Quelles mesures pour les SDF ?
Par Florence Soriano-Gafiuk le Mardi, 26 décembre 2006, 17:43 - Réflexions - Lien permanent
Comme chacun sait, le nombre de personnes vivant dans notre pays au-dessous du seuil de pauvreté ne cesse de s'accroitre, avec en particulier un fossé de plus en plus important séparant les nantis de la masse grandissante des défavorisés.
Elément nouveau, ce phénomène n'est plus circonscrit à une frange très particulière de la population, mais menace désormais un spectre beaucoup plus large de nos compatriotes, et il n'est plus rare de voir se débattre dans les plus grandes difficultés des personnes titulaires d'un travail, mais dont les revenus ne permettent plus de survivre dans le contexte présent. Confrontés à la baisse du pouvoir d'achat, à l'explosion des montants des loyers, à l'exigence de rentabilité des employeurs, beaucoup jettent l'éponge, et sombrent dans la spirale du surendettement et du désespoir.
A cet état de fait, l'Etat d'une part et, plus largement, l'ensemble de nos concitoyens d'autre part, se doivent de réagir par des initiatives concrêtes, et cela avec la plus grande célérité.
Un préalable naturel est de dresser au plus vite un état de la situation en concertation avec les partenaires sociaux, les collectivités territoriales et les réseaux associatifs afin d'avoir une idée réaliste des problèmes. Il convient ensuite, à la lumière des informations recueillies, d'ajouter aux projets déja en cours de mises en oeuvre (le Revenu de Solidarité Active, par exemple) une batterie de mesures soulageant la souffrance des gens de manière immédiate, et assurant leur mieux-être dans la durée. Dans cette logique, des idées pourraient être de planifier la construction d'un parc H.L.M (Habitation à Loyer Modéré) destiné prioritairement aux SDF, de structures d’accueil en nombre important, avec des personnels motivés et bien formés, et relayées le cas échéant par des dispositifs d’insertion, d’éducation et de santé, ce dernier point étant essentiel lorsqu'on sait que la tuberculose est l’un des principaux fléaux de la misère !
L’aide sociale peine aujourd'hui à répondre aux besoins de la rue. L’état d’urgence est sonné ! La responsabilité de faire face incombe à tous, à l’Etat comme aux collectivités et aux citoyens.
Pourquoi l’élan de solidarité enregistré en décembre 2004 lors de la catastrophe du tsunami a-t-il été si fort en comparaison des aides enregistrées pour les pauvres de nos rues ? Est-ce l’effet de l’éloignement ? L’effet médiatique ? L’effet de banalisation du phénomène SDF ?
Chaque heure perdue est lourde de conséquences pour les plus fragiles d'entre nous ! Nous engager résolument pour leur défense est un devoir auquel il serait indigner de se dérober.
Florence Soriano-Gafiuk
Commentaires
bonjour, nous sommes trois eleves de terminale ST2S et nous sommes en train de travailler sur le sujet de la place des sdf dans notre societé, les aides qu'ils peuvent avoir ainsi que les structures .Puis nous nous posons l'eternelle question de savoir qu'elle est l'implication de l'etat dans ce combat.
merci de bien vouloir nous repondre si vous avez des informations fiables
MONTEL AMELY/CONSTANCE ODEYER/OCEANE RIMEIZE
Bonjour à tous les trois,
Comme vous l'imaginez, ça me fait chaud au coeur de voir qu'il y a encore des personnes qui se préoccupent du sort des Sans Domicile Fixe, qui plus est lorsque lesdites personnes appartiennent à notre jeunesse !
Vous le savez, le nombre de personnes réduites à l'état de SDF s'est considérablement accru ces toutes dernières années, car aux motifs "individuels" de naufrage - instabilité psychologique, difficultés relationnelles, perte d'un proche... - viennent aujourd'hui s'ajouter des raisons plus globales : crise économique, chômage, chute du pouvoir d'achat, montant des loyers... De plus, ces causes d'effondrement personnel sont liées, l'une entrainant l'autre, et l'on imagine très bien, par exemple, une personne incapable de gérer un évènement important (deuil, divorce) se trouver rapidement en butte à des problèmes professionnels du fait de sa perte d'efficacité, et laisser finalement échapper sa source de revenus habituelle.
Heureusement, à cette triste situation répond une prise de conscience des pouvoirs publics, qui a eu des conséquences tout à fait tangibles en termes de mesures d'assistance aux démunis. Alors qu'il y a 25 ans, il faut bien reconnaître que notre pays se distinguait par l'absence à peu près totale de gestes politiques en faveur des défavorisés, on voit avec soulagement que depuis quelques années, les initiatives se multiplient, avec des fonds importants dégagés pour cette cause, des programmes de construction de centres d'accueil, des cellules de soutien psychologique, des distributions de nourriture et de biens de première nécessité... Mieux encore, les autorités de l'Etat semblent avoir bien compris que le problème doit être attaqué simultanément sous plusieurs angles, l'emploi, le logement et l'intégration sociale étant des facteurs qui, à l'évidence, sont profondément imbriqués.
Les démarches entreprises pour aider les personnes en détresse à sortir du gouffre sont donc de plusieurs ordres, et le prolongement de réflexions récentes est de proposer des idées visant à permettre aux intéressés d'être acteurs de leur propre reprise en main, le principe étant de rendre aux bénéficiaires de bonne volonté leur dignité, leur fierté, en même temps qu'une rétribution honorable en échange de leurs efforts.
C'est là, par exemple, l'esprit du RSA, qui se propose de rendre l'acceptation d'un emploi financièrement attractive via la mise en place de mécanismes d'intéressement.
N'en déplaise à une certaine opposition, quoi de plus naturel, et en même temps de plus noble, que d'offrir aux gens l'opportunité de sortir de la pauvreté en travaillant ? Une femme ou un homme qui retrouve le respect d'eux-mêmes à la suite d'efforts consentis de leur plein gré, simplement parce qu'on leur a donné leur chance, voila qui est sain et générateur d'espoir !
Qu'il reste encore beaucoup à faire dans ces domaines est hors de doute, et il faut évidemment se garder de croire que tous les problèmes puissent être réglés à court terme. Combien de fois, par exemple, a-t-on entendu mentionner les cas de malheureux passant la nuit dehors dans un arrondissement de Paris, tandis que des places d'accueil étaient vacantes dans l'arrondissement voisin ! Certes, il ne faut pas se lasser d'améliorer encore et encore les dispositifs d'aide à tous les SDF, hommes, femmes, enfants, français ou étrangers, car c'est tout simplement notre devoir absolu d'êtres humains.
L'article 25 de la Déclaration des Droits de l'Homme nous apprend que "Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires".
Je ne saurais mieux dire.
Florence Soriano-Gafiuk
bonjour, je suis tombée sur ce site en faisant des recherches pour mon projet, je suis également en ST2S et je suis contente car votre article a pu m'aider ainsi que la reponse que vous avez donnée au commentaire des ces 3 lycéennes. Je trouve ça bien que des personnes se préoccupent de gens qui sont seuls.
Bonjour, nous sommes également des élèves de ST2S et nous travaillons aussi sur le thème des SDF. Nous aimerions savoir quelles sont les conséquences (sanitaires et sociaux) pour eux même, pour la population puis pour la société et le côté finance.
Merci de bien vouloir nous informer.
Salut,
"Comme chacun sait, le nombre de personnes vivant dans notre pays au-dessous du seuil de pauvreté ne cesse de s'accroitre"
Hmm, d'apres ce que j'ai vu, c'est plutot l'inverse, il ne cesse de decroitre ;)
Source : http://www.inegalites.fr/spip.php?a...
Bonne journée a vous :)
merci beaucoup d avoir pris le temps de nous repondre, vos informations nous ont ete tres utiles. merci encore
Et merci à vous, surtout, pour votre visite ! C'est toujours un réel plaisir de voir des jeunes se préoccuper du sort de leur prochain, et vos interventions étaient vraiment bienvenues sur ce blog.
Au plaisir de vous lire, donc !
Florence Soriano-Gafiuk
bonjour, nous sommes également des élèves de ST2S,nous effectuons une recherche sur les jeunes sans abris et nous aimerions avoir plus d'informations sur les conséquences sanitaires.
Merci d'avance.
Bonjour,
nous sommes nous aussi 3 élèves de STSS et dans le cadre des activités interdisciplinaires, nous travaillons, sur le sujet des Sdf en France.
Nous aurions aimé savoir si il existait d'autres aides mis en place pour les sdf autres que le RSA? Et si vous pouviez nous donner des informations sur la loi DALO, ce qu'elle prévoit exactement?
Bonjour,
je ne suis pas en tss tss, suis-je condamné à être un ignorant en matière de sdf ?
cqfd
;-)
bonjour je suis sdf depuis peu et j'aimerais savoir si les aides sociale peuvent nous donner des cheques resto pour manger au des adresse utils merci d'avance
j'ai que 18 ans et ca commence a etre dur
Bonjour nous sommes également 3 élève de terminale ST2S nous abordons le sujet sur les sans domicile fixe mais notre sujet et plus centré sur leur reinsertion pouvais vous eclaicir les disponibilé ou bien s'il y a un dispositif de mis en place pour cette reinsertion? il y a t'il un processus comme celui de l'exclusion?
Merci beaucoup par avance et merci du soutient que vous apporter a ses personnes
Bonjour je suis élève de seconde et je travail en E.C.J.S et je voudrais savoir: Que fait l'état pour aider les sans domicile fixe ?
Merci de me repondre sur ma boite mail!
on parle des responsabilité de l'état, mais on oublie le principale!!! la base humaine!!!
quand on est petit on apprend le bien et le mal (logique)
on m'a appris que c'était important de pas laisser quelqu'un sans manger et de plus qui vivrait dehors, une fois moi même à la rue j'aurais pensait que c'était dans l'esprit de chacun, mais quel déception/trahison de voir que beaucoup n'ont jamais eu à penser comme ça! mon père n'aurait jamais du m'enseigner ça ainsi, je n'aurais jamais eu de mal a me sentir trahi par ceux que je pensait les miens, c'est la plus grosse douleurs!
aujourd'hui j'essai de fermer les yeux sur leurs comportement naïve, et je sait que la roue tourne, espéreront qu'a leur fin de vie, ils n'ont rien à se reprocher et qu'il soit pas trop ignorant de ce qu'est la véritable bonté celle ou on fait don de soi.
merci de m'avoir lu.
signé: qqun qui voulais se servir de capacité importante afin de réussir mais qui à été réduit au silence et abandonné de tous n'ayant pu de famille.
Bonjour,
En lisant ces lignes, je me demande si un jour, j'aurais la chance de pouvoir m'en sortir. J'ai perdu espoir depuis maintenant quelques mois. Je ne sais pas si j'arriverai à me sortir de cette spirale. Je suis SDF. Le soucis, c'est que je suis patron de ma société que je ne peut pas fermé car il faut payer pour, et je n'ai pas l'argent. J'ai essayé des centaines de démarche, des actions sociales à la présidence de la république. Aujourd'hui, les seules choses que l'on m'annonce, c'est que mon statue de patron ne me permet pas d'obtenir une aide. J'ai beau expliquer toujours la même chose, c'est ce qu'il me reste, un ordinateur, une connexion wifi offerte par le club de foot ou je suis éducateur, une tente, et des couverture. Malgré tout, rien y fait. L'hiver arrive et je me demande encore si je vais survivre. Même un foyer pour sdf ne peux pas me garder car mon statue de patron ne me permet pas de bénéficier d'aide.
Si vous avez une solution, dite le moi svp.
Merci
on pourais créé des maisons pour les sdf
bonjour
auriez-vous des renseignements sur les résultats positifs/ negatifs de la reinsertion des SDF merci d'avance
je suis arrivé en France un certain 1er janvier 2011 avec une femme qui n'a malheureusement pas su s'adapter et est reparti. J'ai, contrairement à ce que je devrais mettre en place, retardé mon projet par rapport à ce départ qui m'a beaucoup pénalisé. Après ce coup de massue, j'ai vu et termine un ouvrage sur le sort des SDF en France. Un constat accablante où il est claire que l'administratif ne soutien guère comme il faut les personnes en difficulté. J'en suis convaincu
Bonjour,
je suis étudiant à strate college designer dans le design. Notre projet est de crée un petit objet ou packaging pliable en papier ou en plastique qu'on donnerait aux personnes pour pouvoir les aider. Pour ma part, je me pencherais vers la cible SDF. Je sais qu'un sdf vit souvent dans la détresse et qu'il a souvent peur qu'on lui vole ses affaires quand il en a. Mais concrètement je n'ai pas beaucoup d'idées.Si vous pouviez m'éclairer. Merci d'avance.
Encadré 2 Le dispositif d’accueil, hébergement, insertion
Ce dispositif vient en aide aux personnes en grande difficulté sociale comme les sans abri. Piloté par l’Etat, il s’appuie sur une mutualisation des moyens et un travail en réseau de tous les acteurs et partenaires sociaux.
Le dispositif national d’accueil et d’hébergement est conçu pour apporter en priorité des réponses aux plus vulnérables que sont les familles avec enfants, les jeunes en rupture familiale, les femmes victimes de violences, les personnes de santé fragile et les personnes les plus désocialisées.
L’accueil et l’hébergement d’urgence
L’hébergement d’urgence concerne en premier lieu des personnes désocialisées, inaptes au travail, à la gestion d’un budget et à l’entretien d’un logement et leur offre une perspective d’insertion.
La première mission d’urgence sociale consiste à apporter une réponse aux situations d’urgence en garantissant un accueil immédiat et sans discrimination à ceux qui en ont besoin. Elle s’appuie sur 4 piliers que sont le 115,les équipes mobiles de type SAMU social, les centres d’hébergement d’urgence et les lieux d’accueil de jour.
Le 115 ou le service d’accueil téléphonique pour l’hébergement d’urgence
Le 115 permet d’accéder à une permanence d’accueil téléphonique chargée de répondre aux situations d’urgence sociale. Ce numéro vert national pour les sans abri fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. L’appel est gratuit et aboutit au service 115 départemental. Si la personne le souhaite, l’accueil peut être anonyme. Ce numéro est au cœur du dispositif de veille sociale. Dès que l’alerte est donnée, des équipes spécialisées se mobilisent pour informer, orienter et rechercher un hébergement pour les personnes sans domicile.
Les SAMU sociaux et équipes mobiles
La vocation des équipes mobiles d’aide est d’aller, sur le terrain, à la rencontre des personnes les plus désocialisées. Au cours de leurs tournées, les équipes mobiles assurent une première fonction de repérage, de prise de contact et d’écoute de ces personnes. Elles peuvent les conduire vers un centre d’hébergement d’urgence, un lieu d’accueil de jour ou de nuit voire si besoin vers les services d’urgence des hôpitaux. Il existe 60 SAMU sociaux de ce type sur l’ensemble du territoire.
Les centres d’hébergement d’urgence
La mission des centres d’hébergement d’urgence est d’accueillir les personnes sans domicile fixe pour une courte durée, pendant laquelle : leur situation sera évaluée, elles seront aidées dans leurs démarches d’accès aux droits et orientées vers une structure d’insertion adaptée. On compte en France, 18 800 places disponibles toute l’année dans les centres d’hébergement d’urgence.
Les lieux d’accueil de jour
Ils constituent un maillon essentiel dans l’accueil des personnes sans domicile fixe. Ces lieux, généralement de petite taille et bien intégrés dans l’environnement local, proposent des espaces conviviaux où les personnes sans domicile peuvent disposer de nombreux services : domiciliation, douche, laverie, café et parfois restauration. Les travailleurs sociaux et les bénévoles les aident dans leurs démarches d’accès aux droits et proposent de les orienter vers les structures les mieux adaptées à leur situation. Il existe 270 lieux d’accueil de jour répartis sur l’ensemble du territoire.
L’hébergement supplémentaire pendant l’hiver
Dans chaque département, un comité de pilotage est créé pendant la période hivernale. Il associe les services du conseil général, les principales communes, les établissements publics de santé, les pompiers, les services de police et de gendarmerie, les secouristes et les associations. Une cellule de veille nationale suit la mise en œuvre des différents niveaux de mobilisation du plan hiver.
Le plan hiver prévoit trois niveaux de mobilisation en fonction des prévisions météorologiques.
• Le niveau 1, « Mobilisation hivernale », est activé entre le 1er novembre et le 31 mars. Il peut également être activé hors de cette période, si les conditions climatiques l’imposent. Il prévoit la mobilisation de capacités d’accueil et d’hébergement supplémentaires ouvertes en permanence durant cette période.
• Le niveau 2, « Grand froid », est déclenché quand les températures sont comprises entre -5° le jour et -10° la nuit. Des capacités d’accueil et d’hébergement supplémentaires doivent être prévues dans chaque département et mises à la disposition du 115. Les équipes du 115 sont renforcées pour faire face aux appels et aux signalements.
• Le niveau 3, « Froid extrême », correspond à des températures exceptionnellement basses, négatives le jour et inférieures à -10° la nuit. Il prévoit, par anticipation, l’identification de sites permettant de mettre à l’abri un nombre important de personnes. De même, dans chaque département, les personnes vivant dans des situations précaires, comme les squats ou les logements de fortune auront été repérées. Ainsi, les équipes mobiles pourront intervenir pour vérifier que ces personnes ne se trouvent pas en situation de danger et le cas échéant, faire le nécessaire pour les mettre à l’abri.
L’hébergement et les mesures d’insertion
Les objectifs du second volet du dispositif d’accueil, hébergement, insertion sont de sortir de l’urgence et de réfléchir aux moyens dont disposent les personnes en difficulté, pour retrouver le chemin de l’emploi, du logement ou de la vie sociale. Cela va de la mise à disposition de logements temporaires (un intermédiaire entre l’hébergement d’urgence et le logement autonome) à diverses prestations relevant d’un accompagnement vers la réinsertion.
Les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS)
L’hébergement est la première mission des CHRS. Il va de l’asile de nuit pour répondre aux situations d’urgence à un hébergement de plus longue durée, aussi bien dans des structures collectives que dans des appartements individuels où les personnes sont logées dans des conditions proches d’un logement ordinaire. L’hébergement ne constitue qu’un aspect du dispositif : des prestations d’insertion sont enclenchées afin de conduire les personnes accueillies vers la plus grande autonomie personnelle possible. 745 CHRS offrent plus de 30 300 places sur l’ensemble du territoire.
Les maisons relais
Les résidences sociales
Les résidences sociales sont des structures d’une trentaine de logements. Elles permettent à des personnes isolées ou à des familles de disposer d’un logement temporaire avant d’accéder à un logement autonome. Le fait d’être logé, et non plus seulement « hébergé » assure à ces personnes des droits plus importants : statut de résident, aide personnalisée au logement. Plus de 3 300 places sont disponibles au sein de 480 résidences sociales.
ce sont des données qui date par contre mais je ne pense pas qu'il y est eu énormément de changement
Encadré 2 Le dispositif d’accueil, hébergement, insertion
Ce dispositif vient en aide aux personnes en grande difficulté sociale comme les sans abri. Piloté par l’Etat, il s’appuie sur une mutualisation des moyens et un travail en réseau de tous les acteurs et partenaires sociaux.
Le dispositif national d’accueil et d’hébergement est conçu pour apporter en priorité des réponses aux plus vulnérables que sont les familles avec enfants, les jeunes en rupture familiale, les femmes victimes de violences, les personnes de santé fragile et les personnes les plus désocialisées.
L’accueil et l’hébergement d’urgence
L’hébergement d’urgence concerne en premier lieu des personnes désocialisées, inaptes au travail, à la gestion d’un budget et à l’entretien d’un logement et leur offre une perspective d’insertion.
La première mission d’urgence sociale consiste à apporter une réponse aux situations d’urgence en garantissant un accueil immédiat et sans discrimination à ceux qui en ont besoin. Elle s’appuie sur 4 piliers que sont le 115,les équipes mobiles de type SAMU social, les centres d’hébergement d’urgence et les lieux d’accueil de jour.
Le 115 ou le service d’accueil téléphonique pour l’hébergement d’urgence
Le 115 permet d’accéder à une permanence d’accueil téléphonique chargée de répondre aux situations d’urgence sociale. Ce numéro vert national pour les sans abri fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. L’appel est gratuit et aboutit au service 115 départemental. Si la personne le souhaite, l’accueil peut être anonyme. Ce numéro est au cœur du dispositif de veille sociale. Dès que l’alerte est donnée, des équipes spécialisées se mobilisent pour informer, orienter et rechercher un hébergement pour les personnes sans domicile.
Les SAMU sociaux et équipes mobiles
La vocation des équipes mobiles d’aide est d’aller, sur le terrain, à la rencontre des personnes les plus désocialisées. Au cours de leurs tournées, les équipes mobiles assurent une première fonction de repérage, de prise de contact et d’écoute de ces personnes. Elles peuvent les conduire vers un centre d’hébergement d’urgence, un lieu d’accueil de jour ou de nuit voire si besoin vers les services d’urgence des hôpitaux. Il existe 60 SAMU sociaux de ce type sur l’ensemble du territoire.
Les centres d’hébergement d’urgence
La mission des centres d’hébergement d’urgence est d’accueillir les personnes sans domicile fixe pour une courte durée, pendant laquelle : leur situation sera évaluée, elles seront aidées dans leurs démarches d’accès aux droits et orientées vers une structure d’insertion adaptée. On compte en France, 18 800 places disponibles toute l’année dans les centres d’hébergement d’urgence.
Les lieux d’accueil de jour
Ils constituent un maillon essentiel dans l’accueil des personnes sans domicile fixe. Ces lieux, généralement de petite taille et bien intégrés dans l’environnement local, proposent des espaces conviviaux où les personnes sans domicile peuvent disposer de nombreux services : domiciliation, douche, laverie, café et parfois restauration. Les travailleurs sociaux et les bénévoles les aident dans leurs démarches d’accès aux droits et proposent de les orienter vers les structures les mieux adaptées à leur situation. Il existe 270 lieux d’accueil de jour répartis sur l’ensemble du territoire.
L’hébergement supplémentaire pendant l’hiver
Dans chaque département, un comité de pilotage est créé pendant la période hivernale. Il associe les services du conseil général, les principales communes, les établissements publics de santé, les pompiers, les services de police et de gendarmerie, les secouristes et les associations. Une cellule de veille nationale suit la mise en œuvre des différents niveaux de mobilisation du plan hiver.
Le plan hiver prévoit trois niveaux de mobilisation en fonction des prévisions météorologiques.
• Le niveau 1, « Mobilisation hivernale », est activé entre le 1er novembre et le 31 mars. Il peut également être activé hors de cette période, si les conditions climatiques l’imposent. Il prévoit la mobilisation de capacités d’accueil et d’hébergement supplémentaires ouvertes en permanence durant cette période.
• Le niveau 2, « Grand froid », est déclenché quand les températures sont comprises entre -5° le jour et -10° la nuit. Des capacités d’accueil et d’hébergement supplémentaires doivent être prévues dans chaque département et mises à la disposition du 115. Les équipes du 115 sont renforcées pour faire face aux appels et aux signalements.
• Le niveau 3, « Froid extrême », correspond à des températures exceptionnellement basses, négatives le jour et inférieures à -10° la nuit. Il prévoit, par anticipation, l’identification de sites permettant de mettre à l’abri un nombre important de personnes. De même, dans chaque département, les personnes vivant dans des situations précaires, comme les squats ou les logements de fortune auront été repérées. Ainsi, les équipes mobiles pourront intervenir pour vérifier que ces personnes ne se trouvent pas en situation de danger et le cas échéant, faire le nécessaire pour les mettre à l’abri.
L’hébergement et les mesures d’insertion
Les objectifs du second volet du dispositif d’accueil, hébergement, insertion sont de sortir de l’urgence et de réfléchir aux moyens dont disposent les personnes en difficulté, pour retrouver le chemin de l’emploi, du logement ou de la vie sociale. Cela va de la mise à disposition de logements temporaires (un intermédiaire entre l’hébergement d’urgence et le logement autonome) à diverses prestations relevant d’un accompagnement vers la réinsertion.
Les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS)
L’hébergement est la première mission des CHRS. Il va de l’asile de nuit pour répondre aux situations d’urgence à un hébergement de plus longue durée, aussi bien dans des structures collectives que dans des appartements individuels où les personnes sont logées dans des conditions proches d’un logement ordinaire. L’hébergement ne constitue qu’un aspect du dispositif : des prestations d’insertion sont enclenchées afin de conduire les personnes accueillies vers la plus grande autonomie personnelle possible. 745 CHRS offrent plus de 30 300 places sur l’ensemble du territoire.
Les maisons relais
Les résidences sociales
Les résidences sociales sont des structures d’une trentaine de logements. Elles permettent à des personnes isolées ou à des familles de disposer d’un logement temporaire avant d’accéder à un logement autonome. Le fait d’être logé, et non plus seulement « hébergé » assure à ces personnes des droits plus importants : statut de résident, aide personnalisée au logement. Plus de 3 300 places sont disponibles au sein de 480 résidences sociales.
ce sont des données qui date par contre mais je ne pense pas qu'il y est eu énormément de changement