Actualités et Politique

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Prises de position

Lundi, 26 décembre 2011

Génocide arménien : du silence à la complicité

Ces derniers jours, la presse quotidienne se fait largement l'écho du mécontentement manifesté par la communauté turque à l'annonce de l'adoption par l'Assemblée Nationale française d'une proposition de loi visant à réprimer la négation du génocide arménien de 1915.

En l'espèce, cette contrariété se manifeste via deux canaux totalement différents. A titre privé, d'abord, de nombreux ressortissants turcs ont jugé bon de manifester publiquement leur désapprobation en organisant des rassemblements et en multipliant les déclarations hostiles attaquant à la fois le bien-fondé de la loi et la réalité des évènements historiques évoqués. Parallèlement, diverses initiatives répréhensibles ont également vu le jour, tel le piratage perpétré au détriment de la députée Valérie Boyer, qui a vu son site vandalisé par des activistes pro-turcs. Mais, plus grave encore, c'est sur un plan plus officiel que l'intransigeance turque s'est affirmée avec une vigueur étonnante, le gouvernement d'Ankara suspendant purement et simplement ses relations économiques et militaires avec la France pour ce seul motif !

Naturellement, des voix n'ont pas tardé à se faire entendre parmi la classe politique française, plusieurs s'emparant sans vergogne de ce prétexte commode pour laisser libre cours à leur anti-sarkozysme primaire. D'autres, plus mesurés, déclarent s'inquiéter des conséquences géopolitiques de ce texte, et ne voient aucun inconvénient à fermer les yeux sur des évènements avérés, aussi choquants soient-ils, préférant privilégier des intérêts politico-économiques à courts termes au mépris de toutes considérations morales.

A toutes fins utiles, je commencerai par rappeler que le génocide arménien est pourtant une réalité historique certifiée par d'innombrables témoignages, photos et films d'époque. Des charniers ont été retrouvés, et les documents écrits de la main même des génocidaires ne laissent aucun doute quand à la nature des atrocités commises, dont on pourra trouver quelques reflets dans ce document (cliquez ici).

Au vu des preuves irréfutables concernant cette période sombre, le négationnisme, qui déshonore ses tenants, est une posture honteuse et doublement coupable, d'abord parce qu'il insulte la mémoire des victimes martyrisées, et ensuite parce qu'il empêche l'humanité de tirer des leçons des évènements de son histoire. Quant aux argumentaires misérables développés par les zélateurs de la politique de l'autruche, qui sacrifient volontiers leur conscience à leur tranquillité, je suis atterrée par l'inconsistance des uns et des autres, cherchant des biais politiques pour glaner les bonnes grâces de tel groupe de pression ou manœuvrant pour nuire durablement à tel autre groupe, tout le monde s'accordant finalement pour se moquer éperdument des enfants décapités et démembrés au bord des routes !

La vérité est la vérité, et il est hors de question de déroger avec ce principe de bon sens. Pour ma part, je me bornerai à rappeler les sages paroles du prix Nobel de la paix Elie Wiesel : "Tolérer le négationnisme, c'est tuer une seconde fois les victimes".

Je ne saurais mieux dire.

Florence Soriano-Gafiuk

Dimanche, 4 septembre 2011

Aubry soit qui manigance

Un petit mot pour évoquer le douloureux problème des campements de Roms, dont la situation difficile est exploitée sans vergogne par des observateurs dont les motivations manipulatoires deviennent choquantes à force d'insistance et de maladresse.

Derrière les interventions purement verbales des leaders socialistes, qui se posent en donneurs de leçons et multiplient les déclarations tapageuses, on discerne en effet rapidement une autre substance factuelle, qui est la réalité du terrain :

Le Figaro.- Expulsion de roms : la lettre qui embrasse Martine Aubry

Le Figaro.- La mairie PS de Nantes doit indemniser des roms expulses

Comme on le voit, les socialistes n'ont aucun état d'âme à l'idée d'expulser femmes désemparées, vieillards fragiles ou enfants malades, les bons sentiments qu'ils prônent n'ayant d'autre source qu'une volonté constante d'éreinter leurs adversaires politiques, quitte à les surpasser largement dans la pratique, lorsque l'attention se détourne et que les caméras s'éloignent.

C'est là, pour le scrutateur avisé du paysage politique français, une manœuvre coutumière des forces socialistes, qui ne reculent devant aucune bassesse dès lors qu'elles entrevoient une occasion de nuire, au mépris de toute considération morale.

Florence Soriano-Gafiuk

Dimanche, 7 novembre 2010

UMP newlook

« Unis – Motivés – Persévérants : La réussite en Droite Ligne ! »

voici exprimé, dès le titre, le message essentiel distillé dans ma profession de foi adressée à tous les membres UMP de l’arrondissement de Sarreguemines – Bitche – Sarralbe ! Une missive qui, semble-t-il, a fait mouche, puisque je me suis vue brillamment élue avec 82 % des suffrages exprimés sur le poste de secrétaire de circonscription.

Ce jour-là ont également été élus Jacques Marx, au poste de représentant de la circonscription au comité national, François Bieg, Luc Dolle, Willy Ensminger, Marie-Anne Hoellinger, Sébastien Junker, Patricia Meyer, Pierre Niederlender, Pierre Portenseigne, Bernard Sadler, Arsène Schmitt et Vincent Schmitt comme membres du comité de circonscription, et enfin Julien Bouchard en qualité de représentant des nouveaux adhérents. Le député, les conseillers généraux/régionaux et les maires encartés à l’UMP sont membres de droit du comité de circonscription.

La présence de ces nouveaux venus devraient constituer un apport précieux pour l'appareil local, aussi bien sous l'angle des idées neuves et des ressources additionnelles qu'en termes d'énergie et de force de proposition.

Revivifier fortement la vie militante, épauler les candidats investis par l'UMP, multiplier les actions auprès du grand public, recruter de nouveaux adhérents notamment parmi la jeunesse, telles sont des missions qui apparaissent comme des points clés de leurs pratiques futures, qui seront menées avec la détermination et la méthode qui ont fait leur succès d'aujourd'hui.

Enthousiaste et sereine, je prévois de consacrer le mois de novembre à une large consultation des militants. Sur la base des avis qui émergeront de cette période d'échanges et de réflexion, le comité de circonscription sera invité à développer ses propres perspectives sur les thématiques en cours, et à statuer finalement sur des propositions d’actions concrètes.Dès janvier, le programme d'actions prévues jusqu'au mois de juillet sera présenté en assemblée générale aux militants. A compter de cette date devrait débuter une période particulièrement féconde pour notre mouvement politique, où nous récolterons les fruits de tous les efforts consentis dans les mois qui précèdent. Cohésion, coopération, unité, mais aussi force, détermination et vitalité seront nos maîtres mots, et j'aurai à cœur de veiller à entretenir chaque jour le bel élan que nous aurons su motiver !

Vendredi, 1 octobre 2010

Foire aux questions

Très souvent interpellée par l'un ou l'autre de mes correspondants au sujet de la réforme des retraites, j'ai constaté que les mêmes questions reviennent souvent, et j'ai donc décidé de rédiger, sous la forme commode d'un question-réponse, l'essentiel de ce qu'il y a à savoir sur cette thématique.

1.- Nombre de voix s'élèvent pour dénoncer le caractère unilatéral des décisions relatives à la réforme des retraites. Plusieurs prétendent qu'en fait de "consultations", tout est plus ou moins joué, avec des négociations de pure forme dévolues à des éléments accessoires. Qu’en est-il en réalité ?

De fait, il faut reconnaître que l'ensemble des discussions a été mené de manière rigoureuse et cadrée, eu égard à l'urgence de la situation. Contrairement à un pays comme la Suède, qui a multiplié études et enquêtes pendant plus de quatorze ans avant d'initier une réforme de son système de retraite, nous-mêmes sommes confrontés à un état de fait qui ne saurait autoriser lenteurs et piétinements. Cela dit, les prescriptions arrêtées par le gouvernement sont favorables, puisqu'elles excluent aussi bien la hausse des cotisations que la baisse des pensions ! Il faut donc agir sur les paramètres restant dont, en particulier, l'âge de départ à la retraite.





2.- Puisque le report de l’âge de départ à la retraite n’est pas inscrit dans le programme électoral du Président de la République, pourquoi prendre le risque de s’engager dans une telle réforme à quelques mois seulement du lancement de la campagne aux présidentielles ?

Par son essence même, la crise financière brutale provoquée par les transactions spéculatives de certains affairistes dépourvus d'éthique était difficilement conjecturale. Si des prévisions avaient pu être conduites, le Chef de l'Etat n'aurait certainement pas hésité à inscrire dans son programme électoral des mesures fortes en faveur du maintien de notre système de retraite par répartition. Il faut bien comprendre qu'en quelques mois, la crise a profondément modifié le paysage social et économique de la France et, de fait, a mis en lumières certains défaillances de notre système. Le Président de la République en a d'ailleurs tirer des conséquences immédiates : "La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, non à la ralentir !".

3.- Quels facteurs objectifs motivent une certaine hostilité du public vis-à-vis de ce projet du rallongement du temps de travail ?

Sur ce point, les choses sont assez claires, et faciles à expliquer. Il se trouve que dans leur souhait légitime de rester compétitives face à leurs concurrents des pays en voie de développement, nos entreprises sont au pied du mur. Il faut réduire les coûts, encore et encore. Comme il est difficilement envisageable de diminuer les rémunérations des salariés, c'est aux effectifs qu'on s'attaque, et le personnel restant se trouve soumis à des rythmes épuisants, destructeurs, dont certains ne se relèvent pas. Arrivés en fin de carrière, beaucoup sont exténués, et voient d'un mauvais œil la perspective de tenir encore plusieurs mois, voire plusieurs années. En ce domaine, nous serions bien inspirés de chercher à adapter les schémas suivis avec succès dans les pays d'Europe du Nord, par exemple, qui visent la compétitivité par d'autres voies, innovation et qualité en tête.

4.- S'engager dans un processus de réformes est-il vraiment incontournable pour assurer la retraite de nos concitoyens et l’équilibre des systèmes de retraite par répartition ?

Comment penser le contraire ? L'effondrement de la pyramide des âges (1) consécutif au « baby-boom » de l’après-guerre et l’allongement de la longévité (2) fragilisent considérablement le pacte transgénérationnel dont notre système de retraite est tributaire : les prévisions statistiques menacent la France d’atteindre en 2050 un ratio de 1,2 actifs pour un retraité (contre 1,8 en 2010). Ce déséquilibre démographique pourrait, à terme, induire des conflits intergénérationnels dont les effets seraient désastreux pour notre société. Aujourd’hui, 2 jeunes sur 3 ne croient plus en notre mode de retraite par répartition !

Cette année déjà, une retraite sur dix ne peut être financée sans un recours à la dette, soit au total un financement supplémentaire de 32 milliards d’euros pour cette seule année 2010 ! En 2050, cette somme s’élèvera à 102 milliards par an. Comment croire un seul instant que les générations futures seront en mesure de payer la lourde ardoise de leurs aînés ?

  1. Alors que la population des moins de 60 ans stagnera, celle des plus de 60 ans passera de 15,5 millions en 2010 à 23 millions en 2050.
  2. Si une femme née en 1946 a une espérance de vie de 78 ans (75 ans pour un homme), une femme née en 2009 a une espérance de vie de 87 ans (82 ans pour un homme).

5.- Beaucoup trouvent anormal que les retraites soient financés exclusivement par les revenus d'activité. Quid des revenus du capital, des valorisations immobilières tonifiées par les exonérations fiscales accordées par l'Etat ?

En ce domaine, il convient de faire preuve d'un minimum de pragmatisme. Soyons clairs : taxer sans vergogne les revenus du capital reviendrait, à court terme, à chasser de notre territoire leurs bénéficiaires directs. Hors, c'est exactement ce qu'il faut éviter à tout prix pour notre économie, qui paierait au prix fort des expatriations en grand nombre.

6.- Est-il raisonnable de prolonger la durée de cotisation des travailleurs alors que les séniors sont victimes de mesure de licenciement ?

Avant de répondre à cette question, précisons un point : de nombreux séniors (femmes et hommes) témoignent régulièrement de leur souhait de prolonger leurs activités professionnelles au-delà de 65 ans, pour des raisons d’ailleurs très diverses qui peuvent être un intérêt pour la nature du poste proposé, la quête d’un épanouissement personnel, le maintien d’un niveau de vie ou tout simplement, la recherche d’un équilibre psychologique. Mais pour revenir à votre question, ne croyez pas que le report de l’âge de départ à la retraite n’aura aucun effet sur l’âge de cessation d’activité. Les études statistiques les plus récentes, conduites à l’échelle européenne, mettent en exergue le « principe de bord » qui affirme que la cessation d’activité n’est en fait qu’un phénomène d’anticipation du départ à la retraite. En d’autres termes, si les séniors accèdent plus tardivement à la retraite, ils seront également plus tardivement victimes des mesures de licenciement prises à leur encontre.

7.- Est-il cohérent de maintenir les séniors en activité, alors que les jeunes peinent tant à s’insérer durablement dans la vie active ?

On a longtemps estimé que réduire le chômage des jeunes impliquait de sortir les seniors du marché du travail. Si l’expérience passée montre que cette logique est fausse, c’est tout simplement parce que le profil d’un jeune ne peut être comparé à celui d’un sénior : le recrutement du premier présente autant d’atouts (puissance physique, capacité d’adaptabilité, force d’innovation, connaissance actualisée dans un secteur d’activités,…) que le maintien du second, riche d’une très longue expérience à laquelle aucun principe appris, aucune connaissance livresque ne saurait se substituer. Jeune et sénior ont tant à gagner à travailler ensemble, l'un instruisant l'autre, le second dynamisant le premier, chacun apportant son ouverture, ses connaissances, son enthousiasme, sa joie de vivre, et tout le monde sortant bénéficiaire de l'aventure. Le temps est venu pour notre société de rentrer dans une véritable « logique de solidarité intergénérationnelle» qui veut que le travail du sénior ne se développe pas au détriment de l’emploi du jeune. Pourquoi ne pas essayer ?

8.- Quid des régimes spéciaux, ou encore des différences de formules entre les salariés du public et du privé ?

C'est une bonne question, et il convient d'y répondre avec précision, dans la mesure où le sentiment qu'il existe des différences de traitement a pu générer dans l'esprit du public un sentiment d'injustice bien compréhensible. Il faut le savoir, les fonctionnaires cotisent désormais sur une période alignée exactement sur celle de leurs homologues du secteur privé, et cela depuis 2003. Quant aux régimes spéciaux que vous évoquez (RATP, SNCF, EDF...), l'allongement de leurs durées de cotisa- cotisation est à l'étude, et doit être mené par l'action conjointe des directions et des syndicats de chacune de ces entités.

9.- Pourquoi ne pas encourager la retraite par capitalisation ?

Très honnêtement, la retraite par capitalisation n'est nullement la panacée que présentent ses promoteurs. Sur le plan purement théorique, une analyse rapide nous montre que ce système est perdant à long terme, et cela pour plusieurs raisons faciles à saisir. D'une part, il se trouve que les excellents rendements des systèmes de capitalisation enregistrés sur les marchés financiers sont imputables aux cotations exceptionnelles des entreprises sur lesquelles ils ont misé. Si le dit système devait se généraliser, il faudrait se référer à des cotations moyennes, et les taux annoncés ne pourraient être tenus. Plus flagrant encore est l'argument énonçant le fait que payer des pensions sous-entend la nécessité de retirer une grande partie des gains du marché, d'où une chute drastique des rendements subséquents. Comment, dans ces conditions, défendre encore l'opportunité du système de retraite par capitalisation, dont les expériences tentées à l'étranger ont montré le caractère illusoire et décevant. Certes, d'aucuns ont pu y voir une façon, pour un gouvernement, de se défaire des aléas conjoncturaux imposant d'impopulaires hausses des cotisations qui seraient imputables, alors, aux seuls leaders des fonds de pension, mais aussi un moyen favorable, pour lesdits leaders, de lever des fonds considérables à des fins de spéculation. Nos seniors, en tout cas, ne sauraient sortir gagnants de tels dispositifs, et c'est de cela que nous souhaitons nous préoccuper pour l'heure.

10.- Un petit mot pour conclure ?

Un objectif majeur, outre la construction d'un système de retraite sûr et pérenne, est l'uniformisation des mesures, des régimes, dans un esprit de justice et d'équité. Certes, beaucoup de choses restent à faire dans cette direction ! Par exemple, pourquoi les actifs non imposables payent-ils la CSG alors que les retraités non imposables en sont automatiquement exonérés ? C'est en levant les contradictions et en instaurant des conditions nouvelles, rationnelles et justes, que nous obtiendrons des résultats satisfaisants et durables.

Mardi, 23 février 2010

Dites non à l'AVC !

Dans le cadre de sa campagne relative aux élections régionales 2010, le socialiste Jean-Pierre Masseret a jugé opportun de diffuser un trac exotique, apparemment destiné à convaincre tout un chacun de la nécessité de voter. Interpellant successivement toutes les franges de la population française (apprentis, artisans, agriculteurs...), le candidat conclut invariablement sur l'injonction "vous êtes concernés !", dans une logique incantatoire qui s'apparente davantage à la méthode Couet qu'à un argumentaire sérieux, raisonné et respectueux de l'électeur.

S'il faut pourtant adopter cette étrange forme de communication, nous nous permettrons néanmoins d'en compléter un tant soit peu la teneur, avec une orientation plus conforme à la réalité de la Lorraine sous présidence socialiste !

"Chômeurs abandonnés à vous-mêmes, par une présidence de région qui se décharge de ses responsabilités sur l'Etat : Vous êtes concernés !"

"Lorrains excédés par les coûts exorbitants des opérations de communication stériles de votre présidence de région : Vous êtes concernés !"

"Professionnels déçus par le désengagement de votre présidence de région en matière d'ouverture vers les pays limitrophes et de développement transfrontalier : Vous êtes concernés !"

Nous ne saurions dérouler ici la liste des lorrains désenchantés par les pratiques de l'équipe sortante et de son leader, tant les exemples abondent de rendez-vous manqués, d'occasions gâchées, d'espoirs trahis.

Le mieux que nous puissions faire est de mettre en garde les électeurs contre le risque qu'ils prendraient à pérenniser la situation délétère actuelle, dont les responsables sont clairement reconnus et identifiés. "L'Action, la Vie, le Cœur", disent-ils ? A.V.C., voilà, suivant leur propre choix, un acronyme étonnamment approprié à l'issue qu'aurait leur maintien aux commandes de notre région, que sa valeur et ses ressources appelaient pourtant à un autre destin !

Pour que le président "sortant" sorte effectivement de la vie des lorraines et des lorrains, il nous appartient, plus que jamais, de nous rassembler, de nous mobiliser, de nous fédérer autour d'un projet sérieux afin de porter tous ensemble l'Espoir de notre région.

En 2010, notre Espoir porte un nom : celui de Laurent Hénart !

Florence Soriano-Gafiuk Colistière de Laurent Hénart

Mercredi, 16 septembre 2009

De l'eau dans le gaz

Eu égard à la controverse que semble avoir suscitée le projet d'implantation d'une centrale thermique à gaz sur la commune de Hambach, il importe de fournir sans tarder à la population toutes les données utiles à une bonne appréciation de l'état des choses, et de s'attacher à confondre les tenants d'une opposition inconditionnelle à cette installation en mettant en lumière le caractère spécieux de leur argumentation.

De fait, la liste des catastrophes annoncées par les détracteurs zélés de Direct Energie est si longue que, passée la surprise de première lecture, on se prend à sourire en tentant de reconstituer le cheminement intellectuel qui a pu conduire à semblables inanités. Emissions massives de CO, de CO2, de NO2, de SO2... tel est le menu « chimique » ressassé par les partisans du « non », qui assortissent désormais leurs mystérieuses prédictions des extensions les plus incongrues : réchauffement des cours d'eau, brouillards givrants et pluies acides seraient au programme, pour le malheur de nos enfants et des carrosseries de nos voitures (sic) !

La réalité est que les concentrations en produits polluants seront très inférieures aux seuils limites fixés par l'OMS, et cela même à proximité immédiate du site, avec une chute rapide desdites concentrations à zéro dès lors que l'on s'éloigne même à faible distance des installations. A titre d'exemple, la quantité d'oxyde d'azote sera 13 fois inférieure au seuil imposé, 83 fois pour l'oxyde de soufre et 17 fois pour les poussières ! Ces chiffres parlent d'eux-mêmes ! D'autre part, l'allégation selon laquelle les émissions de CO2 se trouveraient accrues ne tient pas, dans la mesure où le Plan Energétique Français prescrit le développement d'un parc d'unités à cycles combiné fonctionnant au gaz naturel, devant à terme remplacer les centrales au fioul et au charbon. Loin d'augmenter, les émissions de CO2 en seraient au contraire divisées par 3 !

Comme on l'imagine sans peine, nos élus ont bien entendu eu à cœur, préalablement à tout engagement effectif, de diligenter les études les plus strictes afin d'estimer les risques envisageables pour les habitants des communes voisines et, plus largement, pour l'environnement du lieu. Les résultats de ces analyses, menées séparément par un cabinet d'expertises indépendant et par deux médecins toxicologistes, sont désormais connus, et démontrent sans l'ombre d'un doute, sans que ne subsiste la plus infime ambiguïté, que les dangers imputables à la centrale projetée sont absolument inexistants.

Sous quel angle faut-il dès lors considérer la démarche des zélateurs anti-centrale, si ce n'est sous celui de la plus pure malveillance, de la plus insigne partialité ? A l'évidence, il est dénué de sens de désigner ainsi, de manière exclusive, cette future centrale comme une source privilégiée de nuisances et de pollution, dans la mesure où les risques encourus sont ici infiniment mieux connus et maîtrisés que dans les cas d'innombrables autres éléments de notre environnement. Activité industrielle traditionnelle, émission de gaz automobiles, substances toxiques abondantes dans les peintures, vernis et nettoyants ménagers, telles sont, parmi tant d'autres, des causes sérieuses d'inquiétudes pour la sauvegarde de l'environnement et la préservation de la santé publique et, de ce point de vue, il convient de réajuster la perception des risques inhérents au projet défendu par Direct Energie, dont on conçoit qu'ils sont minimes au regard de ceux que véhiculent les activités communes du monde qui nous entoure.

Dans ces conditions, on ne saurait faire l'économie d'une mise au point salutaire en soulignant les orientations peu scrupuleuses des individus sus-évoqués, qui répandent des allégations calomnieuses accusant la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences de ne prêter aucune attention aux énergies renouvelables et à la protection de l'environnement, diffusent des chiffres fantaisistes fixant à des valeurs imaginaires une élévation de la température de l'eau de la Sarre ou le nombre de cheminées de la centrale, ou avancent des prédictions exotiques telles que la future pénurie de gaz à Nancy !

Dans la réalité, la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences, soucieuse de promouvoir l'emploi des énergies renouvelables a financé la mise en place d’une pile à combustible dans la commune de Sarreguemines, verse des fonds pour la recherche sur l’hydrogène, joue un rôle actif dans l'établissement de l’usine de méthanisation de Moselle-Est et chauffe son nouveau centre technique via la cogénération de l’usine Continental ! Sur le plan de la protection de l'environnement, il faut également savoir que les cours d'eau bénéficient désormais d'un plan global de renaturation, et que la surface classée dans le cadre de l'Europôle 2 se verra sensiblement agrandie, la zone humide profitant largement des dispositions de gestion des eaux. Que dire encore, sinon que le nombre de cheminées est fixé de manière inaliénable par le constructeur, que la quantité de gaz transitant par Hambach et dédiée à cette nouvelle installation n'excèdera pas 9%, donc n'aura aucune incidence sur la desserte des grandes agglomérations, et que l'élévation de la température des cours d'eau sera circonscrite à 5 mètres en aval des points de rejet.

Comme on le voit, la posture des adversaires de Direct Energie est donc motivée en partie par l'improbité de leurs chefs de file, mais aussi par l'amateurisme choquant de leurs prétendus spécialistes. On a ainsi été surpris d'apprendre que leur « ingénieur » référent, présenté comme un expert fiable, n'était en fait titulaire que d'un DUT, et officie actuellement au titre de technicien ! Le caractère équivoque de leurs prises de position apparait par ailleurs de manière particulièrement éclatant lorsqu'on s'avise du fait que certains protagonistes affichent dans le même temps un soutien sans faille à la centrale Emile Huchet qui, pour le coup, figure effectivement parmi les 15 sites les plus gros émetteurs de CO2 d'Europe ! Quant aux confusions grossières consistant à apparenter les gains financiers attendus - propices au développement futur de la CASC - aux indemnités de nos élus, on ne sait s'il s'agit d'un amalgame motivé par la méconnaissance complète des modalités opératives des projets de ce type, ou d'une tentative délibérée d'embrouillement à des fins diffamatoires.

On ne saurait donc trop conseiller aux contempteurs de la centrale de Hambach de mettre un terme à leurs réticences et à leurs hésitations, de regarder la réalité en face, et d'accorder désormais leur entière adhésion à une opération bénéfique pour tous, saine et raisonnable, dont les perspectives de création d'une soixantaine d'emplois directs dans la région et de dizaines d'autres postes connexes constitue un argument de plus à porter au crédit de cet excellent projet.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 4 mars 2009

Loi Hadopi... Pour faire bonne mesure !

Il est de bon ton, ces dernières semaines, de se joindre au coeur jacassier des opposants à la loi Hadopi, dont les plus virulents sont peu à peu parvenus, à force d'acharnement et de mauvaise foi, à noyer les objectifs réels sous des flots d'arguments plus saugrenus les uns que les autres. La confusion est telle qu'on a finalement pu assister à une sorte d'inversion des valeurs, le tenant de la loi étant ravalé au rang d'autocrate intransigeant tandis que le fraudeur se voyait, dans le même temps, promu à la dignité de symbole vivant des libertés individuelles menacées, figure au demeurant très commode pour attirer la sympathie du plus grand nombre.

Libertaire ascendant martyr, tel est donc le personnage que se compose le resquilleur dans l'idée de masquer au mieux la réalité de ses inquiétudes pratiques, dont la nature véritable est nettement moins noble qu'il ne voudrait le laisser penser, comme nous allons le voir.

La première chose à comprendre est que la protection de la propriété intellectuelle est une revendication absolument légitime des créateurs, dont on ne saurait ignorer plus longtemps le désarroi face au pillage systématique et organisé de leurs oeuvres originales, avec une bonne conscience et une impudence qui dépassent l'entendement. A titre d'exemple, imaginons qu'un concepteur d'objets artisanaux ouvre une boutique pour présenter ses réalisations au public. Peut-on imaginer les lieux envahis par une foule d'amateurs de passage, dont chacun irait se servir librement sur les présentoirs, et quitterait ensuite l'endroit les poches pleines, sans égard pour le travail et la personne de l'artiste concerné ? Présentée en ces termes, la question se résout d'elle-même, et c'est au prix de contorsions déraisonnables que les adversaires de la loi tenteraient de justifier les agissements auxquels ils se livrent sans retenue depuis des années, pour leur plus grand bénéfice.

Car, répétons-le, il s'agit d'une bonne loi ! Pensée à l'aune du pragmatisme le plus sain et composée dans le souci de considérer avec respect à la fois les intérêts des créateurs et ceux des usagers, la mesure apparaît comme une démarche en parfaite adéquation avec son époque, contrairement aux voies judiciaires excessives et inadaptées suivies jusqu'ici. Sa nature même rassure, tant sont prévus de gardes-fous destinés à cadrer ses conditions d'application, avec en général des modes opératoires progressifs se proposant de dialoguer avec l'internaute indélicat, de l'alerter, de chercher une conciliation amiable avant de se résoudre, tous les échanges demeurant vains, à opter pour l'une ou l'autre des sanctions prescrites dans les cas de mauvaise volonté manifeste. Encore ces sanctions sont-elles bien modestes, d'ailleurs, si l'on se souvient que lesdites mesures, dont la seule évocation provoque des clameurs indignées, ne consistent en définitive qu'à empêcher techniquement le fraudeur de poursuivre ses activités illicites !

Tendancieux et partisans, les arguments développés par les opposants à la loi Hadopi ne tiennent dont guère face à une analyse sérieuse, et l'on sourit à l'évocation de leur ultime cartouche, qui consiste à présenter les artistes s'étant déclarés favorables à la mesure comme des sympathisants sarkozystes. J'imagine qu'Abd Al Malik, Renaud, Diam’s ou Rachid Taha seront surpris de découvrir cette surprenante suspicion de militantisme spontané dont les parent les anti-hadopistes, mais je ne suis pas certaine que la teneur d'une telle dialectique saura les convaincre de renoncer à être rémunéré pour leur travail, et à accepter dorénavant comme normal et naturel le maraudage outrancier dont ils sont l'objet de manière quotidienne.

Quant à moi, je connais trop la valeur du travail pour brader celui de qui que ce soit.

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 2 février 2009

Mairie mess(qu)ine : Du neuf avec du vieux !

Je me permets de revenir, chers lecteurs, sur le sujet qui a motivé l'article publié sur ce blog le 23 janvier dernier, et qui faisait état d'un soupçon de plagiat impliquant les graphistes de la mairie de Metz, suspectés de s'être appropriés sans vergogne le travail d'un professionnel ayant eu l'imprudence de répondre à un appel d'offre lancé par ladite mairie.



A l'issue de l'expertise commandée à cette occasion, dont les résultats seront publiés ici même dès rédaction du Compte-Rendu définitif, une enquête a été diligentée dans le dessein d'étoffer le dossier juridique en cours d'élaboration, investigations qui ont mis à jour les fort exotiques méthodes mises en oeuvre par le personnel "créatif" de la mairie lorsque son employeur lui passe commande de conceptions originales.



A toutes fins utiles, nous proposons au lecteur trois "créations originales" supplémentaires des graphistes municipaux, qui attestent de la pureté de leurs concepts novateurs et de la parfaite indépendance de leurs talents créatifs, auxquelles nous nous permettons, à titre documentaire, de joindre des oeuvres très antérieures, dont les ressemblances avec les productions messines procèdent naturellement du plus facétieux des hasards.



Logo de  Metz Logo Entreprise

Andy Gros Campus Andy Warhol campbell


Metz plagiat beatles abbey road

Mes es-logo

Il est des dossiers dont le poids est tel qu'aucun mur, fussent-ils ceux de l'Hôtel de Ville, ne sauraient y résister bien longtemps.



Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 9 janvier 2009

Toujours les mêmes qui CASC !

Dans une lettre rendue publique le 23 octobre dernier, Monsieur Eric Kamblock, chef de file du mouvement de la Gauche pour Sarreguemines, a jugé bon d'interpeller Messieurs Roland Roth, Président de la CASC, et ses deux vice-présidents Céleste Lett et Jean Karmann, avec l'idée de leur soumettre un plan ingénieux destiné, selon lui, à stimuler l'activité économique locale.

La teneur de ladite missive est, au demeurant, sans grande surprise. Après quelques considérations génériques évoquant la crise financière actuelle, l'auteur s'attache à dresser une vision très alarmante de l'avenir, et poursuit en déclinant à l'envi des visions de déroutes et de faillites qui abattraient les tempéraments les plus assurés.

Ce tableau pessimiste étant fixé, Monsieur Kamblock livre enfin au lecteur la mystérieuse stratégie qu'il imagine avoir adroitement concoctée : en substance, il s'agit d'assigner à la CASC le rôle peu enviable de garant, au bénéfice d'entreprises à risque qui seraient à la peine dans leurs recherches de bailleurs de fonds !

Pour l'édification de Monsieur Kamblock, j'aimerais rappeler ici que les missions essentielles de la CASC sont d'un ordre bien différent, et ne s'apparentent nullement aux offices de caution ou de parrainage que l'on est en droit d'attendre d'un argentier usuel ! Les compétences de la CASC se rattachent à la politique de la ville et à l’équilibre social de l’habitat, à l’aménagement de l’espace, à la protection de l’environnement, au développement des Technologies de l'Information et de la Communication et des équipements culturels d’agglomération, et tant d'autres choses dont il est loisible à chacun de trouver le détail sur notre site de présentation.

Bien évidemment, chacun sait que les responsables de la CASC et les personnels qu'ils dirigent sont des acteurs engagés et déterminés dans le domaine du développement économique de notre secteur, et les PME évoquées par Monsieur Kamblock, florissantes ou à la peine, trouveront auprès d'eux toutes l'écoute, l'assistance et les conseils personnalisés dont elles exprimeraient le besoin. En particulier, il est loisible aux professionnels requérants de rencontrer, via cette structure, des spécialistes qui sauront les entourer, les orienter, et leur apporter une aide de haute qualité dont les attributaires tireront le plus grand profit.

Pour en venir maintenant à cette idée de fond de garantie, le respect des usagers dont ils ont la confiance, et le souci de ne pas compromettre leurs intérêts par des engagements inconséquents ou des initiatives inopportunes, contraignent les dirigeants de la CASC à faire preuve, en toutes circonstances, d'une certaine pondération et, dans cette ligne, à accueillir toute proposition avec la circonspection requise. C'est sous cet angle qu'il convient d'apprécier leur réticence à mettre en péril l'équilibre de leurs finances, dont l'affaiblissement se conjuguerait aussitôt, par exemple, en terme de pression fiscale accrue, et de régression dans le domaine de l'investissement.

En conclusion, je considère que les projets de Monsieur Kamblock, sous leurs vernis de noblesse et de prodigalité, procèdent en réalité d'un surprenant mélange de démagogie et d'inconscience, le second point étant sans doute le plus grave lorsqu'on pense aux dégâts que pourraient causer l'application irréfléchie de semblables initiatives. A Monsieur Kamblock, je ne saurais trop conseiller de peser davantage, à l'avenir, les risques que ces propositions feraient courir aux usagers si elles étaient suivies d'effets, et de mener désormais ses réflexions en gardant à l'esprit qu'il est essentiel de ménager, aujourd'hui plus encore qu'hier, les finances des familles déjà suffisamment éprouvées par les difficultés conjoncturelles qu'elles affrontent.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 10 décembre 2008

UMP 57 : Un grand nettoyage de printemps pour Noël

L'actualité politique nationale a été très agitée, ces dernières semaines, par les querelles violentes qui ont opposé les leaders du groupe socialiste en quête d'un nouveau premier secrétaire pour leur formation. Face à l'unité et à la détermination des représentants de la Majorité, ces dissensions et controverses perpétuelles étaient fort malvenues, et ont achevé de discréditer un parti qui se serait pourtant bien passé, vu sa situation, de telles démonstrations de désunion et d'hostilité réciproque.

Cette remarquable cohésion des membres du gouvernement autour de projets portés par une idéologie commune, qui devrait servir d'exemple à tous les militants UMP de notre pays, ne semble pourtant pas avoir inspiré d'intentions similaires au sein de notre propre Fédération de Moselle, où un certain nombre de pratiques très contestables ont été dénoncées publiquement par des élus extrêmement choqués par la découverte de tels agissements.

Refus injustifié de procurations, modification du fichier des adhérents, domiciliations fantômes, telles sont les irrégularités qui ont terni la crédibilité du scrutin des dernières élections internes de notre formation, et conduit Yves Wendling à saisir la Commission nationale des recours de l’UMP.

Face à ces dérives, des réactions énergiques et courageuses ont rapidement vu le jour, à l'initiative d'élus UMP (Denis Jacquat, Marie-Jo Zimmermann, Yves Wendling) désireux de montrer publiquement que ces méthodes étaient le fait de quelques-uns seulement, dont les comportements, inqualifiables et révoltants, ne sauraient être tolérés par leurs pairs, et devaient sur le champ être désignés comme tels afin que soient levée toute tentation, pour le public, d'associer ces déviances individuelles à l'ensemble de notre mouvement.

Pour ma part, je considère que cette affaire pourrait être lourde de conséquences pour notre parti en terme de crédibilité et de confiance, et j'ai la conviction que notre fédération doit faire l'objet de mesures intransigeantes d'assainissement de nature à reconstruire un groupe uni et dynamique, sûr de la force de ses convictions et de la rectitude de ses membres, et cela dans les délais les plus courts.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 4 décembre 2008

Amendement Jacquat : pour que nos anciens ne battent plus en retraite !

Eu égard au constat irrécusable en vertu duquel le nombre d'années de travail rapporté au nombre d'années d'existence n'a cessé de décroître au cours de ces dernières décennies, il est en définitive apparu que cette tendance, jusqu'ici profitable, n'était plus compatible avec les phénomènes simultanés de vieillissement de la population et de dénatalité avérée qui se profilent dans la plupart des pays de l'Union Européenne.



Dès lors, comment redresser la situation si l'on entend, conjointement, s'abstenir d'augmenter les cotisations ou d'aggraver les déficits ? C'est au traitement de ce problème délicat que s'attaque le gouvernement, soucieux de proposer des dispositifs réalistes destinés à améliorer à la fois les conditions de vie individuelles des seniors et le niveau général des droits sociaux. L'une des mesures retenues, connue sous le nom d'amendement Jacquat, prescrit le report du départ à la retraite à l’âge de 70 ans pour les salariés qui le souhaitent.



Moderne et objectif, ce programme a pourtant été conspué avec la dernière virulence par l’assemblée générale du comité de défense des travailleurs frontaliers (voir RL 24/11/08), qui s'est livrée sans retenue à un persiflage inadmissible auquel, en tant que membre du comité UMP de la circonscription et conseillère municipale de Schweyen, je me sens le devoir de répondre.



Tout d'abord, il faut savoir que la cessation d’activité s'accompagne pour de nombreux séniors d'une altération de leur image sociale avec parfois, à la clé, des états dépressifs attestés. Pour cette catégorie d’âge, le taux global de mortalité est ainsi 2,8 fois plus élevé chez les inactifs que chez les actifs ! Plus prosaïquement, il est acquis que l’allongement de la longévité (+ 64 % en un siècle) compromet gravement l'avenir de notre régime de retraite par répartition, avec les effets attendus de dégradation du niveau de vie de nos aînés, voire l'émergence de conflits intergénérationnels. Le vieillissement de la population génère enfin une pénurie de main d’œuvre dans des secteurs d’activités spécifiques où, d'ores et déjà, certains postes d’embauche ne sont plus pourvus, avec à terme des conséquences sévères sur notre économie faute de mesures appropriées.



Je crois inutile de détailler ici les bénéfices innombrables que recèle le maintien d'une activité professionnelle pour les seniors, tant aux niveaux individuel (préservation d'un statut social), sociétal (mixage des âges) qu’économique (transfert des savoir-faire). A toutes fins utiles, je rappelerai cependant que le vieillissement actif s’inscrit dans une politique de rupture basée sur une gestion de l’emploi par cycles de vie et pensée en termes de formation tout au long de la vie, d’aménagement des fins de carrière, de refonte du système de20santé et de flexsécurité du travail (reconversion professionnelle dont, par exemple, le compagnonnage).



Au Président Arsène Schmitt, je répondrai pour conclure qu’il ne s’agit nullement de "contraindre à travailler jusqu’au bout de ses forces", et moins encore de cautionner de quelconque manière une "Europe du fric", mais tout au contraire de préparer notre pays à faire face à son évolution démographique, en investissant dans son capital humain, tant au niveau de la préservation de la santé qu’à celui de l’adaptabilité des compétences au marché du travail. Il est d'ailleurs fort plaisant de remarquer, au passage, que le Président Schmitt illustre lui-même, à son corps défendant, le bien-fondé de nos propos, suivant lesquels la mobilisation des compétences d’un sénior, mises ici au service de l’association des travailleurs frontaliers, peut être facteur d’épanouissement et de bienfait pour ce dernier comme pour l'ensemble de la société !



Pour finir, je rendrai hommage au sang-froid et à la détermination avec lesquels Monsieur Céleste Lett a su affronter l'hostilité sans fondement d'une assemblée dont les membres, je l'espère, auront eu le loisir de revenir à une vision plus objective de la réalité. C'est là, en tout cas, tout ce qu'on peut leur souhaiter !



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 22 octobre 2008

Présidence du Conseil Régional de Lorraine

Les élections des conseillers régionaux, qui auront lieu au cours de l'année 2010, s'annoncent d'ors et déjà extrêmement intéressantes dans le contexte tourmenté qui prévaut sur l'ensemble de la planète, et en particulier, bien entendu, dans notre région lorraine. Sur fond de réformes d'envergure et de crise financière, l'évènement promet en effet de placer chacun devant ses responsabilités, aussi bien les tenants de la politique présidentielle, qui auront à coeur de se démarquer des initiatives impopulaires tout en profitant de la prévalence de la majorité, que les opposants au gouvernement, dont les postes de décision, obtenus de haute lutte comme ce fut le cas, par exemple, pour le maire de Metz Dominique Gros, pouvaient être vus comme autant d'occasion, pour leurs partis, de ne plus se contenter des discours stigmatiseurs génériques qui ont traditionnellement leurs faveurs, mais de passer aux actes en démontrant le bien-fondé des thèses qu'ils défendent.

Trois fois hélas, les initiatives pratiques, les propositions constructives et les tentatives de dialogues sont une fois de plus douloureusement absentes des débats, et l'on ne peut que constater qu'aujourd'hui comme hier, les socialistes semblent être dans l'incapacité totale de sortir de la voie stérile qui est la leur, déroulant litanies de reproches et chapelets de griefs, et inondant blogs, journaux et ondes d'un torrent ininterrompu de doléances et de récriminations dont la majeure partie, au passage, ne résistent pas à l'analyse la plus élémentaire.

A ce propos, la succession de François Hollande montre de manière éclatante la véritable nature des candidats en lice, la pauvreté de leurs argumentaires respectifs, et le crédit qu'il convient de leur accorder ! A l'exception de Michel Rocard, que son renoncement à toute ambition nationale autorise à des déclarations d'une fort louable objectivité en faveur d'un certain nombre de choix sarkoziens, les autres protagonistes se sont lancés dans une compétition effrénée dont le seul but semble être de se présenter, aux yeux du public, comme l'incarnation archétypale de l'opposition à notre président. Et pour cela, le procédé naturel est tout simplement de ne plus jamais s'exprimer autrement que sous formes de remarques acerbes sur la politique française.

C'est bien dans cette ligne que s'inscrit la démarche de Jean-Pierre Masseret, actuel Président du Conseil Régional de Lorraine qui, persuadé de la pertinence de cette stratégie, s'est mis en tête de développer une critique en règle de chaque mesure gouvernementale, s'efforçant de présenter les faits sous le jour le plus défavorable possible pour tenter ensuite, comme on le comprend, d'apparaître comme l'alternative naturelle, le recours ultime face à des politiciens aux intentions pernicieuses.

De fait, le problème de Jean-Pierre Masseret réside dans le fait que ses initiatives, à l'image de sa décourageante personne, embarrasseraient même les observateurs les mieux disposés !

Ainsi en est-il de l'invraisemblable prospectus envoyé par les trois sénateurs socialistes de la Moselle à tous les conseillers municipaux du département où Jean-Pierre Masseret et ses comparses, espérant faire oublier leur inaction coutumière sur le terrain par des déclarations viriles, prennent de manière systématique le contre-pied de tous les efforts consentis par les responsables politiques de la majorité pour tenter d'apporter des solutions aux difficultés dans lesquelles se débattent tant de nos concitoyens.

Dans les lignes qui suivent, il n'est naturellement pas question de développer un contre-argumentaire démontrant, étape par étape, que chacune des critiques énoncées par le trio précité relève de l'improbité, de la vindicte ou, dans le meilleur des cas, de l'aveuglement et de l'ignorance, car une réfutation circonstanciée du tract sus-évoqué, qui développe sur huit pages un mélange décousu d'aperçus erronés et de jugements saugrenus, nécessiterait un volume qu'il n'est pas raisonnable d'envisager ici. Néanmoins, nous ne résistons pas au plaisir de faire quelques remarques relatives au contenu du l'affligeant imprimé socialiste, qui permettront au lecteur de juger du sérieux de ses auteurs, et de leur intégrité.

L'exploitation des craintes relatives à la nouvelle carte militaire, par exemple, est symptomatique de la méthode Masseret. Légitimement inquiets de leur avenir après le départ de certains contingents des armées, les habitants se sont en effet tournés vers leurs élus avec l'espoir d'interventions bien orchestrées de nature à limiter les effets négatifs des mesures programmées, et il faut bien reconnaître que Jean-Pierre Masseret, bien loin de s'investir résolument à la tête d'un mouvement d'ensemble, s'était au contraire soigneusement tenu à l'écart des initiatives qui fleurissaient ici et là, poussant même l'indignité jusqu'à repousser, à l'époque, une série de propositions adroites et constructives émanant de Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social ! Acculé par la marche des évènements, Jean-Pierre Masseret s'est finalement vu contraint de paraître (tardivement) aux manifestations initiées par d'autres, ce qui ne l'empêche pas de s'en prévaloir aujourd'hui comme d'une résolution personnelle, avec une impudence qui laisse pantois !

Plus globalement, la méthode d'opposition systématique de Jean-Pierre Masseret et de ses amis se déclinent à l'infini dans l'appréciation de tous les dossiers d'actualité. Nous apprenons ainsi, dans une certaine confusion, que ce dernier s'oppose à la privatisation de la Poste, à la réforme des hôpitaux, à la restructuration des Armées, au service minimum dans l'Education Nationale et, en gros, à toute tentative, aisée ou difficile, rapide ou à long terme, bonne ou mauvaise, pourvu qu'elle soit le fait du gouvernement français. Que répondre au très partial Jean-Pierre Masseret, si ce n'est que l'ouverture de la Poste aux capitaux privés est incontournable si l'on veut maintenir, et même développer le niveau de services exigible par les usagers, que la diminution du nombre de médecins et le droit, pour tous, de profiter d'installations médicales et de compétences de pointe justifient pleinement les choix de mutualisation opérés, que l'évolution des données géostratégiques rend caduque le maintien artificiel de forces sur certains sites particuliers, et tant d'autres choses qu'un raisonnement simple et non partisan impose rapidement à toute personne honnête et objective...

Honnête et objectif, tels ne sont pas, en tout cas, des qualificatifs qu'il serait légitime d'employer au sujet de Jean-Pierre Masseret, dont on a peine à croire qu'il envisage sérieusement, avec toutes les vicissitudes de sa regrettable carrière, de se succéder à lui-même à la tête du Conseil Régional de la Lorraine !

Dans ces conditions, quelle alternative est-il raisonnable de considérer pour un tel poste ?

C'est tout naturellement vers Laurent Hénart, député de Meurthe et Moselle, que de nombreux regards se tournent au moment de soutenir un candidat dont la probité, le sérieux et la compétence font l'unanimité, même au sein de la gauche!

De stature nationale, comme en témoignent les responsabilités qu'il s'est vues confier au sein de la commission des Finances, il a rejoint le pôle "cohésion sociale" de Jean-Louis Borloo en 2004, en qualité de secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes. Il a ainsi pu mettre à son actif des résultats tout à fait remarquables en termes de promotion de l'apprentissage, initiant la création du statut de l’apprenti, introduisant la personnalisation des parcours, facilitant l'obtention de crédits d’impôt pour les entreprises, et contribuant largement à la revalorisation de l’image de l’apprentissage par des campagnes étendues de communication.... Depuis l'année 2005, il est également Président de l’Agence nationale des services à la personne, avec la charge de favoriser le développement économique et la professionnalisation du secteur des services à domicile. Il faut être bien conscient de la nature à la fois essentielle et novatrice de cette approche, dans la mesure où l’agence propose une nouvelle façon de piloter une politique publique transversale. Ainsi, elle harmonise l’action de dix-huit ministères distincts, tout en préparant au mieux l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur économique et en accompagnant activement les négociations entre partenaires sociaux et représentants des employeurs.

Naturellement, le petit paragraphe précédent n'est qu'un mince aperçu destiné à illustrer à la fois la crédibilité et l'envergure de Laurent Hénart, mais également sa générosité, son dévouement, et le souci qui est le sien d'oeuvrer à fond pour le bien public.

Face à une telle personnalité, que reste-t-il à Jean-Pierre Masseret pour tenter de s'imposer ? Pas grand chose, si ce n'est, peut-être, le recours aux méthodes musclées qui lui sont coutumières, comme ce fut le cas, en session plénière du Conseil régional, lorsqu'un élu s'avisa de demander des comptes au sujet des subventions régionales accordées à l'Irfa, organisme de formation en situation de redressement judiciaire, bien au-delà des délais légaux. Ce jour-là, Jean-Pierre Masseret se discrédita définitivement en vociférant de la manière la plus vulgaire et la plus choquante qui se puisse imaginer, adressant notamment à son interlocuteur stupéfait un "Je te fous sur la gueule" que les témoins, attérés, évoquent encore avec répugnance.

Que la réprobation de façade, les analyses tendancieuses et la brutalité occasionnelle puissent tenir lieu de projet politique, c'est là une chose dont Jean-Pierre Masseret est convaincu depuis fort longtemps. Dans l'intérêt de la Région Lorraine, il nous faut espérer que l'avenir lui montrera que, là comme ailleurs, il se trompe lourdement !

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 8 septembre 2008

Rien qu'une mise au point

Il semble que l'utilisation par les élus de la circonscription de Sarreguemines du poignant "Déserteur" de Boris Vian à des fins de politique locale ait été curieusement mal perçue par certains lecteurs d'obédience socialiste, qui ont cru voir dans la mouture proposée une trahison de l'esprit du célèbre écrivain.

A l'évidence, les critiques lues ici et là peuvent à peine être prises au sérieux, tant elles révèlent de confusion et de d'improbité chez les personnes dont elles émanent. De fait, on peut trouver d'emblée bien choquant de confondre l'attachement d'élus au patrimoine de leur région et leur souci constant de l'intérêt des populations dont ils ont la charge avec une quelconque ferveur militariste. D'autre part, Boris Vian lui-même s'est à maintes reprises exprimer pour dénoncer les entreprises belliqueuses et non, en soi, la profession militaire ! Ainsi, il apparaît que la somme des erreurs et des malentendus qui sous-tendent la réaction des socialistes est telle que l'on est bien tenté d'y voir plutôt un prétexte d'accabler à bon compte un adversaire politique en la personne du Député Céleste Lett, l'argumentaire proposé étant un cocktail indigeste de la médisance la plus débridée et de la mauvaise foi la plus insigne.

Pour finir, nous ne saurions trop conseiller aux socialistes d'utiliser, pour une fois, leur énergie toujours vacillante à des fins utilitaires. Dans cette ligne, nous trouvons particulièrement malvenus les exotiques appels à "l'union sacrée" du Sénateur Masseret, qui contrastent curieusement avec ses refus répétés d'investissement personnel jusqu'à une période récente. On se souviendra, par exemple, de la sévérité avec laquelle il avait repoussé une initiative proposée par Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social, allant dans ce sens. La surprenante désaffection de la GPS (Gauche Pour Sarreguemines) au moment de signer la pétition électronique en faveur du maintien du 57ème RA à Bitche avait de même été très remarquée, les responsables de ce mouvement allant jusqu'à censurer, sur leur blog, nos messages faisant mention de l'existence du blog sos-bitche. Plus spectaculaires enfin - dans la sottise - sont les assertions superficielles de Michaël Weber qui, comme les autres, trouve les accents les plus virils en termes de communications verbales, mais s'arrête là, comme ses pairs, incapable de simplement signer une pétition qui se proposait de fédérer les personnes de bonne volonté. Et que dire enfin de la suggestion du socialiste Gilbert Maurer, qui propose la création d'un "Comité de Défense et de Riposte de Bitche et du Pays de Bitche" (sic), affectant d'ignorer que de telles structures existent déjà, à l'image du "Comité de Pilotage et de Restructuration de Bitche", que Gérard Humbert, maire de Bitche, avait voulu indépendant de toutes couleurs politiques ! Les socialistes justifient aujourd'hui (Gilbert Maurer, Dominique Gros...) leur totale absence d'engagement dans le combat pour la défense de Bitche en arguant d'une prétendue volonté de "laisser la droite s'en occuper", alors que cette désaffection à un moment crucial s'apparente plutôt à une sorte de sabotage, avec l'idée de pouvoir ensuite reprocher vertement aux élus impliqués leur éventuel échec !

Bref, que les socialistes s'attachent désormais à placer sous le boisseau leurs rancœurs surannées et acceptent, dans l'intérêt de tous, de rejoindre ceux qui se battent pour leur région, c'est tout ce que nous souhaitons aujourd'hui et que nous appelons de nos vœux.

Mardi, 10 juin 2008

Après le grand Rausch... le mi-Gros !

Baignée d'influences très diverses liées à son histoire et à sa situation géographique, notre ville de Metz est riche des apports multiples suscités par les générations qui s'y sont succédées, et sa prospérité, qui s'appuie sur ses atouts naturels, a été judicieusement développée au cours de décennies de gestion saine et prudente, qui en ont fait la cité florissante et indépendante dont s'enorgueillissent aujourd'hui la majorité de ses habitants.

Parmi toutes les dates qui ont rythmé l'évolution de Metz, certaines évoquent la joie, l'enthousiasme, le soulagement, tandis que d'autres marquent des évènements nettement moins heureux, voire franchement dramatiques. Il va sans dire que le 16 mars 2008 est à classer dans la seconde catégorie sans la moindre hésitation, tant l'élection de Dominique Gros à la tête de notre ville s'annonce dommageable à de nombreux points de vue.

Les premiers éléments qu'il me semble important d'aborder sont l'impéritie notoire de notre nouveau maire en matière de gestion financière, ainsi que sa regrettable méconnaissance des affaires et structures publiques dont on a pu mesurer l'ampleur au fil de déclarations confuses amalgamant, de manière erronée, des considérations relatives à la ville et des facteurs relevant de l'agglomération. Certes, ces bourdes grossières ont le mérite de beaucoup amuser les auditeurs du moment et, en particulier, ceux d'entre eux qui émargent dans les rangs de l'opposition, mais il faut aussi reconnaître que, passé le délassement toujours appréciable que procure l'écoute distraite d'un tel étalage d'inepties, on ne peut se défendre d'une certaine appréhension à l'idée que c'est leur auteur qui va, pour six ans, présider aux destinées de notre ville.

Car là on l'on ne rit plus du tout, c'est à l'énoncé des intentions du Maire en matière d'imposition !

Après avoir parlé un temps d'augmenter les impôts en avançant des objectifs démagogiques à colorations sociale, associative et redistributive (sic), Dominique Gros s'est finalement inquiété des effets défavorables de cet aveu sur l'issue de sa campagne, et s'est efforcé de rendre son programme moins indigeste en articulant ses déclarations ultérieures autour d'un argumentaire monolithique vantant les vertus de l'endettement de la ville.

Que Metz ait justement été depuis des dizaines d'années, grâce à Jean-Marie Rausch, l'une des villes les moins endettées de France, et que nous puissions également nous targuer d'avoir l'une des impositions les plus faibles, c'est là un point que nul ne songe à contester, ni les analystes, toujours subjectifs, du groupe socialiste, ni les contempteurs, toujours diligents, de Jean-Marie Rausch ! Que notre ville présente un bilan équilibré, que son équipe dirigeante d'hier ait eu la sagesse de privilégier une pratique de l'autofinancement dont il est loisible à celle d'aujourd'hui de récolter les fruits, que l'autonomie et l'indépendance subséquentes ménagent, dans le cadre de projets futurs, une marge de manoeuvre étendue et permettent d'envisager avec confiance l'avancée des réalisations déjà initiées et l'élaboration de nouveaux ouvrages, tout cela est exact, et la situation saine et prospère de la commune met les leaders actuels dans une position assez idéale, qu'il faut avoir l'élégance de reconnaître, et l'habileté de maintenir.

Hélas, habileté et élégance ne vont pas toujours de pair, et dans le cas de Dominique Gros, il semble même que ces deux vertus brillent également par leur absence. Dominique Gros, donc, est fermement décidé à endetter rapidement notre ville, et précise que les crédits consentis seront destinés à prendre en charge des frais de fonctionnement courant !

A l'évidence, c'est là une voie hasardeuse dans laquelle le maire socialiste serait bien inspiré de ne pas s'engager ! Alourdir l'endettement de la municipalité pour de semblables motifs, c'est en effet entrer dans un engrenage pernicieux conduisant à terme à emprunter toujours davantage pour supporter d'une part des annuités enflant graduellement, et d'autre part les frais de fonctionnement actuels et futurs dont le volume n'ira jamais en décroissant. Il est donc facile d'anticiper les conséquences, dans des délais assez courts, de cette hémorragie financière !

D'une part, l'équipe dirigeante responsable de ces initiatives inconsidérées devrait s'apercevoir à court terme que les charges imputables aux emprunts consentis manqueront cruellement au moment d'engager des actions favorisant le développement économique et le déploiement de mesures sociales dont le candidat Gros s'était prévalu lors de sa campagne. D'autre part et, à mon sens, c'est là le plus grave, ce sont finalement bien les messins qui vont payer très cher les inconséquences du nouveau maire, en subissant, à un moment où la conjoncture est particulièrement défavorable aux consommateurs, une élévation majeure de leur niveau d'imposition à laquelle il leur faudra bien se soumettre !

Promesses non tenues, démagogie grossière, manifestations culturelles au rabais (qu'on pense au sort fait à l'été du livre !) et finalement ruine de notre ville à la suite d'initiatives pétries d'inexpérience et de maladresses, tels sont les éléments qui composent le tableau des six prochaines années que nous nous préparons à vivre.

Pour s'opposer à cette débâcle, ou du moins en épargner les effets les plus préjudiciables à notre population, les élus de l'opposition se doivent de se serrer les coudes et d'opposer à la fatuité et à l'arrogance des uns leur sérieux et leur sens du courage politique et de la solidarité.

Pour que trente-six années de circonspection, de clairvoyance, de travail acharné et de courage politique ne soient pas oblitérées par quelques mois de nébulosité et d'amateurisme, il importe de montrer que l'exemple donné par Jean-Marie Rausch ne sombrera en aucun cas dans l'oubli, mais est au contraire plus vivant que jamais, et qu'il ne tient qu'à nous de suivre ce modèle pour, à notre tour, préserver et développer notre belle ville de Metz.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 27 février 2008

Municipales 2008 : METZ risque GROS !

Les élections municipales qui s'approchent n'en finissent pas de laisser aux observateurs un goût de déjà vu, tant l'atmosphère générale et les méthodes employées par nombre de protagonistes pour mener leurs troupes respectives à la bataille paraissent calquées sur celles qu'on a eu tout loisir d'apprécier à l'occasion des dernières présidentielles.

Dignes tenants de cette regrettable tendance, les socialistes messins semblent s'être fait une spécialité de pratiquer une sorte de "campagne négative", consistant à masquer leur carence en idées neuves, en programme solide, et surtout en personnalités charismatiques, par le choix d'une stratégie basée sur la gestion de rumeurs, les attaques d'individus, l'exhumation de contentieux anciens fournissant le prétexte de reproches faciles, voire les procès d'intention lorsque les cibles visées ne donnent pas prise à la détraction directe.

Le pilier le plus récurrent du réquisitoire servi par la gauche messine réside sans doute dans son insistance à revenir sans cesse sur les prétendues "divisions" de la droite, signe, selon ses représentants toujours prompts à servir aux auditeurs amalgames rapides et raccourcis abusifs, de la déliquescence des valeurs morales et politiques de leurs adversaires, voire, à les entendre, d'une défiance croissante vis à vis de la "mouvance sarkozyste".

Il va sans dire que je conteste fermement ces analyses, de même que cette tactique d'agression tous azimuts qui, faut-il le rappeler, n'a pas porté chance à la candidate Ségolène Royale en 2007 !

A l'évidence, les électeurs qui s'exprimeront en mars 2008 attendent aujourd'hui des intentions clairement affichées, des projets, des engagements, et ont prouvé maintes fois qu'ils ne sauraient se contenter de quelques piques amères lancées aux concurrents du moment ! Pour de nombreux messins, la vie quotidienne est difficile, les problèmes réels, et la dialectique creuse des candidats de la gauche est impuissante à donner au plus grand nombre l'espoir d'un nouvel élan, la perspective des lendemains prometteurs auxquels il est bien légitime d'aspirer.

Sans nous laisser aller, à notre tour, à la tentation de fustiger les contorsions déraisonnables de la gauche locale, nous ne pouvons nous empêcher d'observer combien leur méthode est curieuse. Non contents de se présenter devant le peuple avec, pour seul étendard, quelques velléités confuses et mal formulées, complétées d'un assortiment de propositions secondaires ou futiles - des chemins piétonniers, des pistes cyclables lorsque tant de gens ont des problèmes très terre à terre, comme le chômage, la crise du logement, le coût de la vie ... - qui apparaissent en porte-à-faux eu égard aux préoccupations réelles des messins, les socialistes ont eu la déconcertante idée de confier la tête de leur équipe à la plus formidable machine à perdre que notre ville est connu, celui-ci évinçant d'un cheveu (mais lequel ?) son rival Pierre Bertinotti à l'issue de primaires houleuses et pour le moins controversées.

Les semaines qui ont suivi ont ensuite offert à des auditoires stupéfaits un panorama complet de tout ce qu'un politicien engourdi et inconsistant était capable de produire en termes de gesticulations puériles, tentant vainement d'attirer sur sa personne l'attention d'un public depuis longtemps au fait de sa totale impéritie. Dominique Gros a ainsi multiplié les rapprochements hasardeux (comment peut-il se commettre avec Thierry Jean ?), les visites bon teint (un petit coucou à Bertrand Delanoë) et les manifestations bouffonnes de tous poils (à l'image de son enthousiasme à reprendre, couplet par couplet, une grotesque chanson paillarde devant la mairie)...

Tout cela est du plus mauvais goût, et relève à mon sens, d'une évidente absence de sérieux et, plus grave encore, d'un total manque de respect vis à vis de notre ville et de ses habitants ! ... De l'avis général, le sommet du ridicule fut atteint par Dominique Gros lorsque ce dernier s'avisa de diffuser un timbre à son effigie, contredisant grossièrement, au passage, ses propres déclarations condamnant la politique-spectacle menée par les membres du gouvernement tandis que lui-même use sans vergogne de toutes les ficelles démagogiques imaginables, de la blague potache aux voyages people, pour goûter finalement, à la surprise générale, aux dérives du culte de la personnalité, comme on le voit à la découverte de son invraisemblable estampille.

On dit, ici et là, que les sondages annonceraient la déroute de la droite en général, et plus particulièrement de notre maire Jean-Marie Rausch. Qu'on se souvienne, pour commencer, que les résultats publiés varient beaucoup d'un média à l'autre ! Akouna Consulting (pour "la semaine" - 07 février 2008) nous apprend ainsi que Dominique Gros serait crédité de 35,97% d'intentions de vote, tandis que l'Ifop (à la demande du "Républicain Lorrain" - 10 février 2008) rétablit ce chiffre à 26%... Quoiqu'il en soit, le point crucial réside dans le fait que plus de la moitié des électeurs se déclarent encore indécis, et j'ai la conviction que ceux-ci sauront, le moment venu, s'abstraire du grossier manège électoraliste de l'équipe Gros, et renvoyer ce dernier à des occupations pour lesquelles, peut-être, il aurait cette fois quelque talent, voire quelque succès ... La chanson populaire, par exemple !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 30 janvier 2008

Municipales de Sarreguemines : le bon, la brute et le truand...

Les élections municipales qui, dans moins de deux mois, donneront au peuple l'occasion de porter à la mairie la personne qu'il juge la plus à même d'en mener les affaires, sont déja au coeur des préoccupations de nombreux acteurs de la vie politique locale, à la fois parmi nos élus, désireux de pérenniser les réalisations initiées sous leurs mandats, et au sein de la foule des prétendants, impatients de leur succéder à la tête des municipalités.

A Sarreguemines comme ailleurs, rencontres, accords et négociations vont bon train, au point qu'il nous faille craindre que les ambitions personnelles en viennent à prendre le pas sur l'intérêt collectif, et il faut reconnaître que les déclarations rapportées par la presse ne sont pas de nature à apaiser la défiance légitime des électeurs.

Parmi les nombreuses personnes se déclarant intéressées par la mairie de la ville émergent à ce jour trois candidats principaux.

Le moins loquace des trois, comprenez René Ludwig, nous a offert, au fil des jours, un petit condensé de ses intentions et de sa personne en accordant ici et là des interviews surprenantes, où il donne volontiers libre cours à son mauvais caractère et à sa misanthropie. Embarrassé par le désaveu cruel d'une large majorité de son électorat aux municipales de 2001, René Ludwig a ensuite confirmé, de manière extrêmement convaincante, le don particulier qui est le sien lorsqu'il s'agit de conduire une liste politique à la déroute, talent qui s'est manifesté une fois encore lors de ses participations malheureuses aux cantonales de 2003 et 2004. Planificateur irréaliste et gestionnaire maladroit, René Ludwig, ancien socialiste que la désaffection de ses adeptes contraint à se déclarer aujourd'hui "sans étiquette", a achevé de se déconsidérer aux yeux de la population sarregueminoise par un comportement quotidien d'une arrogance déroutante, éconduisant sans ménagements ses interlocuteurs et adoptant une attitude lointaine et inabordable qui a fini par excéder même ses plus proches collaborateurs. Tenant d'une théorie louable selon laquelle l'ardeur au travail et l'efficacité pratique doivent primer sur la mansuétude et l'affabilité, René Ludwig a tenu à en illustrer les principes de curieuse manière, en accomplissant le tour de force d'être globalement perçu, en quelques années seulement, comme simultanément improductif, inopérant, et conjointement irascible et revêche.

A l'opposé du rogue et hautain René Ludwig se tient le retors et cauteleux Eric Kamblock qui, pour sa part, a parié résolument sur les vertus d'une stratégie aussi trouble et brumeuse que possible. Longtemps dissimulé derrière le paravent confortable d'un pseudonyme collectif, Eric Kamblock a peiné dès le départ à assumer son rôle de leader de liste, et s'est durant de longues semaines opiniâtrement refusé à toute expression de sa pensée personnelle, à toute déclaration endossée à titre individuel, et à tout débat engageant sa responsabilité propre. D'abord intrigués par cette volonté insolite de se dérober aux regards et aux échanges, les électeurs ont fini par découvrir qu'il ne s'agissait là, en fait, que d'une mesure désespérée censée soustraire à l'opinion publique la réalité d'une candidature totalement infondée, où un groupe de personnes aux objectifs mal définis portent à leur tête un individu d'une inexpérience notoire, à laquelle s'ajoute une profonde méconnaissance du tissu social et du contexte économique de notre région. Désireux de tromper les votants à la fois sur la nature de son engagement, sur ses qualifications pratiques et sur ses motivations véritables, Eric Kamblock a finalement été publiquement démasqué, et contraint d'avouer que "les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes" (sic). Déclarant qu'il pense de toutes façons échouer dans sa course aux municipales, et incapable de préciser quelles alliances il serait susceptible d'envisager le cas échéant, Eric Kamblock laisse une impression de profond malaise à ses interlocuteurs qui, en dépit de questions pressantes et précises, ne parviennent jamais à obtenir d'autre réponse que la manifestation d'une prolixité embarrassée, où le verbiage imprécis tient lieu de programme et les promesses incertaines de projets concrets.

Le troisième candidat, enfin, se nomme Céleste Lett. Il n'est pas dans notre propos de rappeler ici les innombrables réalisations menées à bien par le maire sortant, auxquelles nous avons d'ailleurs consacré quelques lignes dans un autre billet que le lecteur intéressé pourra consulter sur ce site :

"Municipales de Sarreguemines : René renaît".

Indépendamment des exemples cités dans le texte susnommé, les opérations initiées par Céleste Lett en faveur de la ville dont il a la charge parlent au demeurant d'elles-mêmes, et l'immense popularité dont il jouit depuis des années n'est nullement due au hasard. Ecrasant René Ludwig aux municipales de 2001 avec près de 20% de points d'avance, Céleste Lett a confirmé la remarquable faveur dont il jouit en triomphant aux dernières législatives par un score sans appel de 61,4% des voix, dont 63% dans sa propre ville. Chargé de mandats et de postes à responsabilité de tout premier plan, Céleste Lett est, entre autres, député de la Moselle, maire de Sarreguemines et Président de Sarre - Moselle Avenir. Ces charges simultanées, que d'aucuns jugent, à tort, incompatibles, lui ont en fait permis d'ajouter à son expérience locale du terrain une connaissance précieuse des rouages de la politique nationale. Acteur respecté et averti sur la scène française, Céleste Lett possède aujourd'hui des moyens d'action et une finesse pratique peu communs dont les habitants de Sarreguemines tirent le plus grand profit, et un grand nombre d'entre eux mesurent la chance qui est la leur d'avoir un homme de son envergure pour veiller aux intérêts de leur ville.

Pour achever ce billet, je reviendrai avec le sourire sur le titre hollywoodien dont j'ai trouvé amusant de le parer. J'imagine que le lecteur attentif aura compris à quel acteur de la vie politique sarregueminoise devrait, à mon sens, être dévolu le rôle du Bon dans le western des élections municipales. En revanche, je serais très curieuse de voir à qui les lecteurs attribueront les personnages de la Brute et du Truand. Ici comme ailleurs, c'est la voix du peuple qui, seule, comptera en définitive !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 16 janvier 2008

Un GPS détraqué (Gauche Pour Sarreguemines) pour un leader désorienté (Eric Kamblock)... Ca promet !!!

C'est avec un certain scepticisme qu'un grand nombre d'observateurs de la vie sarregueminoise ont accueilli l'apparition soudaine d'un nouveau venu sur la scène politique locale en la personne d'Eric Kamblock, candidat déclaré au poste de maire de Sarreguemines.

Désireux d'entretenir durablement le mystère sur son état civil, ses intentions, son programme, ses alliances, le déroutant Eric Kamblock semble, à cet effet, avoir opté pour une stratégie insolite, se proposant par exemple de devenir populaire en dissimulant son identité (comprenne qui pourra), ou d'apparaître comme un personnage rassurant en dévoilant le programme le plus flou et le plus incohérent qui ait jamais été avancé dans toute l'histoire politique de notre région.

De fait, le profil psychologique d'Eric Kamblock est assez inquiétant ! Il faut rappeler aux lecteurs que ce candidat vaporeux s'est d'abord refusé à assumer ses ambitions, signant jusqu'à une date récente ses interventions personnelles du pseudonyme collectif "Jean Mayer". L'équipe Kamblock n'étant pas très habile, le "secret" de Polichinelle (pseudonyme qui semble plus approprié que "Jean Mayer") a rapidement été éventé, ce qui n'a pas empêché l'incertain Monsieur Kamblock de s'obstiner dans sa démarche nébuleuse, déclarant à qui veut l'entendre qu'il n'est guère connu, et n'a au fond d'autre ambition que d'incarner le trouble groupuscule qui souhaite s'imposer aux élections municipales. S'il a été si difficile à Monsieur Kamblock d'assumer ne serait-ce que l'annonce de ses ambitions ou son rôle de leader de liste, les lecteurs peuvent imaginer le peu de garantie qu'il offre pour la prise de responsabilités lourdes qu'implique l'exercice d'une fonction de maire !

Au-delà de sa légèreté psychologique, Eric Kamblock s'est jusqu'ici principalement distingué par sa surprenante méconnaissance de la situation de la ville de Sarreguemines, de ses richesses, et surtout des réalisations déja effectuées par les équipes dirigeantes en place. Ses idées prétendument "nouvelles" consistant à développer le bilinguisme et à miser sur la construction de l'Europe sont en réalité, depuis de longues années, au coeur même des projets menés par la Municipalité et la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences (CASC), chose bien connue de tous, sauf, et c'est un comble, de Monsieur Kamblock et de son équipe !

Le bilinguisme, d'abord, est une priorité pour la ville et la CASC ! Etant Directrice adjointe de l’IUFM de Lorraine (chargée des relations internationales) et Directrice de l’antenne de Sarreguemines, j'ai également organisé un colloque franco-allemand qui a eu un retentissement considérable : "Parler l'allemand, un atout pour la réussite professionnelle", avec la participation du célèbre chroniqueur politique Alfred Grosser. Du fait de mon expérience professionnelle, je pense être plutôt bien placée pour constater combien l'enseignement biculturel est dynamique à Sarreguemines, et l'honnêteté force à reconnaître que c'est là une conséquence directe de l'investissement et des efforts de Céleste Lett qui, en tant qu'ancien enseignant, est depuis toujours extrêmement sensible aux sujets touchant l'Education, et en particulier aux spécificités pédagogiques de la Moselle Est. Les lecteurs doivent savoir qu'en 2001, en dépit des réticences persistantes de l'Education Nationale, la ville parvint à l'ouverture d'une classe paritaire à l'école biculturelle de la Blies (unique en Lorraine). Cette école est, en 2003, devenue l'école d'application de l'antenne de Sarreguemines de l'IUFM de Lorraine dont je suis la directrice, et dont la spécificité est la formation des professeurs des écoles biculturelles. Qu'on sache encore qu'en 2002, le Ministère (Luc Ferry) accepta de prendre en charge, via un contrat associatif, les salaires des enseignants des deux écoles privées ABCM de Sarreguemines (pour le bilinguisme en classe dès la maternelle). Je terminerai ce passage en revue des réalisations favorisant le bilinguisme en rappelant enfin, outre la création en 2003 de l'antenne de l'IUFM de Lorraine, l'instauration de parcours binationaux à l'IUT mais aussi à l'UFR DEA (droit - économie - administration) sur le centre universitaire de Sarreguemines.

Eu égard à cet ensemble impressionnant de réalisations, l'idée de Monsieur Kamblock relative au bilinguisme n'est finalement novatrice que pour lui-même !

Le second cheval de bataille avancé par Eric Kamblock est de miser sur le positionnement européen de la ville de Sarreguemines. Comme chacun sait, Monsieur Céleste Lett, Président de Sarre - Moselle Avenir (une coopération intercommunale créée en 1997) et Monsieur Roland Roth, Président de la CASC, n'ont pas attendu ses conseils en la matière ! De nombreuses opérations sont constamment initiées en ce sens, et nous pouvons citer la station d'épuration franco-allemande installée à Sarreguemines, l'abattoir transfrontalier de Sarreguemines, et d'innombrables réalisations qui ont conduit à l'attribution à la ville du label "métropole Sarrebruck - Moselle Est".

Comme on le voit, Monsieur Kamblock se couvre donc de ridicule en révélant ostensiblement son ignorance des réalités locales et, pire encore, en présentant comme des idées personnelles avant-gardistes des conceptions largement développées par les dirigeants actuels.

Plus graves encore sont les singulières attaques que Monsieur Kamblock croit légitime de lancer contre Monsieur Lett, qu'il entend tenir pour "comptable de la politique gouvernementale" ! Au-delà des grotesques confusions trahissant l'inculture politique de Monsieur Kamblock (nous nous intéressons à des élections municipales), on ne peut qu'être attéré par la futilité de ces offensives ineptes, et surtout par l'insigne mauvaise foi avec laquelle elles sont menées ! Le cas des fermetures de Haffner et des Faïenceries en est symptomatique. La liquidation de l'entreprise industrielle de la Céramique de Sarreguemines, qui a cessé toute activité le 1er février 2007, est naturellement dramatique, car elle se solde en premier lieu par la mise au chomage de 70 employés ! De plus, la faïencerie appartient au patrimoine de Sarreguemines, d'où la dimension symbolique de la fermeture de cette entreprise. N'en déplaise à Monsieur Kamblock, la ville et la CASC ont tout fait pour porter à bout de bras cette entreprise PRIVEE. Ni les employés, ni les syndicats ne reprochent d'ailleurs à Céleste Lett la gestion de ce dossier (plan de redressement), tant l'investissement du maire de Sarreguemines a été grand. Il a rencontré GDF - EDF, l'URSSAF, le fisc pour prolonger au mieux la survie de cette entreprise, et a obtenu pour les employés des indemnisations finalement bien supérieures à celles initialement prévues. Il n'est donc que Monsieur Kamblock et ses amis pour tenter d'occulter les rôles positifs de Céleste Lett et de Roland Roth dans cette affaire, et pour chercher à présenter les choses sous un aspect défavorable à force de manipulation et d'artifice.

Pour finir, j'aimerais qu'on s'intéresse à ce que propose Monsieur Kamblock en alternative à la politique menée par Monsieur Lett. Je ne sais à qui il conviendrait de poser une telle question, mais ce n'est certes pas à Monsieur Kamblock lui-même, qui reconnaît que même les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes, qu'il ignore quels choix seraient les siens s'il devait s'allier à des partenaires, et qui annonce à qui veut l'entendre que de toutes façons, il s'attend à perdre ! ...

Sans doute ces errances sont-elles à l'origine du nom de son mouvement "la Gauche Pour Sarreguemines", dont l'acronyme surprenant (GPS) laisse espérer que Monsieur Kamblock parviendra un jour à s'orienter lui-même avant d'espérer jouer les leaders politiques.

Devant tant de flou et de mauvaise foi, la saine raison consiste donc à porter son choix sur un candidat confirmé, à la personnalité à la fois ferme et accessible, au programme clair et solide, qui a fait la démonstration quotidienne de sa compétence et de son dévouement pendant des années.

Le profil du maire sortant répond en tous points à ces exigences.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 13 décembre 2007

Michaël Weber : un nouveau Tartuffe pour la ville ...

Impressionnée depuis longtemps par l'engagement politique de certains de nos concitoyens, j'ai pu constater que les efforts des uns et des autres procèdent de motivations très diverses, allant d'un désir sincère et désintéressé de servir la communauté, initiative louable et fort méritoire, à une propension plus trouble à rechercher et à conserver le pouvoir, disposition nettement moins honorable puisqu'elle vise avant tout la satisfaction d'ambitions purement personnelles.

A l'occasion d'innombrables échanges survenus sur les nombreux blogs où nous sommes intervenus à la même époque, et en particulier sur le sien, il m'a été donné de pouvoir mesurer l'orientation prise par Monsieur Michaël Weber, Conseiller Régional de Lorraine délégué au TER et Maire de Woelfling lès Sarreguemines.

De fait, la franchise me contraint à dire que Monsieur Michaël Weber est le parangon magistral du politicien issu de la catégorie seconde dans le classement précédent, tant sa distance glaciale et son cynisme cassant inspirent de réserve aux personnes qui se hasardent à l'approcher.

Sincérité, fidélité, tolérance, telles devraient être les premières valeurs chères au coeur d'un politique présumé de gauche. Interrogé par mes soins sur son sentiment concernant les lâchages d'amis ou les reniements d'opinions intimes, Michaël Weber a en fait eu le plus grand mal à cacher combien ces comportements lui semblaient naturels, expliquant avec une morgue mal contenue combien ces trahisons, extrêmement choquantes pour moi, n'étaient à ses yeux de professionnel aguerri que "postures politiques" tout à fait légitimes. On est donc à l'évidence en droit de nourrir quelques réserves quant à la véridicité des considérations énoncées par Monsieur Weber, lorsqu'on apprend de sa propre plume combien ses agissements et déclarations sont avant tout dictés par les intérêts du moment ! Puisqu'on en parle, la fidélité aux amis n'a au demeurant jamais été une vertu aux yeux de Monsieur Weber, comme on a pu le constater en observant son comportement odieux lors de l'affaire Denis Peiffer, conseiller municipal que ses choix personnels du moment désignèrent du jour au lendemain à la vindicte vociférante de son camarade d'hier. Plus incroyable encore, le jeune socialiste Christophe Folmar s'est vu frappé d'ostracisme pour s'être courageusement refusé à se joindre à la curée indigne menée par Monsieur Weber ! Quant à la tolérance et à l'attachement aux vertus du dialogue, de la concertation et de la modération, j'aimerais rappeler que Michaël Weber compte au nombre de ses amis très proches le président de l'université de Metz Richard Lioger, qui vient de se déshonorer en molestant, de la manière la plus inacceptable, une jeune étudiante à l'occasion du mouvement de grève en cours dans son établissement. Ces actes de brutalité inadmissibles, qui ont motivé un dépôt de plainte à l'encontre de leur auteur, n'ont nullement incommodé Monsieur Weber, démontrant ainsi combien ces pratiques lui semblent naturelles et justifiées !

Maintenant que nous savons à quel personnage nous avons affaire, occupons-nous d'examiner de près les résultats de la gestion menée par Michaël Weber depuis qu'il est à la tête de la petite ville de Woelfling lès Sarreguemines, et d'analyser au passage le bien-fondé des reproches qu'il adresse régulièrement à ses adversaires politiques, à commencer par Monsieur Céleste Lett, député de la Moselle et maire de Sarreguemines.

Les attaques incessantes de Monsieur Weber se déclinent invariablement autour du projet du "Contournement Sud", dont il a fait son cheval de bataille pour engager la campagne de désinformation et de dénigrement à laquelle il consacre beaucoup d'énergie. C'est oublier un peu vite que dans cette affaire, les citoyens, et Monsieur Lett avec eux, sont avant tout victimes de l'indolence et de l'inefficacité de dirigeants en poste antérieurement à l'élection de l'actuel maire de Sarreguemines ! Chacun doit en effet savoir que le Contrat Plan Etat Région a été conçu avant 2000 sous la houlette du député socialiste Gilbert Maurer, le Conseiller Régional et Président de la Commission Transports d'alors n'étant autre que le bien connu René Ludwig, auquel j'ai eu le plaisir de consacrer naguère un petit billet. Est-il utile de le rappeler, les deux responsables précités ont à l'époque jugé inopportun d'inscrire le Contournement Sud dans le cadre du CPER, de sorte que le député-maire Céleste Lett s'est ultérieurement trouvé sans financement, faisant en quelque sorte les frais de négligences exclusivement imputables à ses détracteurs présents. Aux prix d'efforts méritoires, Céleste Lett est pourtant parvenu à restaurer une situation mal engagée, le Conseil Général et la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences déclarant aujourd'hui leur volonté de participer à la prise en charge financière des travaux. Au lieu de se confondre en remontrances stériles, le Conseiller Régional Michaël Weber serait donc bien avisé de saisir l'occasion qui lui est offerte de racheter les erreurs de ses prédécesseurs en invitant la Région à s'investir résolument dans la réalisation du Contournement Sud, la maîtrise d'ouvrage étant désormais, comme on le sait depuis quelques jours, prise en charge par le CG57. On est ainsi en droit d'escompter un cofinancement du projet par la CASC, la Région et le Conseil Général, si toutefois, contrairement à ses ainés, Monsieur Weber a le bon sens d'oublier ses rancoeurs et de se résoudre à apporter un concours actif à Monsieur Lett pour rendre possible la concrétisation de cette entreprise d'envergure.

Les critiques acerbes de Monsieur Weber concernant le centre ville de Sarreguemines sont également tout particulièrement injustes et malvenues, si l'on en juge par l'ampleur des tâches accomplies, et par la satisfaction affichée par les habitants de la ville. Le carré Louvain, la superbe médiathèque, la galerie commerciale, le parking de 300 places sont autant de réalisations brillantes dont s'enorgueillissent les sarregueminois, qui voient avec fierté se développer au centre de leur cité un nouveau coeur moderne et attachant, qui bat au rythme des initiatives audacieuses soutenues avec succès par l'équipe municipale.

La politique culturelle menée à Sarreguemines, enfin, s'appuie sur des efforts intenses et continus et des réflexions communes menées après consultation attentive du public, favorisant notamment des partenariats avec Forbach et le transfrontalier, qui assurent un rayonnement et un dynamisme rarement atteint par une ville de cette taille.

Comme on le voit, le réquisitoire présenté par Michaël Weber ne résiste donc guère à l'épreuve des faits, et se révèle pour ce qu'il est : une collection confuse de jugements tendancieux et de contre vérités outrancières, destinée à tromper les électeurs peu informés dans l'espoir d'influencer leurs choix aux prochaines municipales.

Mais puisqu'il faut parler bilan, ce billet serait incomplet s'il ne se penchait un instant sur celui de Monsieur Weber, qui devra lui aussi, tôt ou tard, rendre des comptes sur sa propre gestion des affaires de sa ville.

De fait, il faut reconnaître qu'il n'y a pas grand chose à en dire, tant le maire sortant s'est évertué à conserver la plus totale inertie pendant toute la durée de son mandat. Qu'on sache seulement que Michaël Weber a mis en joie la région entière en réussissant l'exploit, bien que n'effectuant aucune réalisation d'envergure d'aucune sorte, de ruiner durablement sa commune. Endettée dans des proportions alarmantes, la ville de Woelfling lès Sarreguemines a dû abandonner toute vélléité d'auto-financement, et se trouve aujourd'hui unanimement citée, du fait de sa situation budgétaire désespérée, comme un exemple à ne pas suivre.

Que Michaël Weber s'agite pour détourner vers d'autres les regards du public dans l'espoir de faire oublier ses errances budgétaires et son incompétence tragique n'est guère étonnant eu égard à la mentalité du personnage, qui se dit lui-même coutumier des "postures politiques" de circonstances. Ce qui, en revanche, est très réconfortant, c'est que les lecteurs de ce billet, que j'espère nombreux, sauront désormais faire la part des choses, et voir Monsieur Michaël Weber pour ce qu'il est : un dénigreur injuste, un bonimenteur compassé et un incapable torpide.

Florence Soriano-Gafiuk.

Lundi, 3 décembre 2007

Il était une fois à Puttelange-aux-Lacs

Le retour du ShéRIFF

Cité depuis toujours comme exemple d'ouverture et d'entente harmonieuse entre communautés, la ville de Puttelange-aux-lacs est aujourd'hui en proie à une série de controverses dont chacun se serait bien passé, polémiques initiées par la volonté d'un seul homme, Nicolas Riff, sur fond de constructions immobilières et d'élections municipales.

De quoi s'agit-il ?

Au prétexte de contester l'édification d'un centre culturel franco-turc, Monsieur Nicolas Riff, premier adjoint à la mairie de Puttelange-aux-Lacs, mène actuellement une croisade acharnée contre le maire sortant Laurent Janas, et ne néglige aucune occasion de s'exprimer avec hargne et véhémence au sujet de ce dernier, oubliant les années passées à travailler de concert au service de leurs administrés.

Est-il utile de le rappeler, Laurent Janas est un homme extrêmement populaire au sein de la petite ville qu'il dirige, où chacun est sensible à la chaleur avec laquelle il vient en aide à toutes les personnes qui font appel à lui lorsqu'elles se trouvent confrontées à des difficultés, vers qui il est toujours agréable de pouvoir se tourner lorsqu'on a besoin d'un conseil ou d'un appui. Depuis des années, son honnêteté et sa bienveillance naturelle plaisent et rassurent, et il est regrettable que certain collaborateur indélicat s'avise soudain d'adopter à son encontre un comportement hostile pour de basses raisons utilitaires.

Attrait du pouvoir, quand tu nous tiens ! Car si les propos recueillis semblent circonscrits à une banale affaire de construction, il est clair pour chacun que le but véritable que poursuit Nicolas Riff est de jeter le discrédit sur Laurent Janas afin de le déposséder de sa fonction de maire, sur laquelle il rêve de faire main basse depuis des années.En prêtant attention à l'argumentaire, au demeurant fort confus, du premier adjoint, on apprend que le maire aurait anticipé la signature du permis de construire d'un centre culturel (mis aux normes, après 6 premiers essais), devançant l’avis de la nouvelle commission spécifique chargée de gérer les permis de construire dits sensibles.

Pour ma part, je trouve au contraire que cette volonté de hâter le début des travaux doit être portée au crédit du maire, qui fait ici une nouvelle démonstration de sa générosité et de sa volonté constante de protéger et de développer toutes les initiatives susceptibles d'aider les populations à vivre ensemble.

Quant à l'argumentation de Monsieur Riff, qui n'a trouvé à reprocher à sa cible du moment qu'un " manque de transparence dès le début de l’affaire", elle apparaît aujourd'hui, aux yeux de tous, d'une vacuité désolante, à l'image de ses tristes motivations et de sa très affligeante personne.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 22 novembre 2007

Les cheminots sur la bonne voie !

Après le bleu de la vague qui déferla sur notre pays aux dernières élections présidentielles, c'est une autre couleur qui enflamme désormais les joues des usagers des transports ferroviaires ou de la RATP, qui piétinent sur les quais déserts avec le sentiment d'être les otages d'un conflit qui ne les concerne guère. Critiqué et impopulaire, le mouvement des cheminots mérite quelques sérieuses mises au point.



Le premier élément qui choque lorsqu'on se met à l'écoute de nos concitoyens est l'idée curieusement erronée qu'ils se font des salariés de la SNCF et de leurs conditions de travail. Favorisés par leur employeur, nantis d'avantages injustifiés, les cheminots formeraient une sorte de caste paresseuse et argentée, qui entendrait faire perdurer des avantages acquis à l'époque lointaine où leur profession était "vraiment" pénible et risquée.



De fait, en termes de retraite, il faut savoir que les pensions moyennes des retraités gérés par le régime général étaient de 1 590 euros en 2001, contre 1407 euros seulement pour ceux de la SNCF. De plus, les cheminots en activité se voient appliquer une surcotisation non négligeable (taux patronal à 28,44 % contre 14,18 % sous le régime général). Comme on le voit, les "retraités dorés" de la SNCF n'ont donc jamais existé ailleurs que dans les fantasmes populaires, car non seulement ils ne sont pas aussi bien lotis qu'on se plaît à le laisser entendre, mais surtout, ils payent au prix fort leurs maigres avantages en étant financièrement mis à contribution tout au long de leur carrière.



Et en ce qui concerne les cheminots actifs, il faut également comprendre combien les lourdes contraintes horaires (dimanches, nuits, jours fériés) menacent l'équilibre d'une vie familiale, surtout si l'on songe aux compensations financières dérisoires censées en dédommager les acteurs. Ainsi, les heures de travail placées entre 0h30 et 4h30 donnent droit à une majoration de vingt centimes d'euros ! ...



Que des gens soient privilégiés dans notre pays est absolument exact. Nantis de la société, les véritables privilégiés le sont de naissance (héritiers de grandes entreprises) ou de professions (libérales, et en particulier médicales). Une petite enquête menée pour estimer les appointements des notaires, cardioloques, stomatologues révèlent ainsi des chiffres proprement effarants, qui rendent complètement grotesques toutes vélléités de controverses relatives aux misérables primes accordées aux cheminots qui travaillent les jours de fête, et s'il faut parler conditions de travail, cotisation ou retraites, j'aimerais qu'on m'explique à l'occasion pourquoi les cas d'autres groupes professionnels (militaires, sénateurs...) sont axiomatiquement passés sous silence dans les débats.



On l'aura compris, je me refuse à me joindre au coeur des contempteurs des cheminots, que des manoeuvres habilement orchestrées ont livré à la vindicte populaire. Il n'est au demeurant nullement exclu qu'à court terme, une partie des mécontents qui crient leur indignation face à ce mouvement social voient à leur tour leur propre situation faire l'objet d'une remise en question. Peut-être alors apprendront-ils la compréhension et la solidarité... s'il en est encore temps ! ...



Florence Soriano-Gafiuk

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