Après le grand Rausch... le mi-Gros !
Par Florence Soriano-Gafiuk le Mardi, 10 juin 2008, 21:27 - Prises de position - Lien permanent
Baignée d'influences très diverses liées à son histoire et à sa situation géographique, notre ville de Metz est riche des apports multiples suscités par les générations qui s'y sont succédées, et sa prospérité, qui s'appuie sur ses atouts naturels, a été judicieusement développée au cours de décennies de gestion saine et prudente, qui en ont fait la cité florissante et indépendante dont s'enorgueillissent aujourd'hui la majorité de ses habitants.
Parmi toutes les dates qui ont rythmé l'évolution de Metz, certaines évoquent la joie, l'enthousiasme, le soulagement, tandis que d'autres marquent des évènements nettement moins heureux, voire franchement dramatiques. Il va sans dire que le 16 mars 2008 est à classer dans la seconde catégorie sans la moindre hésitation, tant l'élection de Dominique Gros à la tête de notre ville s'annonce dommageable à de nombreux points de vue.
Les premiers éléments qu'il me semble important d'aborder sont l'impéritie notoire de notre nouveau maire en matière de gestion financière, ainsi que sa regrettable méconnaissance des affaires et structures publiques dont on a pu mesurer l'ampleur au fil de déclarations confuses amalgamant, de manière erronée, des considérations relatives à la ville et des facteurs relevant de l'agglomération. Certes, ces bourdes grossières ont le mérite de beaucoup amuser les auditeurs du moment et, en particulier, ceux d'entre eux qui émargent dans les rangs de l'opposition, mais il faut aussi reconnaître que, passé le délassement toujours appréciable que procure l'écoute distraite d'un tel étalage d'inepties, on ne peut se défendre d'une certaine appréhension à l'idée que c'est leur auteur qui va, pour six ans, présider aux destinées de notre ville.
Car là on l'on ne rit plus du tout, c'est à l'énoncé des intentions du Maire en matière d'imposition !
Après avoir parlé un temps d'augmenter les impôts en avançant des objectifs démagogiques à colorations sociale, associative et redistributive (sic), Dominique Gros s'est finalement inquiété des effets défavorables de cet aveu sur l'issue de sa campagne, et s'est efforcé de rendre son programme moins indigeste en articulant ses déclarations ultérieures autour d'un argumentaire monolithique vantant les vertus de l'endettement de la ville.
Que Metz ait justement été depuis des dizaines d'années, grâce à Jean-Marie Rausch, l'une des villes les moins endettées de France, et que nous puissions également nous targuer d'avoir l'une des impositions les plus faibles, c'est là un point que nul ne songe à contester, ni les analystes, toujours subjectifs, du groupe socialiste, ni les contempteurs, toujours diligents, de Jean-Marie Rausch ! Que notre ville présente un bilan équilibré, que son équipe dirigeante d'hier ait eu la sagesse de privilégier une pratique de l'autofinancement dont il est loisible à celle d'aujourd'hui de récolter les fruits, que l'autonomie et l'indépendance subséquentes ménagent, dans le cadre de projets futurs, une marge de manoeuvre étendue et permettent d'envisager avec confiance l'avancée des réalisations déjà initiées et l'élaboration de nouveaux ouvrages, tout cela est exact, et la situation saine et prospère de la commune met les leaders actuels dans une position assez idéale, qu'il faut avoir l'élégance de reconnaître, et l'habileté de maintenir.
Hélas, habileté et élégance ne vont pas toujours de pair, et dans le cas de Dominique Gros, il semble même que ces deux vertus brillent également par leur absence. Dominique Gros, donc, est fermement décidé à endetter rapidement notre ville, et précise que les crédits consentis seront destinés à prendre en charge des frais de fonctionnement courant !
A l'évidence, c'est là une voie hasardeuse dans laquelle le maire socialiste serait bien inspiré de ne pas s'engager ! Alourdir l'endettement de la municipalité pour de semblables motifs, c'est en effet entrer dans un engrenage pernicieux conduisant à terme à emprunter toujours davantage pour supporter d'une part des annuités enflant graduellement, et d'autre part les frais de fonctionnement actuels et futurs dont le volume n'ira jamais en décroissant. Il est donc facile d'anticiper les conséquences, dans des délais assez courts, de cette hémorragie financière !
D'une part, l'équipe dirigeante responsable de ces initiatives inconsidérées devrait s'apercevoir à court terme que les charges imputables aux emprunts consentis manqueront cruellement au moment d'engager des actions favorisant le développement économique et le déploiement de mesures sociales dont le candidat Gros s'était prévalu lors de sa campagne. D'autre part et, à mon sens, c'est là le plus grave, ce sont finalement bien les messins qui vont payer très cher les inconséquences du nouveau maire, en subissant, à un moment où la conjoncture est particulièrement défavorable aux consommateurs, une élévation majeure de leur niveau d'imposition à laquelle il leur faudra bien se soumettre !
Promesses non tenues, démagogie grossière, manifestations culturelles au rabais (qu'on pense au sort fait à l'été du livre !) et finalement ruine de notre ville à la suite d'initiatives pétries d'inexpérience et de maladresses, tels sont les éléments qui composent le tableau des six prochaines années que nous nous préparons à vivre.
Pour s'opposer à cette débâcle, ou du moins en épargner les effets les plus préjudiciables à notre population, les élus de l'opposition se doivent de se serrer les coudes et d'opposer à la fatuité et à l'arrogance des uns leur sérieux et leur sens du courage politique et de la solidarité.
Pour que trente-six années de circonspection, de clairvoyance, de travail acharné et de courage politique ne soient pas oblitérées par quelques mois de nébulosité et d'amateurisme, il importe de montrer que l'exemple donné par Jean-Marie Rausch ne sombrera en aucun cas dans l'oubli, mais est au contraire plus vivant que jamais, et qu'il ne tient qu'à nous de suivre ce modèle pour, à notre tour, préserver et développer notre belle ville de Metz.
Florence Soriano-Gafiuk
Commentaires
Pourquoi écrivez-vous "notre ville" pour parler de Metz alors que vous n'y habitez pas et que vous vivez à 120km de cette ville que manifestement vous ne connaissez pas.
Le reste relève de la psychiatrie et n'appelle aucun commentaire.
J'imagine que même le pâle personnage que vous êtes peut comprendre que le fait de se sentir concerné par une ville n'est nullement soumis à la condition expresse d'y être domicilié(e), n'est-ce pas ?
Quel triste raccourci vous faîtes, monsieur Gérard (expression à comprendre dans les deux sens, cela va de soi !).
Pour ma part, je passe à Metz une partie conséquente de mon temps, et j'ai pour cette ville le plus grand attachement !
Que voulez-vous ? C'est mon côté sentimental !
Mais qu'ouïs-je donc ? Vous nous parlez de psychiatrie ? J'aime à croire que vous aurez à coeur d'explorer cette piste pour votre propre compte, avant de revenir nous asséner le cocktail indigeste de vos remontrances inopportunes et de vos conseils saugrenus !
Florence Soriano-Gafiuk
Elle parle toujours de ce qu'elle ne connaît pas Floflo, c'est sa marque de fabrique.
Faut faire avec. C'est ça le côté marrant de ce blog, et c'est pour ça que je lui cause depuis des mois entre les cours et les stages.
Après la disparition des IUFM, elle filera tout droit au CHS, Gérard. Et ouais, c'est ça le plan de Sarko pour 2010.
A la niche Floflo.
Je sens que je vais la fâcher.
Depuis le 2ème tour des municipales, elle cherchait son slogan.
Ca y est, elle nous pond après quelques mois de cogitation intensive, son "grand Rausch, mi Gros", tout droit sorti de l'école du rire.
Et puis voila qu'on se donne le mot pour casser de la directrice. On est pas cools les mecs avec le sexe faible.
Tiens tiens tiens ! Mais quel plaisir d'accueillir le (presque) docteur Greg, qui nous fait l'honneur de nous éclairer, par ce beau soir de juin, de ses analyses pertinentes et de ses surprenantes révélations...
Turbulent Greg, mais pauvre Greg aussi, dont l'ignorance et la candeur finissent pourtant par devenir touchantes à la longue...
Sachez donc tout d'abord que, contrairement à ce que vous semblez imaginer, je n'ai jamais cessé d'enseigner ! Bien au contraire, j'y trouve l'activité la plus gratifiante de ma vie professionnelle, et je ne pourrais pour rien au monde me passer du plaisir que j'éprouve à faire de la formation.
Pour parler des IUFM, ensuite, dont le sort semble vous émouvoir, j'ai grand plaisir à vous apprendre que vous pouvez dormir tranquille !
Eh oui ! Nous vivons certes une étape transitoire, mais les formations concernées ne vont nullement disparaitre, et seront tout bonnement, à terme, intégrée à des entités plus globales et désignées sous un vocable adapté à leurs nouvelles structures d'accueil.
Mais puisque ce soir, je suis en veine de confidences, je vous ferai remarquer que ces dispositifs incluant la disparition des IUFM sous leur forme actuelle et la réforme du baccalauréat constituent, pour notre gouvernement, un coup médiatique magnifiquement réussi. D'une part, cette suppression comble les milieux de droite, convaincus depuis toujours que nos instituts sont des repaires traditionnels d'activistes de gauche, et dans un même temps, ladite réforme du bac contente ces mêmes gauchistes, qui l'appelent de leurs voeux de très longue date.
Bref, un grand nombre de gens sont satisfaits simultanément !
Admirable, non ?
Florence Soriano-Gafiuk
C'est qui le "grand nombre de gens satisfaits" ? Vous et votre député ??? Parce que j'en connais pas beaucoup sinon.
Ceci dit, moi les IUFM je m'en contrefous.
Tiens, vous avez vu que votre ami Sarko a augmenté les dépenses de l'Elysée de plus de 8 % cette année ? Il manquait encore quelques serviteurs peut-être aux frais du con (tribuable) ?
Et pendant ce temps là, il se contrefout lui aussi de ce que devient le pays de Bitche sans sa caserne ou Cambrai ou ailleurs encore.
Pour combler les déficits de la sécu, il était encore prêt à faire raquer les malades de longue durée.
Le problème de notre beau pays est qu'il est dirigé à l'Elysée, dans les IUFM... par des personnes dont le souci existentiel est de se montrer dans les médias et se mettre en valeur de toutes les façons posssibles et imaginables. Ils oublient juste une chose c'est pas pour ça que nous les payons !!!
Et Isa reviens, on s'ennuie ici !
Toute cette politique politicienne est fatigante pour les Lorrains.
Soyons positifs... Florence a raison de défendre Metz, la ville est en train de couler après toutes les attaques de l'Etat.
Bonsoir Mirabelle, et merci pour ce gentil mot de soutien !
Il est vrai que non seulement Metz, mais aussi plusieurs villes de la région sont sur la sellette dans le contexte actuel de nouvelles cartes judiciaire, hospitalière et militaire, et les mois qui viennent n'autoriseront aucun relâchement, aucun laisser-aller si nous voulons soustraire notre population aux mesures les plus sombres qui se dessinent au fil des déclarations d'intention déclinées ici et là de manière plus ou moins explicite.
Il n'est certes plus temps de se payer de mots, et il faut passer résolument à l'action en laissant s'égosiller dans leur coin, si tel est leur plaisir, les observateurs inertes et les contempteurs verbaux.
Pour ma part, je concevrais mal d'assister sans réagir à la mise à mal d'une région à laquelle je suis profondément attachée, et j'ose espérer que même les lecteurs les plus processifs auront à coeur de contenir leur trop plein d'esprit critique, et de mettre plutôt leur énergie au service de la défense de notre territoire et de ses habitants !
Florence Soriano-Gafiuk
je cite:
"Florence a raison de défendre Metz, la ville est en train de couler après toutes les attaques de l'Etat."...
de l'état UMP oui !!!!! effectivement !