilulier pour soigner la "Gauche pour Sarreguemines" !

Quelques lignes pour évoquer la perspective séduisante de voir s'installer, sur le secteur de Sarreguemines, le site de production de la société allemande 7x4 Pharma, avec à la clé quelques 300 emplois principalement localisés sur l'Europôle 2 d'Hambach.

De quoi s'agit-il ?

Dans un contexte difficile qui conjugue le vieillissement de la population, les effets de la crise et le déficit de la sécurité sociale, il est devenu indispensable de chercher à réaliser des économies sur les dépenses de santé telles qu'elles se pratiquent à ce jour, sans rien céder à l'exigence de qualité de soin que chacun est en droit d'attendre du corps médical de notre pays.

Dès lors, des initiatives voient le jour ici et là, et c'est dans ce mouvement que s'inscrit l'émergence du concept défendu par 7x4 Pharma, qui développe une vision tout à fait intéressante et originale du mode de distribution des médicaments aux usagers atteints de maladies chroniques et sujets à une pharmacothérapie importante. Dans les grandes lignes, l'idée est de permettre au médecin de prescrire à son patient un pilulier individuel, alias "7x4 box", que ce dernier pourra réclamer dans n'importe quelle pharmacie partenaire qui se chargera de passer la commande correspondante. Livrée le jour suivant, la "box" contiendra exactement les quantités requises de chaque produit demandé avec, en sus, des indications personnalisées sur les doses à ingérer et les modalités de prise. Comme on le voit, le patient est donc le grand gagnant des opérations, avec un risque réduit de mauvaise observance des prescriptions et le bénéfice d'équipes de préparateurs hautement qualifiés en charge de son pilulier. Les finances publiques trouvent également avantage à ces dispositions, dans la mesure où ces dernières devraient se traduire concrètement par une diminution sensible du nombre d'admissions précoces en maisons de retraite ou d'hospitalisations inhérentes aux transgressions des traitements, économies qui s'ajoutent à celles réalisées en supprimant l'écart constaté entre quantités facturées et prises effectives, avec à la clé une compression des dépenses estimée à 7 milliards d’euros par an !

Comme on le voit, il s'agit donc là d'un projet de haute tenue, qui réalise l'exploit d'apporter une forte plus-value sous tous les angles considérés : économies substantielles, contrôles accrus, respect et soins aux malades, création d'emplois...

Dans ces conditions, c'est de façon bien légitime qu'on s'attendrait à un plébiscite général relatif à ce remarquable projet !



Il est pourtant une frange sans pudeur de la classe politique locale qui semble trouver un plaisir malsain à conspuer toute orientation dont la population lorraine pourrait, d'une manière ou d'une autre, être bénéficiaire ! Querelleurs et hargneux, les tenants de la "Gauche pour Sarreguemines" n'ont eu de cesse, dès la diffusion publique d'éléments relatifs à cette affaire, que de tenter de manœuvrer l'opinion afin de faire obstruction à l'implantation de l'entreprise précitée sur le territoire local. Contestant pied à pied les montants des économies annoncées, épiloguant sur la réalité des emplois créés, évoquant des dangers imaginaires pour les postes des employés de pharmacie, dénonçant la déshumanisation des rapports entre pharmaciens et malades, la "Gauche pour Sarreguemines" use sans vergogne de toutes les ficelles diffamatoires éprouvées, cherchant à susciter inquiétude et défiance au sein d'un public déconcerté par la violence des charges menées.

Pourtant, il n'est nul besoin d'être l'heureux possesseur de dons divinatoires pour se faire une idée objective de la situation réelle ! Un simple coup d'œil chez nos voisins allemands, ou une consultation attentive des études réalisées dans les pays scandinaves, convaincront les plus sceptiques de l'excellence de la démarche patronnée par 7x4 Pharma, pourvu que lesdits sceptiques possèdent également la vertu d'objectivité. C'est là, hélas, un attribut dont ne sauraient se targuer les activistes de la "Gauche pour Sarreguemines", dont la vocation unique est d'éreinter les leaders des partis dont ils ne partagent pas les conceptions politiques, déversant pour l'occasion des litanies interminables dont la vacuité argumentaire fait douloureusement écho à la cuistrerie formelle.

Aux partisans de la "Gauche pour Sarreguemines", j'aimerais rappeler que l'irrévérence systématisée, l'hostilité inconditionnelle et la mauvaise foi érigée en principe, ne sauraient tenir lieu d'argumentation constructive, et encore moins de programme politique.

Je me permets donc d'engager les soutiens de la "Gauche pour Sarreguemines" à renoncer à ces postures attentatoires qui les déconsidèrent, et à penser désormais davantage aux intérêts de notre population qu'à leur vindicte maladive ! Et s'il existe un traitement de fond souverain contre la subjectivité et la déloyauté chroniques, ils seraient bien inspirés d'en faire usage sans tarder, de préférence au moyen de la 7x4 box, qui semble avoir été inventée à leur intention !

Dimanche, 7 novembre 2010

UMP newlook

« Unis – Motivés – Persévérants : La réussite en Droite Ligne ! »

voici exprimé, dès le titre, le message essentiel distillé dans ma profession de foi adressée à tous les membres UMP de l’arrondissement de Sarreguemines – Bitche – Sarralbe ! Une missive qui, semble-t-il, a fait mouche, puisque je me suis vue brillamment élue avec 82 % des suffrages exprimés sur le poste de secrétaire de circonscription.

Ce jour-là ont également été élus Jacques Marx, au poste de représentant de la circonscription au comité national, François Bieg, Luc Dolle, Willy Ensminger, Marie-Anne Hoellinger, Sébastien Junker, Patricia Meyer, Pierre Niederlender, Pierre Portenseigne, Bernard Sadler, Arsène Schmitt et Vincent Schmitt comme membres du comité de circonscription, et enfin Julien Bouchard en qualité de représentant des nouveaux adhérents. Le député, les conseillers généraux/régionaux et les maires encartés à l’UMP sont membres de droit du comité de circonscription.

La présence de ces nouveaux venus devraient constituer un apport précieux pour l'appareil local, aussi bien sous l'angle des idées neuves et des ressources additionnelles qu'en termes d'énergie et de force de proposition.

Revivifier fortement la vie militante, épauler les candidats investis par l'UMP, multiplier les actions auprès du grand public, recruter de nouveaux adhérents notamment parmi la jeunesse, telles sont des missions qui apparaissent comme des points clés de leurs pratiques futures, qui seront menées avec la détermination et la méthode qui ont fait leur succès d'aujourd'hui.

Enthousiaste et sereine, je prévois de consacrer le mois de novembre à une large consultation des militants. Sur la base des avis qui émergeront de cette période d'échanges et de réflexion, le comité de circonscription sera invité à développer ses propres perspectives sur les thématiques en cours, et à statuer finalement sur des propositions d’actions concrètes.Dès janvier, le programme d'actions prévues jusqu'au mois de juillet sera présenté en assemblée générale aux militants. A compter de cette date devrait débuter une période particulièrement féconde pour notre mouvement politique, où nous récolterons les fruits de tous les efforts consentis dans les mois qui précèdent. Cohésion, coopération, unité, mais aussi force, détermination et vitalité seront nos maîtres mots, et j'aurai à cœur de veiller à entretenir chaque jour le bel élan que nous aurons su motiver !

Vendredi, 1 octobre 2010

Foire aux questions

Très souvent interpellée par l'un ou l'autre de mes correspondants au sujet de la réforme des retraites, j'ai constaté que les mêmes questions reviennent souvent, et j'ai donc décidé de rédiger, sous la forme commode d'un question-réponse, l'essentiel de ce qu'il y a à savoir sur cette thématique.

1.- Nombre de voix s'élèvent pour dénoncer le caractère unilatéral des décisions relatives à la réforme des retraites. Plusieurs prétendent qu'en fait de "consultations", tout est plus ou moins joué, avec des négociations de pure forme dévolues à des éléments accessoires. Qu’en est-il en réalité ?

De fait, il faut reconnaître que l'ensemble des discussions a été mené de manière rigoureuse et cadrée, eu égard à l'urgence de la situation. Contrairement à un pays comme la Suède, qui a multiplié études et enquêtes pendant plus de quatorze ans avant d'initier une réforme de son système de retraite, nous-mêmes sommes confrontés à un état de fait qui ne saurait autoriser lenteurs et piétinements. Cela dit, les prescriptions arrêtées par le gouvernement sont favorables, puisqu'elles excluent aussi bien la hausse des cotisations que la baisse des pensions ! Il faut donc agir sur les paramètres restant dont, en particulier, l'âge de départ à la retraite.





2.- Puisque le report de l’âge de départ à la retraite n’est pas inscrit dans le programme électoral du Président de la République, pourquoi prendre le risque de s’engager dans une telle réforme à quelques mois seulement du lancement de la campagne aux présidentielles ?

Par son essence même, la crise financière brutale provoquée par les transactions spéculatives de certains affairistes dépourvus d'éthique était difficilement conjecturale. Si des prévisions avaient pu être conduites, le Chef de l'Etat n'aurait certainement pas hésité à inscrire dans son programme électoral des mesures fortes en faveur du maintien de notre système de retraite par répartition. Il faut bien comprendre qu'en quelques mois, la crise a profondément modifié le paysage social et économique de la France et, de fait, a mis en lumières certains défaillances de notre système. Le Président de la République en a d'ailleurs tirer des conséquences immédiates : "La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, non à la ralentir !".

3.- Quels facteurs objectifs motivent une certaine hostilité du public vis-à-vis de ce projet du rallongement du temps de travail ?

Sur ce point, les choses sont assez claires, et faciles à expliquer. Il se trouve que dans leur souhait légitime de rester compétitives face à leurs concurrents des pays en voie de développement, nos entreprises sont au pied du mur. Il faut réduire les coûts, encore et encore. Comme il est difficilement envisageable de diminuer les rémunérations des salariés, c'est aux effectifs qu'on s'attaque, et le personnel restant se trouve soumis à des rythmes épuisants, destructeurs, dont certains ne se relèvent pas. Arrivés en fin de carrière, beaucoup sont exténués, et voient d'un mauvais œil la perspective de tenir encore plusieurs mois, voire plusieurs années. En ce domaine, nous serions bien inspirés de chercher à adapter les schémas suivis avec succès dans les pays d'Europe du Nord, par exemple, qui visent la compétitivité par d'autres voies, innovation et qualité en tête.

4.- S'engager dans un processus de réformes est-il vraiment incontournable pour assurer la retraite de nos concitoyens et l’équilibre des systèmes de retraite par répartition ?

Comment penser le contraire ? L'effondrement de la pyramide des âges (1) consécutif au « baby-boom » de l’après-guerre et l’allongement de la longévité (2) fragilisent considérablement le pacte transgénérationnel dont notre système de retraite est tributaire : les prévisions statistiques menacent la France d’atteindre en 2050 un ratio de 1,2 actifs pour un retraité (contre 1,8 en 2010). Ce déséquilibre démographique pourrait, à terme, induire des conflits intergénérationnels dont les effets seraient désastreux pour notre société. Aujourd’hui, 2 jeunes sur 3 ne croient plus en notre mode de retraite par répartition !

Cette année déjà, une retraite sur dix ne peut être financée sans un recours à la dette, soit au total un financement supplémentaire de 32 milliards d’euros pour cette seule année 2010 ! En 2050, cette somme s’élèvera à 102 milliards par an. Comment croire un seul instant que les générations futures seront en mesure de payer la lourde ardoise de leurs aînés ?

  1. Alors que la population des moins de 60 ans stagnera, celle des plus de 60 ans passera de 15,5 millions en 2010 à 23 millions en 2050.
  2. Si une femme née en 1946 a une espérance de vie de 78 ans (75 ans pour un homme), une femme née en 2009 a une espérance de vie de 87 ans (82 ans pour un homme).

5.- Beaucoup trouvent anormal que les retraites soient financés exclusivement par les revenus d'activité. Quid des revenus du capital, des valorisations immobilières tonifiées par les exonérations fiscales accordées par l'Etat ?

En ce domaine, il convient de faire preuve d'un minimum de pragmatisme. Soyons clairs : taxer sans vergogne les revenus du capital reviendrait, à court terme, à chasser de notre territoire leurs bénéficiaires directs. Hors, c'est exactement ce qu'il faut éviter à tout prix pour notre économie, qui paierait au prix fort des expatriations en grand nombre.

6.- Est-il raisonnable de prolonger la durée de cotisation des travailleurs alors que les séniors sont victimes de mesure de licenciement ?

Avant de répondre à cette question, précisons un point : de nombreux séniors (femmes et hommes) témoignent régulièrement de leur souhait de prolonger leurs activités professionnelles au-delà de 65 ans, pour des raisons d’ailleurs très diverses qui peuvent être un intérêt pour la nature du poste proposé, la quête d’un épanouissement personnel, le maintien d’un niveau de vie ou tout simplement, la recherche d’un équilibre psychologique. Mais pour revenir à votre question, ne croyez pas que le report de l’âge de départ à la retraite n’aura aucun effet sur l’âge de cessation d’activité. Les études statistiques les plus récentes, conduites à l’échelle européenne, mettent en exergue le « principe de bord » qui affirme que la cessation d’activité n’est en fait qu’un phénomène d’anticipation du départ à la retraite. En d’autres termes, si les séniors accèdent plus tardivement à la retraite, ils seront également plus tardivement victimes des mesures de licenciement prises à leur encontre.

7.- Est-il cohérent de maintenir les séniors en activité, alors que les jeunes peinent tant à s’insérer durablement dans la vie active ?

On a longtemps estimé que réduire le chômage des jeunes impliquait de sortir les seniors du marché du travail. Si l’expérience passée montre que cette logique est fausse, c’est tout simplement parce que le profil d’un jeune ne peut être comparé à celui d’un sénior : le recrutement du premier présente autant d’atouts (puissance physique, capacité d’adaptabilité, force d’innovation, connaissance actualisée dans un secteur d’activités,…) que le maintien du second, riche d’une très longue expérience à laquelle aucun principe appris, aucune connaissance livresque ne saurait se substituer. Jeune et sénior ont tant à gagner à travailler ensemble, l'un instruisant l'autre, le second dynamisant le premier, chacun apportant son ouverture, ses connaissances, son enthousiasme, sa joie de vivre, et tout le monde sortant bénéficiaire de l'aventure. Le temps est venu pour notre société de rentrer dans une véritable « logique de solidarité intergénérationnelle» qui veut que le travail du sénior ne se développe pas au détriment de l’emploi du jeune. Pourquoi ne pas essayer ?

8.- Quid des régimes spéciaux, ou encore des différences de formules entre les salariés du public et du privé ?

C'est une bonne question, et il convient d'y répondre avec précision, dans la mesure où le sentiment qu'il existe des différences de traitement a pu générer dans l'esprit du public un sentiment d'injustice bien compréhensible. Il faut le savoir, les fonctionnaires cotisent désormais sur une période alignée exactement sur celle de leurs homologues du secteur privé, et cela depuis 2003. Quant aux régimes spéciaux que vous évoquez (RATP, SNCF, EDF...), l'allongement de leurs durées de cotisa- cotisation est à l'étude, et doit être mené par l'action conjointe des directions et des syndicats de chacune de ces entités.

9.- Pourquoi ne pas encourager la retraite par capitalisation ?

Très honnêtement, la retraite par capitalisation n'est nullement la panacée que présentent ses promoteurs. Sur le plan purement théorique, une analyse rapide nous montre que ce système est perdant à long terme, et cela pour plusieurs raisons faciles à saisir. D'une part, il se trouve que les excellents rendements des systèmes de capitalisation enregistrés sur les marchés financiers sont imputables aux cotations exceptionnelles des entreprises sur lesquelles ils ont misé. Si le dit système devait se généraliser, il faudrait se référer à des cotations moyennes, et les taux annoncés ne pourraient être tenus. Plus flagrant encore est l'argument énonçant le fait que payer des pensions sous-entend la nécessité de retirer une grande partie des gains du marché, d'où une chute drastique des rendements subséquents. Comment, dans ces conditions, défendre encore l'opportunité du système de retraite par capitalisation, dont les expériences tentées à l'étranger ont montré le caractère illusoire et décevant. Certes, d'aucuns ont pu y voir une façon, pour un gouvernement, de se défaire des aléas conjoncturaux imposant d'impopulaires hausses des cotisations qui seraient imputables, alors, aux seuls leaders des fonds de pension, mais aussi un moyen favorable, pour lesdits leaders, de lever des fonds considérables à des fins de spéculation. Nos seniors, en tout cas, ne sauraient sortir gagnants de tels dispositifs, et c'est de cela que nous souhaitons nous préoccuper pour l'heure.

10.- Un petit mot pour conclure ?

Un objectif majeur, outre la construction d'un système de retraite sûr et pérenne, est l'uniformisation des mesures, des régimes, dans un esprit de justice et d'équité. Certes, beaucoup de choses restent à faire dans cette direction ! Par exemple, pourquoi les actifs non imposables payent-ils la CSG alors que les retraités non imposables en sont automatiquement exonérés ? C'est en levant les contradictions et en instaurant des conditions nouvelles, rationnelles et justes, que nous obtiendrons des résultats satisfaisants et durables.

Lundi, 13 septembre 2010

Généreux jusqu’à la moelle

Une fois n'est pas coutume, c'est un appel public que j'aimerais lancer solennellement ici, au service d'une cause qui me semble juste et fondamentale pour quiconque accorde du sens aux mots "solidarité" et "générosité" : atteint d'une pathologie très sérieuse, le jeune Luc Boulas, de Schweyen, vit aujourd'hui dans l'attente d'une greffe de moelle osseuse en laquelle ses parents, sa famille et tous ses amis, ont placé beaucoup d'espoirs.

Épanoui, souriant et heureux de vivre, Luc est unanimement apprécié pour ses profondes qualités humaines, sa délicatesse, son respect de l'autre, la joie qu'il éprouve toujours à apporter une aide rapide et précieuse à qui est dans le besoin, avec la discrétion et la spontanéité qui le caractérisent.  Son souci de secourir son prochain s'est ainsi manifesté par ses coups de main innombrables aux personnes âgées de son entourage, et par son engagement enthousiaste au sein du corps des sapeurs-pompiers volontaires.

Aujourd'hui, c'est Luc qui a besoin de nous tous, de manière pressante, urgente, impérieuse ! Certes, sa bonne humeur s'efforce de donner le change, mais ceux qui le connaissent bien sentent quels efforts il s'impose pour bavarder, pour sourire encore alors qu'il s'affaiblit de jour en jour... Pour ma part, je ne saurais rester insensible face à la gravité de cette situation, et j'ai d'ores et déjà pris contact avec l’Agence de la Biomédecine – Registre France Greffe de Moelle, afin de proposer un don de moelle salvateur. Il faut le savoir, les compatibilités entre donneurs et receveurs sont rares, et la meilleure chance d'un malade réside dans le nombre de personnes qui viendront grossir les effectifs de la banque de moelle, et augmenter ainsi ses chances de trouver le donneur conforme dont le dévouement sera sa planche de salut.

Cher(e)s ami(e)s, notre volonté de tisser des liens d'assistance et de générosité ne doit pas rester purement verbale, mais au contraire se concrétiser en actes tangibles et forts. Demain peut-être, l'un de vos amis, l'un de vos enfants ou vous-même auraient besoin d'un tel don. C'est pourquoi, j'exhorte ardemment chacun d'entre vous à contacter, comme je l'ai fait, l’Agence de la Biomédecine – Registre France Greffe de Moelle, et à rejoindre la liste des donneurs de moelle osseuse.

Pour devenir donneur de greffe de moelle osseuse :
http://www.dondemoelleosseuse.fr
Tél. : 08 00 20 22 24 & Tél. Info : 01 55 93 65 34

Pour Luc, j'ai souhaité écrire un poème qui parle de vie, d'espoir et d'avenir...

J'ai lu des mots,
j'ai lu des livres,
J'ai écouté parler les gens...
Mais j'ai toujours ma joie de vivre,
Et les rêves de mes vingt ans !
Ce mal qui affaiblit mon corps,
Vous-seuls pouvez m'en délivrer.
Ne me laissez pas à mon sort...
Je n'ai que vous pour me sauver !
Je pense à vous dès le réveil,
Et les soirs où la peur m'étreint...
je marcherai dans le soleil,
Si, tous, vous me tendez la main.

Pour Luc, pour ses parents, pour tous ceux qui l'aiment et qui aiment la vie... écoutez votre cœur !

Don de moelle : la noblesse du geste, la grandeur de l'homme

Chaque année, des milliers de jeunes gens comme Luc sont atteints de maladies du sang graves, parfois mortelles, et ont besoin d’être soignés grâce à une greffe de moelle osseuse. La greffe permet de remplacer la moelle osseuse malade par une moelle osseuse saine prélevée chez un donneur compatible et en bonne santé. Lorsqu’un malade a besoin d’une greffe, son médecin commence à chercher parmi les frères et sœurs. S’il n’existe pas de donneurs familiaux compatibles, le médecin consulte les registres internationaux de donneurs de moelle osseuse.

Robuste aujourd'hui, malade demain, qui peut-dire l'avenir ? Chaque jour, aidons-nous les uns les autres...

La moelle osseuse (à ne pas confondre avec la moelle épinière qui appartient au système nerveux) assure la production des globules rouges (qui transpor-tent l’oxygène), des globules blancs (qui luttent contre les infections) et des plaquettes (qui arrêtent les saignements). La moelle osseuse est donc indis-pensable à la vie !!

Pour être donneur de greffe de moelle osseuse, vous devez avoir entre 18 et 50 ans et être en parfaite santé. Si vous remplissez ces critères, vous pouvez contacter le Registre France Greffe de Moelle. Votre centre d’accueil vous invitera alors à subir une prise de sang. Vous serez ensuite inscrit dans le Registre et pourrez être sollicité plus ou moins rapidement, ou jamais (car les chances de trouver un bon donneur sont faibles). Si vous êtes appelé, le prélèvement de votre moelle sera planifié de 1 à 3 mois à l’avance : vous pourrez ainsi vous organiser sereinement. Après le prélèvement, votre corps refabriquera très rapidement de la moelle. Sachez enfin qu’il vous est possible de renoncer à tout moment votre engagement !

Attention ! Il faut bien comprendre que le don de moelle est anonyme : le donneur ne connaît pas l’identité du malade (et réciproquement) !

Jeudi, 24 juin 2010

Crise économique : aux grands maux les mauvais remèdes

La crise économique qui a frappé l'ensemble de la planète au cours de l'année 2008 est présentée sous des angles très différents suivant l'éditorialiste consulté. Incidence des trépidations usuelles des marchés financiers, corollaire des choix politiques de tel gouvernant en poste, des stratégies globales de tel groupe dirigeant, elle fournit un prétexte commode et prévisible pour éreinter des adversaires désignés pour l'occasion comme responsables de la situation, mais n'appelle à ce jour aucune analyse admissible, aucune proposition de plan crédible susceptible de mener à la correction réelle dont la mise en œuvre doit être entreprise de toute urgence.

En quelques mots, que se passe-t-il ?

Le concept clé à saisir pour analyser les fondements de la crise est celui de "dette", notion élémentaire qui, chez le plus grand nombre, éveille un sentiment de méfiance hostile au demeurant tout à fait salutaire en soi.

Sur le plan pratique, il semble pourtant que cette circonspection instinctive, sous la pression d'une société toujours prompte à attiser la propension de tout un chacun à consommer plus que de raison, finisse par céder le pas à l'adoption d'un mode de vie excessivement dispendieux, dont les acteurs se trouvent tôt ou tard dépassés par les montants globaux de leurs échéances. De plus en plus notable dans les pays européens, cette tendance à l'endettement personnel est plus marquée encore outre-atlantique, où une tradition de surconsommation exacerbée a conduit à la crise des subprimes dont le pays, et le reste du monde avec lui, peine à se relever. Si, comme nous venons de le voir, le secteur privé américain est excessivement endetté, une situation identique peut être observée sous nos latitudes, mais le point important est que le phénomène concerne cette fois notre secteur public ! Plus ou moins menottés par l'observance contrainte d'acquis hérités d'une époque plus faste, angoissés par l'idée de subir des revers électoraux, les gouvernements qui se succèdent accroissent démesurément les crédits alloués aux services, à l'aide sociale et aux infrastructures, tout en étant conscients du caractère irréaliste et précaire du système qu'ils entretiennent.

L'Etat-providence, dont on attend qu'il assure à notre population des conditions de vie normalement corrélées à un contexte économique florissant, est donc depuis longtemps dans une impasse, compte tenu du fait que dans la pratique, il n'a nullement les moyens de maintenir ce cap sur le long terme. Plus grave encore, il semble que le lent mais inéluctable fléchissement de notre balance financière vers le point de non-retour soit appelé à s'accélérer de manière surprenante, suite aux difficultés engendrées à l'automne 2008 par la crise de liquidité subséquente à la crise des subprimes. Contre tout logique, nombre d'états ont en effet opté pour une politique interventionniste visant à contrecarrer le grand ajustement correctif qui aurait dû normalement se produire après des années d'orientations bancales et d'estimations erronées. De fait, l'enchaînement sain et naturel eut été que les responsables de la situation assument leurs erreurs et en enregistrent les pertes résultantes, certains parvenant à survivre tandis que d'autres ne se relèveraient pas des dommages cumulés.

Au lieu de cela, les états ont choisi de voler au secours des artisans de la crise, sans prendre conscience qu'ils n'en avaient aucunement les moyens ! Contraints d'emprunter eux-mêmes pour secourir les entités asphyxiées d'avoir trop emprunté, ils se sont vus forcés à alourdir la dette publique dans des proportions jamais atteintes, agissant comme s'ils étaient possible de juguler la dette en contractant des dettes supplémentaires ! Emprunter pour couvrir ses propres déficits, emprunter encore pour racheter des créances malsaines et renflouer des structures à la dérive, emprunter toujours pour soutenir la relance via des stimuli artificiels, c'est bâtir sur le sable et aller tout droit à la déconvenue et à l'échec.

Mais alors, que faut-il faire ?

Avant de répondre, je me permettrai de soumettre à la sagacité du lecteur un petit texte lumineux de réalisme pratique qui, prenant le contre-pied des méthodologies salvatrices hautement fantaisistes qui ont cours aujourd'hui, distille sans détour les principes de bon sens qui devraient présider à toute gestion publique : "Les budgets doivent être équilibrés, le Trésor doit être renfloué, la dette publique réduite, l'arrogance des fonctionnaires doit être tempérée et contrôlée, l'assistance aux pays en difficulté doit être verrouillée, sinon nous ferons faillite. Les citoyens doivent réapprendre à s'enrichir par le travail, non par la dette et l'assistanat !" Etonnamment modernes dans l'esprit comme dans l'expression, ces lignes sont l'oeuvre de Cicéron, littérateur et homme d'état romain qui se permit cette mise au point devant le Sénat de Rome en 55 avant Jésus Christ !

Aujourd'hui comme hier, Cicéron a raison, et quelques économistes clairvoyants s'accordent désormais pour donner à entendre que l'austérité n'est pas facultative ! Coupes budgétaires, dépenses maitrisées et recherche énergique des voies menant au désendettement progressif doivent être privilégiées, et il importe d'associer sans plus tarder notre population à cette réalité. Certes, on ne peut préjuger des réactions du public confronté à la vérité dévoilée, et il serait sans doute excessif d'en attendre un grand élan de compréhension globale et de générosité vigoureuse, à l'instar de celui qui s'est saisi du peuple coréen au début des années 1990, lorsque la crise asiatique menaçait la nation de naufrage. On s'en souvient, les coréens, traditionnellement peu avares d'efforts et de sacrifices variés, avaient spontanément fait don de leur bijoux personnels afin de rétablir les réserves d'or publiques, avec des résultats remarquables. Moins constructives ont en revanche été les réponses des grecs, abusés par les paravents de réalité exposés à leurs regards depuis des décennies. Irréalistes car mystifiés, les grecs ont logiquement refusé l'évidence, et contesté des plans d'austérité pourtant vitaux pour leur propre avenir.

Riches de ces observations, nous avons le devoir de faire face à la situation, et d'opter sans hésitation pour les seules mesures susceptibles de conduire à un assainissement de notre situation économique. Le salut ne viendra ni d'un miracle improbable, ni de "solutions" basées sur une aggravation de l'endettement public, mais d'une révision profonde des modes de fonctionnement et des édifices structurels tels qu'ils existent aujourd'hui, ces modifications étant élaborées et planifiées par les élus de notre gouvernement et fortement approuvées et soutenues par notre population. La souplesse tactique, meilleur gage de succès, doit certes nous conduire à accepter certaines mesures à compter au nombre des "bons déficits", que le président Nicolas Sarkozy considère comme favorables au rétablissement de la croissance et à la restauration de la confiance sur les marchés financiers. Mais c'est avant tout d'une évolution de nos usages sociétaux, d'un retour à un sens accru des responsabilités, à une capacité plus importante à se maîtriser et à construire de manière rigoureuse et rationnelle, que naîtront les conditions d'un nouvel ordre basé sur les efforts de chacun et conduisant à la sécurité pour tous. Il est naturellement à craindre qu'un tel mouvement soit entravé par la rémanence de comportements adaptés à une conjoncture passée plus souriante, mais surtout par les manoeuvres et résistances d'une frange de l'opposition, toujours enchantée de s'approprier à bon compte le rôle flatteur de championne des valeurs morales et généreuses, tout en laissant aux autres la part ingrate d'assumer les plans de rigueur qu'elle sait pourtant indispensables. Dans un même ordre d'idées, il est à craindre que les principes démocratiques qui soustendent nos systèmes politiques, et dont nous nous affirmons résolument en farouches défenseurs, véhiculent cependant leur lot d'inconvénients, diluant par exemple le pouvoir de décision dans de telles mesures que l'impact des initiatives les mieux pensées en soit notoirement amoindri. "Quand un bateau est dans la tempête et qu'il y a des rochers pas loin", disait en substance Jean-Paul Getty, "il est peu courant qu'il soit dirigé par un comité." Voila, sous forme imagée, l'un des noeuds du problème !

Ne plus diluer les efforts mais, au contraire, nous employer à en additionner les effets, ne plus saper l'autorité de ceux qui, quand bien même ils seraient des adversaires politiques, tentent de redresser notre situation économique, préférer les synergies novatrices aux antagonismes dépassés, voila la marche à suivre pour nous en sortir. Il nous faut reconnaître, quelle que soit notre sensibilité politique, que le Président de la République s'est engagé avec courage et énergie sur la seule voie valable, et qu'il est de notre devoir de lui apporter notre concours pour l'intérêt supérieur de notre nation. Adhésion enthousiaste, confiance, fermeté, volonté d'agir tous ensemble doivent être les pierres de voûte d'une nouvelle génération d'hommes et de femmes qui se lèvent avec la détermination d'influer sur le cours des évènements. La voie que propose Nicolas Sarkozy, aux antipodes des spéculations démagogiques et des mirages toujours séduisants, est pavée des valeurs de l'effort et du réalisme pratique. Pétri d'exigence et de rectitude, rude parfois, rigoureux toujours, ce chemin est le seul qui conviennent aux hommes et aux femmes habitués à regarder la réalité en face, et à répondre aux difficultés par l'action.

Pour ma part, mon choix est fait, et je sais que la confusion et le marasme ambiant nous trouveront demain, audacieux et organisés, prêt(s)s à faire notre devoir.

Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 6 mars 2010

Dis-moi comment tu t'exprimes, je te dirai qui tu es !

Quelques mots pour évoquer le débat qui a opposé Laurent Hénart à Jean-Pierre Masseret, tous deux candidats aux élections régionales de Lorraine en 2010.

Dans ce type de contexte, la loi du genre veut que chacun des protagonistes du moment fasse montre d'une certaine combativité, adressant à son adversaire reproches et remontrances, et s'efforçant de mettre en lumière la faiblesse d'un bilan, les lacunes d'un programme, les contradictions d'un discours, tous éléments susceptibles de déconsidérer son concurrent et de prendre un avantage sensible en vue du scrutin à venir.

Si une telle intention est, au fond, de bonne guerre, il est cependant utile de rappeler que, de part et d'autre, chacun devrait veiller à mener un tel face à face avec retenue et dignité, ne serait-ce que par respect des auditeurs désireux de se faire une opinion en écoutant les deux débatteurs défendre leurs positions respectives.

En toute objectivité, il faut bien reconnaître que sur ce point, Laurent Hénart s'est montré tout à fait exemplaire. Concentré, concis, précis dans l'évocation de ses propres orientations et incisif dans ses analyses de la situation de notre région, il s'est exprimé avec élégance et amabilité, et a su conserver toute la réserve et la civilité qui caractérisent les hommes solides et sûrs de leur fait.

Courtoisie donc, entregent et sobriété, tels sont les attributs de la prestation de Laurent Hénart, qui contrastent douloureusement avec la grossièreté vociférante de Jean-Pierre Masseret ! Décontenancé par des remarques justes et circonstanciées, désorienté par la tournure du débat, le socialiste n'a eu d'autre recours que de s'époumoner de la manière la plus ridicule, s'en prenant alternativement à son interlocuteur direct et au journaliste chargé de conduire l'entretien. Perdant son calme à chaque instant, éclatant en imprécations sans suite, Jean-Pierre Masseret s'est montré incapable de défendre son bilan, et a réhaussé son portrait de gestionnaire maladroit d'une touche de brutalité personnelle du plus mauvais effet, chacun connaissant désormais la nature du personnage, et les effets fâcheux qu'on peut à juste titre en attendre.

Pour visualiser la vidéo, cliquez ici

J'ose croire que les indécis auront trouvé là l'occasion de se déterminer pour le scrutin qui approche, et choisiront d'accorder à Laurent Hénart la considération et la confiance qu'il mérite.

Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 23 février 2010

Dites non à l'AVC !

Dans le cadre de sa campagne relative aux élections régionales 2010, le socialiste Jean-Pierre Masseret a jugé opportun de diffuser un trac exotique, apparemment destiné à convaincre tout un chacun de la nécessité de voter. Interpellant successivement toutes les franges de la population française (apprentis, artisans, agriculteurs...), le candidat conclut invariablement sur l'injonction "vous êtes concernés !", dans une logique incantatoire qui s'apparente davantage à la méthode Couet qu'à un argumentaire sérieux, raisonné et respectueux de l'électeur.

S'il faut pourtant adopter cette étrange forme de communication, nous nous permettrons néanmoins d'en compléter un tant soit peu la teneur, avec une orientation plus conforme à la réalité de la Lorraine sous présidence socialiste !

"Chômeurs abandonnés à vous-mêmes, par une présidence de région qui se décharge de ses responsabilités sur l'Etat : Vous êtes concernés !"

"Lorrains excédés par les coûts exorbitants des opérations de communication stériles de votre présidence de région : Vous êtes concernés !"

"Professionnels déçus par le désengagement de votre présidence de région en matière d'ouverture vers les pays limitrophes et de développement transfrontalier : Vous êtes concernés !"

Nous ne saurions dérouler ici la liste des lorrains désenchantés par les pratiques de l'équipe sortante et de son leader, tant les exemples abondent de rendez-vous manqués, d'occasions gâchées, d'espoirs trahis.

Le mieux que nous puissions faire est de mettre en garde les électeurs contre le risque qu'ils prendraient à pérenniser la situation délétère actuelle, dont les responsables sont clairement reconnus et identifiés. "L'Action, la Vie, le Cœur", disent-ils ? A.V.C., voilà, suivant leur propre choix, un acronyme étonnamment approprié à l'issue qu'aurait leur maintien aux commandes de notre région, que sa valeur et ses ressources appelaient pourtant à un autre destin !

Pour que le président "sortant" sorte effectivement de la vie des lorraines et des lorrains, il nous appartient, plus que jamais, de nous rassembler, de nous mobiliser, de nous fédérer autour d'un projet sérieux afin de porter tous ensemble l'Espoir de notre région.

En 2010, notre Espoir porte un nom : celui de Laurent Hénart !

Florence Soriano-Gafiuk Colistière de Laurent Hénart

Samedi, 30 janvier 2010

Régionales 2010 : saisissons notre chance !

Chères lectrices, chers lecteurs, mes cher(e)s ami(e)s,

Le temps maussade qui sévit depuis quelques semaines aurait pu, en d'autres temps, conduire certains d'entre nous à la morosité et l'apathie, tant cette grisaille finirait, si l'on n'y prenait garde, par déteindre sur nos âmes et par entamer notre vitalité coutumière.

Aujourd'hui, pourtant, ce n'est pas de somnolence hivernale que je viens vous parler, mais au contraire d'engagement actif, de lucidité et de convictions jamais démenties, postures justifiées par l'importance des évènements qui se dessinent à l'heure présente.

Comme vous le savez, les 14 et 21 mars prochains se tiendront les élections régionales 2010, qui verront s'affronter des candidats de plusieurs mouvances pour la Présidence du Conseil Régional de Lorraine. Parmi eux se distinguent le président sortant Jean-Pierre Masseret (PS), et surtout le Député Laurent Hénart (UMP – Nouveau Centre), auquel j'ai choisi d'accorder ma pleine confiance et mon total soutien.

Ceux qui me connaissent savent que depuis deux années très actives et riches en implications et initiatives multiples, j'ai dispensé sans compter tous mes efforts, mes ressources spécifiques et mon temps personnel pour tenter d'oeuvrer quotidiennement en faveur de l'intérêt public.

A titre d'exemple :

- Mon dynamisme sur internet (blogs, forums) m'a procuré une honorable notoriété, très utile pour intervenir au service de causes justes. Incidemment, mon propre bloc a été consulté par 40 000 personnes ces 24 derniers mois, pour un total de 70 000 visites.

- Je travaille (bénévolement) auprès du Docteur et Député Denis Jacquat dans le cadre de la composition de documents traitant de la thématique du vieillissement et des difficultés des seniors dans notre société.

- J’ai créé la revue électronique LIGNES de VIE, consacrée à la vie publique de l’arrondissement Bitche – Sarreguemines – Sarralbe, et dont le nombre de lecteurs est en progression rapide (1200 inscriptions à ce jour).

- J'ai participé de manière intensive à l'élaboration du programme électoral présenté par notre groupe dans le cadre des Régionales 2010 (proposition de mesures pratiques, rédaction de textes).

La liste mosellane emmenée par Laurent Hénart affiche 33 candidats, dont deux représentent l'arrondissement Bitche - Sarreguemines - Sarralbe : Roland Roth, Président de la Communauté d’Agglomération de Sarreguemines, et moi-même, respectivement classés en 4ème et 15ème positions.

Ma plus grande ambition, au fil de ces lignes, est de faire comprendre à tous combien les échéances qui approchent sont fondamentales pour chacun d'entre nous. Aujourd'hui, où la crise économique jette à la rue des milliers d'êtres choqués et désemparés, où un chomage massif frappe nos grandes métropoles et nos campagnes, où des familles s'interrogent avec angoisse en voyant s'amenuiser chaque jour davantage leurs maigres ressources, l'heure n'est plus à l'amateurisme, aux demi-mesures, aux démarches inconsistantes et inefficaces qui abandonnent les gens à leur détresse !

Le temps est venu de s'en remettre à des hommes et des femmes déterminés, honnêtes, et armés d'une expérience solide indispensable pour être à même d'attaquer les problèmes à leurs racines. C'est d'un engagement sincère et profond, d'une capacité à gérer les affaires publiques avec efficience et habileté, de la volonté de promouvoir des initiatives originales et consistantes que naîtront les conditions d'une régénération rapide et salutaire qui rendra aux Lorraines et aux Lorrains la confiance et la fierté que les affres du quotidien étaient parvenu à ronger peu à peu.

Pour toutes ces raisons, je vous demande de nous faire confiance, et d'apporter votre aide et votre soutien à notre liste emmenée par Laurent Hénart. A l'image de nos déclarations publiques, nos intentions sont saines et claires, et nous saurons démontrer à tous ceux qui ont misé sur nous que leur choix, le seul légitime, est celui de l'espérance et de la raison.

Je compte sur vous !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 16 septembre 2009

De l'eau dans le gaz

Eu égard à la controverse que semble avoir suscitée le projet d'implantation d'une centrale thermique à gaz sur la commune de Hambach, il importe de fournir sans tarder à la population toutes les données utiles à une bonne appréciation de l'état des choses, et de s'attacher à confondre les tenants d'une opposition inconditionnelle à cette installation en mettant en lumière le caractère spécieux de leur argumentation.

De fait, la liste des catastrophes annoncées par les détracteurs zélés de Direct Energie est si longue que, passée la surprise de première lecture, on se prend à sourire en tentant de reconstituer le cheminement intellectuel qui a pu conduire à semblables inanités. Emissions massives de CO, de CO2, de NO2, de SO2... tel est le menu « chimique » ressassé par les partisans du « non », qui assortissent désormais leurs mystérieuses prédictions des extensions les plus incongrues : réchauffement des cours d'eau, brouillards givrants et pluies acides seraient au programme, pour le malheur de nos enfants et des carrosseries de nos voitures (sic) !

La réalité est que les concentrations en produits polluants seront très inférieures aux seuils limites fixés par l'OMS, et cela même à proximité immédiate du site, avec une chute rapide desdites concentrations à zéro dès lors que l'on s'éloigne même à faible distance des installations. A titre d'exemple, la quantité d'oxyde d'azote sera 13 fois inférieure au seuil imposé, 83 fois pour l'oxyde de soufre et 17 fois pour les poussières ! Ces chiffres parlent d'eux-mêmes ! D'autre part, l'allégation selon laquelle les émissions de CO2 se trouveraient accrues ne tient pas, dans la mesure où le Plan Energétique Français prescrit le développement d'un parc d'unités à cycles combiné fonctionnant au gaz naturel, devant à terme remplacer les centrales au fioul et au charbon. Loin d'augmenter, les émissions de CO2 en seraient au contraire divisées par 3 !

Comme on l'imagine sans peine, nos élus ont bien entendu eu à cœur, préalablement à tout engagement effectif, de diligenter les études les plus strictes afin d'estimer les risques envisageables pour les habitants des communes voisines et, plus largement, pour l'environnement du lieu. Les résultats de ces analyses, menées séparément par un cabinet d'expertises indépendant et par deux médecins toxicologistes, sont désormais connus, et démontrent sans l'ombre d'un doute, sans que ne subsiste la plus infime ambiguïté, que les dangers imputables à la centrale projetée sont absolument inexistants.

Sous quel angle faut-il dès lors considérer la démarche des zélateurs anti-centrale, si ce n'est sous celui de la plus pure malveillance, de la plus insigne partialité ? A l'évidence, il est dénué de sens de désigner ainsi, de manière exclusive, cette future centrale comme une source privilégiée de nuisances et de pollution, dans la mesure où les risques encourus sont ici infiniment mieux connus et maîtrisés que dans les cas d'innombrables autres éléments de notre environnement. Activité industrielle traditionnelle, émission de gaz automobiles, substances toxiques abondantes dans les peintures, vernis et nettoyants ménagers, telles sont, parmi tant d'autres, des causes sérieuses d'inquiétudes pour la sauvegarde de l'environnement et la préservation de la santé publique et, de ce point de vue, il convient de réajuster la perception des risques inhérents au projet défendu par Direct Energie, dont on conçoit qu'ils sont minimes au regard de ceux que véhiculent les activités communes du monde qui nous entoure.

Dans ces conditions, on ne saurait faire l'économie d'une mise au point salutaire en soulignant les orientations peu scrupuleuses des individus sus-évoqués, qui répandent des allégations calomnieuses accusant la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences de ne prêter aucune attention aux énergies renouvelables et à la protection de l'environnement, diffusent des chiffres fantaisistes fixant à des valeurs imaginaires une élévation de la température de l'eau de la Sarre ou le nombre de cheminées de la centrale, ou avancent des prédictions exotiques telles que la future pénurie de gaz à Nancy !

Dans la réalité, la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences, soucieuse de promouvoir l'emploi des énergies renouvelables a financé la mise en place d’une pile à combustible dans la commune de Sarreguemines, verse des fonds pour la recherche sur l’hydrogène, joue un rôle actif dans l'établissement de l’usine de méthanisation de Moselle-Est et chauffe son nouveau centre technique via la cogénération de l’usine Continental ! Sur le plan de la protection de l'environnement, il faut également savoir que les cours d'eau bénéficient désormais d'un plan global de renaturation, et que la surface classée dans le cadre de l'Europôle 2 se verra sensiblement agrandie, la zone humide profitant largement des dispositions de gestion des eaux. Que dire encore, sinon que le nombre de cheminées est fixé de manière inaliénable par le constructeur, que la quantité de gaz transitant par Hambach et dédiée à cette nouvelle installation n'excèdera pas 9%, donc n'aura aucune incidence sur la desserte des grandes agglomérations, et que l'élévation de la température des cours d'eau sera circonscrite à 5 mètres en aval des points de rejet.

Comme on le voit, la posture des adversaires de Direct Energie est donc motivée en partie par l'improbité de leurs chefs de file, mais aussi par l'amateurisme choquant de leurs prétendus spécialistes. On a ainsi été surpris d'apprendre que leur « ingénieur » référent, présenté comme un expert fiable, n'était en fait titulaire que d'un DUT, et officie actuellement au titre de technicien ! Le caractère équivoque de leurs prises de position apparait par ailleurs de manière particulièrement éclatant lorsqu'on s'avise du fait que certains protagonistes affichent dans le même temps un soutien sans faille à la centrale Emile Huchet qui, pour le coup, figure effectivement parmi les 15 sites les plus gros émetteurs de CO2 d'Europe ! Quant aux confusions grossières consistant à apparenter les gains financiers attendus - propices au développement futur de la CASC - aux indemnités de nos élus, on ne sait s'il s'agit d'un amalgame motivé par la méconnaissance complète des modalités opératives des projets de ce type, ou d'une tentative délibérée d'embrouillement à des fins diffamatoires.

On ne saurait donc trop conseiller aux contempteurs de la centrale de Hambach de mettre un terme à leurs réticences et à leurs hésitations, de regarder la réalité en face, et d'accorder désormais leur entière adhésion à une opération bénéfique pour tous, saine et raisonnable, dont les perspectives de création d'une soixantaine d'emplois directs dans la région et de dizaines d'autres postes connexes constitue un argument de plus à porter au crédit de cet excellent projet.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 26 août 2009

LIGNES de VIE : une nouvelle revue pour Bitche - Sarreguemines

Cher(e)s ami(e)s,



Le 1er novembre prochain saluera la naissance d'une nouvelle gazette électronique totalement gratuite et baptisée "LIGNES DE VIE", dont la vocation première sera d'aborder tous les thèmes de l'actualité et de la vie collective de l'arrondissement Bitche - Sarreguemines.

Pourquoi ce nom ? Parce qu'au fil des lignes qui composeront les numéros successifs de votre revue, vous découvrirez que c'est à la vie quotidienne de la population locale qu'on s'intéressera, à ses difficultés, aux espoirs qu'il est légitime de nourrir, aux pistes qu'il est raisonnable d'envisager, et nos lecteurs se verront proposer des informations de première main concernant les événements advenus, les mesures arrêtées, les décisions prises par les instances régionales ou nationales dont les conséquences pourraient affecter nos modes de fonctionnement locaux ou notre quotidien.

Comme vous l'imaginez, c'est avec grand plaisir que je vous propose de vous compter désormais au nombre des lecteurs de cette nouvelle parution totalement gratuite. Pour cela, il vous suffit d'en faire la demande par un simple mail à FloGafiuk@aol.com avec pour sujet "Accord pour inscription", ou de venir me rejoindre sur Facebook. Si, plus tard, cette perspective ne vous intéressait pas ou plus, vous pourriez, cela va sans dire, stopper à tout moment votre abonnement.

Bien entendu, la liste de diffusion de cette revue électronique sera absolument CONFIDENTIELLE, et ne sera jamais transmise à des tiers.

Merci d'avance pour l'aide que vous voudrez bien apporter à ce projet, en lui réservant un accueil favorable, bien sûr, mais aussi en lui assurant, le cas échéant, la publicité dont vous le jugerez digne.

Bien à vous, Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 24 août 2009

Un homme d'honneur

C'est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès d'Adrien Zeller, Président de la région d'Alsace depuis 1996. Au-delà du rayonnement et des compétences exceptionnelles de l'élu, reconnus et loués de manière unanime par l'ensemble de la classe politique française, c'est son visage plus personnel, plus intime qui nous touche davantage encore, tant les témoignages affluent pour décrire la stature de l'homme qu'était Adrien Zeller, passionné, déterminé, généreux, et qui savait faire la part belle aux valeurs de l'amitié et de la loyauté aux causes honnêtes et justes. Il restera pour nous tous un exemple de courage et de probité, dont nous évoquerons le souvenir avec tout le respect et la considération dus aux hommes d'honneur.

Adrien Zeller

Dimanche, 23 août 2009

Ramadan : la force d'âme au service de la piété

Une pensée particulière pour nos amis musulmans, qui entreprennent aujourd'hui une longue période de recueillement propice à la purification et à la régénération spirituelle. Je leur souhaite beaucoup de courage dans cet effort méritoire, qui appelle le respect de chacun, croyant ou non.

Mosquée

Jeudi, 11 juin 2009

Des hauts et des bas !

Pour ma part, je n'ai guère de goût pour les dégradations en tout genre, mais j'avoue un petit faible pour les tags, qui sont souvent moins innocents qu'il n'y parait. En une phrase rapide, une formule lapidaire, le tagueur synthétise un courant de pensée, un mouvement populaire, et j'accorde la plus grande attention à ces formes d'expression du moment.



Si je devais moi-même taguer (Dieu m'en préserve !), j'imagine que ce soir, ma propre maxime aurait une tournure telle que




Du refus sarkozyste de l'impuissance européenne à la débandade totale de l'opposition de gauche...



Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 30 mai 2009

Tous aux urnes !

Tracts de la majorité présidentielle :

Quand l'Europe veut, l'Europe peut

Engagements pris, promesses tenues

Mes cher(e)s concitoyen(ne)s, mes cher(e)s ami(e)s,

Des estimations statistiques récentes semblent augurer un taux d'abstention important pour les prochaines élections européennes, éventualité tout à fait regrettable eu égard à l'importance capitale de cette échéance.

Sans doute la désaffection des électeurs pour ces rendez-vous si essentiels est-elle en partie imputable à la crise économique qui sévit actuellement sur l'ensemble de la planète, et dont certains ont pu, à un moment ou un autre, considérer que les élus de tous niveaux tardaient à trouver des alternatives de sortie à la fois rapides et satisfaisantes.

En dépit de ces incertitudes transitoires, je ne saurais trop encourager chacun à oublier un instant ses compréhensibles interrogations, ses justes inquiétudes, et à suivre la voie tracée par sa conscience et son cœur de citoyen en choisissant de faire son devoir, et de se rendre aux urnes le 07 juin prochain.

Il ne faut pas se lasser de rappeler combien le droit de vote, si naturel aujourd'hui, a en réalité été conquis de haute lutte, et demeure inconnu dans nombre de régions du monde ! Plus qu'un concept, ce droit est notre chance d'exprimer de manière concrète notre enthousiasme et notre volonté d'œuvrer, avec nos moyens, pour l'unification politique des pays du continent européen, entreprise dont l'accomplissement signerait l'impossibilité de voir se reproduire un jour les conflits effroyables qui ont marqué les dernières décennies. Clairvoyance, ouverture, générosité, telles sont les valeurs auxquelles sont adossés les principes idéologiques de Robert Schuman, principal artisan de la construction européenne qui, cinq ans presque jour pour jour après la capitulation de l'Allemagne, déclara le 9 mai 1950 : La France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l'Allemagne. (…). L'Europe naîtra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée.

Ces élections qui s'annoncent s'inscrivent dans la continuité directe du mouvement initié par Robert Schuman, et nous avons le devoir d'y apporter notre adhésion chaleureuse, et notre soutien massif. Dans la conjoncture troublée et confuse qui, peut-être, sera celle du monde de demain, où la performance des économies et la compétitivité seront l'objet de toutes les attentions, il apparait que la fédération des pays européens est le seul levier crédible et réaliste susceptible de relancer la croissance de notre société.

Refus de l'amertume et du découragement, désir de prendre nos destins en main par une participation active aux occurrences qui nous concernent, ce sont là les piliers d'une posture lucide et juste, qui fera de nous les acteurs engagés et respectés de notre avenir.

Bonnes élections à toutes et tous,

Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 25 avril 2009

Un classement qui manque de classe

S'appuyant sur des statistiques menées à l'Assemblée Nationale, le Républicain Lorrain a souhaité établir un classement des vingt-trois députés lorrains en six sous-groupes, et cela en fonction de critères dénombrant les rapports et propositions de lois déposés, les questions posées au gouvernement et, plus largement, les interventions de chacun en séance ou en commission.



L'interprétation de ces données exige cependant, de la part de l'analyste impliqué, un effort de parfaite objectivité et de parfaite impartialité, sans lesquelles l'exercice tourne à la démonstration, où les éléments disponibles sont présentés et exploités sous un angle favorable à l'introduction d'une conclusion prédéfinie.



Dans le cas qui nous occupe, il semble que l'orientation soit de faire la part belle à l'engagement national aux dépends de l'investissement local, choix éminemment subjectif à l'issue duquel tel député peut être mis en vedette au palmarès des personnalités "hyperactives" (sic), ou disparaître dans les profondeurs d'un classement qui n'a au fond d'autre sens que celui, arbitraire, attribué par le taxinomiste du moment.



S'aviserait-on de dire que tel romancier est "meilleur" que tel autre parce qu'il a publié davantage d'ouvrages ? Que tel cuisinier est supérieur à son voisin parce que son restaurant compte un plus grand nombre de tables ? Que tel peintre en surclasse un autre parce qu'il peint des tableaux plus grands ? On conçoit sans peine la frivolité de ces gradations, auxquelles s'apparente pourtant celle qui nous occupe.



Pour ma part, il va sans dire que je réprouve fermement ces numériclatures discrétionnaires qui infèrent de facto une sorte de hiérarchie des personnes ! Pour bien connaître les députés Denis Jacquat et Céleste Lett, je suis au fait de leur dévouement, de leur professionnalisme, de leur popularité à tous deux, et je constate que la présente classification, qui sépare l'un et l'autre de la manière la plus radicale, ne rend nullement compte de leur valeur et de la considération dont ils jouissent pareillement.



Je terminerai en indiquant qu'au-delà de son caractère subjectif, toute démarche de ce type comporte le risque d'induire des comportements stéréotypés, d'aucun s'efforçant de se conformer à tel modèle admis dans l'espoir d'être avantageusement placé sur une échelle de valeur préconçue, avec les conséquences prévisibles sur leur efficience personnelle dans la réalisation de leurs tâches !



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 25 mars 2009

Les NEWS !

Cher(e)s ami(e)s,

Ce blog s'enrichit de nouvelles rubriques, qui permettront d'aborder de nouveaux thèmes au sujet desquels j'espère avoir le plaisir de converser avec des visiteurs toujours plus nombreux :

- la première, intitulée "Flo ascendant Sarko", rassemblera des billets se rapportant directement à l'oeuvre et à la personne du Président de la République, pour lequel je souhaite afficher mon attachement et mon soutien.

- la seconde, dite "Schweyen-Info", propose une version "en ligne" de tous les numéros de la gazette VOUS rédigée chaque mois à l'intention de tous les habitants de mon village. Pour la commodité des lecteurs, toute personne qui en fera la demande recevra désormais automatiquement par mail, à chaque début de mois, le nouveau numéro du magazine VOUS.

J'espère que vous prendrez autant de plaisir à visiter ces nouvelles pages que j'en ai eu à les écrire !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 4 mars 2009

Loi Hadopi... Pour faire bonne mesure !

Il est de bon ton, ces dernières semaines, de se joindre au coeur jacassier des opposants à la loi Hadopi, dont les plus virulents sont peu à peu parvenus, à force d'acharnement et de mauvaise foi, à noyer les objectifs réels sous des flots d'arguments plus saugrenus les uns que les autres. La confusion est telle qu'on a finalement pu assister à une sorte d'inversion des valeurs, le tenant de la loi étant ravalé au rang d'autocrate intransigeant tandis que le fraudeur se voyait, dans le même temps, promu à la dignité de symbole vivant des libertés individuelles menacées, figure au demeurant très commode pour attirer la sympathie du plus grand nombre.

Libertaire ascendant martyr, tel est donc le personnage que se compose le resquilleur dans l'idée de masquer au mieux la réalité de ses inquiétudes pratiques, dont la nature véritable est nettement moins noble qu'il ne voudrait le laisser penser, comme nous allons le voir.

La première chose à comprendre est que la protection de la propriété intellectuelle est une revendication absolument légitime des créateurs, dont on ne saurait ignorer plus longtemps le désarroi face au pillage systématique et organisé de leurs oeuvres originales, avec une bonne conscience et une impudence qui dépassent l'entendement. A titre d'exemple, imaginons qu'un concepteur d'objets artisanaux ouvre une boutique pour présenter ses réalisations au public. Peut-on imaginer les lieux envahis par une foule d'amateurs de passage, dont chacun irait se servir librement sur les présentoirs, et quitterait ensuite l'endroit les poches pleines, sans égard pour le travail et la personne de l'artiste concerné ? Présentée en ces termes, la question se résout d'elle-même, et c'est au prix de contorsions déraisonnables que les adversaires de la loi tenteraient de justifier les agissements auxquels ils se livrent sans retenue depuis des années, pour leur plus grand bénéfice.

Car, répétons-le, il s'agit d'une bonne loi ! Pensée à l'aune du pragmatisme le plus sain et composée dans le souci de considérer avec respect à la fois les intérêts des créateurs et ceux des usagers, la mesure apparaît comme une démarche en parfaite adéquation avec son époque, contrairement aux voies judiciaires excessives et inadaptées suivies jusqu'ici. Sa nature même rassure, tant sont prévus de gardes-fous destinés à cadrer ses conditions d'application, avec en général des modes opératoires progressifs se proposant de dialoguer avec l'internaute indélicat, de l'alerter, de chercher une conciliation amiable avant de se résoudre, tous les échanges demeurant vains, à opter pour l'une ou l'autre des sanctions prescrites dans les cas de mauvaise volonté manifeste. Encore ces sanctions sont-elles bien modestes, d'ailleurs, si l'on se souvient que lesdites mesures, dont la seule évocation provoque des clameurs indignées, ne consistent en définitive qu'à empêcher techniquement le fraudeur de poursuivre ses activités illicites !

Tendancieux et partisans, les arguments développés par les opposants à la loi Hadopi ne tiennent dont guère face à une analyse sérieuse, et l'on sourit à l'évocation de leur ultime cartouche, qui consiste à présenter les artistes s'étant déclarés favorables à la mesure comme des sympathisants sarkozystes. J'imagine qu'Abd Al Malik, Renaud, Diam’s ou Rachid Taha seront surpris de découvrir cette surprenante suspicion de militantisme spontané dont les parent les anti-hadopistes, mais je ne suis pas certaine que la teneur d'une telle dialectique saura les convaincre de renoncer à être rémunéré pour leur travail, et à accepter dorénavant comme normal et naturel le maraudage outrancier dont ils sont l'objet de manière quotidienne.

Quant à moi, je connais trop la valeur du travail pour brader celui de qui que ce soit.

Florence Soriano-Gafiuk

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