Actualités et Politique

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Humeurs

Jeudi, 2 juin 2011

Un homme, une vie

Les lignes qui suivent sont consacrées à Joseph Schaefer, dont la majeure partie des bitcherlänner a gardé une image vivante eu égard à la richesse de sa personnalité et à l’étendue de son œuvre politique.

Remerciements :

Pour évoquer et dessiner les traits essentiels de cette grande figure locale, j’ai choisi de donner la parole à quelques uns de ses nombreux amis qui l'avaient côtoyé au fil des années où sa présence s'est manifestée au service de notre communauté. Je remercie donc chaleureusement :

  • Marie-Claire Kriegel (Moulins-lès-Metz), autrefois adjointe à la mairie de Bitche,
  • Abbé Robert Féry (Metz), autrefois attaché au lycée - collège Saint Augustin de Bitche,
  • Madeleine et Gérard Houver (Lemberg),
  • Anne-Marie et Gérard Burg (Sarreguemines).

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De fait, le vocable qui est revenu invariablement pour décrire Joseph Schaefer est l'adjectif « entier ». Entier, Joseph Schaefer l'a certes été, mais nullement dans l'acception rigoriste qu'on attribue généralement à ce mot, et il convient de lever sur le champ toute ambiguïté sur ce point. Joseph Schaefer n'a jamais été intolérant, mais intransigeant dès lors qu'il s'agissait de défendre les principes d'intégrités morale et intellectuelle qui sous-tendaient son action. Jamais, il n'a été rigide : c'est son exigence, sa rigueur, son inflexibilité qu'il mobilisait au service de ceux, affligés ou démunis, qui plaçaient tous leurs espoirs dans sa force de caractère et sa loyauté absolue vis-à-vis de ses engagements. Nul enfin ne saurait le taxer de sectarisme ou de communautarisme, car dans son cas, c'est avant tout de fidélité qu'il s'agissait, à des idées, à des projets, à des êtres surtout, et c'est là une qualité infiniment précieuse et rare dans un mode faisant la part belle à l'ambition et au carriérisme forcenés !

Voici donc dévoilée, en quelques lignes, l'une des facettes caractéristiques de Jean Schaefer : celle d'un homme consistant, brillant et fort, sûr de sa solidité, de sa rectitude et de son dynamisme, sûr aussi de la direction qu'il souhaitait donner à sa vie en référence à ses convictions claires et affirmées sans détours.

Une autre facette de l'homme, sans nul doute la plus sympathique et la plus attachante, est celle de la générosité ! Cette qualité, contrairement aux apparences, n'est nullement dissociée de l'indépendance farouche précédemment évoquée, car justement, il s'agissait là d'un altruisme vrai, d'un dévouement authentique, à mille lieux des poses débonnaires qu'affectent les politiciens soucieux de leur image, et qui abandonnent les déshérités à leur misère à la seconde où les caméras s'éloignent. Dans son cas, l'investissement est toujours absolument désintéressé et son auteur, à l'occasion, n'hésite au contraire pas à se mettre à dos élus et décideurs, voire une partie des électeurs, s'il considère que sa cause est juste. On retiendra, pour illustrer cet éclairage, les rapports privilégiés entretenus par Joseph Schaefer avec Soeur Emmanuelle, grande connaisseuse de l'âme humaine, et qui était connue pour ne pas accorder facilement sa confiance, en particulier aux tenants du monde politique.

La dernière facette, enfin, que je prendrai plaisir à décrire est celle de la profondeur intellectuelle de cette personnalité, qui affleure au fil de son parcours et transparait par l'originalité et l'intelligence avec laquelle Joseph Schaefer a construit et affiné son propre sens des valeurs et les modes d'action compatibles avec ce dernier. Ses rapports à la non-violence, par exemple, suffisent presqu'à eux seuls à décrire son intériorité riche et originale ! On le sait, la non-violence n'a guère de valeur, guère de sens lorsqu'elle émane d'une personnalité terne et labile. Dans le cas de Joseph Schaefer, un tel choix renvoie au contraire un écho très fort, parce qu'il émane d'une personnalité impérieuse et indomptable capable de se maîtriser, de se tenir bien en main, et de concentrer son énergie démesurée à des fins méritoires.

Il va sans dire qu'un être aussi prolifique, aussi foisonnant que Joseph Schaefer ne saurait être cerné en quelques paragraphes, aussi précis et documentés fussent-ils. Pourtant, il me semble que ces éclairages multiples dessinent à l'arrivée une image assez fidèle de l'homme qui a tant marqué ceux, adversaires ou amis, qui l'ont approché au fil des années. Fort, infatigable, inflexible, mais aussi profond, généreux et fraternel, c'est sur cette image que je fixerai le présent portrait de Joseph Schaefer, dont nombre d'entre vous garde un souvenir ému dans un coin de leur mémoire.

Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 19 novembre 2010

Un pilulier pour soigner la "Gauche pour Sarreguemines" !

Quelques lignes pour évoquer la perspective séduisante de voir s'installer, sur le secteur de Sarreguemines, le site de production de la société allemande 7x4 Pharma, avec à la clé quelques 300 emplois principalement localisés sur l'Europôle 2 d'Hambach.

De quoi s'agit-il ?

Dans un contexte difficile qui conjugue le vieillissement de la population, les effets de la crise et le déficit de la sécurité sociale, il est devenu indispensable de chercher à réaliser des économies sur les dépenses de santé telles qu'elles se pratiquent à ce jour, sans rien céder à l'exigence de qualité de soin que chacun est en droit d'attendre du corps médical de notre pays.

Dès lors, des initiatives voient le jour ici et là, et c'est dans ce mouvement que s'inscrit l'émergence du concept défendu par 7x4 Pharma, qui développe une vision tout à fait intéressante et originale du mode de distribution des médicaments aux usagers atteints de maladies chroniques et sujets à une pharmacothérapie importante. Dans les grandes lignes, l'idée est de permettre au médecin de prescrire à son patient un pilulier individuel, alias "7x4 box", que ce dernier pourra réclamer dans n'importe quelle pharmacie partenaire qui se chargera de passer la commande correspondante. Livrée le jour suivant, la "box" contiendra exactement les quantités requises de chaque produit demandé avec, en sus, des indications personnalisées sur les doses à ingérer et les modalités de prise. Comme on le voit, le patient est donc le grand gagnant des opérations, avec un risque réduit de mauvaise observance des prescriptions et le bénéfice d'équipes de préparateurs hautement qualifiés en charge de son pilulier. Les finances publiques trouvent également avantage à ces dispositions, dans la mesure où ces dernières devraient se traduire concrètement par une diminution sensible du nombre d'admissions précoces en maisons de retraite ou d'hospitalisations inhérentes aux transgressions des traitements, économies qui s'ajoutent à celles réalisées en supprimant l'écart constaté entre quantités facturées et prises effectives, avec à la clé une compression des dépenses estimée à 7 milliards d’euros par an !

Comme on le voit, il s'agit donc là d'un projet de haute tenue, qui réalise l'exploit d'apporter une forte plus-value sous tous les angles considérés : économies substantielles, contrôles accrus, respect et soins aux malades, création d'emplois...

Dans ces conditions, c'est de façon bien légitime qu'on s'attendrait à un plébiscite général relatif à ce remarquable projet !



Il est pourtant une frange sans pudeur de la classe politique locale qui semble trouver un plaisir malsain à conspuer toute orientation dont la population lorraine pourrait, d'une manière ou d'une autre, être bénéficiaire ! Querelleurs et hargneux, les tenants de la "Gauche pour Sarreguemines" n'ont eu de cesse, dès la diffusion publique d'éléments relatifs à cette affaire, que de tenter de manœuvrer l'opinion afin de faire obstruction à l'implantation de l'entreprise précitée sur le territoire local. Contestant pied à pied les montants des économies annoncées, épiloguant sur la réalité des emplois créés, évoquant des dangers imaginaires pour les postes des employés de pharmacie, dénonçant la déshumanisation des rapports entre pharmaciens et malades, la "Gauche pour Sarreguemines" use sans vergogne de toutes les ficelles diffamatoires éprouvées, cherchant à susciter inquiétude et défiance au sein d'un public déconcerté par la violence des charges menées.

Pourtant, il n'est nul besoin d'être l'heureux possesseur de dons divinatoires pour se faire une idée objective de la situation réelle ! Un simple coup d'œil chez nos voisins allemands, ou une consultation attentive des études réalisées dans les pays scandinaves, convaincront les plus sceptiques de l'excellence de la démarche patronnée par 7x4 Pharma, pourvu que lesdits sceptiques possèdent également la vertu d'objectivité. C'est là, hélas, un attribut dont ne sauraient se targuer les activistes de la "Gauche pour Sarreguemines", dont la vocation unique est d'éreinter les leaders des partis dont ils ne partagent pas les conceptions politiques, déversant pour l'occasion des litanies interminables dont la vacuité argumentaire fait douloureusement écho à la cuistrerie formelle.

Aux partisans de la "Gauche pour Sarreguemines", j'aimerais rappeler que l'irrévérence systématisée, l'hostilité inconditionnelle et la mauvaise foi érigée en principe, ne sauraient tenir lieu d'argumentation constructive, et encore moins de programme politique.

Je me permets donc d'engager les soutiens de la "Gauche pour Sarreguemines" à renoncer à ces postures attentatoires qui les déconsidèrent, et à penser désormais davantage aux intérêts de notre population qu'à leur vindicte maladive ! Et s'il existe un traitement de fond souverain contre la subjectivité et la déloyauté chroniques, ils seraient bien inspirés d'en faire usage sans tarder, de préférence au moyen de la 7x4 box, qui semble avoir été inventée à leur intention !

Lundi, 13 septembre 2010

Généreux jusqu’à la moelle

Une fois n'est pas coutume, c'est un appel public que j'aimerais lancer solennellement ici, au service d'une cause qui me semble juste et fondamentale pour quiconque accorde du sens aux mots "solidarité" et "générosité" : atteint d'une pathologie très sérieuse, le jeune Luc Boulas, de Schweyen, vit aujourd'hui dans l'attente d'une greffe de moelle osseuse en laquelle ses parents, sa famille et tous ses amis, ont placé beaucoup d'espoirs.

Épanoui, souriant et heureux de vivre, Luc est unanimement apprécié pour ses profondes qualités humaines, sa délicatesse, son respect de l'autre, la joie qu'il éprouve toujours à apporter une aide rapide et précieuse à qui est dans le besoin, avec la discrétion et la spontanéité qui le caractérisent.  Son souci de secourir son prochain s'est ainsi manifesté par ses coups de main innombrables aux personnes âgées de son entourage, et par son engagement enthousiaste au sein du corps des sapeurs-pompiers volontaires.

Aujourd'hui, c'est Luc qui a besoin de nous tous, de manière pressante, urgente, impérieuse ! Certes, sa bonne humeur s'efforce de donner le change, mais ceux qui le connaissent bien sentent quels efforts il s'impose pour bavarder, pour sourire encore alors qu'il s'affaiblit de jour en jour... Pour ma part, je ne saurais rester insensible face à la gravité de cette situation, et j'ai d'ores et déjà pris contact avec l’Agence de la Biomédecine – Registre France Greffe de Moelle, afin de proposer un don de moelle salvateur. Il faut le savoir, les compatibilités entre donneurs et receveurs sont rares, et la meilleure chance d'un malade réside dans le nombre de personnes qui viendront grossir les effectifs de la banque de moelle, et augmenter ainsi ses chances de trouver le donneur conforme dont le dévouement sera sa planche de salut.

Cher(e)s ami(e)s, notre volonté de tisser des liens d'assistance et de générosité ne doit pas rester purement verbale, mais au contraire se concrétiser en actes tangibles et forts. Demain peut-être, l'un de vos amis, l'un de vos enfants ou vous-même auraient besoin d'un tel don. C'est pourquoi, j'exhorte ardemment chacun d'entre vous à contacter, comme je l'ai fait, l’Agence de la Biomédecine – Registre France Greffe de Moelle, et à rejoindre la liste des donneurs de moelle osseuse.

Pour devenir donneur de greffe de moelle osseuse :
http://www.dondemoelleosseuse.fr
Tél. : 08 00 20 22 24 & Tél. Info : 01 55 93 65 34

Pour Luc, j'ai souhaité écrire un poème qui parle de vie, d'espoir et d'avenir...

J'ai lu des mots,
j'ai lu des livres,
J'ai écouté parler les gens...
Mais j'ai toujours ma joie de vivre,
Et les rêves de mes vingt ans !
Ce mal qui affaiblit mon corps,
Vous-seuls pouvez m'en délivrer.
Ne me laissez pas à mon sort...
Je n'ai que vous pour me sauver !
Je pense à vous dès le réveil,
Et les soirs où la peur m'étreint...
je marcherai dans le soleil,
Si, tous, vous me tendez la main.

Pour Luc, pour ses parents, pour tous ceux qui l'aiment et qui aiment la vie... écoutez votre cœur !

Don de moelle : la noblesse du geste, la grandeur de l'homme

Chaque année, des milliers de jeunes gens comme Luc sont atteints de maladies du sang graves, parfois mortelles, et ont besoin d’être soignés grâce à une greffe de moelle osseuse. La greffe permet de remplacer la moelle osseuse malade par une moelle osseuse saine prélevée chez un donneur compatible et en bonne santé. Lorsqu’un malade a besoin d’une greffe, son médecin commence à chercher parmi les frères et sœurs. S’il n’existe pas de donneurs familiaux compatibles, le médecin consulte les registres internationaux de donneurs de moelle osseuse.

Robuste aujourd'hui, malade demain, qui peut-dire l'avenir ? Chaque jour, aidons-nous les uns les autres...

La moelle osseuse (à ne pas confondre avec la moelle épinière qui appartient au système nerveux) assure la production des globules rouges (qui transpor-tent l’oxygène), des globules blancs (qui luttent contre les infections) et des plaquettes (qui arrêtent les saignements). La moelle osseuse est donc indis-pensable à la vie !!

Pour être donneur de greffe de moelle osseuse, vous devez avoir entre 18 et 50 ans et être en parfaite santé. Si vous remplissez ces critères, vous pouvez contacter le Registre France Greffe de Moelle. Votre centre d’accueil vous invitera alors à subir une prise de sang. Vous serez ensuite inscrit dans le Registre et pourrez être sollicité plus ou moins rapidement, ou jamais (car les chances de trouver un bon donneur sont faibles). Si vous êtes appelé, le prélèvement de votre moelle sera planifié de 1 à 3 mois à l’avance : vous pourrez ainsi vous organiser sereinement. Après le prélèvement, votre corps refabriquera très rapidement de la moelle. Sachez enfin qu’il vous est possible de renoncer à tout moment votre engagement !

Attention ! Il faut bien comprendre que le don de moelle est anonyme : le donneur ne connaît pas l’identité du malade (et réciproquement) !

Samedi, 6 mars 2010

Dis-moi comment tu t'exprimes, je te dirai qui tu es !

Quelques mots pour évoquer le débat qui a opposé Laurent Hénart à Jean-Pierre Masseret, tous deux candidats aux élections régionales de Lorraine en 2010.

Dans ce type de contexte, la loi du genre veut que chacun des protagonistes du moment fasse montre d'une certaine combativité, adressant à son adversaire reproches et remontrances, et s'efforçant de mettre en lumière la faiblesse d'un bilan, les lacunes d'un programme, les contradictions d'un discours, tous éléments susceptibles de déconsidérer son concurrent et de prendre un avantage sensible en vue du scrutin à venir.

Si une telle intention est, au fond, de bonne guerre, il est cependant utile de rappeler que, de part et d'autre, chacun devrait veiller à mener un tel face à face avec retenue et dignité, ne serait-ce que par respect des auditeurs désireux de se faire une opinion en écoutant les deux débatteurs défendre leurs positions respectives.

En toute objectivité, il faut bien reconnaître que sur ce point, Laurent Hénart s'est montré tout à fait exemplaire. Concentré, concis, précis dans l'évocation de ses propres orientations et incisif dans ses analyses de la situation de notre région, il s'est exprimé avec élégance et amabilité, et a su conserver toute la réserve et la civilité qui caractérisent les hommes solides et sûrs de leur fait.

Courtoisie donc, entregent et sobriété, tels sont les attributs de la prestation de Laurent Hénart, qui contrastent douloureusement avec la grossièreté vociférante de Jean-Pierre Masseret ! Décontenancé par des remarques justes et circonstanciées, désorienté par la tournure du débat, le socialiste n'a eu d'autre recours que de s'époumoner de la manière la plus ridicule, s'en prenant alternativement à son interlocuteur direct et au journaliste chargé de conduire l'entretien. Perdant son calme à chaque instant, éclatant en imprécations sans suite, Jean-Pierre Masseret s'est montré incapable de défendre son bilan, et a réhaussé son portrait de gestionnaire maladroit d'une touche de brutalité personnelle du plus mauvais effet, chacun connaissant désormais la nature du personnage, et les effets fâcheux qu'on peut à juste titre en attendre.

Pour visualiser la vidéo, cliquez ici

J'ose croire que les indécis auront trouvé là l'occasion de se déterminer pour le scrutin qui approche, et choisiront d'accorder à Laurent Hénart la considération et la confiance qu'il mérite.

Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 30 janvier 2010

Régionales 2010 : saisissons notre chance !

Chères lectrices, chers lecteurs, mes cher(e)s ami(e)s,

Le temps maussade qui sévit depuis quelques semaines aurait pu, en d'autres temps, conduire certains d'entre nous à la morosité et l'apathie, tant cette grisaille finirait, si l'on n'y prenait garde, par déteindre sur nos âmes et par entamer notre vitalité coutumière.

Aujourd'hui, pourtant, ce n'est pas de somnolence hivernale que je viens vous parler, mais au contraire d'engagement actif, de lucidité et de convictions jamais démenties, postures justifiées par l'importance des évènements qui se dessinent à l'heure présente.

Comme vous le savez, les 14 et 21 mars prochains se tiendront les élections régionales 2010, qui verront s'affronter des candidats de plusieurs mouvances pour la Présidence du Conseil Régional de Lorraine. Parmi eux se distinguent le président sortant Jean-Pierre Masseret (PS), et surtout le Député Laurent Hénart (UMP – Nouveau Centre), auquel j'ai choisi d'accorder ma pleine confiance et mon total soutien.

Ceux qui me connaissent savent que depuis deux années très actives et riches en implications et initiatives multiples, j'ai dispensé sans compter tous mes efforts, mes ressources spécifiques et mon temps personnel pour tenter d'oeuvrer quotidiennement en faveur de l'intérêt public.

A titre d'exemple :

- Mon dynamisme sur internet (blogs, forums) m'a procuré une honorable notoriété, très utile pour intervenir au service de causes justes. Incidemment, mon propre bloc a été consulté par 40 000 personnes ces 24 derniers mois, pour un total de 70 000 visites.

- Je travaille (bénévolement) auprès du Docteur et Député Denis Jacquat dans le cadre de la composition de documents traitant de la thématique du vieillissement et des difficultés des seniors dans notre société.

- J’ai créé la revue électronique LIGNES de VIE, consacrée à la vie publique de l’arrondissement Bitche – Sarreguemines – Sarralbe, et dont le nombre de lecteurs est en progression rapide (1200 inscriptions à ce jour).

- J'ai participé de manière intensive à l'élaboration du programme électoral présenté par notre groupe dans le cadre des Régionales 2010 (proposition de mesures pratiques, rédaction de textes).

La liste mosellane emmenée par Laurent Hénart affiche 33 candidats, dont deux représentent l'arrondissement Bitche - Sarreguemines - Sarralbe : Roland Roth, Président de la Communauté d’Agglomération de Sarreguemines, et moi-même, respectivement classés en 4ème et 15ème positions.

Ma plus grande ambition, au fil de ces lignes, est de faire comprendre à tous combien les échéances qui approchent sont fondamentales pour chacun d'entre nous. Aujourd'hui, où la crise économique jette à la rue des milliers d'êtres choqués et désemparés, où un chomage massif frappe nos grandes métropoles et nos campagnes, où des familles s'interrogent avec angoisse en voyant s'amenuiser chaque jour davantage leurs maigres ressources, l'heure n'est plus à l'amateurisme, aux demi-mesures, aux démarches inconsistantes et inefficaces qui abandonnent les gens à leur détresse !

Le temps est venu de s'en remettre à des hommes et des femmes déterminés, honnêtes, et armés d'une expérience solide indispensable pour être à même d'attaquer les problèmes à leurs racines. C'est d'un engagement sincère et profond, d'une capacité à gérer les affaires publiques avec efficience et habileté, de la volonté de promouvoir des initiatives originales et consistantes que naîtront les conditions d'une régénération rapide et salutaire qui rendra aux Lorraines et aux Lorrains la confiance et la fierté que les affres du quotidien étaient parvenu à ronger peu à peu.

Pour toutes ces raisons, je vous demande de nous faire confiance, et d'apporter votre aide et votre soutien à notre liste emmenée par Laurent Hénart. A l'image de nos déclarations publiques, nos intentions sont saines et claires, et nous saurons démontrer à tous ceux qui ont misé sur nous que leur choix, le seul légitime, est celui de l'espérance et de la raison.

Je compte sur vous !

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 24 août 2009

Un homme d'honneur

C'est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès d'Adrien Zeller, Président de la région d'Alsace depuis 1996. Au-delà du rayonnement et des compétences exceptionnelles de l'élu, reconnus et loués de manière unanime par l'ensemble de la classe politique française, c'est son visage plus personnel, plus intime qui nous touche davantage encore, tant les témoignages affluent pour décrire la stature de l'homme qu'était Adrien Zeller, passionné, déterminé, généreux, et qui savait faire la part belle aux valeurs de l'amitié et de la loyauté aux causes honnêtes et justes. Il restera pour nous tous un exemple de courage et de probité, dont nous évoquerons le souvenir avec tout le respect et la considération dus aux hommes d'honneur.

Adrien Zeller

Dimanche, 23 août 2009

Ramadan : la force d'âme au service de la piété

Une pensée particulière pour nos amis musulmans, qui entreprennent aujourd'hui une longue période de recueillement propice à la purification et à la régénération spirituelle. Je leur souhaite beaucoup de courage dans cet effort méritoire, qui appelle le respect de chacun, croyant ou non.

Mosquée

Jeudi, 11 juin 2009

Des hauts et des bas !

Pour ma part, je n'ai guère de goût pour les dégradations en tout genre, mais j'avoue un petit faible pour les tags, qui sont souvent moins innocents qu'il n'y parait. En une phrase rapide, une formule lapidaire, le tagueur synthétise un courant de pensée, un mouvement populaire, et j'accorde la plus grande attention à ces formes d'expression du moment.



Si je devais moi-même taguer (Dieu m'en préserve !), j'imagine que ce soir, ma propre maxime aurait une tournure telle que




Du refus sarkozyste de l'impuissance européenne à la débandade totale de l'opposition de gauche...



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 18 février 2009

Nicolas, Céleste, Gérard et les autres...

La disparition programmée du 57e régiment d'artillerie de la ville de Bitche, en Moselle, avait en son temps fait couler beaucoup d'encre, et généré une inquiétude considérable au sein de la population locale. Ecoles désertées, commerces en faillite, activité économique étouffée, telles étaient les conséquences que l'on pouvait raisonnablement attendre de ce départ de troupes que beaucoup envisageaient comme une sorte de coup de grâce porté à une région déjà très durement éprouvée par la déliquescence de son patrimoine industriel.

Face à cette nouvelle épreuve, les réponses ont été extrêmement variées, offrant au public une gamme de réactions se déclinant en proclamations aussi tapageuses qu'inutiles, en éreintement d'élus locaux taxés de connivence avec le gouvernement, en exigences futiles et irréalistes ou, plus simplement, en déclarations apathiques d'abattement et de désespoir.

Au milieu de cette tourmente, un petit groupe d'hommes et de femmes, mobilisés autour du Député Céleste Lett et du Maire de Bitche Gérard Humbert, a pourtant su garder la tête froide et, loin de se laisser emporter par l'agitation ambiante, s'est au contraire attelé à concentrer ses efforts dans une direction positive et constructive, avec l'idée d'utiliser de manière optimale les atouts et les ressources de la ville, le dynamisme et le courage de ses habitants, et les relations personnelles des élus associés pour essayer de renverser la vapeur. Analyse fine et objective de la situation, consultations franches et plurielles, élaboration de dossiers et d'argumentaires solides et irrécusables, interventions personnelles insistantes et répétées auprès de tous les dirigeants intéressés, de toutes les instances impliquées, tels ont été les piliers du mouvement entrepris en réaction à la disparition du 57ème RA, dont le point d'orgue a été un entretien privé avec le président Nicolas Sarkozy, qui a exprimé son attachement pour notre région et confirmé sa volonté de maintenir sur place un contingent militaire d'envergure.

Après des mois d'intercessions, de médiations, de combat quotidien, c'est avec une grande joie que nous recueillons aujourd'hui le fruit de ces efforts, puisque le 16ème Bataillon de Chasseurs, basé à Saarburg (Allemagne), viendra remplacer le 57ème régiment d’artillerie de Bitche ! Ce sont là des troupes, mais aussi des familles, qui viendront s'installer sur notre sol, et auxquels nous ferons le meilleur accueil, tant nous sommes satisfaits de voir que c'est notre site qui a été choisi pour recevoir ces nouveaux arrivants.

Tout à l'enthousiasme de cet heureux dénouement, qui confirme la pertinence de la stratégie suivie et justifie la totale confiance placée dans l'énergie et le courage des Bitcherlänner, nous ne saurions pourtant oublier qu'aux moments les plus durs et les plus périlleux des opérations, nous avons dû faire face au harcèlement incessant de tels et tels membres de l'opposition, toujours prompts à saisir des prétextes commodes pour fustiger la majorité présidentielle, et à entraver par tous les moyens, au mépris des espoirs de la population locale, les dispositions salvatrices entreprises par le Député Céleste Lett et le Maire Gérard Humbert. Plus grave encore, c'est parfois dans les rangs même de la majorité qu'ont pu être observés des comportements frisant la franche félonie, où la recherche d'avantages personnels prenait ouvertement le pas sur le souci de défendre les intérêts communs.

Que les responsables de tels agissements soient ici prévenus que leur conduite ne sera pas oubliée, et qu'ils auront à rendre compte de ces choix malheureux que toute la communauté aurait pu payer au prix fort.

Pour tirer finalement une leçon positive de toute cette histoire, nous nous bornerons à remarquer que la population du Pays de Bitche s'est vue offrir, ces derniers mois, une occasion unique de juger ces élus en situation ! Ceux qui, d'aventure, auraient pu conserver quelques doutes savent aujourd'hui qui baissera les bras, qui les abandonnera à leur sort, et qui, au contraire, se battra à leur côté jusqu'au bout et saura, en toute circonstance, les mener à la sécurité et au succès !

Gageons que de cela aussi, les Bitcherlänner sauront se souvenir en temps et lieu !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 24 décembre 2008

Vite fait, mal fait !

Il est désormais évident que dans tous les domaines de la vie publique, les délais séparant les débuts d'un jeune animateur, chanteur... que sais-je ? de son accession à la notoriété ont tendance à se raccourcir, chose extrêmement dommageable pour l'artiste en question qui, contrairement à ses ainés, se trouve floué des années d'ascension progressive, dures peut-être, mais oh combien formatrices, qui seules sont à même de forger l'âme d'un véritable professionnel, solide, expérimenté, capable de résister aux aléas du métier et de garder pleine confiance en sa valeur et en ses ressources quelles que soient les situations affrontées.

Tels furent, s'en souvient-on ? les parcours des Brassens, Bécaud et autre Brel, qui affutèrent leurs talents au contact de salles innombrables, de cabaret en cabaret, de ville en ville, jusqu'à devenir les vedettes étincellantes qui ont bouleversé les foules de leurs admirateurs. Tels est encore la voie choisie par de jeunes artistes authentiques qui, à l'image de mon frère Christophe, ont décidé de peaufiner leur apprentisage en se donnant le temps de comprendre, d'assimiler, d'intégrer toutes les facettes du métier auxquels ils se sont donnés sans réserve.

Aujourd'hui, les trajets rectilignes ouverts par les émissions de téléréalité ou les plateaux de la Star Academy court-circuitent les voies progressives traditionnelles, et l'on voit jetées en pâture aux auditoires les moins indulgents de jeunes personnes fragiles et immatures dont certaines, quelques semaines plus tôt, étaient encore vendeuses de chaussures ou caissières de supermarchés, professions honorables mais peu formatrices sous un angle purement artistique. Mal entourées, mal préparées, ces pseudo-stars accumulent les erreurs en termes de comportement et de gestion de carrière, et j'invite les lecteurs à s'interroger sur le devenir artistique de celles et ceux qui faisaient la une de toutes les presses il y a quelques mois seulement. Aussi fâcheuses (pour leurs auteurs) que ces errances puissent l'être, tout cela n'a pourtant, au fond, que bien peu d'importance ! Qu'importe, en effet, qu'un mauvais chanteur livre des prestations médiocres avant de disparaître à tout jamais du devant de la scène !

Plus grave, en revanche, est le fait que cette tendance accélératrice évoquée plus ha ut par le biais d'exemples tirés du monde du show business s'étende à présent au monde de la politique qui, désormais, présente à son tour son cortège de néophytes ballots et maladroits que des itinéraires fulgurants ont projeté soudain à des postes de responsabilité convoités. De Rachida Dati à Rama Yade,avec peut-être un bémol pour Fadela Amara, l'actualité nous fournit une avalanche de faits illustrant combien un tel degré d'amateurisme est synonyme de bévues à répétition, de méprises, de scandales, et finalement d'échecs, et il faut se rendre à l'évidence que la pratique politique, du moins, doit rester l'apanage d'individus expérimentés, formés, et raisonnables, et non le terrain de jeu de dilettantes bohèmes dont les initiatives, poussées jusqu'à leur aboutissement, mèneraient nos institutions dans les marécages.

Que l'année 2009 nous apporte un peu de professionnalisme et de sérieux, voila qui serait, à mon sens, un excellent début !

Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 19 août 2008

Le résistant

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
On dit qu'avant longtemps
La carte militaire
Renverra au vestiaire
Notre beau Régiment
Monsieur le Président
Au risque de déplaire
Comment pourrais-je taire
Tout mon attachement
A nos belles années
Nos remparts séculaires
A nos murs centenaires
Et notre cher passé

Depuis que je suis né
A l'ombre des poternes
Sous les murs des casernes
J'ai couru et joué
Dès l'aube de ma vie
Ma famille attentive
De récits d'offensives
Chaque jour m'a bercé
Monsieur le Président
Ce passé j'en suis fier
Ces garnisons sévères
J'en suis un peu l'enfant
Nous sommes courageux
Comme nos grands ancêtres
Qui toujours ont su être
Nobles et valeureux

Insignes et médailles
Distinctions militaires
Viennent des ossuaires
Et des champs de bataille
Mon père à en mourir
A défendu la France
Et j'ai pour exigence
De ne pas le trahir
Monsieur le Président
Ces croix et ces médailles
Gagnées sous la mitraille
Et les affrontements...
Si vous nous reniez
Reprenez ces symboles
Remportez vos babioles
Et laissez-nous crever

Lundi, 18 août 2008

La dernière carte

Monsieur le Président,



L'attention extrême avec laquelle ont été menées, suivant vos directives, les études préalables à la mise en œuvre des mesures associées à la révision générale des politiques publiques, a permis de dégager des conclusions d'une grande précision concernant les priorités à établir en termes de réformes, les endroits les plus indiqués pour les mettre en œuvre et, naturellement, une estimation au plus juste des conséquences locales de tels remaniements.

C'est sur ce dernier point, justement, que nous aimerions revenir dans les lignes qui suivent, tant nous avons à cœur de vous faire partager, Monsieur le Président, le caractère objectif et pratique de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.



Comme vous le savez sans doute, notre ville de Bitche compte environ 5700 habitants, effectif qui s'effondrerait dramatiquement avec la disparition de 1138 personnes qu'occasionnerait la mise en place, sur notre territoire, des dispositions prescrites dans le cadre du déploiement de la nouvelle carte militaire. Commerces menacés, écoles désertées, activités immobilières dans l'impasse, tels sont des exemples parmi d'autres du désastre économique majeur qui se profile avec de plus en plus de netteté, tant la présence sur notre sol des personnels et installations militaires joue un rôle primordial dans l'entretien de notre dynamisme régional, aussi bien sur les plans humain que social et économique.



En dépit d'initiatives et d'interventions de nombre d'élus locaux et, plus humblement, des multiples témoignages de détresse émis par nos habitants, une décision ferme de suppression de notre 57ème Régiment d'Artillerie a été prononcée, plongeant l'ensemble de notre population dans l'angoisse et le désarroi.



Bien que contraint par vos fonctions à une grande ténacité dans la poursuite d'objectifs jugés opportuns pour la Nation, vous devez être conscient, Monsieur le Président, que près des deux tiers d'entre nous ont voté résolument pour Vous lors des dernières élections présidentielles et ont, à cette occasion, manifesté avec force la totale confiance qu'ils ont placée en votre personne, la somme d'espoirs que vous représentez pour nous, et l'image de solidité et de justice que vous personnifiez pour toutes celles et ceux, largement majoritaires, qui se sont rassemblés autour de votre nom.



Après bien des mois de réflexions et de larges consultations, il nous apparaît en définitive que notre salut passe par la venue à Bitche d'un régiment de remplacement, et nous espérons que les lignes précédentes, simples et sincères, auront su vous convaincre de considérer notre requête avec bienveillance, et d'avoir la grande générosité de nous accorder cette contrepartie sur laquelle reposent désormais les espoirs et les projets d'une population qui, plus que jamais, s'en remet à votre discernement et à votre mansuétude.

Nous nous tournons vers Vous, Monsieur le Président, car vous êtes notre référence, notre dernier recours, et le porteur de toutes nos espérances.



Avec toute notre loyauté et tout notre respect

Samedi, 17 mai 2008

Le chant des adieux

Pour consulter le blog de soutien et signez la pétition : cliquez ici !

Ce sketch, composé par mes soins, a été interprété par une troupe de théâtre le 17 mai, lors de la manifestation de soutien au 57 ème Régiment d’Artillerie de Bitche, à l’ouverture des discours des personnalités politiques de notre région (le maire de Bitche, le conseiller général du canton de Rohrbach, le Président du conseil régional et le député de la circonscription de Sarreguemines). Il met en scène deux personnages : le Président Sarkozy et un habitant de Bitche, François, qui interpelle le chef de l’Etat sur le sort fait au pays de Bitche à l'occasion de la mise en place de la nouvelle carte militaire.



François : Monsieur le Président, cette petite visite me rappelle votre passage éclair sur le site de Gandrange. "Visite présidentielle, visite providentielle..." et finalement, bien des déconvenues à la clef !...

Sarko : Mais c'est tout de même extraordinaire, cette façon de tout déformer ! A Gandrange, j'ai fait des déclarations précises, des promesses claires ! Je me suis engagé solennellement à prendre en charge les investissements nécessaires au redressement de cette entreprise et...

François (lui coupant la parole) : Vous l'avez dit et vous n'en pensiez pas un mot ! Vous-même savez bien que Bruxelles interdit formellement ce genre d'initiatives. Vous avez froidement mené ces gens en bateau (et pas celui de Vincent Bolloré !), et vous êtes venu en faire autant ici !

Sarko : Oh, mais pas du tout ! On ne pourra pas me reprocher de ne pas tenir des promesses faites devant vous, parce que..., comment vous dire cela...

François : Parce que vous ne prendrez même pas la peine de nous en faire, n'est-ce pas ? L'affaire est pliée, et on n'en parle plus !



Sarko (mielleux) : Il faut savoir s'adapter aux réalités économiques... Il faut que chaque français fasse des efforts pour que notre pays reste compétitif...

François : De notre point de vue, ce sont toujours les mêmes français qu'on presse de faire des efforts ! Nous sommes égaux devant l'effort, Monsieur le Président, mais comme disait Coluche, il y a des gens qui sont "moins égaux que les autres" !! ...

Sarko : Allons, Monsieur François, le pays de Biche n'est pas si mal loti !

François : De Bitche, Monsieur le Président ! Le Pays de BITCHE !!!

Sarko : Ne jouez pas sur les mots ! Vous ne pouvez pas demander à l'Etat de maintenir des garnisons pour vous protéger contre des dangers qui n'existent plus !



François : Monsieur le Président, c'est nous au contraire qui avons protégé l'Etat au cours des dernières décennies. Nos pères ont été en première ligne des combats, nos maisons ont été bombardées, et lorsqu'il a fallu céder des villes à l'occupant, c'est encore la nôtre que le sort a désignée !! Et aujourd'hui, la paix revenue, c'est un autre bombardement qui s'abat sur nos têtes, celui de réformes iniques qui signent la débâcle de notre région.

C'est cela qu'il est si difficile d'admettre pour nous ! C'est le Pays de Bitche qui a été le plus éprouvé, Monsieur le Président ! C'est ici qu'il y a eu le plus de morts ! Et à chaque réforme, c'est ici encore que les mesures sont les plus dures, les plus radicales, les plus définitives !

C'est un lâchage en règle, Monsieur le Président !

Sarko (qui feuillette quelques papiers) : Bitche a toujours été chère à mon cœur, Monsieur François ! A la cérémonie de passation de pouvoirs consécutive à mon élection, j'ai tenu à la présence des artilleurs du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche ! Ce sont eux qui ont tiré vingt-et-un coups de canons sur l'Esplanade des Invalides !

François : C'est un signe, Monsieur le Président ! Il faut justement invalider cette décision de dissolution du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche !



Sarko : Ce sont les militaires qui sont les premiers concernés ! Ils seront simplement reclassés ailleurs ! Ca ne pose pas de problème majeur car ils ont accepté une certaine mobilité en entrant à l'armée.

François : Monsieur le Président, la population du Pays de Bitche a tissé au fil des ans des liens très étroits avec les personnels militaires. Nous vivons une conjoncture difficile, avec des entreprises qui mettent la clef sous la porte, des jeunes qui ont peur de l'avenir, et la présence sur place de garnisons militaires est perçue par les gens comme un pilier solide et inamovible sur lequel ils peuvent au moins compter. Beaucoup de monde s'accroche à cette branche que vous souhaitez scier !



Sarko : Aucune branche ne sera sciée de manière inconsidérée... Mais les amoureux de la nature que compte cette assistance savent bien ce que soigner un arbre veut dire. Il faut combattre les parasites, arroser l'arbre, tailler ses branches inutiles. Si on ne le fait pas à temps, c'est l'arbre entier qui est menacé !



François : Nous ne sommes pas des branches inutiles, Monsieur le Président, et encore moins des parasites ! Quant à arroser l'arbre, ce sont les larmes des petites gens qui vont couler à flot.

Sarko : Vous jouez la carte sentimentale, là ! Mais on ne dirige pas un pays avec de bons sentiments. Il faut de la rigueur, monsieur François, du réalisme !



François : Je n'aime pas davantage vos propres cartes, Monsieur le Président. La carte judiciaire, la carte hospitalière, la carte militaire, la réforme des universités... Je vois surtout à l'oeuvre des technocrates parisiens régler froidement le sort de millions de gens au vu de considérations comptables, et sans le moindre regard pour les drames qui se jouent dans la vie réelle.

Sarko : Des drames ? Allons donc ! Quels drames ?



François : Nous avons déjà été vivement ébranlés par la disparition d'un régiment à Sarralbe et par la suppression du 4ème Cuir à Bitche même. Demain, le maintien de nombreuses écoles sera contesté. Nos commerces seront menacés de faillite ! Les longues années de souffrance que nous avons vécues au cours des trois dernières guerres nous ont appris le courage, et ont ciselé au fil du temps notre identité de ville de garnison. S'y attaquer, c'est détruire notre bel équilibre, notre belle unité, et jeter aux oubliettes des siècles de tradition nourrie de respect des valeurs et de courage face aux épreuves. On n'a pas le droit de nier l'âme d'un pays.



Sarko : Ne vous inquiétez donc de rien, monsieur François. Faites-nous confiance ! Nous allons nous occuper de tout !

François : Monsieur le Président, l'avenir que vous nous promettez est bien sombre. Mais nous avons pour nous notre solidarité et notre courage. Dans les contextes les plus défavorables, dans les conflits les plus durs, nous avons toujours su serrer les rangs pour faire front tous ensemble. Jamais, nous n'avons plié devant personne ! Sachez-le, Monsieur le Président, ni aujourd'hui, ni demain, personne ne nous fera rendre gorge !



Et puis, nous ne sommes pas seuls ! Nous pourrons toujours nous fier à nos élus qui jamais, eux, ne nous laisseront humilier et trahir de la sorte !



Une majorité de français s'est rangée sous vos couleurs et vous a élu à la Présidence de la République en 2007. Aujourd'hui, c'est à vous de nous montrer que nous pouvons compter sur vous !

Mercredi, 13 février 2008

Un nouveau conseil pour l'IUFM de Lorraine

L'universitarisation de l'IUFM de Lorraine, qui fait de cet établissement une école interne de la prestigieuse Université Henri Poincaré - Nancy I, s'inscrit dans un processus de mastérisation de la formation des maîtres. Sur les pôles universitaires messin et nancéen, les étudiants se destinant au professorat auront la possibilité d'entrer dans des parcours de professionnalisation aux métiers de l'enseignement (de la Licence 1 au Master 2), qui permettront au fil des années la construction par ces jeunes des dix compétences attendues par le Ministère pour l'exercice de la profession.

L'universitarisation de l'IUFM de Lorraine va également permettre l'accès aux études doctorales (le site de Sarreguemines constituerait un excellent centre d'observations et d'expérimentations pour mener des recherches sur le bilinguisme et la biculturalité) notamment dans le cadre de la formation tout au long de la vie des enseignants.

Le caractère crucial de cette année 2008 en termes d'enjeux politiques m'a conduite à candidater, parallèlement à mes activités de directrice adjointe de l'IUFM de Lorraine, à l'élection des membres du conseil de la nouvelle école interne de l'université Henri Poincaré.

C'est avec reconnaissance et enthousiasme que je remercie tous les collègues qui par leur vote, m'ont permis d'être élue.

Bien à vous tous

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 19 décembre 2007

Blog de Michaël Weber : le Who's who ...

Les lecteurs fidèles du blog de Michaël Weber ont sans doute remarqué qu'un petit nombre d'intervenants assurent seuls l'activité du site précité en l'alimentant régulièrement de leurs commentaires, efforts dont le maire de Woelfling lès Sarreguemines leur est très reconnaissant.

A l'intention des nouveaux venus désireux de posséder quelques éléments relatifs à ces rédacteurs prolixes, je me propose de dresser quelques portraits brefs et précis des plus représentatifs d'entre eux.

Loulou :

Personnage laid, veule et grossier, Loulou est avant tout un bavard impénitent. Champion des jugements superficiels et des raisonnements saugrenus, il excelle dans l'art de se ridiculiser en toutes circonstances, quelle que soit la thématique en cours de traitement. Privé d'une partie fort intime de son anatomie à la suite d'un accident survenu aux cours d'une randonnée à dos de mulet dans sa Belgique natale, Loulou en conserve une voix aigrelette et une haine tenace pour le premier couplet de la chanson rapportant les tribulations du Curé de Camaret, comptine qui le ramène douloureusement à sa triste condition présente. Exerçant actuellement la profession de coiffeur pour dames, Loulou ne manque jamais une occasion d'évoquer cette honorable pratique en dispensant remarques et conseils aux femmes qui fréquentent ce blog.

Greg :

Fils spirituel du précédent, Greg voue à son père une admiration qui frôle l'idolâtrie. En mal d'affection, il recherche constamment l'assentiment de ses pairs, qui considèrent sa triste personne avec indulgence tant son vocabulaire minimaliste, son quotient intellectuel négligeable et sa totale inculture inspirent de pitié. Désireux de se faire accepter, Greg multiplie les interventions avec une détermination qui force l'admiration, et l'on se prend à regretter qu'un personnage capable de mobiliser une telle énergie soit dépourvu du moindre gramme de matière cérébrale. Dissipé et turbulent, Greg lasse les interlocuteurs les plus complaisants en un temps record, et n'est toléré que pour sa propension à jouer les Yes Men, vertu reposante fort appréciée par ses amis les soirs d'angoisse.

Pierre :

Vieillard cacochyme, en cavale depuis qu'il s'est évadé de la maison de retraite de Plappeville. Ancien porcher, Pierre en a gardé le front bas et les manières rudes, et s'est persuadé au fil des ans qu'il est de son devoir d'accabler ses contemporains de ses interminables discours. Affecté et sentencieux, il ennuie considérablement l'ensemble de ses relations, qui redoutent de passer plus de dix minutes en sa compagnie. Inconscient de son apparence physique déplaisante et de son haleine fétide, Pierre aggrave encore son cas en s'aspergeant de lotions nauséabondes, qui trahissent infailliblement son arrivée, aussi discrête soit-elle. Chauve et grassouillet, Pierre présente une physionomie qui permet de se faire une idée assez fine de celle qu'arborera son mentor Michaël Weber dans trente ans.

Laurence :

Laurence occupe une place à part au panthéon des amis de Michaël Weber. Passionnée par le bouddhisme, elle a découvert sur le tard qu'elle avait été une belette dans sa vie précédente, nouvelle dont on conçoit le caractère choquant lorsqu'on sait qu'elle est officie aujourd'hui sous les traits d'une pintade. Potiche docile, Laurence s'emploie à défendre les intérêts de son idole Michaël W. contre vents et marée, mais embarrasse invariablement celui-ci tant ses interventions, incongrues et bouffones, desservent les causes qu'elle entend soutenir. A la fois belliqueuse et ignorante, Laurence déconcerte parfois ses adversaires par le caractère puéril et hors de propos de ses réparties extravagantes, mais constitue toujours, à son corps défendant, une alliée de choix pour les détracteurs des personnalités qu'elle affectionne.

Florence Soriano-Gafiuk :

Mathématicienne professionnelle et politologue amatrice, Florence Soriano-Gafiuk a les qualités et les défauts des personnes honnêtes. Indulgente jusqu'à un certain point, elle n'hésite pas à dire sans ambage ce qu'elle pense de certains personnages qu'elle juge indignes, ou de certaines pratiques qui lui semblent choquantes. Indifférente aux reproches consécutifs à ses interventions, elle met un point d'honneur à s'opposer en toutes circonstances à l'iniquité et à l'arbitraire, et acccepte en retour les critiques et observations qui lui sont parfois adressés.

Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 7 septembre 2007

Rattachement de l'IUFM : la grande braderie

Ce billet n’engage en rien l’IUFM de Lorraine.

Avant propos

Dans la rubrique « Education et formation des maîtres » de ce blog, quelques articles cherchant à déterminer les ingrédients requis pour une universitarisation réussie de l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) étaient déjà parus.

Cette fois-ci, je me permettrai d'aller plus loin. Certes, je ne nourris aucune inquiétude quant à l’accueil qui sera fait à l’IUFM de Lorraine au sein des structures de l’Université Henri Poincaré – Nancy I, et je ne conteste pas davantage l’avis de la commission du Rectorat quant à la pertinence du choix de l’Université intégrante (même si je souscris à la candidature messine dont les atouts ont été largement évoqués par la presse durant ces dernières semaines). Bien au contraire, je me propose de délivrer dans ce billet une analyse de la posture mosellane, non en tant que directrice adjointe de l’IUFM de Lorraine, déléguée à la Moselle (fonction qui m'astreint à une certaine discrétion) mais en tant qu’universitaire messine (qui écoute, interroge, se documente…).

A l'évidence, mon mandat de directrice adjointe m’offre une position d’observatrice de première ligne et ne peut que nourrir ma réflexion sur les enjeux réels, même si, fort curieusement, nul n'a songé à solliciter mon concours lors de la rédaction du dossier de candidature de l'Université Paul Verlaine - Metz concernant l'universarisation de l'IUFM.

Mon propos est de détailler et de comparer les points de vue de chacun, d'établir que le contexte est sans doute beaucoup plus complexe qu’on ne veut bien l’entendre, et de mettre en évidence que si la situation ne concernait pas la formation des enseignants, donc l’éducation et par suite l’avenir de nos enfants et petits-enfants, elle serait aussi risible que pathétique…

Une levée de boucliers à l’encontre de R. Lioger

Sans doute vous souvenez-vous de la publication, dans le Républicain Lorrain (RL), de l’annonce par Richard LIOGER, Président de l’Université Paul Verlaine – Metz, de l’intégration de l’IUFM de Lorraine à l’Université Henri Poincaré (Nancy I). Des réactions parfois divergentes, voire contradictoires, ne cessent depuis de pleuvoir dans la presse locale et sur les blogs politiques messins, témoignant majoritairement d’une levée de boucliers dressée à l’encontre des collègues nancéens et du Président Lioger , celui-ci se distinguant par ailleurs par un activisme politique agité, voire désordonné, et par son ambition affichée de décrocher l’investiture des militants socialistes afin de conduire leur liste pour les municipales de Metz.

Un peu d’histoire

Avant d’entrer plus en avant dans les détails de l’affaire IUFM qui semble enfin (je me sentais bien seule !) déchaîner les passions, certainement est-il préférable de rappeler l’historique des IUFM en général, et de l’IUFM de Lorraine en particulier, et pour cela de remonter le temps, jusqu’en 1990. A cette époque, la volonté ministérielle était de lancer la première étape d’un processus d’harmonisation des systèmes européens de formation des enseignants en intégrant celle-ci dans l’offre de formation des universités : les IUFM ont alors été créés.

Dix-sept ans plus tard, nous voici arrivés à la dernière phase de ce processus désormais concrétisé par la loi d’orientation et de programme sur l’avenir de l’école du 23 avril 2005 qui prévoit le rattachement de l’IUFM de chaque région à une université, et à une seulement, mettant dès lors les universités d’une même académie en concurrence, dans des contextes politico historiques parfois bien sensibles, en particulier en Lorraine où la rivalité Nord – Sud est bien connue.

Les querelles engagées au début des années 90 entre les deux pôles universitaires lorrains, qui aspiraient chacun à devenir l’implantation centrale de l’IUFM de Lorraine, ont finalement conduit à la victoire de dernière minute du Sud au détriment du Nord (décision ministérielle), puisque la direction de l’IUFM est installée depuis sur le site de Maxéville.

Mon mandat de directrice adjointe déléguée à la Moselle

Toutefois afin de favoriser une équité entre les deux pôles, il fut entendu que l’équipe de direction de l’IUFM de Lorraine compterait un représentant de l’Université de Metz : l’un des directeurs adjoints serait dit « délégué à Metz » (entendez-là à l’université messine). C’est sur ce poste que j’ai été élue en décembre 2004 puisque le conseil d’administration de l’université de Metz me fit l’honneur de m’accorder 88 % de ses voix (deux candidats étaient en lice). Compte tenu de l’avis favorable du directeur de l’IUFM de Lorraine, le Recteur de l’académie me nomma directrice adjointe de l’IUFM, à compter du 1er janvier 2005 pour une durée de 5 ans.

Le lynchage des Présidents des Universités non intégrantes

Revenons-en à présent à la situation d’aujourd’hui et à l’affaire qui nous intéresse ! Pour commencer, il convient de remarquer que les Présidents de Universités non intégrantes sont fréquemment l'objet de critiques acerbes de la part de leur base, qui leur font porter la responsabilité de cet échec en arguant de l'insuffisance des efforts consentis pour mener leur établissement au succès. Ainsi donc est venu aujourd’hui le tour du Président LIOGER, dont le mandat (critiqué et sans doute critiquable) arrive à sa fin, et dont l'agitation agace toute les formations politiques. R. LIOGER est d'ailleurs une cible d’autant plus facile que sa gestion du dossier IUFM suscite des interrogations, des étonnements, voire de sérieuses réserves.

Les élus politiques locaux boudés

Commençons par ce premier article paru dans le RL, et dans lequel le rattachement de l’IUFM de Lorraine à Nancy I est présenté comme une proposition de la commission d’examen des candidatures des universités lorraines au Ministère de l’Enseignement Supérieur. Le Président LIOGER exprime ses regrets vis-à-vis de l’Université Paul Verlaine – Metz qui aspirait elle-aussi à ce rattachement et qui n’a pas été retenue malgré la « pertinence de sa candidature ». Il poursuit par une tirade aux accents mystérieux : « un bon accord vaut toujours mieux qu’une mauvaise guerre ».

Quels sont donc ces bons accords qui devraient soulager la déception et les regrets des citoyens messins ?

Certains évoquent une corrélation entre une disparition progressive des structures administratives messines et une perte d’influence du « personnel politique mosellan ». En l’occurrence, puisque le dossier IUFM devait être défendu sur la scène politique, je m’étonne que l’appui des politiques locaux (voir la déclaration de J.-M Rausch dans le RL) n’ait pas été souhaité. Est-il par ailleurs raisonnable de reprocher à une classe politique non sollicitée son inactivisme ?

Les protagonistes des négociations

Des sources multiples ont fait état de réunions qui se seraient tenues, à plusieurs reprises, entre les Présidents d'Université, dans le but d'engager des négociations relatives à l'universitarisation de l'IUFM de Lorraine.

Ceci étant, on comprend mieux la nature de l'intervention dans le RL de Monsieur R. Cayzelle, Président du conseil économique et social de Lorraine qui, pour calmer les tumultes que suscite l’affaire IUFM, est venu balayer les regrets exprimés par Monsieur Lioger, relatifs à la décision de la commission d’examen, en annonçant que les Présidents des Universités lorraines s’étaient mis d’accord pour le « rattachement à l’université la mieux équipée pour suivre la gestion administrative du nouvel institut régional » et en plaidant pour que soit évitée une nouvelle « querelle Nancy-Metz, à un moment où les présidents d’université ont su, eux, se mettre d’accord ». Dans ces conditions, comment ne pas s’interroger sur les propos contradictoires des deux protagonistes qui, pour l’un, présente le rattachement nancéen comme la décision d’une commission d’examen, et pour l’autre, annonce une intégration issue d'une entente directe entre Présidents d'Université ?

Comment accepter l'idée que le rassemblement des forces messines (osons élargir à la Lorraine Nord), que R. LIOGER aurait dû se faire un devoir d'organiser, n'ait finalement pas eu lieu, R. LIOGER adjugeant à sa seule personne le soin de défendre (avec le succès qu'on connaît) les intérêts de son établissement.

Puisque le Président de l’université messine a eu le courage (ou l'imprudence) de porter à lui seul le lourd fardeau de la gestion du dossier IUFM, alors que son expérience de troisième vice-président de la CPU (Conférence des Présidents d’Université) lui avait certainement permis d’être alerté par certains exemples de réactions hostiles à l’égard des présidents des universités non intégrantes, attardons nous un instant sur la stratégie de notre vaillant mousquetaire, qui semble avoir mis un point d'honneur à partir seul en campagne dès le début de cette affaire.

Force nous est de faire remarquer que la place vide curieusement réservée aux élus politiques messins ne semble guère cohérente avec un objectif d'optimalité du dossier de candidature de l’Université Paul Verlaine – Metz. Cette impression est encore accentuée par le fait que je n'ai moi-même à aucun moment été sollicitée dans cette affaire, ce qui est incompréhensible compte tenu de mon mandat de Directrice adjointe de l'IUFM de Lorraine, déléguée à la Moselle. Avec de telles pratiques, le succès de la candidature de l’Université Paul Verlaine – Metz se trouvait d'avance fortement hypothéqué.

Les risques encourus par la Moselle

Certains protagonistes évoquent un rattachement purement technique et administratif. A les entendre, la symbolique (de la défaite d’une ville par rapport à une autre) serait le seul véritable enjeu de toute cette affaire. Qu'on me permette d’en douter !

La chasse aux petites structures

La volonté de revalorisation des universités françaises à l’échelle mondiale, qui se retrouve dans la loi sur l’autonomie des universités, se concrétise par un affichage plus clair qui favorisera la création de grosses structures universitaires. Les trois universités nancéennes, en fusionnant en Nancy Université, et aujourd’hui en accueillant l’IUFM de Lorraine, montrent sans ambiguïté que nos amis et voisins nancéens ont pris toute la mesure des nouvelles orientations ministérielles qui conditionnent la survie d’une structure administrative à sa taille.

Comment, dans de ces conditions, ne pas s’inquiéter pour l’avenir de l’Université Paul Verlaine – Metz ?

L’attractivité des étudiants

L’impact sur les effectifs de l’Université Paul Verlaine – Metz est un autre facteur non négligeable. Lorsqu’on sait que plus d’un millier d’étudiants de l’Université Paul Verlaine – Metz est intéressé par les métiers de l’enseignement, et que dès l’hiver dernier émergeaient des témoignages de lycéens messins ou extra-messins inquiétés par l’universitarisation de l’IUFM, et s’interrogeant sur la pertinence d’effectuer leurs études sur le pôle universitaire non intégrant, on ne peut que s’alarmer sur les conséquences à long terme du rattachement de l’IUFM à Nancy.

Il serait erroné de penser que les mosellans vivront un bouleversement (autre qu’affectif et administratif) lors du basculement de l’IUFM à l’Université Henri Poincaré. Le rattachement de l’IUFM est un sujet extrêmement sensible par ses enjeux mais aussi par le contexte particulier de l’approche des élections municipales et cantonales. Aussi peut-on être convaincu que le plus grand soin a été apporté pour que la transition s'opère de la manière la plus sereine et la plus rassurante possible.

En revanche, mes craintes concernent le futur, lorsque l’encre ne coulera plus, lorsque la presse s’ennuiera du sujet, lorsque les blogs s’agiteront ailleurs, lorsque les élections se seront tenues, car alors, les inquiétudes pour la Moselle s'estomperont lentement et se perdront dans les brumes de l'oubli. Faute des regards attentifs qui veillent aujourd'hui du fait de l'actualité du sujet, mais qui finiront à la longue par se détourner, le réveil, à plus long terme, pourrait se révéler bien douloureux.

Ainsi donc, le préoccupant est bel et bien le long terme, et on reste sur une impression mitigée face à un dossier, au départ, fut initié par des négociations menées dans un flou relatif, par des collègues sur le départ (soit par leur âge, soit par leurs projets de carrière), sans implication de forces jeunes, et pire encore, des personnes dont l'investissement et les fonctions justifiaient la consultation.

Les déconcertants « bons » accords

Le moment est venu d’évoquer le point central, qui permet l’ajustement et l’équilibre des pouvoirs : la gouvernance.

Les « bons » accords évoqués par Monsieur Lioger envisagent l’équité du pouvoir par l’attribution automatique du titre de Président du conseil d’Ecole au Président de l’Université Paul Verlaine – Metz. Outre la totale illégalité de cet accord, puisque le Président du conseil d’Ecole doit être élu par le conseil d’Ecole (je croyais le mépris du droit au vote n’existant que dans les pays totalitaires !), j’avoue mon étonnement face au compromis censé favoriser l’équilibre des pouvoirs, en laissant croire que l’émoi suscité par le rattachement de l’IUFM à Nancy pourrait être apaisé par le haut privilège confié à la Moselle de se voir attribuer le rôle d’animateur de débats de l’Ecole.

Mais de qui se moque-t-on ?

Cessons la dissimulation !

La gouvernance de l’IUFM (entendez de l’Ecole) est sous la seule responsabilité du directeur, qui doit certes informer et demander l’avis de son conseil (entendez-là de ses membres, et non de son Président), mais qui dispose malgré tout d’une marge de manœuvre incontestable. On me répondra que le directeur de l’IUFM est élu, et donc éventuellement mosellan. Soyons lucides ! Je n’imagine pas un seul instant que dans le cadre de ces « bons » accords, nos voisins nancéens accepter la double représentation de Metz en les personnes du Président du conseil d’Ecole et du Directeur de l’Ecole. Le croire serait bien naïf ! Il est donc faussement généreux d'accorder aux Mosellans la Présidence de l'Ecole, lorsqu'on sait qu'ici comme ailleurs, "le Président préside, et le Directeur dirige ."

Dans les conditions actuelles, qui semblent pourtant satisfaire le Président de l’Université messine, aucune possibilité crédible de contrepouvoir n’a été cédée à la Moselle. Pire encore ! Toute dérive pourrait se trouver à l'avenir notoirement facilitée.

Les mots de la fin

Je ne reprocherai pas au Président Richard LIOGER l’échec de la candidature de l’Université Paul Verlaine - Metz.

Ce qui me semble en revanche intolérable, c’est que l’on puisse saborder son propre bateau sous le motif que la traversée s’annonçait difficile.

Ce qui me semble inadmissible, c’est cette politique du dissimulé et du dénigrement menée au détriment de l’intérêt commun.

Ce qui me semble le plus navrant, c’est encore la bassesse du niveau des négociations. Et si meilleur accord a été fait, pourquoi n’est-il pas révélé ? S’agit-il de maladresse, de dissimulation ? Devons-nous imaginer des négociations jouées au niveau de l’intérêt personnel seulement ?

Comment s’en sortir ?

1/ Appliquons la loi et laissons la désignation du Président du Conseil d’Ecole à la décision des scrutins.

2/ Maintenons le poste de directeur adjoint spécifique à la Moselle : il constitue un contrepoids plus crédible que celui du Président du conseil d’Ecole.

3/ Refusons tout accord risquant de compromettre l’élection d’un candidat mosellan à l’élection du directeur de l’IUFM de Lorraine. Est-il utile de rappeler que jamais la Lorraine Nord n’a été en mesure de présenter un candidat ?

4/ Activons-nous de façon urgente et répétée à l’affichage de la professionnalisation aux métiers de l’enseignement de l’Université Paul Verlaine-Metz. Mon mandat bipolaire IUFM/Université ne peut qu’apporter l’assurance du continuum de formation qui semble être l’une des préoccupations des lycéens mosellans intéressés par le professorat – continuum de formation qui de surcroît correspond à l’une des orientations préconisées par le Ministère.

5/ Soyons nombreux et constructifs lors de la journée de réflexion, organisée par l’IUFM de Lorraine durant le mois d’octobre.

Pour terminer ce billet sur une note positive, je déclare garder pourtant foi en une progression finalement favorable de la situation, qui devrait être rendue possible par l'engagement volontaire et le dynamisme du Recteur d'Académie, la loyauté et l'honnêteté du Directeur de l'IUFM de Lorraine, et la gestion toujours cohérente et mesurée du dossier par les Présidents des Universités nancéennes.

Jeudi, 6 septembre 2007

La bohème au pilori...

Les personnes qui fréquentent ce blog ont pu constater que la protection des minorités les plus exposées et la lutte contre les injustices, les discriminations et les violences de toutes sortes ont toujours été au centre de mes préoccupations. De fait, je n'ai jamais hésité à m'engager avec force à chaque fois que la vie m'a confrontée à ce type de situations, et j'ai la ferme intention de persister dans cette voie à l'avenir.

Parcourant hier le blog du socialiste Denis Peiffer, dont les billets maladroits et les analyses exotiques m'avaient beaucoup amusée par le passé, j'ai eu la surprise désagréable de découvrir un texte particulièrement odieux, où Denis Peiffer s'en prend avec une rare brutalité, à la communauté des gens du voyage. ( http://peifferdenis.over-blog.com/a...)



Conformément à la plupart des billets de Denis Peiffer, celui-ci débute comme une sorte de conte, racontant aux lecteurs une histoire simple et frappante, et termine en fournissant sur mesure la morale à tirer de ladite histoire, et en précisant pour son public les personnages principaux : le bon (alias Denis Peiffer) et les méchants (alias les familles tsiganes). Dans l'article qui nous occupe, on nous montre ainsi notre romantique conseiller municipal flânant au hasard des routes, tel Jean-Jacques Rousseau philosophant au bord des ruisseaux. Soudain, Denis Peiffer, l'oeil hagard et le teint cireux, tombe en arrêt devant un spectacle insupportable : à faible distance de son auguste personne, quelques enfants tsiganes jouent paisiblement, tandis que leurs mères étendent du linge au soleil.



On imagine combien cette épreuve a dû être traumatisante pour Denis Peiffer, défenseur de l'ordre et de la justice, car pour ceux qui l'ignorerait encore, "force est de constater que leur présence s'accompagne toujours de désagréments..." (sic). Comme d'habitude, l'auteur illustre ses lamentables prises de position de témoignages douteux censés démontrer que ses paroles expriment une opinion générale, et fait une démonstration de plus de sa propension aux dérives démagogiques les plus malsaines.

Car là, on ne sourit plus !



Denis Peiffer ignore-t-il que le taux de délinquance chez les gens du voyage s'apparente à celui des populations sédentaires ? Ne pourrait-il avoir un peu de compassion pour ces malheureux dont les sociologues ont récemment évalué l'espérance de vie à 45 ans en Italie, du fait des maladies qu'ils contractent, du manque de soins, ou plus simplement de la malnutrition ? Ignore-t-il qu'il faut se rendre à Marignane (ville qui s'est rendue tristement célèbre en consacrant aux municipales de 1995 un candidat du Front National) pour voir appliquer concrètement, à l'encontre des tsiganes, les mesures "fermes" qu'il appelle de ses voeux : expulsion brutale de familles avec leurs enfants en bas âge, destruction de leur habitat au bulldozer, élévation de monticules de terre pour rendre impossible l'accès à des espaces dont on souhaite les éloigner...Voila des pratiques qui doivent sonner de manière fort agréable aux oreilles de Denis Peiffer, qui condamne avec indignation l'esprit d'ouverture et de tolérance dont fait preuve Céleste Lett, celui-ci se refusant à "casser du tsigane" pour complaire, comme d'autres s'empresseraient de le faire, à un certain électorat.

A mon sens, il est bien dommage que l'anti-tsiganisme, qui est une forme flagrante de racisme, ne soit pas puni avec la même sévérité que ses pendants visant d'autres communautés (juive, maghrébine, noire-africaine...). Il n'est pas inutile de rappeler qu'un demi-million de gens du voyage ont été assassinés par les nazis, et il serait regrettable que cette communauté, après tout ce qu'elle a enduré, continue à être l'objet de ragots et de persécutions de la part de nos concitoyens, et, pire encore, de nos élus... surtout lorsqu'ils se prétendent de gauche!... "Au moins nous saurons où se trouvent les nomades et pourrons mieux les contrôler"... Ces propos méprisants et discriminatoires sont purement et simplement inadmissibles.



Puisqu'on en parle, les socialistes ne sont d'ailleurs pas les seuls représentants de la gauche à persécuter les gens du voyage, car sur ce chapitre, les "écologistes" savent également, à l'occasion, se distinguer avec virulence. On a ainsi pu apprendre qu'à Pont-Sainte-Maxence, les verts s'étaient violemment opposés à l'installation de quelques familles tsiganes dans un espace situé en rase campagne, au prétexte que cet endroit se situait "sur le lieu de passage de grands animaux" (cerfs, sangliers...) ! Autrement dit, il n'est en aucun cas choquant, aux yeux des écologistes, de faire passer les gens du voyage après les animaux...

Je terminerai ce billet en rappelant que Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité et au partenariat équitable du Parti Socialiste, affirme son attachement au principe de la tolérance zéro pour les propos à caractère raciste. Que Georges Frêche ait été suspendu de toutes fonctions au sein du Parti Socialiste pour ses propos sur le nombre de joueurs de couleur dans l'équipe de France de football me semble tout à l'honneur de la formation politique précitée. J'espère que cette sanction servira d'exemple, car je serai très attristée de voir fleurir sur les blogs une prose nauséabonde semblable à celle qui a motivé cette réponse.



Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 4 septembre 2007

Lett's go !

Domiciliée à Schweyen, je suis de ce fait très concernée par les municipales de mon village, dont j'aime la beauté de la nature qui l'entoure, et surtout la grande chaleur de ses habitants.

Mandatée déléguée à la Moselle, je suis très attentive aux municipales de Metz, capitale départementale pour laquelle je m'investis sans compter depuis plusieurs années.

Schweyen, Metz…mais pas seulement.

Aujourd’hui, mon attention porte sur les municipales de la commune située au carrefour de mes parcours personnel et professionnel, et que j’affectionne chaque jour davantage : Sarreguemines.

Je ne m’attarderai pas dans ce billet à commenter les étonnants propos de l’opposition sarregueminoise.

Je préfère en effet porter mon regard vers la personnalité qui, lorsque la vie m'a confrontée à une épreuve professionnelle difficile, a su m’écouter et m’apporter son soutien sans s’attacher à mesurer les risques politiques encourus (risques suffisamment importants pour intimider quelques autres personnages politiques). Grâce à elle, les nuages se dissipaient enfin !

Chacun l'aura compris, j'évoque dans les lignes précédentes Monsieur Céleste Lett, député-maire de Sarreguemines, auquel vont toute ma gratitude et mes remerciements.

Certains prétendront que ma reconnaissance est vide de sens dans la mesure où cette intervention procède de l'assistance qu'on est légitimement en droit d'attendre du député de sa circonscription. Je répondrai que peu de politiques s’attardent sans contrepartie à soutenir l’individu si le jeu a une probabilité non négligeable de leur être défavorable ou d’altérer leur réseau de relations. C’est certainement là une tendance qui discrédite les politiciens puisqu’elle conditionne les services rendus au citoyen suivant les intérêts à courts termes des lobbies politiques et les ambitions des personnalités au pouvoir (quelle que soit l’échelle du territoire).

Pour apprendre l'essentiel de cette affaire, aujourd’hui classée, vous trouverez en quelques lignes comment les choses se sont passées dans le commentaire laissé en réponse à la question de Milouch, président d'une association, engagé dans la lutte contre les discriminations.

Au sortir de ces pénibles évènements, mes activités professionnelles ont pu se poursuivre, et mon désir d’aider autrui s'en est trouvé grandi et renforcé…

Je souhaite chaleureusement à Monsieur Céleste Lett de se montrer aussi brillant candidat aux municipales qu’il a su l’être aux législatives, et de continuer à placer au service de chacun ses qualités professionnelles et humaines…

Mercredi, 13 juin 2007

Les socialistes au creux de la Vague...

Dans un petit billet rédigé voici quelques semaines, et qui, m'a-t-on dit, aurait notoirement indisposé nos amis socialistes, j'ai eu le plaisir de narrer par le détail les impressions contrastées qui m'assaillent invariablement lorsque je parcours la prose indigente de Denis Peiffer. Qu'on imagine la déception qui fut la mienne en constatant qu'en dépit de mes modestes conseils, l'auteur précité s'entêtait à produire, avec une régularité de métronome, des textes marécageux où les ragots les plus navrants le disputent aux lieux communs les plus éculés. Hélas pour ses lecteurs, Denis Peiffer n'a jusqu'ici pas jugé bon (peut-être d'ailleurs serait-il bien en peine de le faire) d'élever un tantinet le niveau de ses déprimantes interventions.



Nonobstant la faiblesse de la partie adverse, je suis femme de dialogue, et j'avoue que la perspective de ferrailler un peu avec Denis Peiffer et ses amis m'emplissait d'une joie anticipative. Aussi ai-je perçu avec une certaine amertume le profond silence observé par ces derniers, aussi bien sur mon blog que sur les leurs.



Mais au fond, pourquoi ce mutisme ? Comme chacun sait, les échanges d'idées entre interlocuteurs de bonne foi sont toujours d'un extrême intérêt, et j'ai à d'innombrables reprises participé à des discussions passionnées et des débats contradictoires, quelquefois courtois, quelquefois houleux, mais qui en définitive se sont toujours révélés constructifs et féconds, tant est saine la confrontation d'idées et de principes défendus par des personnes honnêtes et prêtes à jouer le jeu du vrai dialogue.



Dans cette perspective, et puisque les socialistes me refusaient l'honneur de leur plume, je me suis fendue de quelques lignes déposées sur leurs propres blogs, initiative généreuse qui n'a pas eu l'effet escompté puisque leurs destinataires se sont empressés de censurer mes courriers. Pour être juste, je dois signaler que Monsieur Gilbert Maurer ne s'est pas abaissé à ces méthodes indignes, et je tiens à l'en remercier ici. Peut-être Messieurs Folmar et Peiffer s'inspireront-ils un jour de sa personne pour élever les leurs.



Je vous mets donc au défi, Messieurs, d'oser enfin permettre à vos contradicteurs de s'exprimer sur vos blogs, ne serait-ce que pour me permettre, par exemple, de répondre à Monsieur Bolitt ce que je pense de ses aperçus de voyant extralucide ("la vague bleue s'essoufflera vite !"). C'est un peu court, Monsieur Bolitt ! ... Il faut raisonner, argumenter, analyser. Sous la forme précitée, votre phrase fait très "Elisabeth Tessier", ce qui, croyez le, n'est pas un compliment.



Pour finir, j'aimerais dire à ces hommes qui se disent socialistes, à ces socialistes qui ne sont pas des hommes, que leur dérobade ne leur fait pas honneur, et que je serais fort déçue s'ils opposaient à cette missive une fin de non recevoir.



Allons Messieurs, à vos plumes ! ...



Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 11 juin 2007

En 2007, la Nouvelle Vague est bleue !

Comme on pouvait s'y attendre, les résultats des élections législatives se révèlent extrêmement favorables aux candidats présentés par l'UMP, et déjà fleurissent, sur les blogs de gauche, des lignes angoissées prédisant à court terme la fin de la démocratie, et annonçant l'avènement d'une force de droite régnant sans partage, et imposant partout ses hommes et ses valeurs sans que quiconque ne puisse contester sa suprématie.



Qu'en est-il en réalité ?

La première des choses que nous aimerions faire remarquer est que les militants de gauche, et en particulier les socialistes, auraient avantage à s'interroger de toute urgence sur les raisons de leur déroute, plutôt que d'accabler de critiques souvent injustes une formation politique active et dynamique qui a su mobiliser et convaincre, là où leur propre attitude n'a su générer que doutes et découragement. Une gestion peu satisfaisante des affaires dont leurs élus avaient la charge, des projets politiques aux contours peu clairs et mal expliqués, des désaccords profonds entre leurs leaders, et pour finir une campagne électorale très maladroitement menée sont autant de raisons qui expliquent l'échec des socialistes, et ces derniers seraient bien mal venus de reprocher à leurs rivaux une situation dont ils portent l'entière responsabilité.



En second lieu, pourquoi faudrait-il redouter les suites de bons résultats aux législatives pour une formation qui vient de gagner les élections présidentielles ? A vrai dire, il est assez plaisant de nous voir avertis des dangers consécutifs à la concentration des pouvoirs par ces mêmes socialistes qui, en 1981 et 1988, avaient accueillis les vagues roses avec des cris de joie ! ... Enchanté de la tournure des évènements, François Mitterrand aurait à l'époque annoncé aux membres de son entourage qu'ils "ne verraient pas deux fois dans leur vie" une telle majorité de gauche au Palais Bourbon. Il paraît donc difficile de comprendre suivant quelle logique les socialistes peuvent aujourd'hui dénoncer avec une telle vigueur une situation dont ils se sont si bien accommodés lorsqu'elle leur était favorable.



Une victoire aux législatives, donc, assure au gouvernement les conditions indispensables requises pour mener à bien et sans entraves tous les projets, pour relever tous les défis qu'il s'était fixés avant son accession au pouvoir, en plaçant à des postes clefs un nombre suffisant d'hommes et de femmes tous animés du même idéal de progression et de changement qui a conduit à la victoire. A l'inverse, une situation de cohabitation, mettant par exemple aux prises un président de droite et un gouvernement de gauche, préserve de fait un certain équilibre, mais condamne surtout les hommes et les femmes en charge de l'avenir du pays à une relative impuissance, chacun des groupes en place mobilisant toute son énergie pour contrecarrer les initiatives de l'autre. Un président et un gouvernement unis, une assemblée majoritairement favorable aux projets annoncés, sont au contraire garants de la cohésion des décisions prises ensemble et d'une portée accrue des mesures mises en oeuvre.



Et pour ceux que les succès de l'UMP inquièteraient encore, je voudrais rappeler les efforts d'ouverture exemplaires consentis par l'équipe gouvernementale afin que ses victoires soient celles de chaque français. L'intégration du socialiste Bernard Kouchner au sein du gouvernement au poste envié de ministre des affaires étrangères, le signe fort envoyé à destination des minorités par le biais de l'accession de Rachida Dati au statut prestigieux de ministre de la justice, sont autant de messages clairs destinés à faire comprendre que chacun a sa place dans la France de demain, et que toute bonne volonté sera chaleureusement accueillie par un groupe désireux de faire la part belle à l'élargissement des liens et à la synergie des compétences. Rappelant le "devoir d'ouverture", le "devoir de diversité" affichés par l'UMP, Jean-Pierre Raffarin a précisé hier soir qu'une "représentation aussi forte nous impose des devoirs et notamment de s'ouvrir non seulement aux différentes familles politiques pour soutenir le projet de Nicolas Sarkozy, mais sociologiquement aussi à toutes les couches de la société". On ne saurait être plus clair, et c'est avec beaucoup d'enthousiasme que je me propose de participer à la mise en oeuvre concrète de cet ambitieux programme.



Pour terminer cet article, j'aimerais adresser mes plus sincères félicitations à Céleste Lett, député de la Moselle, qui vient d'être très brillamment réélu à 61,4% des voix au premier tour des élections législatives. Ce plébiscite massif montre combien l'électorat se déclare satisfait du travail qu'il accomplit depuis des années, et n'a pas manqué de se mobiliser pour assurer ce nouveau et large succès de Monsieur Lett.



Bravo à lui, et bon travail à nous tous!



Florence Soriano-Gafiuk

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