Un nouveau conseil pour l'IUFM de Lorraine
Par Florence Soriano-Gafiuk le Mercredi, 13 février 2008, 11:03 - Humeurs - Lien permanent
L'universitarisation de l'IUFM de Lorraine, qui fait de cet établissement une école interne de la prestigieuse Université Henri Poincaré - Nancy I, s'inscrit dans un processus de mastérisation de la formation des maîtres. Sur les pôles universitaires messin et nancéen, les étudiants se destinant au professorat auront la possibilité d'entrer dans des parcours de professionnalisation aux métiers de l'enseignement (de la Licence 1 au Master 2), qui permettront au fil des années la construction par ces jeunes des dix compétences attendues par le Ministère pour l'exercice de la profession.
L'universitarisation de l'IUFM de Lorraine va également permettre l'accès aux études doctorales (le site de Sarreguemines constituerait un excellent centre d'observations et d'expérimentations pour mener des recherches sur le bilinguisme et la biculturalité) notamment dans le cadre de la formation tout au long de la vie des enseignants.
Le caractère crucial de cette année 2008 en termes d'enjeux politiques m'a conduite à candidater, parallèlement à mes activités de directrice adjointe de l'IUFM de Lorraine, à l'élection des membres du conseil de la nouvelle école interne de l'université Henri Poincaré.
C'est avec reconnaissance et enthousiasme que je remercie tous les collègues qui par leur vote, m'ont permis d'être élue.
Bien à vous tous
Florence Soriano-Gafiuk
Commentaires
bonjour Madame,
Je vous félicite pour votre manque d'objectivité et votre parti pris, ce qui est un droit. Toutefois, je me pose des questions sur vos compétences pédagogiques et de responsable d'IUFM. Est ce cet état d'esprit que vous insufflez à vos élèves et par extension à leurs élèves qui sont nos enfants ? Pauvre France.
J'espère que Monsieur Lett que je respecte n'est pas du même métal que vous.
MEYER
Je ne sais à quel évènement particulier vous faites allusion en évoquant mon manque d'objectivité, monsieur Meyer, mais j'imagine qu'à l'exception des bonzes tibétains (comme Pierre) et des ascètes trappistes (comme Loulou), tous les gens de la terre ont, de manière assez naturelle, des opinions personnelles pétries d'une certaine dose de parti pris, tant il parait difficile aux pauvres humains que nous sommes d'appréhender toujours avec équilibre et détachement le monde qui nous entoure, de traiter les personnes avec justice et équité, et de garder à chaque instant la réserve et la neutralité du Grand Sage que vous semblez être...
Eh oui, Monsieur Meyer ! J'ai mes propres idées, mes propres préférences et mes propres objectifs, que je défends quotidiennement avec toute l'énergie dont je suis capable, et cela devrait vous sembler bien légitime, dans la mesure où vous-même en faites autant !
Quant à vos remarques excentriques concernant mes compétences professionnelles, j'y vois un symptôme flagrant de la confusion qui règne dans votre esprit !
Voyez-vous, Monsieur Meyer, un chirurgien peut, par exemple, être extrêmement performant, et cela de manière tout à fait indépendante d'une sensibilité proche des mouvements socialiste, centriste ou autres... Il ne faut pas tout confondre !
Et naturellement, je n'ai pas besoin de préciser qu'il ne viendrait à l'idée d'aucun enseignant de considérer les étudiants comme un public à convertir politiquement, et les bâtiments universitaires comme des locaux indiqués pour ce type de prosélytisme ! ...
Quant à Monsieur Lett, j'ignore s'il est "fait du même métal que moi" (sic), mais je le crois assez solide pour faire échec au candidat qui, à l'évidence, a votre faveur, et rêve de nous jouer un malvenu "Ludwigator II, le retour"...
La France ne va pas si mal, Monsieur Meyer, mais si une telle éventualité devait survenir, je serais la première à m'écrier à mon tour : "Pauvre Sarreguemines !"...
Florence Soriano-Gafiuk
Le non respect du devoir de réserve, auquel tout fonctionnaire est assujetti, est manifeste. Ahurissant....
Je vois que Monsieur Franchement est un défenseur fervent de la liberté en général, et de la liberté d'expression en particulier...
Bravo, Monsieur Franchement, pour votre ardeur à protéger les valeurs fondatrices de notre République. Avec vous, on peut dormir tranquille !
Florence Soriano-Gafiuk
La liberté d'expression est effectivement garantie aux fonctionnaires mais, ne vous en déplaise, cette dernière est limitée par l'obligation de réserve, de neutralité et d'impartialité.
Le sous-préfet de Saintes a été récemment limogé pour avoir enfreint cette obligation en divulgant ses opinions politiques sur un blog.
Dans votre cas, il serait instructif d'adresser au recteur de l'académie de Nancy-Metz une copie de votre article:
"Municipales de Sarreguemines, Le Bon, la Brute et le Truand" signé de votre nom en pleine période électorale, concernant une ville où vous exercez vos fonctions à un poste de responsabilité.
A bonne entendeuse, salut!
J'imagine, Monsieur Franchement, que ces observations comminatoires sont destinées à entamer ma belle assurance, qui semble hélas notoirement vous désobliger ?
Ignorez-vous, (im)pitoyable censeur, que Richard Lioger (Professeur des Universités et Président de l'Université Paul Verlaine - Metz), Marie-Jo Zimmermann (Professeur des lycées et collèges) ou Christiane Pallez (Inspectrice Pédagogique Régionale) entretiennent, comme vous le voyez, les liens les plus étroits avec la fonction publique ? Richard Lioger, par exemple, s'est-il d'une quelconque manière senti incommodé par son statut de fonctionnaire au moment d'exposer et de défendre ses idées ?
La liberté est une valeur de grand prix, monsieur Franchement, dont vous-même ne faites pas un usage suffisant. Vous pourriez, par exemple, vous autoriser à vous exprimer à visage découvert, ce qui, croyez-le, est très gratifiant !
Ceci dit, il ne suffit naturellement de disposer, comme c'est le cas dans notre démocratique pays, d'un droit à la liberté d'expression. Il faut aussi avoir le courage d'en user, initiative à l'évidence fort angoissante lorsqu'on a le profil psychologique d'un "Monsieur Franchement" ! ...
Florence Soriano-Gafiuk
"devoir de réserve"
Est ce un devoir ou une loi ? Je me pose la question car il ne me semble pas qu'il y ai véritablement un texte la dessus (curiosité).
Quoi qu'il en soit, et avec beaucoup de retard si je considère la date du billet, je trouve choquant que l'expression de ses idées et opinions soit bridées de quelques façon que ce soit et dans quelque sens qu'aille une opinion.