Dans un petit billet rédigé voici quelques semaines, et qui, m'a-t-on dit, aurait notoirement indisposé nos amis socialistes, j'ai eu le plaisir de narrer par le détail les impressions contrastées qui m'assaillent invariablement lorsque je parcours la prose indigente de Denis Peiffer. Qu'on imagine la déception qui fut la mienne en constatant qu'en dépit de mes modestes conseils, l'auteur précité s'entêtait à produire, avec une régularité de métronome, des textes marécageux où les ragots les plus navrants le disputent aux lieux communs les plus éculés. Hélas pour ses lecteurs, Denis Peiffer n'a jusqu'ici pas jugé bon (peut-être d'ailleurs serait-il bien en peine de le faire) d'élever un tantinet le niveau de ses déprimantes interventions.



Nonobstant la faiblesse de la partie adverse, je suis femme de dialogue, et j'avoue que la perspective de ferrailler un peu avec Denis Peiffer et ses amis m'emplissait d'une joie anticipative. Aussi ai-je perçu avec une certaine amertume le profond silence observé par ces derniers, aussi bien sur mon blog que sur les leurs.



Mais au fond, pourquoi ce mutisme ? Comme chacun sait, les échanges d'idées entre interlocuteurs de bonne foi sont toujours d'un extrême intérêt, et j'ai à d'innombrables reprises participé à des discussions passionnées et des débats contradictoires, quelquefois courtois, quelquefois houleux, mais qui en définitive se sont toujours révélés constructifs et féconds, tant est saine la confrontation d'idées et de principes défendus par des personnes honnêtes et prêtes à jouer le jeu du vrai dialogue.



Dans cette perspective, et puisque les socialistes me refusaient l'honneur de leur plume, je me suis fendue de quelques lignes déposées sur leurs propres blogs, initiative généreuse qui n'a pas eu l'effet escompté puisque leurs destinataires se sont empressés de censurer mes courriers. Pour être juste, je dois signaler que Monsieur Gilbert Maurer ne s'est pas abaissé à ces méthodes indignes, et je tiens à l'en remercier ici. Peut-être Messieurs Folmar et Peiffer s'inspireront-ils un jour de sa personne pour élever les leurs.



Je vous mets donc au défi, Messieurs, d'oser enfin permettre à vos contradicteurs de s'exprimer sur vos blogs, ne serait-ce que pour me permettre, par exemple, de répondre à Monsieur Bolitt ce que je pense de ses aperçus de voyant extralucide ("la vague bleue s'essoufflera vite !"). C'est un peu court, Monsieur Bolitt ! ... Il faut raisonner, argumenter, analyser. Sous la forme précitée, votre phrase fait très "Elisabeth Tessier", ce qui, croyez le, n'est pas un compliment.



Pour finir, j'aimerais dire à ces hommes qui se disent socialistes, à ces socialistes qui ne sont pas des hommes, que leur dérobade ne leur fait pas honneur, et que je serais fort déçue s'ils opposaient à cette missive une fin de non recevoir.



Allons Messieurs, à vos plumes ! ...



Florence Soriano-Gafiuk