Le bien-être humain est un concept de développement de la société (sans finalité de productivité), mesuré à la fois dans les domaines économique, social & politique, et environnemental, donc par-delà le Produit Intérieur Brut (IPB) qui ne tient compte que de la richesse monétaire, c’est-à-dire des besoins (qu’ils soient existentiels, essentiels, matériels ou immatériels) des personnes solvables dans le cadre d’échanges économiques.



De multiples modes de mesure de ce bien-être existent, en France comme dans les autres pays.



Au niveau économique, les modalités de calcul peuvent tenir compte du marché de l’emploi qui est naturellement lié au capital humain (ensemble des compétences et de savoir-faire existants) et à la mobilité des individus, mais aussi du pouvoir d’achat et du niveau de vie de la personne.



Dans le domaine social et politique, le bien-être peut être mesuré dans les secteurs de l’Education, de la Santé, des Libertés (démocratie et droits humains) et des Egalités (entre les sexes, les races, les groupes ethniques, etc.).



Et enfin, du point de vue environnemental, le progrès peut se mesurer dans la relation de l’Homme avec la Nature (auquel fait écho le développement durable), dans la vie au quotidien de l’individu en milieu métropolitain (logement, pollution, circulation, sécurité, etc.), mais aussi dans les initiatives de solidarité intergénérationnelle (à longue échéance).



Tous ces indicateurs (et bien d’autres existent encore) sont rarement pris en compte par les décideurs politiques, alors qu’ils permettent d’observer l’ampleur de l’écart entre la richesse monétaire et le bien-être humain, voire de constater l’évolution divergente de la croissance économique et de la santé du pays. Et si un tel écart existe et se creuse, c’est justement parce que la problématique du bien-être humain n’entre pas en cohérence avec le rôle centré du marché puisque celui-ci écarte automatiquement les personnes non solvables qui se retrouvent donc exclues de la société, alors qu’elles ont les mêmes besoins que les autres citoyens. C’est pour cette raison que certaines personnalités politiques proposent dans leur programme le versement d’une dotation initiale (appelée « revenu universel ») à caractère individuel (donc donnant l’autonomie à chaque sexe) à l’intention des personnes non ou peu solvables. Reste à étudier le réalisme du financement d’un tel projet.