Sexus Politicus

Dans l’ouvrage « Sexus Politicus », les auteurs C. Deloire et C. Dubois expliquent qu’en politique, les femmes sont souvent raillées parce que la constitution semble vouloir leur prévoir une place dans le lit de leurs collègues masculins. François Mitterrand aurait consacré une grande partie de son temps à son harem, alors que Jacques Chirac aurait nommé ses favorites au gouvernement. L’homme politique est présenté dans ce livre comme un individu porté sur la chair, qui a le goût de la sensualité et qui aime conquérir les femmes. « Enarque besogneux qui a longtemps mis ses pulsions en berne, ancien militant de base ayant passé ses nuits à coller des affiches au lieu de rester au chaud dans son lit, Sexus Politicus cherche la récompense. Après tant d’efforts et d’abnégation, le pouvoir lui offre enfin la faveur de plaire aux dames. »



Ce n’est donc pas anodin, autant pour les femmes que pour les hommes, si aujourd’hui, pour la première fois, la France n’exclue pas de porter à la tête du gouvernement une femme. Selon les auteurs, il n'est donc pas interdit de penser que le Sexus Politicus est en voie d’extinction.



L’entrée des femmes

Les femmes veulent désormais la première place.

Et alors que Ségolène Royal choisit de s’entourer d’une équipe paritaire, le conseil des ministres vient d’adopter une loi qui renforce celle du 6 juin 2000, tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.

Alors si je suis particulièrement sensible à cette loi, c’est naturellement parce que je suis une femme, donc concernée, mais aussi parce que je m’interroge sur la mise en application immédiate des lois sur la parité, tout simplement parce que le vivier de femmes expérimentées risque d’être insuffisant : les femmes n’ont pas toujours eu le temps (par leur position familiale), ou n'ont pas osé (par leur culture) vivre des expériences dans les domaines de la communication, de la vie publique, de l’exercice du pouvoir et des responsabilités collectives. Mais il est à espérer que toutes ces lois encourageront les femmes à davantage s’impliquer dans les instances de décision et ainsi à garantir la création d’un vivier plus large.



Les élues sauront alors apporter la dimension plus humaine et plus sensible, qui fait cruellement défaut à la politique.



Elles défendront les conditions de la femme, puisque les lois généralement décidées par les hommes sont davantage conçues à leur modèle.



Le moment est venu : les femmes doivent oser s’engager !

Reconnaissance sera, lorsqu'elles seront paritairement représentées sans l'appui de la loi.