Toujours les mêmes qui CASC !
Par Florence Soriano-Gafiuk le Vendredi, 9 janvier 2009, 22:19 - Prises de position - Lien permanent
Dans une lettre rendue publique le 23 octobre dernier, Monsieur Eric Kamblock, chef de file du mouvement de la Gauche pour Sarreguemines, a jugé bon d'interpeller Messieurs Roland Roth, Président de la CASC, et ses deux vice-présidents Céleste Lett et Jean Karmann, avec l'idée de leur soumettre un plan ingénieux destiné, selon lui, à stimuler l'activité économique locale.
La teneur de ladite missive est, au demeurant, sans grande surprise. Après quelques considérations génériques évoquant la crise financière actuelle, l'auteur s'attache à dresser une vision très alarmante de l'avenir, et poursuit en déclinant à l'envi des visions de déroutes et de faillites qui abattraient les tempéraments les plus assurés.
Ce tableau pessimiste étant fixé, Monsieur Kamblock livre enfin au lecteur la mystérieuse stratégie qu'il imagine avoir adroitement concoctée : en substance, il s'agit d'assigner à la CASC le rôle peu enviable de garant, au bénéfice d'entreprises à risque qui seraient à la peine dans leurs recherches de bailleurs de fonds !
Pour l'édification de Monsieur Kamblock, j'aimerais rappeler ici que les missions essentielles de la CASC sont d'un ordre bien différent, et ne s'apparentent nullement aux offices de caution ou de parrainage que l'on est en droit d'attendre d'un argentier usuel ! Les compétences de la CASC se rattachent à la politique de la ville et à l’équilibre social de l’habitat, à l’aménagement de l’espace, à la protection de l’environnement, au développement des Technologies de l'Information et de la Communication et des équipements culturels d’agglomération, et tant d'autres choses dont il est loisible à chacun de trouver le détail sur notre site de présentation.
Bien évidemment, chacun sait que les responsables de la CASC et les personnels qu'ils dirigent sont des acteurs engagés et déterminés dans le domaine du développement économique de notre secteur, et les PME évoquées par Monsieur Kamblock, florissantes ou à la peine, trouveront auprès d'eux toutes l'écoute, l'assistance et les conseils personnalisés dont elles exprimeraient le besoin. En particulier, il est loisible aux professionnels requérants de rencontrer, via cette structure, des spécialistes qui sauront les entourer, les orienter, et leur apporter une aide de haute qualité dont les attributaires tireront le plus grand profit.
Pour en venir maintenant à cette idée de fond de garantie, le respect des usagers dont ils ont la confiance, et le souci de ne pas compromettre leurs intérêts par des engagements inconséquents ou des initiatives inopportunes, contraignent les dirigeants de la CASC à faire preuve, en toutes circonstances, d'une certaine pondération et, dans cette ligne, à accueillir toute proposition avec la circonspection requise. C'est sous cet angle qu'il convient d'apprécier leur réticence à mettre en péril l'équilibre de leurs finances, dont l'affaiblissement se conjuguerait aussitôt, par exemple, en terme de pression fiscale accrue, et de régression dans le domaine de l'investissement.
En conclusion, je considère que les projets de Monsieur Kamblock, sous leurs vernis de noblesse et de prodigalité, procèdent en réalité d'un surprenant mélange de démagogie et d'inconscience, le second point étant sans doute le plus grave lorsqu'on pense aux dégâts que pourraient causer l'application irréfléchie de semblables initiatives. A Monsieur Kamblock, je ne saurais trop conseiller de peser davantage, à l'avenir, les risques que ces propositions feraient courir aux usagers si elles étaient suivies d'effets, et de mener désormais ses réflexions en gardant à l'esprit qu'il est essentiel de ménager, aujourd'hui plus encore qu'hier, les finances des familles déjà suffisamment éprouvées par les difficultés conjoncturelles qu'elles affrontent.
Florence Soriano-Gafiuk
Commentaires
chère madame,
je viens de lire que les promesses de sarkozy pour les restructurations militaires concernant la Moselle sont déjà oubliées ...
il devait venir avant la fin 2008, il n'a pas tenu sa promesse
nous devions avoir 2 régiments franco allemands, il n'y en aura au mieux qu'une partie d'un seul
nous devions avoir 1500 agents de l'Etat on nous en annonce glorieusement 650
et vous m'avez dit que M. Lett qui a voté le budget de l'etat a obtenur des garanties pour la MOselle
désespérément j'essaie de savoir lesquelles ...
et je n'ai toujours rien ....
vous vous moquez (j'entends l'ump) de nous vraiment c'est inadmissble
CGT – CFDT – CFTC - FO – SUD - Parti Socialiste - Parti Communiste – Parti de Gauche – Collectif Octobre Verre - Michaël Weber, Conseiller Régional - Gilbert Maurer, Conseiller Général.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Pour la première fois, les représentants et élus des principales forces de progrès de l’arrondissement de Sarreguemines se sont réunis et appellent collectivement à une journée de mobilisation et d’actions à l’occasion de la venue de Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, le 30 janvier à Sarreguemines.
Si nous nous réjouissons de la construction d’un nouvel hôpital, l’organisation de la politique sanitaire sur notre bassin de vie ouvre de grandes inquiétudes :
· La sécurité sanitaire des populations du Pays de Bitche n’est, aujourd’hui, simplement plus assurée.
· Le fonctionnement des services, et leur maintien même à Sarreguemines, dans la perspective de la mise en route du nouvel hôpital (Plateau Technique Unique) à Freyming, pose question et n’offre pas un service public de santé satisfaisant.
En commun, nous exigeons une rencontre technique ET politique avec la Ministre de la santé afin de lui exposer les difficultés que rencontrent les personnels soignants et les inquiétudes liées à la politique du gouvernement et ses conséquences pour nos territoires et ses habitants.
Aussi, nous appelons, l’ensemble de la population à se mobiliser et à venir se faire entendre le 30 Janvier 2009 à Sarreguemines.
NB : les horaires, lieux de rendez vous et autres détails organisationnels seront communiqués ultérieurement par tracts.
Pauvre Eric Kamblock, lapidé pour avoir eu raison trop tôt.
Céleste Lett et Roland Roth viennent de faire voter (le 5 février) par la majorité UMP de la CASC un cautionnement de 1,6 millions d'euros à la Fonderie Lorraine. Ils mènent une politique "de démagogie et d'inconscience" (pour reprendre la pondération relarquable de vos propos, dignes d'une Nadine Morano lettrée) ou comme le disait Edgard Faure une politique de girouette ?
J'attends avec impatience vos commentaires toujours aussi délectables dans cette langue à la désuétude compassée.
A ce qu'il m'en souvient, le "pauvre" monsieur Kamblock a eu l'occasion, en son temps, de présenter sa personne à l'approbation de l'électorat, qui lui a fait savoir sans ambiguité le crédit porté à sa personne et aux compétences que tout un chacun lui suppose. Qu'il en ait été contrarié n'est guère surprenant, mais ce n'est pas à moi d'expliquer le manque de confiance récurrent dont il semble marqué.
Quant aux démarches de messieurs Lett et Roth, j'ai peine à croire qu'un observateur aussi attentif que vous l'êtes n'ait pas saisi la teneur du contexte économique actuel, et les initiatives qu'il nécessite. Si vous le souhaitez, je peux vous fournir sur le sujet tous les détails qui vous seront nécessaires à une meilleure perception de la situation.
Florence Soriano-Gafiuk
Quel belle exercice de langue de bois, que j'aimerai vous offrir un joli rabot pour vous éviter une luxation des maxillaires.
Cependant je suis au regret de vous dire que vous ne répondez pas à ma question. Vous remontez à l'élection de mars 2008 (and so what ? Cela s'appelle un Hors sujet, cela n'a pas dû échapper à l'agrégée que vous êtes) alors que la lettre d'Eric Kamblock date du 23 octobre 2008, au moment précisément où le Gouvernement découvrait le contexte économique de crise dans lequel nous vivons à l'heure actuelle. Mais je comprends votre réticence à reconnaître que MM. Lett et Roth ont finalement suivi - a minima - les propositions d'Eric Kamblock que vous avez qualifié de politique de "démagogie et d'inconscience".
SI vous souhaitez avoir des détails vous permettant de mieux saisir la gravité de la situation actuelle - qui semble échapper à notre Président et son Gouvernement - je vous invite à vous rendre sur ce site : www.leap2020.eu
Mais comme ce n'est pas un site labellisé par un parti politique quelconque, vous allez sans doute avoir du mal à nous faire partager un avis éclairé (par les lumières de l'UMP).
Etonnant, vous qui êtes si prompte à répondre n'avez toujours pas daignez m'apporter vos lumières.
C'est vrai, Monsieur Tulkou, que je n'ai pas répondu tout de suite à vos questions concernant ce point.
Mais de fait, tout cela est parfaitement limpide !
Comme vous le savez sans doute, il se trouve que le député Céleste Lett est le Premier VP de la CASC, chargé du développement économique de la communauté. Ladite CASC a voté une garantie bancaire pour un projet d'extension de la fonderie que vous évoquez, laquelle se propose d'agrandir un bâtiment dans une perspective d'augmentation de production. La fonderie empruntera donc deux millions d'euros, que la CASC cautionnera à hauteur de 1.6 millions, soit 80 % du projet.
Que dire de plus, sinon que cette initiative relève d'une démarche parfaitement naturelle et justifiée !
Au plaisir de vous lire,
Florence Soriano-Gafiuk
Je lis le RL et La Semaine comme vous... Cette décision va exactement dans le sens de ce que proposait M. Kamblock et que vous avez éreinté dans votre libelle en son temps.
Mais vous ne serez pas la première politique à dire tout et son contraire... Relisez Edgard Faure et sa parabole sur le vent et la girouette. Cela vous sera utile à vous et à de nombreux autres politiques de Droite comme de Gauche.
En l'occurence, Monsieur Tulkou, il me semble au contraire que la majorité présidentielle maintient un cap qu'on ne saurait qualifier de fluctuant !
La conjoncture impose le recours à un ensemble de mesures fermes et innovantes, et le gouvernement prend ses responsabilités avec un courage remarquable, avec le seul souci de redresser une situation difficile et sans céder le moins du monde aux tentations démagogiques convenues.
Il faut beaucoup de sérieux et de force d'âme pour faire cela sur le long terme, et cet effort mérite le respect !
Florence Soriano-Gafiuk
Est-ce vraiment si difficile de reconnaître qu'un adversaire politique a eu raison à un moment donné et sur un point précis ? Cela vous grandirait que de reconnaître que sur ce point là, M. Kamblock a fait une proposition de qualité reprise par les élus de la CASC. Reconnaître la valeur d'un adversaire ne diminue pas ses propres mérites. Au contraire me semble-t-il...
Quant au gouvernement, une mesure simple, soulevée par la CLCV lui aurait permis de redonner près de 700 millions d'euros de pouvoirs d'achats aux Français : baisser le tarif réglementé du gaz de 20 % comme cela a été fait pour les industriels au 1er janvier dernier. Cela n'aurait, en plus rien coûté aux finances de l'Etat et n'aurait pas mis en péril GDF Suez qui a fait 6,5 milliards de bénéfices en 2008.
Selon la CLCV, cette baisse représente un gain moyen de 100 € pour les 7 millions de foyer abonnés au tarif réglementé du gaz. J'ai lu cette proposition sur le site du PS Moselle je ne lis pas que des blogs UMP :-) et il me semble qu'elle n'est pas démagogique (le prix du pétrole est au tiers de son plus haut de 2008 selon le site du PS 57).
Là encore, reconnaître qu'une proposition d'un adversaire est bonne ne veut pas dire qu'on adopte l'ensemble de sa politique. Mais attendre le mois d'avril ou de mai pour l'appliquer ,n'aura aucun effet sur les porte-monnaie, notamment de nos Anciens. Disant cela, je pense à ma mère enseignante retraité de l'Education (privée - donc pas la même retraite qu'un fonctionnaire de l'EN) et qui ne bénéficie pas loin s'en faut d'une retraite mirobolante. Pour elle, 100 € est une somme très importante sur sa note de chauffage. Chauffage qui ne dépasse jamais 17 ° chez elle (c'est bon pour la circulation nous dit-elle avec le sourire, espérant nous faire croire son mensonge...) faute de moyens. C'est aussi ça la France d'en-bas, Mme Soriano. Et pour cette France-là, je ne vois pas le Gouvernement faire grand'chose. Désolé.
Croyez bien, Monsieur Tulkou, que pour être moi-même issue d'un milieu modeste, je n'ignore rien des efforts quotidiens imposés à toute une population qui s'efforce de survivre avec le strict nécessaire, et parfois moins, pour être honnête.
Pour répondre cependant de manière très précise à votre présente question, je dirai tout d'abord que Céleste Lett n'est nullement favorable à l'octroi systématique d'avances de trésorerie aux entreprises, opérations qui relèvent d'ailleurs de la compétence de la Région et non de celle de la communauté d'agglomération.
Au demeurant, il est essentiel de bien saisir les natures distinctes des initiatives consistant soit à créer un fond et à prêter des liquidités, soit à apporter seulement une garantie bancaire.
Le cas de la fonderie est par ailleurs tout à fait particulier, dans la mesure où la CASC est partie prenante de cette société dont l'économie est mixte : ses capitaux sont en effet pour une partie privés (5 banques) et pour une autre, publics (CASC).
Les choix pour lesquels ont optés les dirigeants de la CASC ont donc été déterminés par des paramètres factuels et mis en oeuvre à des dates adéquates, indépendamment des considérations personnelles de Monsieur Kamblock.
Florence Soriano-Gafiuk
les deux le coeur et la matiere grise!