Actualités et Politique

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Prises de position

Mardi, 23 février 2010

Dites non à l'AVC !

Dans le cadre de sa campagne relative aux élections régionales 2010, le socialiste Jean-Pierre Masseret a jugé opportun de diffuser un trac exotique, apparemment destiné à convaincre tout un chacun de la nécessité de voter. Interpellant successivement toutes les franges de la population française (apprentis, artisans, agriculteurs...), le candidat conclut invariablement sur l'injonction "vous êtes concernés !", dans une logique incantatoire qui s'apparente davantage à la méthode Couet qu'à un argumentaire sérieux, raisonné et respectueux de l'électeur.

S'il faut pourtant adopter cette étrange forme de communication, nous nous permettrons néanmoins d'en compléter un tant soit peu la teneur, avec une orientation plus conforme à la réalité de la Lorraine sous présidence socialiste !

"Chômeurs abandonnés à vous-mêmes, par une présidence de région qui se décharge de ses responsabilités sur l'Etat : Vous êtes concernés !"

"Lorrains excédés par les coûts exorbitants des opérations de communication stériles de votre présidence de région : Vous êtes concernés !"

"Professionnels déçus par le désengagement de votre présidence de région en matière d'ouverture vers les pays limitrophes et de développement transfrontalier : Vous êtes concernés !"

Nous ne saurions dérouler ici la liste des lorrains désenchantés par les pratiques de l'équipe sortante et de son leader, tant les exemples abondent de rendez-vous manqués, d'occasions gâchées, d'espoirs trahis.

Le mieux que nous puissions faire est de mettre en garde les électeurs contre le risque qu'ils prendraient à pérenniser la situation délétère actuelle, dont les responsables sont clairement reconnus et identifiés. "L'Action, la Vie, le Cœur", disent-ils ? A.V.C., voilà, suivant leur propre choix, un acronyme étonnamment approprié à l'issue qu'aurait leur maintien aux commandes de notre région, que sa valeur et ses ressources appelaient pourtant à un autre destin !

Pour que le président "sortant" sorte effectivement de la vie des lorraines et des lorrains, il nous appartient, plus que jamais, de nous rassembler, de nous mobiliser, de nous fédérer autour d'un projet sérieux afin de porter tous ensemble l'Espoir de notre région.

En 2010, notre Espoir porte un nom : celui de Laurent Hénart !

Florence Soriano-Gafiuk Colistière de Laurent Hénart

Mercredi, 16 septembre 2009

De l'eau dans le gaz

Eu égard à la controverse que semble avoir suscitée le projet d'implantation d'une centrale thermique à gaz sur la commune de Hambach, il importe de fournir sans tarder à la population toutes les données utiles à une bonne appréciation de l'état des choses, et de s'attacher à confondre les tenants d'une opposition inconditionnelle à cette installation en mettant en lumière le caractère spécieux de leur argumentation.

De fait, la liste des catastrophes annoncées par les détracteurs zélés de Direct Energie est si longue que, passée la surprise de première lecture, on se prend à sourire en tentant de reconstituer le cheminement intellectuel qui a pu conduire à semblables inanités. Emissions massives de CO, de CO2, de NO2, de SO2... tel est le menu « chimique » ressassé par les partisans du « non », qui assortissent désormais leurs mystérieuses prédictions des extensions les plus incongrues : réchauffement des cours d'eau, brouillards givrants et pluies acides seraient au programme, pour le malheur de nos enfants et des carrosseries de nos voitures (sic) !

La réalité est que les concentrations en produits polluants seront très inférieures aux seuils limites fixés par l'OMS, et cela même à proximité immédiate du site, avec une chute rapide desdites concentrations à zéro dès lors que l'on s'éloigne même à faible distance des installations. A titre d'exemple, la quantité d'oxyde d'azote sera 13 fois inférieure au seuil imposé, 83 fois pour l'oxyde de soufre et 17 fois pour les poussières ! Ces chiffres parlent d'eux-mêmes ! D'autre part, l'allégation selon laquelle les émissions de CO2 se trouveraient accrues ne tient pas, dans la mesure où le Plan Energétique Français prescrit le développement d'un parc d'unités à cycles combiné fonctionnant au gaz naturel, devant à terme remplacer les centrales au fioul et au charbon. Loin d'augmenter, les émissions de CO2 en seraient au contraire divisées par 3 !

Comme on l'imagine sans peine, nos élus ont bien entendu eu à cœur, préalablement à tout engagement effectif, de diligenter les études les plus strictes afin d'estimer les risques envisageables pour les habitants des communes voisines et, plus largement, pour l'environnement du lieu. Les résultats de ces analyses, menées séparément par un cabinet d'expertises indépendant et par deux médecins toxicologistes, sont désormais connus, et démontrent sans l'ombre d'un doute, sans que ne subsiste la plus infime ambiguïté, que les dangers imputables à la centrale projetée sont absolument inexistants.

Sous quel angle faut-il dès lors considérer la démarche des zélateurs anti-centrale, si ce n'est sous celui de la plus pure malveillance, de la plus insigne partialité ? A l'évidence, il est dénué de sens de désigner ainsi, de manière exclusive, cette future centrale comme une source privilégiée de nuisances et de pollution, dans la mesure où les risques encourus sont ici infiniment mieux connus et maîtrisés que dans les cas d'innombrables autres éléments de notre environnement. Activité industrielle traditionnelle, émission de gaz automobiles, substances toxiques abondantes dans les peintures, vernis et nettoyants ménagers, telles sont, parmi tant d'autres, des causes sérieuses d'inquiétudes pour la sauvegarde de l'environnement et la préservation de la santé publique et, de ce point de vue, il convient de réajuster la perception des risques inhérents au projet défendu par Direct Energie, dont on conçoit qu'ils sont minimes au regard de ceux que véhiculent les activités communes du monde qui nous entoure.

Dans ces conditions, on ne saurait faire l'économie d'une mise au point salutaire en soulignant les orientations peu scrupuleuses des individus sus-évoqués, qui répandent des allégations calomnieuses accusant la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences de ne prêter aucune attention aux énergies renouvelables et à la protection de l'environnement, diffusent des chiffres fantaisistes fixant à des valeurs imaginaires une élévation de la température de l'eau de la Sarre ou le nombre de cheminées de la centrale, ou avancent des prédictions exotiques telles que la future pénurie de gaz à Nancy !

Dans la réalité, la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences, soucieuse de promouvoir l'emploi des énergies renouvelables a financé la mise en place d’une pile à combustible dans la commune de Sarreguemines, verse des fonds pour la recherche sur l’hydrogène, joue un rôle actif dans l'établissement de l’usine de méthanisation de Moselle-Est et chauffe son nouveau centre technique via la cogénération de l’usine Continental ! Sur le plan de la protection de l'environnement, il faut également savoir que les cours d'eau bénéficient désormais d'un plan global de renaturation, et que la surface classée dans le cadre de l'Europôle 2 se verra sensiblement agrandie, la zone humide profitant largement des dispositions de gestion des eaux. Que dire encore, sinon que le nombre de cheminées est fixé de manière inaliénable par le constructeur, que la quantité de gaz transitant par Hambach et dédiée à cette nouvelle installation n'excèdera pas 9%, donc n'aura aucune incidence sur la desserte des grandes agglomérations, et que l'élévation de la température des cours d'eau sera circonscrite à 5 mètres en aval des points de rejet.

Comme on le voit, la posture des adversaires de Direct Energie est donc motivée en partie par l'improbité de leurs chefs de file, mais aussi par l'amateurisme choquant de leurs prétendus spécialistes. On a ainsi été surpris d'apprendre que leur « ingénieur » référent, présenté comme un expert fiable, n'était en fait titulaire que d'un DUT, et officie actuellement au titre de technicien ! Le caractère équivoque de leurs prises de position apparait par ailleurs de manière particulièrement éclatant lorsqu'on s'avise du fait que certains protagonistes affichent dans le même temps un soutien sans faille à la centrale Emile Huchet qui, pour le coup, figure effectivement parmi les 15 sites les plus gros émetteurs de CO2 d'Europe ! Quant aux confusions grossières consistant à apparenter les gains financiers attendus - propices au développement futur de la CASC - aux indemnités de nos élus, on ne sait s'il s'agit d'un amalgame motivé par la méconnaissance complète des modalités opératives des projets de ce type, ou d'une tentative délibérée d'embrouillement à des fins diffamatoires.

On ne saurait donc trop conseiller aux contempteurs de la centrale de Hambach de mettre un terme à leurs réticences et à leurs hésitations, de regarder la réalité en face, et d'accorder désormais leur entière adhésion à une opération bénéfique pour tous, saine et raisonnable, dont les perspectives de création d'une soixantaine d'emplois directs dans la région et de dizaines d'autres postes connexes constitue un argument de plus à porter au crédit de cet excellent projet.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 4 mars 2009

Loi Hadopi... Pour faire bonne mesure !

Il est de bon ton, ces dernières semaines, de se joindre au coeur jacassier des opposants à la loi Hadopi, dont les plus virulents sont peu à peu parvenus, à force d'acharnement et de mauvaise foi, à noyer les objectifs réels sous des flots d'arguments plus saugrenus les uns que les autres. La confusion est telle qu'on a finalement pu assister à une sorte d'inversion des valeurs, le tenant de la loi étant ravalé au rang d'autocrate intransigeant tandis que le fraudeur se voyait, dans le même temps, promu à la dignité de symbole vivant des libertés individuelles menacées, figure au demeurant très commode pour attirer la sympathie du plus grand nombre.

Libertaire ascendant martyr, tel est donc le personnage que se compose le resquilleur dans l'idée de masquer au mieux la réalité de ses inquiétudes pratiques, dont la nature véritable est nettement moins noble qu'il ne voudrait le laisser penser, comme nous allons le voir.

La première chose à comprendre est que la protection de la propriété intellectuelle est une revendication absolument légitime des créateurs, dont on ne saurait ignorer plus longtemps le désarroi face au pillage systématique et organisé de leurs oeuvres originales, avec une bonne conscience et une impudence qui dépassent l'entendement. A titre d'exemple, imaginons qu'un concepteur d'objets artisanaux ouvre une boutique pour présenter ses réalisations au public. Peut-on imaginer les lieux envahis par une foule d'amateurs de passage, dont chacun irait se servir librement sur les présentoirs, et quitterait ensuite l'endroit les poches pleines, sans égard pour le travail et la personne de l'artiste concerné ? Présentée en ces termes, la question se résout d'elle-même, et c'est au prix de contorsions déraisonnables que les adversaires de la loi tenteraient de justifier les agissements auxquels ils se livrent sans retenue depuis des années, pour leur plus grand bénéfice.

Car, répétons-le, il s'agit d'une bonne loi ! Pensée à l'aune du pragmatisme le plus sain et composée dans le souci de considérer avec respect à la fois les intérêts des créateurs et ceux des usagers, la mesure apparaît comme une démarche en parfaite adéquation avec son époque, contrairement aux voies judiciaires excessives et inadaptées suivies jusqu'ici. Sa nature même rassure, tant sont prévus de gardes-fous destinés à cadrer ses conditions d'application, avec en général des modes opératoires progressifs se proposant de dialoguer avec l'internaute indélicat, de l'alerter, de chercher une conciliation amiable avant de se résoudre, tous les échanges demeurant vains, à opter pour l'une ou l'autre des sanctions prescrites dans les cas de mauvaise volonté manifeste. Encore ces sanctions sont-elles bien modestes, d'ailleurs, si l'on se souvient que lesdites mesures, dont la seule évocation provoque des clameurs indignées, ne consistent en définitive qu'à empêcher techniquement le fraudeur de poursuivre ses activités illicites !

Tendancieux et partisans, les arguments développés par les opposants à la loi Hadopi ne tiennent dont guère face à une analyse sérieuse, et l'on sourit à l'évocation de leur ultime cartouche, qui consiste à présenter les artistes s'étant déclarés favorables à la mesure comme des sympathisants sarkozystes. J'imagine qu'Abd Al Malik, Renaud, Diam’s ou Rachid Taha seront surpris de découvrir cette surprenante suspicion de militantisme spontané dont les parent les anti-hadopistes, mais je ne suis pas certaine que la teneur d'une telle dialectique saura les convaincre de renoncer à être rémunéré pour leur travail, et à accepter dorénavant comme normal et naturel le maraudage outrancier dont ils sont l'objet de manière quotidienne.

Quant à moi, je connais trop la valeur du travail pour brader celui de qui que ce soit.

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 2 février 2009

Mairie mess(qu)ine : Du neuf avec du vieux !

Je me permets de revenir, chers lecteurs, sur le sujet qui a motivé l'article publié sur ce blog le 23 janvier dernier, et qui faisait état d'un soupçon de plagiat impliquant les graphistes de la mairie de Metz, suspectés de s'être appropriés sans vergogne le travail d'un professionnel ayant eu l'imprudence de répondre à un appel d'offre lancé par ladite mairie.



A l'issue de l'expertise commandée à cette occasion, dont les résultats seront publiés ici même dès rédaction du Compte-Rendu définitif, une enquête a été diligentée dans le dessein d'étoffer le dossier juridique en cours d'élaboration, investigations qui ont mis à jour les fort exotiques méthodes mises en oeuvre par le personnel "créatif" de la mairie lorsque son employeur lui passe commande de conceptions originales.



A toutes fins utiles, nous proposons au lecteur trois "créations originales" supplémentaires des graphistes municipaux, qui attestent de la pureté de leurs concepts novateurs et de la parfaite indépendance de leurs talents créatifs, auxquelles nous nous permettons, à titre documentaire, de joindre des oeuvres très antérieures, dont les ressemblances avec les productions messines procèdent naturellement du plus facétieux des hasards.



Logo de  Metz Logo Entreprise

Andy Gros Campus Andy Warhol campbell


Metz plagiat beatles abbey road

Mes es-logo

Il est des dossiers dont le poids est tel qu'aucun mur, fussent-ils ceux de l'Hôtel de Ville, ne sauraient y résister bien longtemps.



Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 9 janvier 2009

Toujours les mêmes qui CASC !

Dans une lettre rendue publique le 23 octobre dernier, Monsieur Eric Kamblock, chef de file du mouvement de la Gauche pour Sarreguemines, a jugé bon d'interpeller Messieurs Roland Roth, Président de la CASC, et ses deux vice-présidents Céleste Lett et Jean Karmann, avec l'idée de leur soumettre un plan ingénieux destiné, selon lui, à stimuler l'activité économique locale.

La teneur de ladite missive est, au demeurant, sans grande surprise. Après quelques considérations génériques évoquant la crise financière actuelle, l'auteur s'attache à dresser une vision très alarmante de l'avenir, et poursuit en déclinant à l'envi des visions de déroutes et de faillites qui abattraient les tempéraments les plus assurés.

Ce tableau pessimiste étant fixé, Monsieur Kamblock livre enfin au lecteur la mystérieuse stratégie qu'il imagine avoir adroitement concoctée : en substance, il s'agit d'assigner à la CASC le rôle peu enviable de garant, au bénéfice d'entreprises à risque qui seraient à la peine dans leurs recherches de bailleurs de fonds !

Pour l'édification de Monsieur Kamblock, j'aimerais rappeler ici que les missions essentielles de la CASC sont d'un ordre bien différent, et ne s'apparentent nullement aux offices de caution ou de parrainage que l'on est en droit d'attendre d'un argentier usuel ! Les compétences de la CASC se rattachent à la politique de la ville et à l’équilibre social de l’habitat, à l’aménagement de l’espace, à la protection de l’environnement, au développement des Technologies de l'Information et de la Communication et des équipements culturels d’agglomération, et tant d'autres choses dont il est loisible à chacun de trouver le détail sur notre site de présentation.

Bien évidemment, chacun sait que les responsables de la CASC et les personnels qu'ils dirigent sont des acteurs engagés et déterminés dans le domaine du développement économique de notre secteur, et les PME évoquées par Monsieur Kamblock, florissantes ou à la peine, trouveront auprès d'eux toutes l'écoute, l'assistance et les conseils personnalisés dont elles exprimeraient le besoin. En particulier, il est loisible aux professionnels requérants de rencontrer, via cette structure, des spécialistes qui sauront les entourer, les orienter, et leur apporter une aide de haute qualité dont les attributaires tireront le plus grand profit.

Pour en venir maintenant à cette idée de fond de garantie, le respect des usagers dont ils ont la confiance, et le souci de ne pas compromettre leurs intérêts par des engagements inconséquents ou des initiatives inopportunes, contraignent les dirigeants de la CASC à faire preuve, en toutes circonstances, d'une certaine pondération et, dans cette ligne, à accueillir toute proposition avec la circonspection requise. C'est sous cet angle qu'il convient d'apprécier leur réticence à mettre en péril l'équilibre de leurs finances, dont l'affaiblissement se conjuguerait aussitôt, par exemple, en terme de pression fiscale accrue, et de régression dans le domaine de l'investissement.

En conclusion, je considère que les projets de Monsieur Kamblock, sous leurs vernis de noblesse et de prodigalité, procèdent en réalité d'un surprenant mélange de démagogie et d'inconscience, le second point étant sans doute le plus grave lorsqu'on pense aux dégâts que pourraient causer l'application irréfléchie de semblables initiatives. A Monsieur Kamblock, je ne saurais trop conseiller de peser davantage, à l'avenir, les risques que ces propositions feraient courir aux usagers si elles étaient suivies d'effets, et de mener désormais ses réflexions en gardant à l'esprit qu'il est essentiel de ménager, aujourd'hui plus encore qu'hier, les finances des familles déjà suffisamment éprouvées par les difficultés conjoncturelles qu'elles affrontent.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 10 décembre 2008

UMP 57 : Un grand nettoyage de printemps pour Noël

L'actualité politique nationale a été très agitée, ces dernières semaines, par les querelles violentes qui ont opposé les leaders du groupe socialiste en quête d'un nouveau premier secrétaire pour leur formation. Face à l'unité et à la détermination des représentants de la Majorité, ces dissensions et controverses perpétuelles étaient fort malvenues, et ont achevé de discréditer un parti qui se serait pourtant bien passé, vu sa situation, de telles démonstrations de désunion et d'hostilité réciproque.

Cette remarquable cohésion des membres du gouvernement autour de projets portés par une idéologie commune, qui devrait servir d'exemple à tous les militants UMP de notre pays, ne semble pourtant pas avoir inspiré d'intentions similaires au sein de notre propre Fédération de Moselle, où un certain nombre de pratiques très contestables ont été dénoncées publiquement par des élus extrêmement choqués par la découverte de tels agissements.

Refus injustifié de procurations, modification du fichier des adhérents, domiciliations fantômes, telles sont les irrégularités qui ont terni la crédibilité du scrutin des dernières élections internes de notre formation, et conduit Yves Wendling à saisir la Commission nationale des recours de l’UMP.

Face à ces dérives, des réactions énergiques et courageuses ont rapidement vu le jour, à l'initiative d'élus UMP (Denis Jacquat, Marie-Jo Zimmermann, Yves Wendling) désireux de montrer publiquement que ces méthodes étaient le fait de quelques-uns seulement, dont les comportements, inqualifiables et révoltants, ne sauraient être tolérés par leurs pairs, et devaient sur le champ être désignés comme tels afin que soient levée toute tentation, pour le public, d'associer ces déviances individuelles à l'ensemble de notre mouvement.

Pour ma part, je considère que cette affaire pourrait être lourde de conséquences pour notre parti en terme de crédibilité et de confiance, et j'ai la conviction que notre fédération doit faire l'objet de mesures intransigeantes d'assainissement de nature à reconstruire un groupe uni et dynamique, sûr de la force de ses convictions et de la rectitude de ses membres, et cela dans les délais les plus courts.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 4 décembre 2008

Amendement Jacquat : pour que nos anciens ne battent plus en retraite !

Eu égard au constat irrécusable en vertu duquel le nombre d'années de travail rapporté au nombre d'années d'existence n'a cessé de décroître au cours de ces dernières décennies, il est en définitive apparu que cette tendance, jusqu'ici profitable, n'était plus compatible avec les phénomènes simultanés de vieillissement de la population et de dénatalité avérée qui se profilent dans la plupart des pays de l'Union Européenne.



Dès lors, comment redresser la situation si l'on entend, conjointement, s'abstenir d'augmenter les cotisations ou d'aggraver les déficits ? C'est au traitement de ce problème délicat que s'attaque le gouvernement, soucieux de proposer des dispositifs réalistes destinés à améliorer à la fois les conditions de vie individuelles des seniors et le niveau général des droits sociaux. L'une des mesures retenues, connue sous le nom d'amendement Jacquat, prescrit le report du départ à la retraite à l’âge de 70 ans pour les salariés qui le souhaitent.



Moderne et objectif, ce programme a pourtant été conspué avec la dernière virulence par l’assemblée générale du comité de défense des travailleurs frontaliers (voir RL 24/11/08), qui s'est livrée sans retenue à un persiflage inadmissible auquel, en tant que membre du comité UMP de la circonscription et conseillère municipale de Schweyen, je me sens le devoir de répondre.



Tout d'abord, il faut savoir que la cessation d’activité s'accompagne pour de nombreux séniors d'une altération de leur image sociale avec parfois, à la clé, des états dépressifs attestés. Pour cette catégorie d’âge, le taux global de mortalité est ainsi 2,8 fois plus élevé chez les inactifs que chez les actifs ! Plus prosaïquement, il est acquis que l’allongement de la longévité (+ 64 % en un siècle) compromet gravement l'avenir de notre régime de retraite par répartition, avec les effets attendus de dégradation du niveau de vie de nos aînés, voire l'émergence de conflits intergénérationnels. Le vieillissement de la population génère enfin une pénurie de main d’œuvre dans des secteurs d’activités spécifiques où, d'ores et déjà, certains postes d’embauche ne sont plus pourvus, avec à terme des conséquences sévères sur notre économie faute de mesures appropriées.



Je crois inutile de détailler ici les bénéfices innombrables que recèle le maintien d'une activité professionnelle pour les seniors, tant aux niveaux individuel (préservation d'un statut social), sociétal (mixage des âges) qu’économique (transfert des savoir-faire). A toutes fins utiles, je rappelerai cependant que le vieillissement actif s’inscrit dans une politique de rupture basée sur une gestion de l’emploi par cycles de vie et pensée en termes de formation tout au long de la vie, d’aménagement des fins de carrière, de refonte du système de20santé et de flexsécurité du travail (reconversion professionnelle dont, par exemple, le compagnonnage).



Au Président Arsène Schmitt, je répondrai pour conclure qu’il ne s’agit nullement de "contraindre à travailler jusqu’au bout de ses forces", et moins encore de cautionner de quelconque manière une "Europe du fric", mais tout au contraire de préparer notre pays à faire face à son évolution démographique, en investissant dans son capital humain, tant au niveau de la préservation de la santé qu’à celui de l’adaptabilité des compétences au marché du travail. Il est d'ailleurs fort plaisant de remarquer, au passage, que le Président Schmitt illustre lui-même, à son corps défendant, le bien-fondé de nos propos, suivant lesquels la mobilisation des compétences d’un sénior, mises ici au service de l’association des travailleurs frontaliers, peut être facteur d’épanouissement et de bienfait pour ce dernier comme pour l'ensemble de la société !



Pour finir, je rendrai hommage au sang-froid et à la détermination avec lesquels Monsieur Céleste Lett a su affronter l'hostilité sans fondement d'une assemblée dont les membres, je l'espère, auront eu le loisir de revenir à une vision plus objective de la réalité. C'est là, en tout cas, tout ce qu'on peut leur souhaiter !



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 22 octobre 2008

Présidence du Conseil Régional de Lorraine

Les élections des conseillers régionaux, qui auront lieu au cours de l'année 2010, s'annoncent d'ors et déjà extrêmement intéressantes dans le contexte tourmenté qui prévaut sur l'ensemble de la planète, et en particulier, bien entendu, dans notre région lorraine. Sur fond de réformes d'envergure et de crise financière, l'évènement promet en effet de placer chacun devant ses responsabilités, aussi bien les tenants de la politique présidentielle, qui auront à coeur de se démarquer des initiatives impopulaires tout en profitant de la prévalence de la majorité, que les opposants au gouvernement, dont les postes de décision, obtenus de haute lutte comme ce fut le cas, par exemple, pour le maire de Metz Dominique Gros, pouvaient être vus comme autant d'occasion, pour leurs partis, de ne plus se contenter des discours stigmatiseurs génériques qui ont traditionnellement leurs faveurs, mais de passer aux actes en démontrant le bien-fondé des thèses qu'ils défendent.

Trois fois hélas, les initiatives pratiques, les propositions constructives et les tentatives de dialogues sont une fois de plus douloureusement absentes des débats, et l'on ne peut que constater qu'aujourd'hui comme hier, les socialistes semblent être dans l'incapacité totale de sortir de la voie stérile qui est la leur, déroulant litanies de reproches et chapelets de griefs, et inondant blogs, journaux et ondes d'un torrent ininterrompu de doléances et de récriminations dont la majeure partie, au passage, ne résistent pas à l'analyse la plus élémentaire.

A ce propos, la succession de François Hollande montre de manière éclatante la véritable nature des candidats en lice, la pauvreté de leurs argumentaires respectifs, et le crédit qu'il convient de leur accorder ! A l'exception de Michel Rocard, que son renoncement à toute ambition nationale autorise à des déclarations d'une fort louable objectivité en faveur d'un certain nombre de choix sarkoziens, les autres protagonistes se sont lancés dans une compétition effrénée dont le seul but semble être de se présenter, aux yeux du public, comme l'incarnation archétypale de l'opposition à notre président. Et pour cela, le procédé naturel est tout simplement de ne plus jamais s'exprimer autrement que sous formes de remarques acerbes sur la politique française.

C'est bien dans cette ligne que s'inscrit la démarche de Jean-Pierre Masseret, actuel Président du Conseil Régional de Lorraine qui, persuadé de la pertinence de cette stratégie, s'est mis en tête de développer une critique en règle de chaque mesure gouvernementale, s'efforçant de présenter les faits sous le jour le plus défavorable possible pour tenter ensuite, comme on le comprend, d'apparaître comme l'alternative naturelle, le recours ultime face à des politiciens aux intentions pernicieuses.

De fait, le problème de Jean-Pierre Masseret réside dans le fait que ses initiatives, à l'image de sa décourageante personne, embarrasseraient même les observateurs les mieux disposés !

Ainsi en est-il de l'invraisemblable prospectus envoyé par les trois sénateurs socialistes de la Moselle à tous les conseillers municipaux du département où Jean-Pierre Masseret et ses comparses, espérant faire oublier leur inaction coutumière sur le terrain par des déclarations viriles, prennent de manière systématique le contre-pied de tous les efforts consentis par les responsables politiques de la majorité pour tenter d'apporter des solutions aux difficultés dans lesquelles se débattent tant de nos concitoyens.

Dans les lignes qui suivent, il n'est naturellement pas question de développer un contre-argumentaire démontrant, étape par étape, que chacune des critiques énoncées par le trio précité relève de l'improbité, de la vindicte ou, dans le meilleur des cas, de l'aveuglement et de l'ignorance, car une réfutation circonstanciée du tract sus-évoqué, qui développe sur huit pages un mélange décousu d'aperçus erronés et de jugements saugrenus, nécessiterait un volume qu'il n'est pas raisonnable d'envisager ici. Néanmoins, nous ne résistons pas au plaisir de faire quelques remarques relatives au contenu du l'affligeant imprimé socialiste, qui permettront au lecteur de juger du sérieux de ses auteurs, et de leur intégrité.

L'exploitation des craintes relatives à la nouvelle carte militaire, par exemple, est symptomatique de la méthode Masseret. Légitimement inquiets de leur avenir après le départ de certains contingents des armées, les habitants se sont en effet tournés vers leurs élus avec l'espoir d'interventions bien orchestrées de nature à limiter les effets négatifs des mesures programmées, et il faut bien reconnaître que Jean-Pierre Masseret, bien loin de s'investir résolument à la tête d'un mouvement d'ensemble, s'était au contraire soigneusement tenu à l'écart des initiatives qui fleurissaient ici et là, poussant même l'indignité jusqu'à repousser, à l'époque, une série de propositions adroites et constructives émanant de Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social ! Acculé par la marche des évènements, Jean-Pierre Masseret s'est finalement vu contraint de paraître (tardivement) aux manifestations initiées par d'autres, ce qui ne l'empêche pas de s'en prévaloir aujourd'hui comme d'une résolution personnelle, avec une impudence qui laisse pantois !

Plus globalement, la méthode d'opposition systématique de Jean-Pierre Masseret et de ses amis se déclinent à l'infini dans l'appréciation de tous les dossiers d'actualité. Nous apprenons ainsi, dans une certaine confusion, que ce dernier s'oppose à la privatisation de la Poste, à la réforme des hôpitaux, à la restructuration des Armées, au service minimum dans l'Education Nationale et, en gros, à toute tentative, aisée ou difficile, rapide ou à long terme, bonne ou mauvaise, pourvu qu'elle soit le fait du gouvernement français. Que répondre au très partial Jean-Pierre Masseret, si ce n'est que l'ouverture de la Poste aux capitaux privés est incontournable si l'on veut maintenir, et même développer le niveau de services exigible par les usagers, que la diminution du nombre de médecins et le droit, pour tous, de profiter d'installations médicales et de compétences de pointe justifient pleinement les choix de mutualisation opérés, que l'évolution des données géostratégiques rend caduque le maintien artificiel de forces sur certains sites particuliers, et tant d'autres choses qu'un raisonnement simple et non partisan impose rapidement à toute personne honnête et objective...

Honnête et objectif, tels ne sont pas, en tout cas, des qualificatifs qu'il serait légitime d'employer au sujet de Jean-Pierre Masseret, dont on a peine à croire qu'il envisage sérieusement, avec toutes les vicissitudes de sa regrettable carrière, de se succéder à lui-même à la tête du Conseil Régional de la Lorraine !

Dans ces conditions, quelle alternative est-il raisonnable de considérer pour un tel poste ?

C'est tout naturellement vers Laurent Hénart, député de Meurthe et Moselle, que de nombreux regards se tournent au moment de soutenir un candidat dont la probité, le sérieux et la compétence font l'unanimité, même au sein de la gauche!

De stature nationale, comme en témoignent les responsabilités qu'il s'est vues confier au sein de la commission des Finances, il a rejoint le pôle "cohésion sociale" de Jean-Louis Borloo en 2004, en qualité de secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes. Il a ainsi pu mettre à son actif des résultats tout à fait remarquables en termes de promotion de l'apprentissage, initiant la création du statut de l’apprenti, introduisant la personnalisation des parcours, facilitant l'obtention de crédits d’impôt pour les entreprises, et contribuant largement à la revalorisation de l’image de l’apprentissage par des campagnes étendues de communication.... Depuis l'année 2005, il est également Président de l’Agence nationale des services à la personne, avec la charge de favoriser le développement économique et la professionnalisation du secteur des services à domicile. Il faut être bien conscient de la nature à la fois essentielle et novatrice de cette approche, dans la mesure où l’agence propose une nouvelle façon de piloter une politique publique transversale. Ainsi, elle harmonise l’action de dix-huit ministères distincts, tout en préparant au mieux l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur économique et en accompagnant activement les négociations entre partenaires sociaux et représentants des employeurs.

Naturellement, le petit paragraphe précédent n'est qu'un mince aperçu destiné à illustrer à la fois la crédibilité et l'envergure de Laurent Hénart, mais également sa générosité, son dévouement, et le souci qui est le sien d'oeuvrer à fond pour le bien public.

Face à une telle personnalité, que reste-t-il à Jean-Pierre Masseret pour tenter de s'imposer ? Pas grand chose, si ce n'est, peut-être, le recours aux méthodes musclées qui lui sont coutumières, comme ce fut le cas, en session plénière du Conseil régional, lorsqu'un élu s'avisa de demander des comptes au sujet des subventions régionales accordées à l'Irfa, organisme de formation en situation de redressement judiciaire, bien au-delà des délais légaux. Ce jour-là, Jean-Pierre Masseret se discrédita définitivement en vociférant de la manière la plus vulgaire et la plus choquante qui se puisse imaginer, adressant notamment à son interlocuteur stupéfait un "Je te fous sur la gueule" que les témoins, attérés, évoquent encore avec répugnance.

Que la réprobation de façade, les analyses tendancieuses et la brutalité occasionnelle puissent tenir lieu de projet politique, c'est là une chose dont Jean-Pierre Masseret est convaincu depuis fort longtemps. Dans l'intérêt de la Région Lorraine, il nous faut espérer que l'avenir lui montrera que, là comme ailleurs, il se trompe lourdement !

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 8 septembre 2008

Rien qu'une mise au point

Il semble que l'utilisation par les élus de la circonscription de Sarreguemines du poignant "Déserteur" de Boris Vian à des fins de politique locale ait été curieusement mal perçue par certains lecteurs d'obédience socialiste, qui ont cru voir dans la mouture proposée une trahison de l'esprit du célèbre écrivain.

A l'évidence, les critiques lues ici et là peuvent à peine être prises au sérieux, tant elles révèlent de confusion et de d'improbité chez les personnes dont elles émanent. De fait, on peut trouver d'emblée bien choquant de confondre l'attachement d'élus au patrimoine de leur région et leur souci constant de l'intérêt des populations dont ils ont la charge avec une quelconque ferveur militariste. D'autre part, Boris Vian lui-même s'est à maintes reprises exprimer pour dénoncer les entreprises belliqueuses et non, en soi, la profession militaire ! Ainsi, il apparaît que la somme des erreurs et des malentendus qui sous-tendent la réaction des socialistes est telle que l'on est bien tenté d'y voir plutôt un prétexte d'accabler à bon compte un adversaire politique en la personne du Député Céleste Lett, l'argumentaire proposé étant un cocktail indigeste de la médisance la plus débridée et de la mauvaise foi la plus insigne.

Pour finir, nous ne saurions trop conseiller aux socialistes d'utiliser, pour une fois, leur énergie toujours vacillante à des fins utilitaires. Dans cette ligne, nous trouvons particulièrement malvenus les exotiques appels à "l'union sacrée" du Sénateur Masseret, qui contrastent curieusement avec ses refus répétés d'investissement personnel jusqu'à une période récente. On se souviendra, par exemple, de la sévérité avec laquelle il avait repoussé une initiative proposée par Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social, allant dans ce sens. La surprenante désaffection de la GPS (Gauche Pour Sarreguemines) au moment de signer la pétition électronique en faveur du maintien du 57ème RA à Bitche avait de même été très remarquée, les responsables de ce mouvement allant jusqu'à censurer, sur leur blog, nos messages faisant mention de l'existence du blog sos-bitche. Plus spectaculaires enfin - dans la sottise - sont les assertions superficielles de Michaël Weber qui, comme les autres, trouve les accents les plus virils en termes de communications verbales, mais s'arrête là, comme ses pairs, incapable de simplement signer une pétition qui se proposait de fédérer les personnes de bonne volonté. Et que dire enfin de la suggestion du socialiste Gilbert Maurer, qui propose la création d'un "Comité de Défense et de Riposte de Bitche et du Pays de Bitche" (sic), affectant d'ignorer que de telles structures existent déjà, à l'image du "Comité de Pilotage et de Restructuration de Bitche", que Gérard Humbert, maire de Bitche, avait voulu indépendant de toutes couleurs politiques ! Les socialistes justifient aujourd'hui (Gilbert Maurer, Dominique Gros...) leur totale absence d'engagement dans le combat pour la défense de Bitche en arguant d'une prétendue volonté de "laisser la droite s'en occuper", alors que cette désaffection à un moment crucial s'apparente plutôt à une sorte de sabotage, avec l'idée de pouvoir ensuite reprocher vertement aux élus impliqués leur éventuel échec !

Bref, que les socialistes s'attachent désormais à placer sous le boisseau leurs rancœurs surannées et acceptent, dans l'intérêt de tous, de rejoindre ceux qui se battent pour leur région, c'est tout ce que nous souhaitons aujourd'hui et que nous appelons de nos vœux.

Mardi, 10 juin 2008

Après le grand Rausch... le mi-Gros !

Baignée d'influences très diverses liées à son histoire et à sa situation géographique, notre ville de Metz est riche des apports multiples suscités par les générations qui s'y sont succédées, et sa prospérité, qui s'appuie sur ses atouts naturels, a été judicieusement développée au cours de décennies de gestion saine et prudente, qui en ont fait la cité florissante et indépendante dont s'enorgueillissent aujourd'hui la majorité de ses habitants.

Parmi toutes les dates qui ont rythmé l'évolution de Metz, certaines évoquent la joie, l'enthousiasme, le soulagement, tandis que d'autres marquent des évènements nettement moins heureux, voire franchement dramatiques. Il va sans dire que le 16 mars 2008 est à classer dans la seconde catégorie sans la moindre hésitation, tant l'élection de Dominique Gros à la tête de notre ville s'annonce dommageable à de nombreux points de vue.

Les premiers éléments qu'il me semble important d'aborder sont l'impéritie notoire de notre nouveau maire en matière de gestion financière, ainsi que sa regrettable méconnaissance des affaires et structures publiques dont on a pu mesurer l'ampleur au fil de déclarations confuses amalgamant, de manière erronée, des considérations relatives à la ville et des facteurs relevant de l'agglomération. Certes, ces bourdes grossières ont le mérite de beaucoup amuser les auditeurs du moment et, en particulier, ceux d'entre eux qui émargent dans les rangs de l'opposition, mais il faut aussi reconnaître que, passé le délassement toujours appréciable que procure l'écoute distraite d'un tel étalage d'inepties, on ne peut se défendre d'une certaine appréhension à l'idée que c'est leur auteur qui va, pour six ans, présider aux destinées de notre ville.

Car là on l'on ne rit plus du tout, c'est à l'énoncé des intentions du Maire en matière d'imposition !

Après avoir parlé un temps d'augmenter les impôts en avançant des objectifs démagogiques à colorations sociale, associative et redistributive (sic), Dominique Gros s'est finalement inquiété des effets défavorables de cet aveu sur l'issue de sa campagne, et s'est efforcé de rendre son programme moins indigeste en articulant ses déclarations ultérieures autour d'un argumentaire monolithique vantant les vertus de l'endettement de la ville.

Que Metz ait justement été depuis des dizaines d'années, grâce à Jean-Marie Rausch, l'une des villes les moins endettées de France, et que nous puissions également nous targuer d'avoir l'une des impositions les plus faibles, c'est là un point que nul ne songe à contester, ni les analystes, toujours subjectifs, du groupe socialiste, ni les contempteurs, toujours diligents, de Jean-Marie Rausch ! Que notre ville présente un bilan équilibré, que son équipe dirigeante d'hier ait eu la sagesse de privilégier une pratique de l'autofinancement dont il est loisible à celle d'aujourd'hui de récolter les fruits, que l'autonomie et l'indépendance subséquentes ménagent, dans le cadre de projets futurs, une marge de manoeuvre étendue et permettent d'envisager avec confiance l'avancée des réalisations déjà initiées et l'élaboration de nouveaux ouvrages, tout cela est exact, et la situation saine et prospère de la commune met les leaders actuels dans une position assez idéale, qu'il faut avoir l'élégance de reconnaître, et l'habileté de maintenir.

Hélas, habileté et élégance ne vont pas toujours de pair, et dans le cas de Dominique Gros, il semble même que ces deux vertus brillent également par leur absence. Dominique Gros, donc, est fermement décidé à endetter rapidement notre ville, et précise que les crédits consentis seront destinés à prendre en charge des frais de fonctionnement courant !

A l'évidence, c'est là une voie hasardeuse dans laquelle le maire socialiste serait bien inspiré de ne pas s'engager ! Alourdir l'endettement de la municipalité pour de semblables motifs, c'est en effet entrer dans un engrenage pernicieux conduisant à terme à emprunter toujours davantage pour supporter d'une part des annuités enflant graduellement, et d'autre part les frais de fonctionnement actuels et futurs dont le volume n'ira jamais en décroissant. Il est donc facile d'anticiper les conséquences, dans des délais assez courts, de cette hémorragie financière !

D'une part, l'équipe dirigeante responsable de ces initiatives inconsidérées devrait s'apercevoir à court terme que les charges imputables aux emprunts consentis manqueront cruellement au moment d'engager des actions favorisant le développement économique et le déploiement de mesures sociales dont le candidat Gros s'était prévalu lors de sa campagne. D'autre part et, à mon sens, c'est là le plus grave, ce sont finalement bien les messins qui vont payer très cher les inconséquences du nouveau maire, en subissant, à un moment où la conjoncture est particulièrement défavorable aux consommateurs, une élévation majeure de leur niveau d'imposition à laquelle il leur faudra bien se soumettre !

Promesses non tenues, démagogie grossière, manifestations culturelles au rabais (qu'on pense au sort fait à l'été du livre !) et finalement ruine de notre ville à la suite d'initiatives pétries d'inexpérience et de maladresses, tels sont les éléments qui composent le tableau des six prochaines années que nous nous préparons à vivre.

Pour s'opposer à cette débâcle, ou du moins en épargner les effets les plus préjudiciables à notre population, les élus de l'opposition se doivent de se serrer les coudes et d'opposer à la fatuité et à l'arrogance des uns leur sérieux et leur sens du courage politique et de la solidarité.

Pour que trente-six années de circonspection, de clairvoyance, de travail acharné et de courage politique ne soient pas oblitérées par quelques mois de nébulosité et d'amateurisme, il importe de montrer que l'exemple donné par Jean-Marie Rausch ne sombrera en aucun cas dans l'oubli, mais est au contraire plus vivant que jamais, et qu'il ne tient qu'à nous de suivre ce modèle pour, à notre tour, préserver et développer notre belle ville de Metz.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 27 février 2008

Municipales 2008 : METZ risque GROS !

Les élections municipales qui s'approchent n'en finissent pas de laisser aux observateurs un goût de déjà vu, tant l'atmosphère générale et les méthodes employées par nombre de protagonistes pour mener leurs troupes respectives à la bataille paraissent calquées sur celles qu'on a eu tout loisir d'apprécier à l'occasion des dernières présidentielles.

Dignes tenants de cette regrettable tendance, les socialistes messins semblent s'être fait une spécialité de pratiquer une sorte de "campagne négative", consistant à masquer leur carence en idées neuves, en programme solide, et surtout en personnalités charismatiques, par le choix d'une stratégie basée sur la gestion de rumeurs, les attaques d'individus, l'exhumation de contentieux anciens fournissant le prétexte de reproches faciles, voire les procès d'intention lorsque les cibles visées ne donnent pas prise à la détraction directe.

Le pilier le plus récurrent du réquisitoire servi par la gauche messine réside sans doute dans son insistance à revenir sans cesse sur les prétendues "divisions" de la droite, signe, selon ses représentants toujours prompts à servir aux auditeurs amalgames rapides et raccourcis abusifs, de la déliquescence des valeurs morales et politiques de leurs adversaires, voire, à les entendre, d'une défiance croissante vis à vis de la "mouvance sarkozyste".

Il va sans dire que je conteste fermement ces analyses, de même que cette tactique d'agression tous azimuts qui, faut-il le rappeler, n'a pas porté chance à la candidate Ségolène Royale en 2007 !

A l'évidence, les électeurs qui s'exprimeront en mars 2008 attendent aujourd'hui des intentions clairement affichées, des projets, des engagements, et ont prouvé maintes fois qu'ils ne sauraient se contenter de quelques piques amères lancées aux concurrents du moment ! Pour de nombreux messins, la vie quotidienne est difficile, les problèmes réels, et la dialectique creuse des candidats de la gauche est impuissante à donner au plus grand nombre l'espoir d'un nouvel élan, la perspective des lendemains prometteurs auxquels il est bien légitime d'aspirer.

Sans nous laisser aller, à notre tour, à la tentation de fustiger les contorsions déraisonnables de la gauche locale, nous ne pouvons nous empêcher d'observer combien leur méthode est curieuse. Non contents de se présenter devant le peuple avec, pour seul étendard, quelques velléités confuses et mal formulées, complétées d'un assortiment de propositions secondaires ou futiles - des chemins piétonniers, des pistes cyclables lorsque tant de gens ont des problèmes très terre à terre, comme le chômage, la crise du logement, le coût de la vie ... - qui apparaissent en porte-à-faux eu égard aux préoccupations réelles des messins, les socialistes ont eu la déconcertante idée de confier la tête de leur équipe à la plus formidable machine à perdre que notre ville est connu, celui-ci évinçant d'un cheveu (mais lequel ?) son rival Pierre Bertinotti à l'issue de primaires houleuses et pour le moins controversées.

Les semaines qui ont suivi ont ensuite offert à des auditoires stupéfaits un panorama complet de tout ce qu'un politicien engourdi et inconsistant était capable de produire en termes de gesticulations puériles, tentant vainement d'attirer sur sa personne l'attention d'un public depuis longtemps au fait de sa totale impéritie. Dominique Gros a ainsi multiplié les rapprochements hasardeux (comment peut-il se commettre avec Thierry Jean ?), les visites bon teint (un petit coucou à Bertrand Delanoë) et les manifestations bouffonnes de tous poils (à l'image de son enthousiasme à reprendre, couplet par couplet, une grotesque chanson paillarde devant la mairie)...

Tout cela est du plus mauvais goût, et relève à mon sens, d'une évidente absence de sérieux et, plus grave encore, d'un total manque de respect vis à vis de notre ville et de ses habitants ! ... De l'avis général, le sommet du ridicule fut atteint par Dominique Gros lorsque ce dernier s'avisa de diffuser un timbre à son effigie, contredisant grossièrement, au passage, ses propres déclarations condamnant la politique-spectacle menée par les membres du gouvernement tandis que lui-même use sans vergogne de toutes les ficelles démagogiques imaginables, de la blague potache aux voyages people, pour goûter finalement, à la surprise générale, aux dérives du culte de la personnalité, comme on le voit à la découverte de son invraisemblable estampille.

On dit, ici et là, que les sondages annonceraient la déroute de la droite en général, et plus particulièrement de notre maire Jean-Marie Rausch. Qu'on se souvienne, pour commencer, que les résultats publiés varient beaucoup d'un média à l'autre ! Akouna Consulting (pour "la semaine" - 07 février 2008) nous apprend ainsi que Dominique Gros serait crédité de 35,97% d'intentions de vote, tandis que l'Ifop (à la demande du "Républicain Lorrain" - 10 février 2008) rétablit ce chiffre à 26%... Quoiqu'il en soit, le point crucial réside dans le fait que plus de la moitié des électeurs se déclarent encore indécis, et j'ai la conviction que ceux-ci sauront, le moment venu, s'abstraire du grossier manège électoraliste de l'équipe Gros, et renvoyer ce dernier à des occupations pour lesquelles, peut-être, il aurait cette fois quelque talent, voire quelque succès ... La chanson populaire, par exemple !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 30 janvier 2008

Municipales de Sarreguemines : le bon, la brute et le truand...

Les élections municipales qui, dans moins de deux mois, donneront au peuple l'occasion de porter à la mairie la personne qu'il juge la plus à même d'en mener les affaires, sont déja au coeur des préoccupations de nombreux acteurs de la vie politique locale, à la fois parmi nos élus, désireux de pérenniser les réalisations initiées sous leurs mandats, et au sein de la foule des prétendants, impatients de leur succéder à la tête des municipalités.

A Sarreguemines comme ailleurs, rencontres, accords et négociations vont bon train, au point qu'il nous faille craindre que les ambitions personnelles en viennent à prendre le pas sur l'intérêt collectif, et il faut reconnaître que les déclarations rapportées par la presse ne sont pas de nature à apaiser la défiance légitime des électeurs.

Parmi les nombreuses personnes se déclarant intéressées par la mairie de la ville émergent à ce jour trois candidats principaux.

Le moins loquace des trois, comprenez René Ludwig, nous a offert, au fil des jours, un petit condensé de ses intentions et de sa personne en accordant ici et là des interviews surprenantes, où il donne volontiers libre cours à son mauvais caractère et à sa misanthropie. Embarrassé par le désaveu cruel d'une large majorité de son électorat aux municipales de 2001, René Ludwig a ensuite confirmé, de manière extrêmement convaincante, le don particulier qui est le sien lorsqu'il s'agit de conduire une liste politique à la déroute, talent qui s'est manifesté une fois encore lors de ses participations malheureuses aux cantonales de 2003 et 2004. Planificateur irréaliste et gestionnaire maladroit, René Ludwig, ancien socialiste que la désaffection de ses adeptes contraint à se déclarer aujourd'hui "sans étiquette", a achevé de se déconsidérer aux yeux de la population sarregueminoise par un comportement quotidien d'une arrogance déroutante, éconduisant sans ménagements ses interlocuteurs et adoptant une attitude lointaine et inabordable qui a fini par excéder même ses plus proches collaborateurs. Tenant d'une théorie louable selon laquelle l'ardeur au travail et l'efficacité pratique doivent primer sur la mansuétude et l'affabilité, René Ludwig a tenu à en illustrer les principes de curieuse manière, en accomplissant le tour de force d'être globalement perçu, en quelques années seulement, comme simultanément improductif, inopérant, et conjointement irascible et revêche.

A l'opposé du rogue et hautain René Ludwig se tient le retors et cauteleux Eric Kamblock qui, pour sa part, a parié résolument sur les vertus d'une stratégie aussi trouble et brumeuse que possible. Longtemps dissimulé derrière le paravent confortable d'un pseudonyme collectif, Eric Kamblock a peiné dès le départ à assumer son rôle de leader de liste, et s'est durant de longues semaines opiniâtrement refusé à toute expression de sa pensée personnelle, à toute déclaration endossée à titre individuel, et à tout débat engageant sa responsabilité propre. D'abord intrigués par cette volonté insolite de se dérober aux regards et aux échanges, les électeurs ont fini par découvrir qu'il ne s'agissait là, en fait, que d'une mesure désespérée censée soustraire à l'opinion publique la réalité d'une candidature totalement infondée, où un groupe de personnes aux objectifs mal définis portent à leur tête un individu d'une inexpérience notoire, à laquelle s'ajoute une profonde méconnaissance du tissu social et du contexte économique de notre région. Désireux de tromper les votants à la fois sur la nature de son engagement, sur ses qualifications pratiques et sur ses motivations véritables, Eric Kamblock a finalement été publiquement démasqué, et contraint d'avouer que "les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes" (sic). Déclarant qu'il pense de toutes façons échouer dans sa course aux municipales, et incapable de préciser quelles alliances il serait susceptible d'envisager le cas échéant, Eric Kamblock laisse une impression de profond malaise à ses interlocuteurs qui, en dépit de questions pressantes et précises, ne parviennent jamais à obtenir d'autre réponse que la manifestation d'une prolixité embarrassée, où le verbiage imprécis tient lieu de programme et les promesses incertaines de projets concrets.

Le troisième candidat, enfin, se nomme Céleste Lett. Il n'est pas dans notre propos de rappeler ici les innombrables réalisations menées à bien par le maire sortant, auxquelles nous avons d'ailleurs consacré quelques lignes dans un autre billet que le lecteur intéressé pourra consulter sur ce site :

"Municipales de Sarreguemines : René renaît".

Indépendamment des exemples cités dans le texte susnommé, les opérations initiées par Céleste Lett en faveur de la ville dont il a la charge parlent au demeurant d'elles-mêmes, et l'immense popularité dont il jouit depuis des années n'est nullement due au hasard. Ecrasant René Ludwig aux municipales de 2001 avec près de 20% de points d'avance, Céleste Lett a confirmé la remarquable faveur dont il jouit en triomphant aux dernières législatives par un score sans appel de 61,4% des voix, dont 63% dans sa propre ville. Chargé de mandats et de postes à responsabilité de tout premier plan, Céleste Lett est, entre autres, député de la Moselle, maire de Sarreguemines et Président de Sarre - Moselle Avenir. Ces charges simultanées, que d'aucuns jugent, à tort, incompatibles, lui ont en fait permis d'ajouter à son expérience locale du terrain une connaissance précieuse des rouages de la politique nationale. Acteur respecté et averti sur la scène française, Céleste Lett possède aujourd'hui des moyens d'action et une finesse pratique peu communs dont les habitants de Sarreguemines tirent le plus grand profit, et un grand nombre d'entre eux mesurent la chance qui est la leur d'avoir un homme de son envergure pour veiller aux intérêts de leur ville.

Pour achever ce billet, je reviendrai avec le sourire sur le titre hollywoodien dont j'ai trouvé amusant de le parer. J'imagine que le lecteur attentif aura compris à quel acteur de la vie politique sarregueminoise devrait, à mon sens, être dévolu le rôle du Bon dans le western des élections municipales. En revanche, je serais très curieuse de voir à qui les lecteurs attribueront les personnages de la Brute et du Truand. Ici comme ailleurs, c'est la voix du peuple qui, seule, comptera en définitive !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 16 janvier 2008

Un GPS détraqué (Gauche Pour Sarreguemines) pour un leader désorienté (Eric Kamblock)... Ca promet !!!

C'est avec un certain scepticisme qu'un grand nombre d'observateurs de la vie sarregueminoise ont accueilli l'apparition soudaine d'un nouveau venu sur la scène politique locale en la personne d'Eric Kamblock, candidat déclaré au poste de maire de Sarreguemines.

Désireux d'entretenir durablement le mystère sur son état civil, ses intentions, son programme, ses alliances, le déroutant Eric Kamblock semble, à cet effet, avoir opté pour une stratégie insolite, se proposant par exemple de devenir populaire en dissimulant son identité (comprenne qui pourra), ou d'apparaître comme un personnage rassurant en dévoilant le programme le plus flou et le plus incohérent qui ait jamais été avancé dans toute l'histoire politique de notre région.

De fait, le profil psychologique d'Eric Kamblock est assez inquiétant ! Il faut rappeler aux lecteurs que ce candidat vaporeux s'est d'abord refusé à assumer ses ambitions, signant jusqu'à une date récente ses interventions personnelles du pseudonyme collectif "Jean Mayer". L'équipe Kamblock n'étant pas très habile, le "secret" de Polichinelle (pseudonyme qui semble plus approprié que "Jean Mayer") a rapidement été éventé, ce qui n'a pas empêché l'incertain Monsieur Kamblock de s'obstiner dans sa démarche nébuleuse, déclarant à qui veut l'entendre qu'il n'est guère connu, et n'a au fond d'autre ambition que d'incarner le trouble groupuscule qui souhaite s'imposer aux élections municipales. S'il a été si difficile à Monsieur Kamblock d'assumer ne serait-ce que l'annonce de ses ambitions ou son rôle de leader de liste, les lecteurs peuvent imaginer le peu de garantie qu'il offre pour la prise de responsabilités lourdes qu'implique l'exercice d'une fonction de maire !

Au-delà de sa légèreté psychologique, Eric Kamblock s'est jusqu'ici principalement distingué par sa surprenante méconnaissance de la situation de la ville de Sarreguemines, de ses richesses, et surtout des réalisations déja effectuées par les équipes dirigeantes en place. Ses idées prétendument "nouvelles" consistant à développer le bilinguisme et à miser sur la construction de l'Europe sont en réalité, depuis de longues années, au coeur même des projets menés par la Municipalité et la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences (CASC), chose bien connue de tous, sauf, et c'est un comble, de Monsieur Kamblock et de son équipe !

Le bilinguisme, d'abord, est une priorité pour la ville et la CASC ! Etant Directrice adjointe de l’IUFM de Lorraine (chargée des relations internationales) et Directrice de l’antenne de Sarreguemines, j'ai également organisé un colloque franco-allemand qui a eu un retentissement considérable : "Parler l'allemand, un atout pour la réussite professionnelle", avec la participation du célèbre chroniqueur politique Alfred Grosser. Du fait de mon expérience professionnelle, je pense être plutôt bien placée pour constater combien l'enseignement biculturel est dynamique à Sarreguemines, et l'honnêteté force à reconnaître que c'est là une conséquence directe de l'investissement et des efforts de Céleste Lett qui, en tant qu'ancien enseignant, est depuis toujours extrêmement sensible aux sujets touchant l'Education, et en particulier aux spécificités pédagogiques de la Moselle Est. Les lecteurs doivent savoir qu'en 2001, en dépit des réticences persistantes de l'Education Nationale, la ville parvint à l'ouverture d'une classe paritaire à l'école biculturelle de la Blies (unique en Lorraine). Cette école est, en 2003, devenue l'école d'application de l'antenne de Sarreguemines de l'IUFM de Lorraine dont je suis la directrice, et dont la spécificité est la formation des professeurs des écoles biculturelles. Qu'on sache encore qu'en 2002, le Ministère (Luc Ferry) accepta de prendre en charge, via un contrat associatif, les salaires des enseignants des deux écoles privées ABCM de Sarreguemines (pour le bilinguisme en classe dès la maternelle). Je terminerai ce passage en revue des réalisations favorisant le bilinguisme en rappelant enfin, outre la création en 2003 de l'antenne de l'IUFM de Lorraine, l'instauration de parcours binationaux à l'IUT mais aussi à l'UFR DEA (droit - économie - administration) sur le centre universitaire de Sarreguemines.

Eu égard à cet ensemble impressionnant de réalisations, l'idée de Monsieur Kamblock relative au bilinguisme n'est finalement novatrice que pour lui-même !

Le second cheval de bataille avancé par Eric Kamblock est de miser sur le positionnement européen de la ville de Sarreguemines. Comme chacun sait, Monsieur Céleste Lett, Président de Sarre - Moselle Avenir (une coopération intercommunale créée en 1997) et Monsieur Roland Roth, Président de la CASC, n'ont pas attendu ses conseils en la matière ! De nombreuses opérations sont constamment initiées en ce sens, et nous pouvons citer la station d'épuration franco-allemande installée à Sarreguemines, l'abattoir transfrontalier de Sarreguemines, et d'innombrables réalisations qui ont conduit à l'attribution à la ville du label "métropole Sarrebruck - Moselle Est".

Comme on le voit, Monsieur Kamblock se couvre donc de ridicule en révélant ostensiblement son ignorance des réalités locales et, pire encore, en présentant comme des idées personnelles avant-gardistes des conceptions largement développées par les dirigeants actuels.

Plus graves encore sont les singulières attaques que Monsieur Kamblock croit légitime de lancer contre Monsieur Lett, qu'il entend tenir pour "comptable de la politique gouvernementale" ! Au-delà des grotesques confusions trahissant l'inculture politique de Monsieur Kamblock (nous nous intéressons à des élections municipales), on ne peut qu'être attéré par la futilité de ces offensives ineptes, et surtout par l'insigne mauvaise foi avec laquelle elles sont menées ! Le cas des fermetures de Haffner et des Faïenceries en est symptomatique. La liquidation de l'entreprise industrielle de la Céramique de Sarreguemines, qui a cessé toute activité le 1er février 2007, est naturellement dramatique, car elle se solde en premier lieu par la mise au chomage de 70 employés ! De plus, la faïencerie appartient au patrimoine de Sarreguemines, d'où la dimension symbolique de la fermeture de cette entreprise. N'en déplaise à Monsieur Kamblock, la ville et la CASC ont tout fait pour porter à bout de bras cette entreprise PRIVEE. Ni les employés, ni les syndicats ne reprochent d'ailleurs à Céleste Lett la gestion de ce dossier (plan de redressement), tant l'investissement du maire de Sarreguemines a été grand. Il a rencontré GDF - EDF, l'URSSAF, le fisc pour prolonger au mieux la survie de cette entreprise, et a obtenu pour les employés des indemnisations finalement bien supérieures à celles initialement prévues. Il n'est donc que Monsieur Kamblock et ses amis pour tenter d'occulter les rôles positifs de Céleste Lett et de Roland Roth dans cette affaire, et pour chercher à présenter les choses sous un aspect défavorable à force de manipulation et d'artifice.

Pour finir, j'aimerais qu'on s'intéresse à ce que propose Monsieur Kamblock en alternative à la politique menée par Monsieur Lett. Je ne sais à qui il conviendrait de poser une telle question, mais ce n'est certes pas à Monsieur Kamblock lui-même, qui reconnaît que même les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes, qu'il ignore quels choix seraient les siens s'il devait s'allier à des partenaires, et qui annonce à qui veut l'entendre que de toutes façons, il s'attend à perdre ! ...

Sans doute ces errances sont-elles à l'origine du nom de son mouvement "la Gauche Pour Sarreguemines", dont l'acronyme surprenant (GPS) laisse espérer que Monsieur Kamblock parviendra un jour à s'orienter lui-même avant d'espérer jouer les leaders politiques.

Devant tant de flou et de mauvaise foi, la saine raison consiste donc à porter son choix sur un candidat confirmé, à la personnalité à la fois ferme et accessible, au programme clair et solide, qui a fait la démonstration quotidienne de sa compétence et de son dévouement pendant des années.

Le profil du maire sortant répond en tous points à ces exigences.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 13 décembre 2007

Michaël Weber : un nouveau Tartuffe pour la ville ...

Impressionnée depuis longtemps par l'engagement politique de certains de nos concitoyens, j'ai pu constater que les efforts des uns et des autres procèdent de motivations très diverses, allant d'un désir sincère et désintéressé de servir la communauté, initiative louable et fort méritoire, à une propension plus trouble à rechercher et à conserver le pouvoir, disposition nettement moins honorable puisqu'elle vise avant tout la satisfaction d'ambitions purement personnelles.

A l'occasion d'innombrables échanges survenus sur les nombreux blogs où nous sommes intervenus à la même époque, et en particulier sur le sien, il m'a été donné de pouvoir mesurer l'orientation prise par Monsieur Michaël Weber, Conseiller Régional de Lorraine délégué au TER et Maire de Woelfling lès Sarreguemines.

De fait, la franchise me contraint à dire que Monsieur Michaël Weber est le parangon magistral du politicien issu de la catégorie seconde dans le classement précédent, tant sa distance glaciale et son cynisme cassant inspirent de réserve aux personnes qui se hasardent à l'approcher.

Sincérité, fidélité, tolérance, telles devraient être les premières valeurs chères au coeur d'un politique présumé de gauche. Interrogé par mes soins sur son sentiment concernant les lâchages d'amis ou les reniements d'opinions intimes, Michaël Weber a en fait eu le plus grand mal à cacher combien ces comportements lui semblaient naturels, expliquant avec une morgue mal contenue combien ces trahisons, extrêmement choquantes pour moi, n'étaient à ses yeux de professionnel aguerri que "postures politiques" tout à fait légitimes. On est donc à l'évidence en droit de nourrir quelques réserves quant à la véridicité des considérations énoncées par Monsieur Weber, lorsqu'on apprend de sa propre plume combien ses agissements et déclarations sont avant tout dictés par les intérêts du moment ! Puisqu'on en parle, la fidélité aux amis n'a au demeurant jamais été une vertu aux yeux de Monsieur Weber, comme on a pu le constater en observant son comportement odieux lors de l'affaire Denis Peiffer, conseiller municipal que ses choix personnels du moment désignèrent du jour au lendemain à la vindicte vociférante de son camarade d'hier. Plus incroyable encore, le jeune socialiste Christophe Folmar s'est vu frappé d'ostracisme pour s'être courageusement refusé à se joindre à la curée indigne menée par Monsieur Weber ! Quant à la tolérance et à l'attachement aux vertus du dialogue, de la concertation et de la modération, j'aimerais rappeler que Michaël Weber compte au nombre de ses amis très proches le président de l'université de Metz Richard Lioger, qui vient de se déshonorer en molestant, de la manière la plus inacceptable, une jeune étudiante à l'occasion du mouvement de grève en cours dans son établissement. Ces actes de brutalité inadmissibles, qui ont motivé un dépôt de plainte à l'encontre de leur auteur, n'ont nullement incommodé Monsieur Weber, démontrant ainsi combien ces pratiques lui semblent naturelles et justifiées !

Maintenant que nous savons à quel personnage nous avons affaire, occupons-nous d'examiner de près les résultats de la gestion menée par Michaël Weber depuis qu'il est à la tête de la petite ville de Woelfling lès Sarreguemines, et d'analyser au passage le bien-fondé des reproches qu'il adresse régulièrement à ses adversaires politiques, à commencer par Monsieur Céleste Lett, député de la Moselle et maire de Sarreguemines.

Les attaques incessantes de Monsieur Weber se déclinent invariablement autour du projet du "Contournement Sud", dont il a fait son cheval de bataille pour engager la campagne de désinformation et de dénigrement à laquelle il consacre beaucoup d'énergie. C'est oublier un peu vite que dans cette affaire, les citoyens, et Monsieur Lett avec eux, sont avant tout victimes de l'indolence et de l'inefficacité de dirigeants en poste antérieurement à l'élection de l'actuel maire de Sarreguemines ! Chacun doit en effet savoir que le Contrat Plan Etat Région a été conçu avant 2000 sous la houlette du député socialiste Gilbert Maurer, le Conseiller Régional et Président de la Commission Transports d'alors n'étant autre que le bien connu René Ludwig, auquel j'ai eu le plaisir de consacrer naguère un petit billet. Est-il utile de le rappeler, les deux responsables précités ont à l'époque jugé inopportun d'inscrire le Contournement Sud dans le cadre du CPER, de sorte que le député-maire Céleste Lett s'est ultérieurement trouvé sans financement, faisant en quelque sorte les frais de négligences exclusivement imputables à ses détracteurs présents. Aux prix d'efforts méritoires, Céleste Lett est pourtant parvenu à restaurer une situation mal engagée, le Conseil Général et la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences déclarant aujourd'hui leur volonté de participer à la prise en charge financière des travaux. Au lieu de se confondre en remontrances stériles, le Conseiller Régional Michaël Weber serait donc bien avisé de saisir l'occasion qui lui est offerte de racheter les erreurs de ses prédécesseurs en invitant la Région à s'investir résolument dans la réalisation du Contournement Sud, la maîtrise d'ouvrage étant désormais, comme on le sait depuis quelques jours, prise en charge par le CG57. On est ainsi en droit d'escompter un cofinancement du projet par la CASC, la Région et le Conseil Général, si toutefois, contrairement à ses ainés, Monsieur Weber a le bon sens d'oublier ses rancoeurs et de se résoudre à apporter un concours actif à Monsieur Lett pour rendre possible la concrétisation de cette entreprise d'envergure.

Les critiques acerbes de Monsieur Weber concernant le centre ville de Sarreguemines sont également tout particulièrement injustes et malvenues, si l'on en juge par l'ampleur des tâches accomplies, et par la satisfaction affichée par les habitants de la ville. Le carré Louvain, la superbe médiathèque, la galerie commerciale, le parking de 300 places sont autant de réalisations brillantes dont s'enorgueillissent les sarregueminois, qui voient avec fierté se développer au centre de leur cité un nouveau coeur moderne et attachant, qui bat au rythme des initiatives audacieuses soutenues avec succès par l'équipe municipale.

La politique culturelle menée à Sarreguemines, enfin, s'appuie sur des efforts intenses et continus et des réflexions communes menées après consultation attentive du public, favorisant notamment des partenariats avec Forbach et le transfrontalier, qui assurent un rayonnement et un dynamisme rarement atteint par une ville de cette taille.

Comme on le voit, le réquisitoire présenté par Michaël Weber ne résiste donc guère à l'épreuve des faits, et se révèle pour ce qu'il est : une collection confuse de jugements tendancieux et de contre vérités outrancières, destinée à tromper les électeurs peu informés dans l'espoir d'influencer leurs choix aux prochaines municipales.

Mais puisqu'il faut parler bilan, ce billet serait incomplet s'il ne se penchait un instant sur celui de Monsieur Weber, qui devra lui aussi, tôt ou tard, rendre des comptes sur sa propre gestion des affaires de sa ville.

De fait, il faut reconnaître qu'il n'y a pas grand chose à en dire, tant le maire sortant s'est évertué à conserver la plus totale inertie pendant toute la durée de son mandat. Qu'on sache seulement que Michaël Weber a mis en joie la région entière en réussissant l'exploit, bien que n'effectuant aucune réalisation d'envergure d'aucune sorte, de ruiner durablement sa commune. Endettée dans des proportions alarmantes, la ville de Woelfling lès Sarreguemines a dû abandonner toute vélléité d'auto-financement, et se trouve aujourd'hui unanimement citée, du fait de sa situation budgétaire désespérée, comme un exemple à ne pas suivre.

Que Michaël Weber s'agite pour détourner vers d'autres les regards du public dans l'espoir de faire oublier ses errances budgétaires et son incompétence tragique n'est guère étonnant eu égard à la mentalité du personnage, qui se dit lui-même coutumier des "postures politiques" de circonstances. Ce qui, en revanche, est très réconfortant, c'est que les lecteurs de ce billet, que j'espère nombreux, sauront désormais faire la part des choses, et voir Monsieur Michaël Weber pour ce qu'il est : un dénigreur injuste, un bonimenteur compassé et un incapable torpide.

Florence Soriano-Gafiuk.

Lundi, 3 décembre 2007

Il était une fois à Puttelange-aux-Lacs

Le retour du ShéRIFF

Cité depuis toujours comme exemple d'ouverture et d'entente harmonieuse entre communautés, la ville de Puttelange-aux-lacs est aujourd'hui en proie à une série de controverses dont chacun se serait bien passé, polémiques initiées par la volonté d'un seul homme, Nicolas Riff, sur fond de constructions immobilières et d'élections municipales.

De quoi s'agit-il ?

Au prétexte de contester l'édification d'un centre culturel franco-turc, Monsieur Nicolas Riff, premier adjoint à la mairie de Puttelange-aux-Lacs, mène actuellement une croisade acharnée contre le maire sortant Laurent Janas, et ne néglige aucune occasion de s'exprimer avec hargne et véhémence au sujet de ce dernier, oubliant les années passées à travailler de concert au service de leurs administrés.

Est-il utile de le rappeler, Laurent Janas est un homme extrêmement populaire au sein de la petite ville qu'il dirige, où chacun est sensible à la chaleur avec laquelle il vient en aide à toutes les personnes qui font appel à lui lorsqu'elles se trouvent confrontées à des difficultés, vers qui il est toujours agréable de pouvoir se tourner lorsqu'on a besoin d'un conseil ou d'un appui. Depuis des années, son honnêteté et sa bienveillance naturelle plaisent et rassurent, et il est regrettable que certain collaborateur indélicat s'avise soudain d'adopter à son encontre un comportement hostile pour de basses raisons utilitaires.

Attrait du pouvoir, quand tu nous tiens ! Car si les propos recueillis semblent circonscrits à une banale affaire de construction, il est clair pour chacun que le but véritable que poursuit Nicolas Riff est de jeter le discrédit sur Laurent Janas afin de le déposséder de sa fonction de maire, sur laquelle il rêve de faire main basse depuis des années.En prêtant attention à l'argumentaire, au demeurant fort confus, du premier adjoint, on apprend que le maire aurait anticipé la signature du permis de construire d'un centre culturel (mis aux normes, après 6 premiers essais), devançant l’avis de la nouvelle commission spécifique chargée de gérer les permis de construire dits sensibles.

Pour ma part, je trouve au contraire que cette volonté de hâter le début des travaux doit être portée au crédit du maire, qui fait ici une nouvelle démonstration de sa générosité et de sa volonté constante de protéger et de développer toutes les initiatives susceptibles d'aider les populations à vivre ensemble.

Quant à l'argumentation de Monsieur Riff, qui n'a trouvé à reprocher à sa cible du moment qu'un " manque de transparence dès le début de l’affaire", elle apparaît aujourd'hui, aux yeux de tous, d'une vacuité désolante, à l'image de ses tristes motivations et de sa très affligeante personne.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 22 novembre 2007

Les cheminots sur la bonne voie !

Après le bleu de la vague qui déferla sur notre pays aux dernières élections présidentielles, c'est une autre couleur qui enflamme désormais les joues des usagers des transports ferroviaires ou de la RATP, qui piétinent sur les quais déserts avec le sentiment d'être les otages d'un conflit qui ne les concerne guère. Critiqué et impopulaire, le mouvement des cheminots mérite quelques sérieuses mises au point.



Le premier élément qui choque lorsqu'on se met à l'écoute de nos concitoyens est l'idée curieusement erronée qu'ils se font des salariés de la SNCF et de leurs conditions de travail. Favorisés par leur employeur, nantis d'avantages injustifiés, les cheminots formeraient une sorte de caste paresseuse et argentée, qui entendrait faire perdurer des avantages acquis à l'époque lointaine où leur profession était "vraiment" pénible et risquée.



De fait, en termes de retraite, il faut savoir que les pensions moyennes des retraités gérés par le régime général étaient de 1 590 euros en 2001, contre 1407 euros seulement pour ceux de la SNCF. De plus, les cheminots en activité se voient appliquer une surcotisation non négligeable (taux patronal à 28,44 % contre 14,18 % sous le régime général). Comme on le voit, les "retraités dorés" de la SNCF n'ont donc jamais existé ailleurs que dans les fantasmes populaires, car non seulement ils ne sont pas aussi bien lotis qu'on se plaît à le laisser entendre, mais surtout, ils payent au prix fort leurs maigres avantages en étant financièrement mis à contribution tout au long de leur carrière.



Et en ce qui concerne les cheminots actifs, il faut également comprendre combien les lourdes contraintes horaires (dimanches, nuits, jours fériés) menacent l'équilibre d'une vie familiale, surtout si l'on songe aux compensations financières dérisoires censées en dédommager les acteurs. Ainsi, les heures de travail placées entre 0h30 et 4h30 donnent droit à une majoration de vingt centimes d'euros ! ...



Que des gens soient privilégiés dans notre pays est absolument exact. Nantis de la société, les véritables privilégiés le sont de naissance (héritiers de grandes entreprises) ou de professions (libérales, et en particulier médicales). Une petite enquête menée pour estimer les appointements des notaires, cardioloques, stomatologues révèlent ainsi des chiffres proprement effarants, qui rendent complètement grotesques toutes vélléités de controverses relatives aux misérables primes accordées aux cheminots qui travaillent les jours de fête, et s'il faut parler conditions de travail, cotisation ou retraites, j'aimerais qu'on m'explique à l'occasion pourquoi les cas d'autres groupes professionnels (militaires, sénateurs...) sont axiomatiquement passés sous silence dans les débats.



On l'aura compris, je me refuse à me joindre au coeur des contempteurs des cheminots, que des manoeuvres habilement orchestrées ont livré à la vindicte populaire. Il n'est au demeurant nullement exclu qu'à court terme, une partie des mécontents qui crient leur indignation face à ce mouvement social voient à leur tour leur propre situation faire l'objet d'une remise en question. Peut-être alors apprendront-ils la compréhension et la solidarité... s'il en est encore temps ! ...



Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 3 novembre 2007

Municipales de Sarreguemines : René renaît ...

... ou quand Ludwig nous ressert la même symphonie ! ...

A l'approche des élections municipales de 2008, des candidats nombreux se déclarent tour à tour, certains portés par une formation politique majeure, d'autres défendant les idées d'un groupe numériquement plus modeste, d'autres enfin préférant se lancer à l'assaut d'une mairie en franc-tireur, espérant de ce fait rassembler des sympathisants de toutes origines.

A Sarreguemines comme ailleurs, les candidats potentiels commencent à se faire connaître, et on voit réapparaître parmi eux quelques vieilles connaissances, qui ne semblent guère avoir tiré les leçons de leurs pénibles expériences passées.

Ainsi en est-il de René Ludwig, adversaire malheureux de Céleste Lett aux municipales de Sarreguemines en 2001, défait par Denis Peiffer dès le premier tour aux cantonales de 2004, et qui pourtant, sourd aux messages pourtant limpides de l'électorat sarregueminois, entend présenter encore et encore sa dyspnéique candidature, au grand amusement des observateurs de la vie politique locale.

Pour justifier son poignant échec de 2001, René Ludwig avance un argumentaire curieux, où la prétention le dispute à la mauvaise foi. A l'entendre, sa défaite serait due en substance à son ardeur au travail, l'infatigable René, voué corps et âme à ses innombrables tâches quotidiennes, ayant tout bonnement négligé de faire campagne.

Malheureusement pour lui, ces allégations saugrenues dissimulent fort mal une plus prosaïque réalité. L'électorat ne se contentant jamais longtemps de paroles, aussi engageantes soient-elles, c'est bel et bien sur le bilan de son mandat de maire que René Ludwig a été sévèrement jugé par les sarregueminois, et nulle périphrase cotonneuse, nulle dialectique confuse ne saurait escamoter le désaveu sans appel prononcé par une forte majorité des femmes et des hommes qui, pourtant, lui avaient donné sa chance quelques années plus tôt en le portant, débordants d'espoir et de confiance, à la mairie de la ville.

Apte à dépiter ses concitoyens, René Ludwig l'est également à décevoir ses partenaires politiques, comme on a pu le voir, par exemple, lorsque le respecté Robert Pax décida de soutenir résolument la candidature 2001 de Céleste Lett, au détriment de l'infortuné René qu'il avait pourtant privilégié en 1995.

Critiqué, désavoué, embarrassé d'un bilan pauvre et contestable, René Ludwig semble à présent s'être lancé dans une surprenante croisade, attaquant avec une brutalité inattendue le travail et la personne de Céleste Lett.

De fait, l'acharnement de René Ludwig n'a d'égal que la totale inefficacité de sa démarche, car s'il faut parler bilan, il est évident pour chacun que Céleste Lett n'a strictement rien à cacher, tant parlent d'eux-mêmes le nombre et l'importance de ses réalisations, aussi bien dans les domaines de l'action sociale et de la santé, que dans ceux des sports, des loisirs, ou de l'investissement en faveur de la vie des quartiers.

Pour que les lecteurs puissent juger de l'iniquité de l'argumentation de René Ludwig, nous nous bornerons à citer, à titre d'exemples, la construction de la Maison de l'enfance et de la solidarité, qui répond aux besoins de l'accueil de la petite enfance et de l'action sociale, le remarquable projet de construction du grand centre hospitalier Robert Pax, la création de nouveaux terrains de sport, les travaux entrepris au centre nautique, ou encore les aménagements urbains auxquels il a été procédé de manière systématique au profit des personnes à mobilité réduite.

A l'intention des jeunes, la municipalité n'est pas en reste, et se fait un devoir de proposer des activités éducatives et de loisirs à un faible coût, sous la forme de "Contrats Temps Libres", créés en partenariat avec la CAF et le département de la Moselle.

Pour développer la vie des quartiers, enfin, la ville a largement dépassé les recommandations nationales, initiant la constitution de conseils de quartier, et procédant à la construction (Welferding et Rive Droite) et à la rénovation (Cité de la Forêt) de maisons de quartier, initiative chaleureusement accueillie par les sarregueminois.

Si l'on termine en évoquant encore la création de cybercentres, l'extension de la Ludothèque de Beausoleil, ou le soutien concédé à la maison de retraite médicalisée Sainte Marie, on voit de manière éclatante combien les réserves de René Ludwig sont déloyales et infondées, et on doit faire un effort pour ne pas avoir la cruauté de détailler en retour son propre bilan, dont l'examen objectif par ses administrés les conduisirent naguère à s'affranchir de sa triste personne.

Bien mieux que d'inutiles panégyriques, les scores exceptionnels enregistrés par Céleste Lett attestent de sa popularité, et de la grande satisfaction dont les électeurs font état en le plébiscitant de la sorte. Mieux encore, son honnêteté et sa réussite finissent par emporter, à l'occasion, l'adhésion sincère de ses adversaires d'hier, comme on a pu le voir en la personne de Denis Peiffer, conseiller municipal de Sarreguemines.

Nonobstant la compréhensible aigreur de René Ludwig, nous aimerions lui faire comprendre que sa démarche n'est pas la bonne, et qu'il serait mieux avisé de faire un retour sur lui-même, de chercher les raisons véritables de ses échecs répétés, et surtout de renoncer à l'étrange fixation à laquelle il semble être en proie concernant la personne de Céleste Lett. Il vous faut comprendre enfin, Monsieur Ludwig, que Céleste Lett n'est en rien responsable de vos déboires électoraux ! Ce sont les sarregueminois qui se sont lassés de ce que vous représentez, et c'est à vous qu'il appartient aujourd'hui d'en déterminer les raisons, et d'en tirer, si vous le pouvez, des leçons pour votre avenir politique.

"Je suis effrayé par les projets de parking à ciel ouvert", dites-vous lors d'une récente interview, avant de vous lancer dans d'exotiques confidences relatives à votre personnalité introvertie, à l'issue desquelles vous faites état de vos difficultés de communication héritées de votre adolescence. Je ne sais si les lecteurs se passionneront pour les implications psychanalytiques de votre parcours personnel, mais je doute en tout cas qu'ils les trouvent très rassurantes.

"Effrayé par les projets de parking", disiez-vous ? Il me semble, Monsieur Ludwig, que vous êtes effrayé par beaucoup de choses. Si la perspective d'être maire à nouveau en fait partie, soyez, du moins, apaisé sur ce point.

Parce que dans votre cas, Monsieur Ludwig, je puis vous assurer que la mairie de Sarreguemines, ça ne dépassera jamais plus le stade du fantasme !

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 22 octobre 2007

Encore une histoire d'ADN

Le monde de la recherche scientifique vient d'être secoué par le scandale consécutif aux récentes déclarations de James Watson, prix Nobel de médecine en 1962 après avoir co-découvert la structure moléculaire de l'ADN.



Dans les colonnes du Sunday Times Magazine, ce chercheur affirme en effet sans ambiguïté que les noirs-africains sont moins intelligents que les blancs, annonce que des études scientifiques sérieuses corroborent cette évidence, et en tire des conclusions immédiates quant à l'inutilité des politiques sociales initiées aux Etats-Unis en faveur des populations défavorisées composées d'individus de couleur.



Ces allégations sont, cela va sans dire, inadmissibles et complètement aberrantes, et je condamne fermement la tenue de tels propos, surtout de la part d'un chercheur de tout premier plan.



Autant que je puisse le voir dans les innombrables notes relatant cette affaire, c'est bel et bien ce gradient supposé entre les intelligences des représentants de différentes races qui interpelle le public.



Pour ma part, j'aimerais expliquer qu'au fond, ce n'est pas tant cette foi absurde en telle ou telle inégalité des performances qui me choque le plus, mais, surtout et avant tout, les conclusions que les tenants de ces thèses se proposent d'en tirer !



Pour ne donner qu'un exemple, il est établi que les populations d'origine asiatique sont beaucoup moins souvent victimes de cancer que les occidentaux, bien qu'il soit difficile, à l'heure actuelle, de pointer du doigt de manière certaine, une raison objective expliquant cet état de fait. Ainsi, les explications avancées hésitent entre facteurs alimentaires, environnementaux et génétiques.



Dans le cas où la recherche future établirait que les asiatiques possèdent effectivement l'avantage génétique d'être moins sujet au cancer, il ne serait nullement choquant d'accepter simplement ce fait démontré. Ce qui serait anormal, en revanche, serait d'en déduire aussitôt un quelconque principe de supériorité de la race asiatique sur les autres, en invoquant ces connaissances nouvelles.



Dans un même ordre d'idée, qu'importe qu'on établisse un jour que le potentiel sportif d'un noir-africain ou la résistance à l'infarctus d'un asiatique sont supérieurs à ceux des autres ! Qu'importe qu'un homme ait une force physique supérieure à celle d'une femme, qu'une femme soit plus résistante à la faim qu'un homme, qu'un coréen soit en moyenne plus petit qu'un hollandais. Je considère qu'un individu possédant un quotient intellectuel, une mémoire ou des talents artistiques innés lui permettant des performances qui dépassent les miennes ne font en aucun cas de lui une personne qui me soit supérieure !



Que des différences d'une nature ou d'une autre soient avérées ou pas, ce qui compte est de défendre fermement le principe d'égalité de tous, et de ne jamais déroger à ce principe universel, sous quelque prétexte que ce soit.



Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 2 octobre 2007

Denis Peiffer : le courage de ses convictions

Depuis quelques jours, j'ai à coeur de suivre, comme tout un chacun, les remous provoqués par le choix politique que vient d'annoncer Denis Peiffer, et j'avoue ressentir des impressions mitigées en constatant l'extrême sévérité avec laquelle ses anciens amis s'autorisent à le juger.



Certes, je n'ai jamais travaillé avec Denis Peiffer, mais il n'est pas un inconnu pour moi, tant nous avons eu l'occasion de débattre, quelquefois même de manière un peu vive, autour d'innombrables sujets de société qui nous passionnaient tous deux.



Que Denis Peiffer ait eu des points de désaccord avec des partenaires de sa vie politique, qu'il soit l'objet d'inimitiés de personne nourries par telle ou telle de ses anciennes relations publiques ou privées, tout cela procède de la vie normale, et il serait assez incongru que d'aucun prétende s'en mêler.



Quant à ses récentes déclarations, je ne pense pas qu'il y ait davantage lieu de s'en émouvoir.



En effet, comme chacun devrait le faire, Denis Peiffer réfléchit beaucoup au sens de son engagement, à la façon dont la société évolue, au meilleur moyen de jouer un rôle constructif en mettant son expérience et son enthousiasme au service de ses concitoyens. Que ses réflexions personnelles l'aient amené à préciser la façon dont il appréhende le monde qui l'entoure, les valeurs qu'il souhaite défendre et les personnes qui lui semblent aujourd'hui en adéquation avec ses aspirations, on ne peut que s'en réjouir.



Qu'on ne se méprenne pas sur le sens de mes propos. Ceux qui me lisent savent que je n'ai pas le compliment facile, et pas davantage une réputation de complaisance, mais le double courage d'opérer une remise en question personnelle, et d'en assumer ensuite les conséquences dans sa vie sociale et politique, voila qui mérite le plus grand respect.



J'ai, en d'autre lieux, pris la défense de Bernard Kouchner en rappelant les paroles de Winston Churchill qui, je le rappelle, disait qu'il est plus honorable de changer de parti pour suivre ses idées que de changer ses idées pour suivre un parti. Ce qui était valable pour Bernard Kouchner l'est pour nombre d'autres personnalités publiques qui ont eu le courage de refuser le sacro-saint cloisonnement isolationniste qui semble être l'un des piliers du socialisme à la française. Songerait-on, par exemple, à traiter Dominique Strauss-Kahn en pestiféré parce que Nicolas Sarkozy a soutenu sa candidature à la direction générale du FMI ? Faut-il conspuer Georges-Marc Benamou pour avoir apporté ses conseils à Nicolas Sarkozy après avoir travaillé aux côtés de François Mitterrand ? Que signifie cette surveillance rapprochée qui se propose de contrôler à vie les fréquentations d'une personne qui, à un moment de son parcours, aurait entretenu des relations proches ou lointaines avec les socialistes ?



A ceux qui s'inquiètent pour son âme, Denis Peiffer vient de prouver qu'il est un homme très déterminé, qui n'hésite pas à braver pression, critiques et quolibets lorsqu'il s'agit d'être en accord avec ses principes, et je vois mal un caractère aussi affirmé se laisser manipuler de quelque manière.



Les anciens camarades de Denis Peiffer seraient donc bien inspirés de cesser cette curée indigne. Quant au principal intéressé, je lui souhaite chaleureusement de trouver une formation politique conforme à ses attentes légitimes, au sein de laquelle il pourra s'épanouir et donner une nouvelle dimension à son engagement politique.



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 26 septembre 2007

Gros plan sur l'investiture socialiste

Après la démonstration d'individualisme forcené offerte par les leaders de gauche, socialistes en tête, aux dernières élections présidentielles, de nombreux observateurs s'étaient autorisés à penser que les résultats désastreux largement imputables à ces agissements allaient ramener tout un chacun à la raison, forçant les uns et les autres à mettre un bémol à leurs ambitions personnelles et à faire front dans l'intérêt supérieur de leur formation politique.

Comme on le voit chaque jour, c'est là pure utopie, et il est désormais bien clair que la leçon n'a nullement été assimilée. Non contents de confirmer leur incapacité à s'entendre, les socialistes semblent au contraire s'enfoncer chaque jour davantage dans une aigreur maladive, manifestant à l'occasion une agressivité surprenante à l'égard de leurs amis d'hier. Ainsi, l'ouvrage virulent de Lionel Jospin est par exemple presque unanimement critiqué par ses pairs, qui lui emboitent pourtant allègrement le pas à chacune de leurs interventions dans les médias.

A Metz comme ailleurs, il serait vain d'imaginer des socialistes raisonnables et mesurés, s'appliquant à organiser des échanges sereins à l'issue desquels s'imposerait le nom d'un candidat consensuel à l'investiture.

Bien au contraire, trois hommes se disputent à ce jour le redoutable honneur de conduire les troupes socialistes à la bataille, et le moins que l'on puisse dire est qu'on observe de nets écarts d'envergure lorsque l'on passe de l'un à l'autre.

Commençons notre petit tour d'horizon par Pierre Bertinotti, Conseiller municipal et Contrôleur d'Etat au ministère des Finances. Comme chacun sait, Pierre Bertinotti aime beaucoup rappeler sa naissance messine, évoquer sa famille messine, mais il se trouve que ce parisien de cœur ne s'est avisé (sur le tard) de rejoindre sa ville natale qu'en comprenant combien son avenir politique dans la capitale fleurtait avec le néant. Amoureux de Metz, donc, mais amoureux de circonstance, Pierre Bertinotti, dandy précieux engoncé aussi inélégamment dans ses imperméables Rive Gauche que dans ses principes étriqués, s'efforce aujourd'hui d'imposer l'image d'un homme sympathique, ouvert, jovial, qui se préoccupe du bien-être des autres et du dynamisme de sa ville natale. Trois fois hélas, c'est avec beaucoup d'amusement que quiconque suit depuis quelques années son parcours, ou observe ses agissements sur le terrain, accueillera cette tentative d'auto-marketing. Comment garder son sérieux, par exemple, en écoutant Pierre Bertinotti développer ses idées sur le destin européen de Metz, lorsqu'on sait qu'il mit un point d'honneur à défendre le NON lors du référendum, se démarquant en cela de notre ville qui, au contraire, soutint le OUI avec un bel élan ?

Le second venu est Président de l'Université de Metz. Entré en politique avec la foi du charbonnier, Richard Lioger a cru bon de s'imposer un rythme exténuant, mêlant l'agitation échevelée, les attaques tous azimuts, la brutalité incongrue à des initiatives et tractations politiques menant, dans la majeure partie des cas, à des issues défavorables aux intérêts de notre ville. L'un des multiples avatars de sa curieuse gestion des dossiers est l'incompréhensible surdité dont il fit preuve lorsqu'il se vit présenter des demandes de conventions de mise à disposition des étudiants pour des dispositifs d'accompagnement à la scolarité dans des zones défavorisées de Metz. Nous ne doutons nullement de l'extrême compétence avec laquelle Richard Lioger est capable de parler des sourciers de montagne, ni de son érudition en termes de radiesthésie, mais il semble que ces ressources là se soient révélées notoirement insuffisantes pour lui permettre d'obtenir des résultats convaincants dans les différentes affaires dont il a souhaité se charger. "On juge l'arbre à ses fruits", comme dit l'adage, et dans cette logique, cet arbre là n'est pas très tentant.

Reste donc Dominique Gros. Entre autres Conseiller général du canton de Metz 1, Président du Groupe socialiste au Conseil général de la Moselle, Conseiller municipal de Metz, Président de l'IUT de Metz, Dominique Gros peut se targuer d'une carrière et d'une réputation qui, à nos yeux, le placent très largement au-dessus de ses deux contradicteurs du moment, concurrents qui ne sauraient se prévaloir ni de son expérience, ni des résultats extrêmement brillants obtenus, par exemple, lors de sa réélection à la qualité de conseiller général du canton de Metz 1. On ne peut qu'apprécier son initiative d'avoir créer de petits groupes de travail très actifs et très ouverts, le soin qu'il met à entretenir des relations étroites avec les milieux économiques, associatifs, et même militaires, sa vision politique large et cohérente qui se décline en projets visant à stimuler le dynamisme économique de la ville, à tonifier son activité culturelle, sans oublier plusieurs idées intéressantes destinées à embellir la vie des quartiers, à protéger l'environnement, et à rechercher et favoriser les échanges et débats, toujours favorables à l'émergence de pistes nouvelles à tester en vue d'améliorer le bien-être des messins et le rayonnement de leur ville.

Dominique Gros est socialiste, et à ce titre, il ne partage pas toutes mes idées comme je ne partage pas toutes les siennes. Cependant, autant qu'il me soit permis d'en juger, je pense que son sérieux et son expérience en font le seul candidat socialiste crédible à la mairie de Metz, et je comprendrais mal qu'un autre remporte l'investiture qui, en toute logique, lui revient.

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