Présidence du Conseil Régional de Lorraine
Par Florence Soriano-Gafiuk le Mercredi, 22 octobre 2008, 15:18 - Prises de position - Lien permanent
Les élections des conseillers régionaux, qui auront lieu au cours de l'année 2010, s'annoncent d'ors et déjà extrêmement intéressantes dans le contexte tourmenté qui prévaut sur l'ensemble de la planète, et en particulier, bien entendu, dans notre région lorraine. Sur fond de réformes d'envergure et de crise financière, l'évènement promet en effet de placer chacun devant ses responsabilités, aussi bien les tenants de la politique présidentielle, qui auront à coeur de se démarquer des initiatives impopulaires tout en profitant de la prévalence de la majorité, que les opposants au gouvernement, dont les postes de décision, obtenus de haute lutte comme ce fut le cas, par exemple, pour le maire de Metz Dominique Gros, pouvaient être vus comme autant d'occasion, pour leurs partis, de ne plus se contenter des discours stigmatiseurs génériques qui ont traditionnellement leurs faveurs, mais de passer aux actes en démontrant le bien-fondé des thèses qu'ils défendent.
Trois fois hélas, les initiatives pratiques, les propositions constructives et les tentatives de dialogues sont une fois de plus douloureusement absentes des débats, et l'on ne peut que constater qu'aujourd'hui comme hier, les socialistes semblent être dans l'incapacité totale de sortir de la voie stérile qui est la leur, déroulant litanies de reproches et chapelets de griefs, et inondant blogs, journaux et ondes d'un torrent ininterrompu de doléances et de récriminations dont la majeure partie, au passage, ne résistent pas à l'analyse la plus élémentaire.
A ce propos, la succession de François Hollande montre de manière éclatante la véritable nature des candidats en lice, la pauvreté de leurs argumentaires respectifs, et le crédit qu'il convient de leur accorder ! A l'exception de Michel Rocard, que son renoncement à toute ambition nationale autorise à des déclarations d'une fort louable objectivité en faveur d'un certain nombre de choix sarkoziens, les autres protagonistes se sont lancés dans une compétition effrénée dont le seul but semble être de se présenter, aux yeux du public, comme l'incarnation archétypale de l'opposition à notre président. Et pour cela, le procédé naturel est tout simplement de ne plus jamais s'exprimer autrement que sous formes de remarques acerbes sur la politique française.
C'est bien dans cette ligne que s'inscrit la démarche de Jean-Pierre Masseret, actuel Président du Conseil Régional de Lorraine qui, persuadé de la pertinence de cette stratégie, s'est mis en tête de développer une critique en règle de chaque mesure gouvernementale, s'efforçant de présenter les faits sous le jour le plus défavorable possible pour tenter ensuite, comme on le comprend, d'apparaître comme l'alternative naturelle, le recours ultime face à des politiciens aux intentions pernicieuses.
De fait, le problème de Jean-Pierre Masseret réside dans le fait que ses initiatives, à l'image de sa décourageante personne, embarrasseraient même les observateurs les mieux disposés !
Ainsi en est-il de l'invraisemblable prospectus envoyé par les trois sénateurs socialistes de la Moselle à tous les conseillers municipaux du département où Jean-Pierre Masseret et ses comparses, espérant faire oublier leur inaction coutumière sur le terrain par des déclarations viriles, prennent de manière systématique le contre-pied de tous les efforts consentis par les responsables politiques de la majorité pour tenter d'apporter des solutions aux difficultés dans lesquelles se débattent tant de nos concitoyens.
Dans les lignes qui suivent, il n'est naturellement pas question de développer un contre-argumentaire démontrant, étape par étape, que chacune des critiques énoncées par le trio précité relève de l'improbité, de la vindicte ou, dans le meilleur des cas, de l'aveuglement et de l'ignorance, car une réfutation circonstanciée du tract sus-évoqué, qui développe sur huit pages un mélange décousu d'aperçus erronés et de jugements saugrenus, nécessiterait un volume qu'il n'est pas raisonnable d'envisager ici. Néanmoins, nous ne résistons pas au plaisir de faire quelques remarques relatives au contenu du l'affligeant imprimé socialiste, qui permettront au lecteur de juger du sérieux de ses auteurs, et de leur intégrité.
L'exploitation des craintes relatives à la nouvelle carte militaire, par exemple, est symptomatique de la méthode Masseret. Légitimement inquiets de leur avenir après le départ de certains contingents des armées, les habitants se sont en effet tournés vers leurs élus avec l'espoir d'interventions bien orchestrées de nature à limiter les effets négatifs des mesures programmées, et il faut bien reconnaître que Jean-Pierre Masseret, bien loin de s'investir résolument à la tête d'un mouvement d'ensemble, s'était au contraire soigneusement tenu à l'écart des initiatives qui fleurissaient ici et là, poussant même l'indignité jusqu'à repousser, à l'époque, une série de propositions adroites et constructives émanant de Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social ! Acculé par la marche des évènements, Jean-Pierre Masseret s'est finalement vu contraint de paraître (tardivement) aux manifestations initiées par d'autres, ce qui ne l'empêche pas de s'en prévaloir aujourd'hui comme d'une résolution personnelle, avec une impudence qui laisse pantois !
Plus globalement, la méthode d'opposition systématique de Jean-Pierre Masseret et de ses amis se déclinent à l'infini dans l'appréciation de tous les dossiers d'actualité. Nous apprenons ainsi, dans une certaine confusion, que ce dernier s'oppose à la privatisation de la Poste, à la réforme des hôpitaux, à la restructuration des Armées, au service minimum dans l'Education Nationale et, en gros, à toute tentative, aisée ou difficile, rapide ou à long terme, bonne ou mauvaise, pourvu qu'elle soit le fait du gouvernement français. Que répondre au très partial Jean-Pierre Masseret, si ce n'est que l'ouverture de la Poste aux capitaux privés est incontournable si l'on veut maintenir, et même développer le niveau de services exigible par les usagers, que la diminution du nombre de médecins et le droit, pour tous, de profiter d'installations médicales et de compétences de pointe justifient pleinement les choix de mutualisation opérés, que l'évolution des données géostratégiques rend caduque le maintien artificiel de forces sur certains sites particuliers, et tant d'autres choses qu'un raisonnement simple et non partisan impose rapidement à toute personne honnête et objective...
Honnête et objectif, tels ne sont pas, en tout cas, des qualificatifs qu'il serait légitime d'employer au sujet de Jean-Pierre Masseret, dont on a peine à croire qu'il envisage sérieusement, avec toutes les vicissitudes de sa regrettable carrière, de se succéder à lui-même à la tête du Conseil Régional de la Lorraine !
Dans ces conditions, quelle alternative est-il raisonnable de considérer pour un tel poste ?
C'est tout naturellement vers Laurent Hénart, député de Meurthe et Moselle, que de nombreux regards se tournent au moment de soutenir un candidat dont la probité, le sérieux et la compétence font l'unanimité, même au sein de la gauche!
De stature nationale, comme en témoignent les responsabilités qu'il s'est vues confier au sein de la commission des Finances, il a rejoint le pôle "cohésion sociale" de Jean-Louis Borloo en 2004, en qualité de secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes. Il a ainsi pu mettre à son actif des résultats tout à fait remarquables en termes de promotion de l'apprentissage, initiant la création du statut de l’apprenti, introduisant la personnalisation des parcours, facilitant l'obtention de crédits d’impôt pour les entreprises, et contribuant largement à la revalorisation de l’image de l’apprentissage par des campagnes étendues de communication.... Depuis l'année 2005, il est également Président de l’Agence nationale des services à la personne, avec la charge de favoriser le développement économique et la professionnalisation du secteur des services à domicile. Il faut être bien conscient de la nature à la fois essentielle et novatrice de cette approche, dans la mesure où l’agence propose une nouvelle façon de piloter une politique publique transversale. Ainsi, elle harmonise l’action de dix-huit ministères distincts, tout en préparant au mieux l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur économique et en accompagnant activement les négociations entre partenaires sociaux et représentants des employeurs.
Naturellement, le petit paragraphe précédent n'est qu'un mince aperçu destiné à illustrer à la fois la crédibilité et l'envergure de Laurent Hénart, mais également sa générosité, son dévouement, et le souci qui est le sien d'oeuvrer à fond pour le bien public.
Face à une telle personnalité, que reste-t-il à Jean-Pierre Masseret pour tenter de s'imposer ? Pas grand chose, si ce n'est, peut-être, le recours aux méthodes musclées qui lui sont coutumières, comme ce fut le cas, en session plénière du Conseil régional, lorsqu'un élu s'avisa de demander des comptes au sujet des subventions régionales accordées à l'Irfa, organisme de formation en situation de redressement judiciaire, bien au-delà des délais légaux. Ce jour-là, Jean-Pierre Masseret se discrédita définitivement en vociférant de la manière la plus vulgaire et la plus choquante qui se puisse imaginer, adressant notamment à son interlocuteur stupéfait un "Je te fous sur la gueule" que les témoins, attérés, évoquent encore avec répugnance.
Que la réprobation de façade, les analyses tendancieuses et la brutalité occasionnelle puissent tenir lieu de projet politique, c'est là une chose dont Jean-Pierre Masseret est convaincu depuis fort longtemps. Dans l'intérêt de la Région Lorraine, il nous faut espérer que l'avenir lui montrera que, là comme ailleurs, il se trompe lourdement !
Florence Soriano-Gafiuk
Commentaires
Ha Ha ha , il faut que je revienne un peu dans le secteur, il est devenu encore plus terne ce blog. Fini mon stage, je suis de retour, à l'action. Pas changé Floflo mais v'là quelle reparle toute seule, toujours pour vanter la politique de nos élus, surtout dans cette belle Moselle en pleine croissance. C'est mignon de se moquer la gauche surtout quand on constate les résultats de la politique de vos amis de droite !!!
avant de critiquer la gauche vous feriez bien de suive ce que la droite est en train de faire de notre moselle quelques noms hopital de bitche, le 57ieme ,mital et j en passe car la liste devient longue des usines qui ferment car le droite promet mont et merveille et ne fait rien apres et en tant que personne qui ce dit inteligente vous devriez regarder autour de vous
oui c est encore moi avant de vous en prendre au coseillers regionaux qu a fait ceux qui etaient en place avant le bilan je le trouve nul c est a se demander si vous n avez pas de vue pour y entrer mais vu vos reactions ca m ettonnerai bien fort.a ce demander si vous etes a la hauteur de vos paroles.avant de critiquer il faut etre capable de montrer plus de respect envers les personnes a bonne entendeur
oui c est encore moi avant de vous en prendre au coseillers regionaux qu a fait ceux qui etaient en place avant le bilan je le trouve nul c est a se demander si vous n avez pas de vue pour y entrer mais vu vos reactions ca m ettonnerai bien fort.a ce demander si vous etes a la hauteur de vos paroles.avant de critiquer il faut etre capable de montrer plus de respect envers les personnes a bonne entendeur
pour en revenir sur votre intervention en critiquant le gps et mr weber nous ne nous sommes pas caches nous. a savoir que le depute lett a quand meme que ce soit pour le 57 ieme ou pour le prudhomme de sarreguemines a signe a paris avec ses soit disants amis pour la fermeture et ensuite vient faire le beau quand il y a des manifs en disant je trouve honteux ces fermeture. comment faire confiance a des gens comme ca ca se voit vu votre attitude que vous soutenez les menteurs
Hmmm... Je ne sais quel stage a suivi Greg ces derniers mois, mais il ne semble pas qu'il en résulte une notable amélioration de sa sûreté de jugement !
Ceci dit, c'est pourtant un réel plaisir de le retrouver, car je n'ai jamais été très amatrice de blogs consensuels, où des intervenants déférents déclinent à l'infini des développements convergents et convenus !
Croyez-le ou non, les débats constructifs et soutenus ne sont pas si courants, car les protagonistes sont souvent très vite à court d'arguments (ce qui n'est jamais le cas du loquace Greg), tandis que les propriétaires de blogs, comme Michaël Weber ou Dramelay, censurent sans vergogne leurs contradicteurs, mesure que, pour ma part, je réprouve totalement.
Pour en venir à présent aux différentes remarques lues dans les commentaires, il faut garder à l'esprit que les initiatives mentionnées, évoquées souvent, critiquées parfois, ont pris corps dans un contexte conjoncturel extrêmement délicat. Que les pays émergents concurrencent fortement les productions locales, que la moyenne d'âge de la population pose des problèmes en termes de retraite et, plus généralement, qu'une crise économique de grande ampleur se soit déclarée il y a quelques mois, ce sont là des éléments indéniables, mais il
serait injuste d'user de ces états de faits et de ces circonstances exceptionnellement défavorables pour tirer des conclusions relatives aux
directions choisies par le gouvernement ou, pire encore, pour chercher à rendre nos élus, en particulier locaux, responsables de difficultés qui, en définitive, s'étendent à toute la planète.
Ceci dit, il ne faut en aucun cas penser que je me pose ici en défenseuse inconditionnelle de toutes les réformes, quelles que soient leurs natures et leurs modalités d'application, et les députés Jacquat et Lett, par exemple, ne le sont pas davantage. Vous le savez, ces derniers ont exprimé sans ambage leur sentiment vis à vis de certaines démarches qui participent des nouvelles cartes, militaire notamment, et ces prises de position franches, loin d'être signe de cacophonie ou d'une quelconque hypocrisie des élus de la majorité, témoignent au contraire de la bonne santé de leur mouvement, qui s'appuie sur les expériences et encourage les débats contradictoires, avec in fine un objectif de justice et d'efficacité.
Il n'est pas contestable que de nouvelles options de fonctionnement soient indispensables pour négocier au mieux les conditions qui sont celles du monde dans lequel nous évoluons aujourd'hui, et notre devoir est de participer à ces évolutions, non en nous enfermant dans une attitude de repli ou de rejet systématiques, mais en accompagnant, avec énergie et vigilance, la définition et la mise en oeuvre des réformes de demain.
Florence Soriano-Gafiuk
Jean Pierre Masseret n'a pas besoin de mettre en place une "stratégie" pour critiquer les mesures gouvernementales !
Il suffit de regarder autour de soi, d'écouter ce que les gens disent....TOUT EST DIT ! seule persiste un peu de fumée....
et encore, attendons donc la grande nouvelle pour le régiment de Bitche...et à partir de ce moment là, Céleste ne pourra plus dépasser physiquement la gare de Woelfling sans prendre de réels risques !!!
Finito les excuses bidons ! c'est l'heure du bilan !
et puis, cher Florence, je te conseille (entre socialistes, où anciens, on se tutoies toujours, tu le sais n'est-ce pas ?) de suivre plutôt l'exemple de ce collègue....
Colomiers, le 6 novembre 2008
Monsieur l'Inspecteur,
Je vous écris cette lettre car aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d'obéir.
Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l'Education Nationale s'est engagé qui désespère de plus en plus d'enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l'école se succèdent, suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable. Elle témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d'une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent ! L'honneur de notre métier est aussi de faire œuvre de raison, de critique et de jugement.
Aujourd'hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l'Education Nationale n'est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l'attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d'enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l'alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu'aucun bilan de leur action n'a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l'école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l'utilité n'est plus à démontrer, la mise en place d'une agence chargée du remplacement avec l'utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d'Administration, la dévalorisation du métier d'enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m'est le plus insupportable, l'insistance à dénoncer le soit disant « pédagogisme », c'est-à-dire les mouvements pédagogiques qui, depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à l'échec scolaire.
Le démantèlement des fondements de l'Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu'un « art de vivre », en donnant toutes ses chances à chaque élève, sans aucune distinction.
1. Les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s'impliquer dans les savoirs, de donner du sens à ce qu'ils font, de trouver des sources de motivation dans leur travail. Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui privilégie l'apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en difficulté et accentuer l'échec scolaire. Ces programmes sont conçus pour pouvoir fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables » Or, « en éducation, tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d'acquisitions immédiatement repérables ». (Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais, les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression des résultats chiffrés. C'est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la mesure où les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse et que d'autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les programmes 2008, d'ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d'un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement illégitimes. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002.
2. Tout particulièrement, je refuse de m'inscrire dans la logique d'une « Instruction morale et civique » aux relents passéistes. C'est une insulte faite aux enseignants et aux élèves de penser que l'inscription d'une règle de morale au tableau, apprise par cœur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement ! Aujourd'hui, plus que jamais nous avons besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d'échanger, de se respecter. Nous avons besoin d'une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L'éducation citoyenne est l'un des piliers de l'école pour construire une société ouverte, démocratique et libérée de l'emprise de la violence. La priorité aujourd'hui est d'apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd'hui, comme hier, en conscience, j'ai fait le choix d'une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.
3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h apporte des bouleversements tels dans l'organisation des écoles, qu'il faut aujourd'hui parler de désorganisation structurelle. Le dispositif d'aide personnalisée pour « les élèves en difficulté » n'est qu'un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce dispositif porte un coup fatal à la crédibilité du métier d'enseignant. En effet, de nombreuses expériences pédagogiques d'hier et d'aujourd'hui ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l'ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail différencié, d'ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C'est une grave erreur. Ce dispositif est une faute contre l'esprit et la pédagogie. Dès la rentrée, en conscience, je n'appliquerai pas ce dispositif d'aide personnalisée tel qu'il est actuellement organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet théâtre avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et le vendredi de 15h30 à 16h30, ceci avec l'accord des parents.
4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques destinés à caresser l'opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif populiste qu'il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de soutien scolaire (dixit notre ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés par des enseignants, ne règleront en rien l'échec scolaire. Ils sont destinés à appâter les enseignants qui souhaitent effectuer des heures supplémentaires avec bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers de postes sont supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je respecte profondément les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de transmettre des listes d'élèves pour les stages de remise à niveau.
5. La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève n'est pas autre chose qu'une loi de remise en question des modalités d'application du droit de grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer gréviste 48h avant la grève afin que ce service minimum d'accueil puisse se mettre en place. Ce qui signifie clairement que les enseignants doivent collaborer à la remise en cause du droit de grève ! On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d'accueil les jours de grève, il devient inutile de se déclarer 48h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à l'administration et j'informerai les parents trois jours avant de mon intention de faire grève.
Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. … Nous n'avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.
Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire… Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.
Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité. Echanges, solidarité et travail en équipe. Elle exige du courage. Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »
Si aujourd'hui je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrais plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de refuser d'appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance que cette résistance portera ces fruits. J'espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en œuvre de ces prétendues réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s'agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables et efficaces.
Monsieur l'Inspecteur, vous l'avez compris, cette lettre n'est pas dirigée contre vous, ni votre fonction, mais je me dois de vous l'adresser et de la faire connaître. Le propre de l'esprit responsable est d'agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action. C'est ce que je fais aujourd'hui.
Je vous prie de recevoir, Monsieur l'Inspecteur, l'assurance de mes sentiments déterminés et respectueux.
Alain REFALO
Professeur des écoles
Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)
Lettre adressée à Mr l'Inspecteur de l'Education Nationale de la 17e circonscription de la Haute-Garonne.
oui, je sais, y'a des fautes dans l'énnoncé, mais c'est parceque je suis tout excité par l'heure de la débacle de l'UMP (Uniquement Moi Président) qui approche !
désolé !
Ouah, j'ai bien lu là ? Entre "anciens socialistes".. Non, dites-moi que je rêve. C'est pas vrai, elle aussi ; je comprends mieux son cheval de bataille favori : la défense du pieux socialo converti miraculeusement au sarkozisme ou au lettisme (et elle a du boulot dans son secteur). C'est un bon tremplin le socialisme finalement. Et ouais après on le jette alors ! Non, non, je n'adhérerai pas. J'ai des convictions et des principes auxquels je suis attaché et la politique pour obtenir un poste et le garder ensuite, très peu pour moi.
Hé Morland, vous avez vu ? Obama devait rencontrer Sarko au G20 mais l'a snobé comme un malpropre. Il a les yeux en face des trous le nouveau président américain.
Elle porte des lunettes Floflo ???
Et puis, plutôt que d'écrire des choses qui n'intéressent personne, donnez-nous votre opinion sur la grève des profs de demain. C'est quoi leur avenir à eux et aux gamins qui sont dans leurs classes ?
Ca ça intéresse vos derniers lecteurs.
Et les paroles de Rachida Dati à l'encontre de la substitut de Sarreguemines, ça vous évoque quelque chose ??
Là il y a des choses à dire, ça nous changerait un peu...
en parcourant le site de M. Hénart, je suis tombé sur votre site que je découvre donc en même temps ...
je trouve que le spectacle donné aqctuellement par vos collègues de l'ump mosellane bien lamentable ... un président de CG qui ne sait que parler de la moselle contre la meurthe-et-moselle, qui reproche à nancy de vouloir tout prendre et qui en même temps soutient un adjoint au maire de nancy pour etre president de région, tout en disant à qui veut bien l'entendre que de toute manière, la région ne sert à rien ....
là dessus, vous ajoutez le député de metz 1, président de l'ump, président des maires de moselle qui dit la même chose, alors que le sénateur ump masson dit le contraire.
sur le budget de la défense, M. jacquat vote contre à cause de la BA128 alors que M. Lett (ou M. Henart d'ailleurs) vote pour ... comme quoi ca sert d'aller manifester à Bitche pour voter ensuite le budget qui organise la mort du Bitcherland !!!!!
C'est sans doute de la cohérence politique mais j'avoue que la ligne globale m'échappe un peu
Donc avant d'aller exercer vos talents contre les autres, ne pouriez vous faire un peu le ménage dans notre camp ?
Merci
Non non, elle ne se taira pas. Elle sait très bien que dans notre belle démocratie, on flique les blogs des gens de l'Education nationale pour savoir ce qui ce dit et quels sont les "meneurs". Et ça leur plaît tellement qu'ils viennent même de renouveler l'appel d'offres.
Vous pigez le pourquoi du "UMPPPPPPPPPPPPP, encoooooore!!!!! ?
Comme vous l'imaginez, je me réjouis de voir combien vos réactions sont franches et vives ! Qu'il y ait débat, cela prouve que beaucoup s'intéressent au devenir de notre société, et leur participation est essentielle à l'émergence de solutions optimisées aux problèmes actuels !
Sur l'école, d'abord, je comprends très bien les inquiétudes de Messieurs Morland et Greg, et il semble que quelques explications soient nécessaires...
La première chose qu'il faut s'imposer, lorsqu'on aborde ces problèmes, est un effort de réalisme ! Personne aujourd'hui ne saurait par exemple nier que les programmes scolaires ne sont plus parfaitement adaptés à un objectif de formation rationnelle de nos jeunes ! Vous le savez, un pourcentage important des métiers que les gens exerceront dans dix ans n'existent tout simplement pas encore aujourd'hui. Comment, dans ce cas, former les élèves à ces futures professions, de natures inconnues ? A titre d'exemple, c'est un peu comme si on avait demandé à des enseignants, à l'aube des années 80, de dispenser un enseignement à l'usage des futurs développeurs web, métier inexistant à l'époque ! Dans ces conditions, la méthode la plus efficace est de revenir aux "fondamentaux", et de doter les collégiens et lycées, bien armés de connaissances de base solides, de la capacité à se montrer souples, adaptables, évolutifs, aptes à se former rapidement, et cette entreprise passe par une redéfinition des façons d'enseigner, et du contenu de ces enseignements. Quant aux suppressions de postes qui, au passage, doivent être considérées en termes de pourcentage et non en termes numéraires, ce qui tromperait sur leurs effets réels sur le terrain, il ne faut pas oublier que les diminutions démographiques constituent un facteur bien tangible, dont il faut tenir compte en matière de planification des recrutements.
Pour finir sur ce thème, je ferai remarquer que toutes les mesures génèrent immanquablement de grandes frayeurs chez les personnes attachées au passé, viscéralement conservatrices, qui vivent dans l'idée immuable que "c'était mieux avant", et que toute initiative gouvernementale relève de toutes façons d'un calcul malhonnête et criticable. Il faut dépasser ces attitudes immobilistes, qui compromettent l'évolution de notre système éducatif vers une organisation notoirement améliorée.
Pour ne pas laisser croire, toutefois, que je me fais l'avocate inconditionnelle des mesures prônées par le gouvernement, je reconnais bien volontiers que certains points sont à débattre. La question des "toutes petites sections", notamment, me préoccupe beaucoup, et j'envisagerais plus volontiers de traiter le problème par l'introduction de familles spécifiques d'enseignants, formés à des exercices dans des classes de niveau donné. Que des professeurs agrégés officient en classe de sixième, par exemple, ne relève vraisemblablement pas d'une exploitation raisonnée de leurs compétences. De même, est-il indiqué que des professeurs des écoles destinés aux toutes petites sections soient recrutés avec un master II (bac + 5) ? J'ai à maintes reprises rencontré des jeunes qui ne parvenaient pas à décrocher les concours concernés (qui sont effectivement lourds et difficiles), malgré leur très grand intérêt pour les enfants et l'enseignement en petites classes. A titre d'exemple, j'indiquerai qu'un professeur des écoles appelé à intervenir en maternelles doit maîtriser les programmes d'histoire jusqu'à la classe de seconde... Ainsi donc, peut-être serait-il indiqué de réfléchir à la formation de plusieurs catégories d'enseignants, recrutés par le biais de plusieurs types de concours, en fonction de la demande dans les classes...
Quoiqu'il en soit, même ces quelques observations ne doivent pas occulter les aspects extrêmement bénéfiques des mesures actuelles. La masterisation de l'IUFM, par exemple, présente l'intérêt évident de doter les étudiants d'une vraie reconnaissance au niveau "Bac + 5", ce qui n'était pas le cas jusqu'ici, dans la mesure où les jeunes, après plusieurs années de préparation à un concours, se retrouvaient sans rien en cas d'échec. De plus, l'obtention du master II, diplôme reconnu, permet d'enseigner au nouveau européen, et la nature des programmes prévoit même la possibilité d'une reconversion professionnelle, avantages nouveaux directement attribuables aux récentes réformes.
On comprend donc combien il est important de faire un effort d'objectivité lorsqu'on se mêle de juger les motivations des changements en cours et leurs conséquences, en se gardant d'adopter une attitude d'emblée hostile qui compromettrait une appréciation équitable de la situation.
Pour répondre enfin à Monsieur Franz Ferdinand, que les prises de position parfois opposées des différents responsables de l'UMP intriguent, je dirai simplement qu'il est bien normal, dans notre mouvement comme dans tout autre, que chacun face son analyse et s'exprime en conscience, quitte à générer des débats qui, s'ils sont menés dans une optique constructive, ne sauraient qu'être bénéfiques à la cause publique. Loin d'être monolithique, figé, sclérosé, notre mouvement est porté par les réflexions et les propositions de nombreux protagonistes très actifs, qui confrontent volontiers leurs points de vue et leurs conclusions. Il faut bien comprendre que des divergences d'idées ponctuelles ne remettent nullement en cause une identité politique claire, que chacun des élus que vous évoquez assume et affiche sans la moindre ambiguïté ! Pas d'inquiétude sur ce point, Monsieur Franz Ferdinand !
Florence Soriano-Gafiuk
le débat oui, la chienlit non !
vous savez qui disait cela ? il doit se retourner dans sa tombe le pauvre !
enfin bref, toujours est il que vous ne répondez pas sur l'inacceptable vote de notre député Lett du budget de la défense : M. Jacquat lui a su être cohérent sur la BA 128 ! M. Lett lui a voté le budget qui organsie la mort du Bitcherland !!!!
alors il pouvait venir faire le malin avec le Maire, lancer des grandes phrases, mais quand il faut passer au concret, là plus personne ....
et ce monsieur de Nancy, avec ses airs de premier communiant, il a aussi voté pour, ...
et ce sont ces gens là qui viennet faire la leçon aux autres ?
lamentable ! absolument lamentable
Il est amusant de constater, Monsieur Franz Ferdinand, avec quelle facilité l'on peut se laisser aller à émettre des jugements peu objectifs dès lors que l'on souhaite éreinter des élus ! Si, par exemple, l'ensemble des représentants d'une formation politique parlent d'une seule voix, il est loisible aux contempteurs de ce mouvement de crier à la platitude, à la conformité, à l'uniformité convenue ! Et si, à l'inverse, les membres de ce groupe font, incidemment, preuve d'un peu d'autonomie, d'indépendance, l'occasion est trop belle de fustiger aussitôt la cacophonie, la confusion dudit parti, et de gloser sur les discordances d'avis et de personnes qui y fleurissent... Je ne saurais trop vous conseiller, Monsieur Franz Ferdinand, de vous garder de telles considérations partisanes.
Cela étant dit, le fait que Messieurs Lett et Hénart aient choisi d'approuver le Budget de la Défense 2009 signifie simplement que les promesses qu'ils ont obtenues sont précises et fermes, et qu'ils ne souhaitent pas compromettre les chances d'obtenir une batterie de compensations satisfaisantes en affichant des signes inutiles d'hostilité. De son côté, Denis Jacquat s'est lui aussi tant battu pour la défense de la BA 128 qu'il est ulcéré par une certaine tournure des événements, et garde un cap qui, de son point de vue, relève d'un souci de cohérence personnelle. Comme vous le voyez, ces personnes dont nous parlons sont des hommes avant d'être des élus, qui laissent parler librement leur coeur et leur conscience plutôt que d'affecter une mutualité conceptuelle sans fondement effectif. C'est là une attitude motivée par l'honnêteté et la sincérité des protagonistes évoqués qui, à mon sens, est toute à leur honneur !
Florence Soriano-Gafiuk
ah oui ? Ils ont obtenu quoi concrètement dansce budget ?
Je suis cette affaire de très près, Monsieur Franz Ferdinand, et je puis vous assurer que vous serez le premier à connaitre l'issue des discussions en cours lorsque celles-ci auront abouti à des mesures consistantes. Vous le savez, je n'ai jamais été favorable aux effets d'annonce, et je crois inutile, voire nuisible à la cause locale, de diffuser prématurément des informations partielles ou approximatives. Je trouve au contraire plus sage et plus sérieux de différer de telles déclarations jusqu'à obtention de données solides et confirmées, qui feront alors ici l'objet d'une communication crédible et détaillée.
Florence Soriano-Gafiuk
ah ... ben alors comment pouvez vous dire que les députés ump ont obtenu gain de cause dans le budget 2009 ? c'est un effet d'annonce cela
bon en attendant d'avoir une réponse qui ne vient pas ... je viens de lire cela sur un autre blog :
Statistique publique: 500 postes transférés, ce serait encore trop (intersyndicale)
La délocalisation possible d'environ 500 agents de la statistique publique à Metz (Moselle), contre un millier initialement envisagé, reste "un chiffre considérable", a estimé mardi l'Intersyndicale de la statistique publique, qui appelle ce jour à une journée d'action.
Début septembre Nicolas Sarkozy avait annoncé à des élus de Moselle, le département le plus touché par les restructurations dans l'armée, des mesures de compensation, dont la délocalisation de 1.500 emplois publics, dont un millier dans le domaine des statistiques à l'horizon 2011.
Jean-Philippe Cotis, directeur de l'Insee, et Jean-Pierre Duport, vice-président du Conseil national de l'information statistique (Cnis), avaient alors été chargés de remettre fin novembre au Premier ministre un rapport sur "les contours, les effectifs, l'organisation" d'un futur pôle de la statistique publique à Metz.
Selon le quotidien les Echos, cette remise aurait lieu lundi et le rapport préconiserait de transférer à Metz 500 postes.
Ce chiffre "n'est pas nouveau, il circulait depuis quelques temps", a déclaré à l'AFP Julie Herviant, porte-parole de l'intersyndicale. "Mais il est encore très considérable, même s'il est diminué de moitié et qu'on peut dire que c'est toujours ça de gagné: 500 par rapport à l'effectif général c'est absolument considérable", a-t-elle ajouté.
La statistique publique (Insee, et services statistiques ministériels, comme la Dares, la Drees, etc.) compte environ 8.300 agents. A l'Insee, qui compte quelque 6.000 agents, seulement 1.500 travaillent à Paris, les autres étant répartis dans des directions régionales de l'Institut.
Les agents de la statistique publique avaient fait grève le 21 octobre dans toute la France contre ce projet.
L'intersyndicale a appelé "une journée nationale de mobilisation" ce mardi, destinée à "perturber le fonctionnement normal de la statistique publique" par des "blocages d'établissements, manifestations, tables rondes, conférences de presse", etc.
L'intersyndicale devait notamment "envahir" pour l'interpeller le comité de direction réuni mardi matin et des "blocages informatiques" étaient en cours au même moment sur plusieurs sites, a précisé Mme Herviant.
si c'est vrai je trouve que le gouvernement se moque vraiment de nous !
c'est pour ca qu'on a voté sarkozy ??? on nous ballade et finalement personne n'a rien et il a eu raison M. Jacquat !
Je pense, Monsieur Franz Ferdinand, que votre argumentaire comporte quelques confusions dont il semble intéressant de parler un peu.
Pour commencer, il faut bien comprendre que le Budget de la Défense 2009 d'une part, et l'introduction effective de compensations destinées à contrebalancer les effets des clôtures de sites d'autre part, sont deux choses absolument différentes. De plus, vous n'ignorez pas que les Députés sont sollicités pour voter des lois, et non pour parrainer leurs modes d'application locale. Refuser de voter ledit budget en représailles à des fermetures particulières relèverait donc d'emblée d'une initiative inadéquate, mais constituerait de surcroit une démonstration d'hostilité tout à fait surprenante à l'égard de partenaires de discussion qui se sont engagés à nous appuyer sans réserve, avec les effets défavorables que vous imaginerez sans peine sur la suite des évènements.
Votre perplexité concernant les attitudes distinctes de plusieurs élus de l'UMP est compréhensible, et je peux à cet égard vous en dire un peu plus, connaissant bien, en particulier, les deux Députés auxquels vous faites référence.
D'une part, je suis amenée à rencontrer Céleste Lett dans la mesure où je suis la déléguée UMP du canton de Volmunster, et membre du Comité UMP de la cinquième circonscription (Bitche, Sarreguemines, Sarralbe). J'officie d'autre part, depuis un certain temps, en qualité de collaboratrice bénévole de Denis Jacquat.
Pour votre information, sachez que les assurances de compensations exprimées par Nicolas Sarkozy ont été adressées par ce dernier à Monsieur Lett, qui se trouve donc dans une position particulière vis à vis de la réalité de leur mise en œuvre, du délai prévisible, et des modalités pratiques sur le terrain, situation qui explique sa propre décision de vote.
Pour répondre enfin à vos interrogations concernant le peu d'empressement avec lequel, selon vous, l'état honore ses promesses, il faut garder à l'esprit que le contexte économique général dans lequel s'inscrit le traitement du problème spécifique qui nous occupe est extrêmement défavorable. Que d'innombrables difficultés conjoncturelles se posent actuellement aux membres du gouvernement et viennent, incidemment, contrarier l'exécution immédiate des décisions arrêtées, vous en conviendrez sans peine, et il serait indigne de nier cette réalité afin de trouver un prétexte commode pour vilipender nos élus, locaux et nationaux !
Florence Soriano-Gafiuk
ah vous me répondez enfin, je croyais que vous m'aviez censuré ... à tort donc et c'est tant mieux !
cela dit, le vote d'un budget est un acte politiquement fort. le budget 2009 est celui qui organise un retrait de l'armée de notre région sans aucune compensation :
- Bitche : les sources sont très divergentes : le RL nous dit Bitche va avoir des forces franco allemandes, mais en même temps les spécialistes de la presse nationale disent que non
- l'INSEE : le gouvernement réduit ses promesses de 1000 à 500
- l'INRAP : le gouvernement les promet à la Moselle puis retarde l'échéance et annonce ce tranfert pour la Marne
- M. Falco promet qu'il n'y aura aucune fermeture de services publics dna sles régions concernées par les restructurations militaires et on ferme des classes à Bitche (conséquences directes de la politique budgétaire), le cg 57 ferme un collège à Marly et un à Metz
je pense parsonnellement qu'un parlementaire lors de la discussion budgétaire se doit de s'exprimer sur ces questions par son vote.
si M. lett a des assurances alors qu'il les disent et surtout qu'il les présentent ! et en votre qualité de délégué de l'ump et bien expliquez les ... sinon ce que vous dites est de l'effet d'annoce et rien d'autre
quant à la crise comme vous dites, oui c'est sur ... peut etre serait ce une raison pour revoir aussi les restructurations militaires à Bitche ou à Dieuze qui vont à la fois subir la crise et en plus subir ce choc militaire
AVEC SARKO C'EST LA DOUBLE PEINE POUR BITCHE ET DIEUZE !
Mme la déléguée de l'ump il faudra trouver un autre argumentaire je pense
Merci aux 65% qui comme moi ont voté pour lui dans le secteur !
au moins un qui est pas d'accord !
http://defense-vigilance-riposte.ov...
j'ai pensé que cela vous ferait plaisir de lire ce que j'ai trouvé sur le site de la région (très bien fait au demeurrant)
COMMUNIQUE DE PRESSE
Les sénateurs socialistes rejettent le budget 2009 de la Défense
Les sénateurs Jean-Pierre MASSERET, Gisèle PRINTZ et Jean-Marc TODESCHINI ainsi que le groupe socialiste du Sénat, ont voté contre le budget de la Défense pour 2009 qui a été discuté au Sénat lundi 1er décembre.
Considérant que notre région et notre département ont payé le prix fort au projet des restructurations militaires, les sénateurs ne peuvent accepter que le gouvernement ne prenne pas dans ce budget les mesures financières qu’elles nécessitent en compensation.
Les parlementaires socialistes dénoncent les faibles moyens dégagés dans ce budget car ils ne pourront pas couvrir l’ensemble des engagements pris pour 2009 par le Gouvernement.
Ce budget repose sur des hypothèses incertaines issues de la Révision Générale des Politiques Publiques et des orientations stratégiques définies dans le Livre Blanc qui devraient être précisées dans la Loi de Programmation Militaire 2009-2014. Or, cette loi de programmation aurait dû être débattue et votée avant la discussion consacrée au budget 2009 de la Défense qui constitue la première année de cette programmation.
Devant l’ambiguïté d’un tel budget, les sénateurs Jean-Pierre MASSERET, Gisèle PRINTZ et Jean-Marc TODESCHINI demeurent vigilants sur l’avenir de la Défense et la carte militaire en Moselle.
Une chose est sûre, nouveau régiment ou pas, le mal est fait au pays de Bitche. Et toutes vos démonstrations alambiquées pour nous rassurer n'y feront rien. Cela fait longtemps qu'au pays de Bitche, la France est absente, les investisseurs sont souvent allemands sans parler des nombreux travailleurs frontaliers.
Et devinez qui vient faire du tourisme au Pays de Bitche ? Et demain on aura même des soldats allemands dans nos rues. Dites on pourra payer nos impots aux Allemands ? Nous ne sommes pas dupes des discours politiques : Barenthal, Sola, maternité de Bitche, tribunal de Bitche, 4e cuirassiers, 57e Ra, camp de Bitche, gendarmerie de Lemberg et j'en oublie. Les prochains de la liste : college de Lemberg, voie ferrée Bitche Sarreguemines, les bureaux de Poste dans la majorité des villages, lycée de Bitche.....Et pendant ce temps là nos élus se préoccupent de la retraite à 70 ans, du stockage des déchets nucléaires dans nos contrées, ils approuvent même les budgets de défense de 2009. Au fait Mr Jacquat s'est réconcilié avec Mr Joyandet ? Vous vous souvenez des paroles de Mr Joyandet (ministre du gouvernement) qui s'était vanté d'avoir sauvé sa base aérienne au détriment de celle de Metz ? Mr Jacquat avait menacé de porter plainte contre un ministre de son propre parti, il n'a pas tenu parole ? C'est surement sa façon a lui d'attirer des emplois en Moselle.... Aurions-nous, en Moselle, les hommes politiques les plus bêtes de France ?
@Gérard Imbert
Voila effectivement une initiative concrête, Monsieur Imbert, mais les interventions isolées, menées de manière marginale et sans objectif de concentration des forces et des ressources, sont invariablement vouées à l'échec.
A plusieurs reprises, nous avons tendu la main à toutes les bonnes volontés, de quelques bords qu'elles proviennent, dans l'idée de former un groupe nombreux, dont la masse numéraire et la pluralité de représentation seraient gage d'une efficacité supérieure.
A mon grand regret, je dois dire que les réactions des uns et des autres n'ont pas été à la hauteur des enjeux, et il a été surprenant de voir l'immobilisme, voire l'hostilité qui se sont manifestés lorsque nous avons tenté d'organiser le vaste mouvement d'ensemble qui, seul, nous aurait réservé quelques chances de succès. Chacun a encore en mémoire, par exemple, les réticences de Jean-Pierre Masseret à s'engager résolument dans la bataille, alors même que des propositions raisonnables lui étaient adressées, par le président Roger Cayzelle, notamment.
Comme vous le voyez, il est bien des manières de nuire à une cause pourtant juste, Monsieur Imbert. Le repli sur soi, le morcellement des forces et le refus de composer avec des partenaires issus d'autres formations en sont quelques exemples de choix.
Florence Soriano-Gafiuk
J'aime à croire que les accents amers qui percent dans les discours que Monsieur Lancel consacre aux liens étroits existant entre les citoyens français et allemands au pays de Bitche ne reflètent pas une germanophobie de mauvaise aloi, qui serait d'ailleurs fort injuste eu égard aux aspects favorables que présentent les investissements allemands sur notre secteur, et les espoirs que suscitent l'installation de troupes sur notre sol. Des "soldats allemands dans nos rues", c'est là une formule malheureuse et lourde de sens, qui n'a pas sa place dans un débat entre gens raisonnables en 2008.
Plus sérieusement, la remarque de Monsieur Lancel concernant l'évocation d'un dépôt de plainte à l'encontre du Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie Alain Joyandet est tout à fait pertinente, et il convient de lui apporter quelques éléments de réponse. De fait, il faut savoir que seules, des communautés sont habilitées à déposer des plaintes dans le cadre qui nous occupe. Dans ces conditions, il est loisible aux maires d'Augny et de Marly d'en faire le choix, mais tel n'est pas le cas de Monsieur Jacquat, que son mandat de Député n'habilite pas à faire de même.
Florence Soriano-Gafiuk
Il faut se garder, Monsieur Franz Ferdinand, de mettre le refus des socialistes de voter le budget de la Défense 2009 sur le même pied que la décision de Denis Jacquat, par exemple, dont le choix procède d'une réflexion autrement plus sérieuse.
Dans le cas des socialistes, il s'agit purement et simplement d'afficher une opposition systématique à toutes les initiatives, de quelques natures qu'elles soient, du moment qu'elles émanent du gouvernement. Sur cette affaire de carte militaire, notamment, cette formation politique ne devrait pourtant pas s'afficher avec une telle véhémence, elle dont les membres ont plutôt brillé par leur manque d'énergie et de combativité au moment d'agir. Et puisque vous évoquez Monsieur Masseret, je vous engage à parcourir la réponse que j'ai faite à Monsieur Gérard Imbert au sujet de l'attitude paradoxale dudit sénateur, qui aujourd'hui s'agite de bien singulière manière après avoir repoussé, au moment crucial, les propositions d'action pratique qui lui furent présentées par des protagonistes de bonne volonté.
Que les élus socialistes déclarent leur volonté de "rester vigilants", voila qui ne coûte pas grand chose, et on aurait davantage aimer les voir à l'oeuvre, en temps et lieu, autrement que de manière verbale !
Florence Soriano-Gafiuk
Ce n'est pas de l'amertume, c'est de la colère que beaucoup d'habitants du pays de Bitche ressentent. Qu'un régiment allemand vienne s'installer à Bitche ne pose pas problème. Ce qui pose problème c'est que ce soit l'Allemagne qui fasse vivre notre région et ce serait juste mesure de pouvoir les remercier en leur payant nos impôts. Quant à la façon dont tout cela se passe c'est carrément honteux. Les membres du gouvernement se sont servis sur le dos de régions sinistrées économiquement comme la nôtre : Mr Morin à Evreux, Mr Falco à Toulon, Mr Joyandet à Luxeuil, Mr Bockel en Alsace nous pondent le discours cynique qu'il faut réformer le pays et oublient de donner l'exemple......Il serait interessant de nous donner les chiffres du chomage au pays de Bitche en retranchant le nombre de travailleurs frontaliers. La vérité c'est que le pays de Bitche ne compte pas, ni aux yeux du département, ni aux yeux de la région ni aux yeux du pays tout entier. Nous sommes devenus une simple variable d'ajustement comptable pour certains technocrates et hommes politiques de l'UMP.
D'autre part je réprouve totalement vos propos sur les instances nationales du PS car vos amis Jacquat, Masson, Griesbeck, Grosdidier qui ont donné la ville de Metz au PS et qui ont réussi à perdre 6 régiments d'un seul coup ne sont vraiment pas à citer en exemple. Les bisbilles politiques au PS, n'ont pas de conséquences economiques et sociales, les décisions du parti au pouvoir soutenus par ses représentants locaux en Moselle qui ne sont pas capables de nous défendre, elles ont des conséquences terribles pour les prochaines années. La Moselle, et encore moins le pays de Bitche ne méritent pas cela. Le pays de Bitche est ABANDONNE par la France et ce n'est pas en implantant un régiment allemand que l'on règlera ce problème. Et de grâce épargnez nous le discours sur les relations franco allemandes au pays de Bitche....N'essayez pas de faire un symbole d'une décision purement économique prise à Paris, les Bitchois y ont déjà répondu par la menace de rendre la légion d'honneur. Il y certaines subtilités au pays de Bitche qui vous échappent, un vieux proverbe lorrain le résume un peu : Français ne peut, Allemand ne veut , Lorrain je suis.
"Donner les chiffres du chomage au pays de Bitche en retranchant le nombre de travailleurs frontaliers" ? Je ne vois nullement l'intérêt d'une telle comptabilité, Monsieur Lancel ! Que des gens aient l'habileté de trouver du travail en exploitant les particularités de leur région, c'est là une preuve de leur souplesse et de leur adaptabilité, qualités respectables à mettre au crédit d'individus entreprenants et modernes dont les objectifs ne se limitent pas à trouver un emploi dans leur village, mais à s'ouvrir sur l'extérieur, fut-il étranger, pour y trouver leur avantage.
Quant au désintérêt dont serait victime, à vous entendre, le pays de Bitche, il n'a de réalité que dans votre idée, qui reste obstinément fixée sur les départs de troupes au lieu de se tourner résolument vers les perspectives nouvelles qui, bientôt, seront offertes à la région par le biais des compensations promises par le gouvernement.
Nous reparlerons de tout cela, Monsieur Lancel, et je gage que votre discours aura beaucoup évolué d'ici là !
Florence Soriano-Gafiuk
Soit. Ma phrase était mal tournée. Mais dans l'esprit il s'agissait de faire apparaître une nouvelle fois notre dépendance vis à vis d'un pays voisin. Comme c'est le cas dans la région de Metz vis à vis du Luxembourg. Les Mosellans qui vont travailler en Allemagne ou au Luxembourg, ne sont pas plus adaptables ou modernes que n'importe quel autre citoyen français, il n'ont pas le choix.
Quant aux "perspectives nouvelles promises par le gouvernement", les ruraux que nous sommes sont vaccinés....pour les 20 prochaines années.
étrange : j'avais laissé deux messages la semaine passée qui ne sont pas publiés ...
bref, j'attends toujours chère Madame que quelqu'un nous dise ce que notre Député a obtenu comme garantie pour la pays de Bitche en terme de restructuration militaire ...
M. SARKOZY devait venir en Moselle avant la fin de l'année ? Est il venu ?
Va t il faire à Bitche ce qu'il a déjà fait à Gandrange ?
Et l'UMP là dedans fait quoi ?
@ Monsieur Lancel
Ce n'est pas de dépendance, Monsieur Lancel, mais d'interdépendance qu'il faut parler pour évoquer les liens qui unissent notre pays à ses voisins immédiats. Que certains de nos ressortissants soient heureux de trouver du travail en Allemagne ou au Luxembourg, c'est une chose claire, mais ces deux nations sont également bien aise de trouver chez nous le personnel compétent qui leur fait défaut, de sorte que tout le monde trouve finalement son compte dans l'affaire.
Ca s'appelle du gagnant-gagnant, si je puis me permettre ce petit emprunt à une grande dame...
Florence Soriano-Gafiuk
@ Monsieur Franz Ferdinand
Il faut que vous sachiez, Monsieur Franz Ferdinand, qu'aucun processus de modération n'est appliqué sur mon blog, ce qui signifie que TOUS les messages postés s'affichent instantanément, sans aucune censure de ma part. Je mesure d'ailleurs le risque qu'il y a à s'exposer ainsi aux railleries, injures ou attaques directes, mais le parti pris qui est le mien d'opter pour une totale liberté d'expression des intervenants est parfaitement assumé, et je le réaffirme aujourd'hui avec force.
Donc... je vous engage très sincèrement, lorsque vous postez un message, à recharger aussitôt la page de mon blog, et à vérifier qu'il apparaît bien tel que vous l'avez composé. Vous constaterez par vous-même que, sauf problème technique chez l'hébergeur, vos messages sont délivrés sans la moindre modification.
Pour en venir maintenant à votre remarque relative aux intentions de l'UMP et de son leader, il est évident pour tout un chacun que la crise économique qui s'est abattue sur la planète a quelque peu retardé la mise en oeuvre des mesures retenues. Néanmoins, je puis vous garantir solennellement que les démarches seront effectuées, les dispositions menées à terme, et les promesses scrupuleusement tenues !
Florence Soriano-Gafiuk
Madame Soriano
De l'interdépendance certes mais dans un seul sens. Je ne vois pas beaucoup de travailleurs allemands ou luxembourgeois venir sur le marché du travail en Moselle. Je vois des investissements allemands mais je ne vois pas d'investissements français ni chez nous ni chez nos voisins. Il faut dire que chez nos voisins, il n'y pas un Etat tout puissant qui vient mettre à néant les initiatives locales. Ils n'ont pas de donneurs de leçons dans leurs gouvernements, les bassins d'emploi déficitaires sont soutenus par des actions concretes et non par des paroles ministérielles en l'air. Quand des décisions sont prises, elles sont suivies (et souvent précédées) des moyens adéquats, les populations locales sont respectées. Chez nos voisins vous ne verrez pas un maire en contact avec notre valeureux et courageux ministre de la défense : on appelle cela du surréalisme chez eux. Dans notre pays, on voit le maire de Bitche s'adresser au ministre allemand de la défense. C'est d'ailleurs tout à son honneur, mais cela me dérange d'en arriver là et c'est en totale contradiction avec vos discours "méthode coué". Le mal est fait,les "mesurettes" de compensation n'y feront rien et vous pourrez le constater aux prochaines échéances électorales dans notre contrée. Et c'est à ce moment là que vous pourrez mesurer la valeur des propos échangés ici.
Décidément, Monsieur Lancel, la chronicité de votre défaitisme me consterne ! Sur l'interdépendance "à sens unique" dont vous condamnez le principe, il faut comprendre que chacun des partis offre ce qu'il a à offrir, tout simplement. Pour notre part, nous disposons de connaissances, de compétences, de qualifications, et c'est cela que nous avons à proposer à des partenaires qui, de leur côté, mettent dans la balance des moyens, des ressources, des capitaux dont ils sont détenteurs. Tout cela procède de modes d'échanges tout à fait normaux, qu'il serait malvenu de déprécier.
Quant à dénigrer le rôle de l'Etat responsable, comment dites-vous ? de "mettre à néant les initiatives locales" (sic), je constate que ceux-là même qui le dénigrent à longueur de temps sont les premiers à solliciter les aides publiques à la première occasion, comme ce fut le cas lorsqu'il fut nécessaire d'appuyer les banques menacées de banqueroute, par exemple.
J'ose espérer, Monsieur Lancel, que vous aurez tantôt l'honnêteté de reconnaître votre erreur, et que vous mettrez la même énergie à louer les effets des mesures appliquées que vous avez pu le faire pour en contester la réalité !
Florence Soriano-Gafiuk
Il n'y a pas de défaitisme dans mes propos : le simple constat de la réalité. L'Etat qui met à néant les initiatives locales, nous en avons eu un exemple avec la caserne du 4e cuir vendue 500 000 euros à la commune de Bitche avec une dépollution qui a traîné en longueur....
Maintenant je ne vois rien arriver de concret de la part de vos amis politiques pour l'avenir du Bitcherland, j'entend des discours creux, de la communication. La 2x2 voies de Sarreguemines à Haguenau elle est prevue pour 2040 ? La rénovation des ruines du Falkenstein va-t-elle se faire ? Ce que je peux ajouter c'est qu'au pays de Bitche personne n'a jamais demandé plus d'Etat, on ose simplement dire que nous ne sommes pas traités de la même façon que d'autres régions. Et de ce que je constate, votre discours a bien changé en 6 mois..
Ne voyez aucun volte-face équivoque dans l'évolution de mon discours, Monsieur Lancel !
Comme vous, je me suis battue énergiquement, par exemple, pour défendre le maintien des troupes militaires sur notre sol. Comme vous également, je ne suis pas omnipotente, et la réalité des faits me force à m'adapter à la tournure des événements, avec le souci de protéger au mieux l'intérêt de nos concitoyens locaux. Ainsi, l'attitude la plus juste dans un contexte de fermeture programmée de ces sites est de mettre toute mon énergie combative dans l'obtention de compensations à ces départs, et non de m'enfermer dans des plaintes inutiles ou des récriminations stériles.
Ne voyez donc dans ma stratégie évolutive que la trace d'une volonté lucide, qui colle aux perspectives et s'efforce d'en négocier au mieux les aléas !
Florence Soriano-Gafiuk
on attend toujours ces fameuses compensations ... toujours annoncées jamais révélées ... de même que la visite d'un certain président de la république en moselle ... mais tout cela c'est blabla and co
et si vous vous êtes battue come vous le dîtes avec vos collègues de l'ump, et bien nous ne pouvons que faire le constat de votre inefficacité et de la tromperie de M. Sarkozy pour qui nous avons été 65 % à voter dans notre secteur ...
Ah ... si nous avions su avant ...
Un politicien aussi averti que vous l'êtes, Monsieur Franz Ferdinand, n'est pas sans savoir qu'une issue défavorable enregistrée ponctuellement doit être traitée pour ce qu'elle est : un épisode parmi d'autres, une contingence marginale qui ne saurait nous faire perdre de vue notre objectif essentiel, qui est et reste l'intérêt de nos concitoyens, la recherche dynamique de bénéfices à porter à leur crédit !
Monsieur Franz Ferdinand n'ignore pas davantage que la politique est affaire subtile, et qu'une bataille menée sur un terrain spécifique n'est souvent qu'un aspect d'une menée d'ensemble. A l'occasion, il faut savoir accorder quelques concessions de circonstances pour assurer la prévalence de projets plus globaux.
Mais vous savez tout cela, n'est-ce pas, Monsieur Franz Ferdinand ?
Ah si seulement on pouvait nous rattacher à l'Allemagne....Nous n'aurions plus à subir les querelles de nos glorieux hommes politiques lorrains dont l'intérêt premier est de continuer leur guéguerre ridicule Metz-Nancy, nous n'aurions plus à subir les reflexions pueriles d'un Mr Longuet qui confond pédophilie et homosexualité, nous n'aurions plus à subir les comparaisons douteuses d'un Mr Leroy qui compare maladroitement les dechets nucléaires et les gens du voyage, nous n'aurions plus à subir l'ostracisme d'une administration parisienne qui nous considère de toute façon comme des "boches". Ah le changement nous l'avons eu et nous venons d'en prendre pour 15 ans dans le pays de Bitche. Ce que vous appelez contingence marginale, nous au Pays de Bitche, nous appelons cela une déroute, une saignée, un piétinement. Et les soi-disant compensations, sachez que plus grand monde ne les attend. Nous n'avons par pour habitude d'accepter de cadeaux de la part de nos ennemis.
Laurent Hénart probe, sérieux et compétent ?
Il me semble pourtant que les arguments dont il a usé dernièrement contre ses adversaires politiques, actuellement au pouvoir à la Région, ressemblent à tout sauf à ça.
Je ne le savais pas converti au "Moranisme" politque qui déshonore et la politique et la Droite française.
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