Dites non à l'AVC !
Par Florence Soriano-Gafiuk le Mardi, 23 février 2010, 14:39 - Prises de position - Lien permanent
Dans le cadre de sa campagne relative aux élections régionales 2010, le socialiste Jean-Pierre Masseret a jugé opportun de diffuser un trac exotique, apparemment destiné à convaincre tout un chacun de la nécessité de voter. Interpellant successivement toutes les franges de la population française (apprentis, artisans, agriculteurs...), le candidat conclut invariablement sur l'injonction "vous êtes concernés !", dans une logique incantatoire qui s'apparente davantage à la méthode Couet qu'à un argumentaire sérieux, raisonné et respectueux de l'électeur.
S'il faut pourtant adopter cette étrange forme de communication, nous nous permettrons néanmoins d'en compléter un tant soit peu la teneur, avec une orientation plus conforme à la réalité de la Lorraine sous présidence socialiste !
"Chômeurs abandonnés à vous-mêmes, par une présidence de région qui se décharge de ses responsabilités sur l'Etat : Vous êtes concernés !"
"Lorrains excédés par les coûts exorbitants des opérations de communication stériles de votre présidence de région : Vous êtes concernés !"
"Professionnels déçus par le désengagement de votre présidence de région en matière d'ouverture vers les pays limitrophes et de développement transfrontalier : Vous êtes concernés !"
Nous ne saurions dérouler ici la liste des lorrains désenchantés par les pratiques de l'équipe sortante et de son leader, tant les exemples abondent de rendez-vous manqués, d'occasions gâchées, d'espoirs trahis.
Le mieux que nous puissions faire est de mettre en garde les électeurs contre le risque qu'ils prendraient à pérenniser la situation délétère actuelle, dont les responsables sont clairement reconnus et identifiés. "L'Action, la Vie, le Cœur", disent-ils ? A.V.C., voilà, suivant leur propre choix, un acronyme étonnamment approprié à l'issue qu'aurait leur maintien aux commandes de notre région, que sa valeur et ses ressources appelaient pourtant à un autre destin !
Pour que le président "sortant" sorte effectivement de la vie des lorraines et des lorrains, il nous appartient, plus que jamais, de nous rassembler, de nous mobiliser, de nous fédérer autour d'un projet sérieux afin de porter tous ensemble l'Espoir de notre région.
En 2010, notre Espoir porte un nom : celui de Laurent Hénart !
Florence Soriano-Gafiuk Colistière de Laurent Hénart
Commentaires
Vas-y, Floflo, défonce-le, le Masseret !
Eric
et les fonctionnaires (25000 emplois supprimés en Lorraine grâce à l'UMP) vous êtes concernés !
et les salariés de Gandrange qui avaient écouté Sarkozy, vous êtes concernés !
et les habitants de Moselle Est qui n'ont plus de bureaux de postes près de chez eux, vous êtes concernés
et les gens qui sont scandalisés de la campagne poubelle de l'UMP un peu partout en France, vous êtes concernés
et les gens qui bouclent difficilement leur fin de mois et qui voient un président de la république qui se double son salaire tout seul, vous êtes concernés
...
je ne suis pas certain que ce soit vraiment masseret qui soit le premier guetté par l'AVC ...
J'ajouterai dans le ton comique de l'article. Vous les 900 plus gros contribuables Français qui avez touché un chèque moyen de 300.000 €uros de l'administration fiscale (le fameux bouclier fiscal)..Vous êtes concernés...
oui et puis dites non à l'UMP : Union des Menteurs Professionnels ... C'est un ami de Gandrange qui me soufflait cette idée ! qui aurait pu être reprise du reste par mon cousin de Dieuze ... faut que je lui dise
Au-delà de leur timbre processif, les interventions de messieurs prof et barovin ont cependant le mérite d'appeler des réponses concises et instructives pour tout un chacun.
D'emblée, monsieur prof engage le débat en évoquant la thématique des suppressions de fonctionnaires. Il faut se garder, monsieur prof, de considérer ces retraits comme des mesures illégitimes, alors qu'une analyse objective du contexte conduit en général au contraire à les justifier pleinement. A titre d'illustration, sachez par exemple que pour la seule Moselle Est, une centaine de jeunes professeurs des écoles demeurent à ce jour sans affectation ! Trouvez-vous cette situation raisonnable ?
Le cas du site de Gandrange offre également un échantillon édifiant des confusions commises par les détracteurs de la Majorité. Non, il ne s'agit nullement de "coupes sombres", de "fermetures sèches", de "démembrement sauvage", mais de mesures de restructuration saines et réfléchies, propres à donner une chance à des structures qui, en l'état, étaient vouées à une débâcle rapide. Il faut saisir les opportunités de formation, de compensation, de réaffectation qui accompagnent les démarches salutaires entreprises sur ce site, et non les considérer avec méfiance et crainte, postures stériles et irresponsables qui mènent tout droit dans les marécages.
Moins de petits bureaux de postes locaux ? Le monde change, monsieur prof ! Nombre d'entre nous se souviennent avec nostalgie des petites épiceries de quartier, des petites cliniques ou maternité de proximité, mais le 21ème siècle est aux grandes structures, à la mutualisation des ressources, au regroupement des moyens, et un service de qualité ne s'accommode plus de dispositions à l'ancienne, de contextures archaïques aux performances toujours limitées !
Quant au salaire du Président de la République, je puis vous assurer qu'il fait pâle figure face aux revenus de nombres d'industriels, chefs d'entreprises et autres ténors de la Finance, et que le travail forcené qu'il fournit au quotidien et le niveau de responsabilité qui est le sien justifient amplement que lui soit attribué un traitement décent !
Monsieur barovin, enfin, s'insurge contre le concept de bouclier fiscal, dont le fondement lui échappe.
De fait, il est facile de saisir que la présence sur le sol français d'investisseurs étrangers fortunés, désireux de s'établir et de lancer une dynamique génératrice de production et créatrice d'emplois, doit être accueillie avec satisfaction, et un souci constant d'en pérenniser la réalité. On comprendra donc sans peine que la préoccupation majeure du gouvernement n'est pas de décourager et de chasser ces investisseurs vers des destinations plus favorables, mais au contraire de les fixer chez nous, ce qui impose des choix concrets motivés par l'importance des enjeux !
J'aimerais terminer cette réponse en engageant mes correspondants à ne pas se laisser glisser sur la pente trop aisée de l'anti-sarkozysme primaire, qui pousse certains à rejeter en bloc toute proposition, toute idée, toute initiative bonne ou moins bonne, pourvu qu'elle émane du gouvernement. Pour paraphraser le Gavroche de Victor Hugo, une telle disposition serait idéalement illustrée par un :
"Si j'suis tombé par terre,
C'est la faute à Kouchner,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à Sarko !"
Prenons garde, donc, à maintenir en éveil notre objectivité et notre impartialité, et sachons reconnaître sans a priori les mesures constructives et les démarches utiles... d'où qu'elles viennent !
Florence Soriano-Gafiuk
Il va sans dire, monsieur jcj, que je ne me sens guère "concernée" par votre interprétation toute personnelle de l'acronyme UMP. Pour le coup, je suis plutôt "consternée" par le degré d'incompréhension dont je mesure ici la portée, et je me réjouis que cette campagne fournisse l'occasion de rencontres répétées avec un public large et réactif, afin de pouvoir corriger ces contre-vérités qui font tant de mal à notre cause.
Venez assister à nos réunions-débats, monsieur jcj ! Vous serez le bienvenu, et je suis convaincue qu'avec un peu d'objectivité et de bonne volonté, nous pourrons dialoguer de manière très contructive !
Florence Soriano-Gafiuk
J'admire votre aplomb concernant l'expression de la pensée unique. Quand vous parlez ds investisseurs, vous parlez peut-être de ceux qui délocalisent, de ceux qui emploient leur argent à la spéculation financière qui nous a conduit à la crise désastreuse actuelle (désorganisation des marchés : immobilier, énergie, matières premières..tout ce qui nuit au PME/PMI qui sont le tissu industriel et commercial de notre pays....). Il n'y a pas si longtemps, votre champion de président nous vantait le dynamisme des pays anglo saxons qui n'étaient pas corsetés (d'après lui et la droite) par une fiscalité au sens Républicain du terme (EGALITE, FRATERNITE). La crise est passée et nous connaissons l'etat social de ces pays où les investisseurs milliardaires dont vous parlez, rassurez-vous, n'ont aucun souci. Les perdants sont les retraités (le fameux système de la capitalisation) et les salariés qui perdent leur maison et leurs emplois. Ne voulait -il pas à un moment importé le système du crédit hypothécaire en France ..?
Quid de la détaxation des heures supp à un moment où l'emploi devrait être une priorité ? Cette mesure aurait eu du sens dans une situation de plein emploi, mais pas ds celle que nous connaissons actuellement avec des millions de chômeurs, des gens travaillant à temps partiel forcé (même pas 35 h...)...La méthode couet n'est pas suffisante en matière économique et sociale car elle est vite rattrapée par la réalité que vivent des millions de Français (salariés, petites entreprises..)...
Dernière manifestation de ce que je conteste:
SARKOZY débloque 3 Millions d'€uros pour les sinistrés de la tempête en Vendée et Charentes Maritimes
A comparer au chèque moyen de 300;000 € consenti, dans le cadre du bouclier fiscal, aux 900 plus gros contribuables Français : soit 270 Millions d'€uros pour les riches.
La brutalité des chiffres....édifiant...
Comment justifier que dans les années 60, on pouvait naître en toute sécurité dans la maternité de Bitche, et qu'au 21e siècle avec tous les progrès techniques cela ne soit plus possible ? Comment expliquer à la personne victime d'un AVC à Soucht, Walschbronn ou Siersthal, que l'hopital le plus proche se trouve à plus de 40 km alors que tout le monde sait qu'une prise en charge la plus rapide possible augmente considérablement les chances de survie. Combien de victimes au pays de Bitche ? C'est scandaleux. Le monde change....les bureaux de poste ferment les uns après les autres.
Demain je vais pouvoir prendre mon véhicule pour aller dans le dernier bureau de poste restant à 15km de chez moi (car le colis que je veux envoyer je ne peux pas l'envoyer par e-mail)C'est certainement ce que vous nommez une contexture archaïque. Avant voyez vous je postais mon courrier avant 18 heures et il arrivait le lendemain. Aujourd'hui je le poste avant 11h00 du matin et mon courrier arrive le surlendemain. Demain je vais devoir le poster avant 9h00 pour qu'il arrive la semaine prochaine car pour qu'il arrive le lendemain on va bien entendu créer un service de courrier express facturé au prix fort. Les casernes ferment elles aussi enfin pas toutes (Messieurs Joyandet et Morin et Mme Alliot Marie ont gardé leurs militaires, qu'en pense Mr Jacquat , encore un personne qui regarde trop vers le passé et qui n'arrive pas à s'adapter aux évolutions longuement planifiées par nos gouvernants parisiens). Et vous voudriez nous faire croire que nous n'arrivons pas à nous adapter à ce 21e siècle. Et le devoir d'exemplarité ? Le doublement du salaire de Mr Sarkozy est un merveilleux exemple : le chef de l'Etat s'octroie un doublement de son salaire mais ça va il est bien loin des salaires de Mr Proglio & co. Quel bel exemple pour l'ouvrier de Gandrange en reclassement. Parlons de la gare lorraine perdue en plein champ avec tenez vous bien un parking payant au tarif prohibitif de centre ville : du racket pur et simple. Nous ne vivons pas dans le même monde. Le fossé se creuse de jour en jour. Les bonus des traders sont bien repartis à la hausse (c'est justifié me direz vous : ce sont des acharnés du travail et ils ont un haut niveau de responsabilités). Que faites vous de l'ethique dans toutes vos réflexions ?
Quelques mots pour répondre à monsieur Barovin qui, en l'espèce, nous livre un jeu d'analogies tout à fait contestables, rapprochant de manière surprenante des chiffres issus de contextes parfaitement étrangers tels que les fonds compensatoires alloués dans le cadre du bouclier fiscal, et les moyens débloqués au bénéfice des victimes de catastrophes naturelles, ou formulant un parallélisme mystérieux entre les concepts de chomage et de délocalisation. Sans vouloir désobliger monsieur Barovin, je rappelerai cependant que dans un passé récent, certains élus français se sont plus à évoquer, dans la même phrase, les trois millions de chomeurs et les trois millions d'immigrés présents sur notre sol. A l'évidence, ce rapprochement "chomage = immigration" n'est pas plus valable que le "délocalisation = chomage" de monsieur Barovin qui, hélas, se contente d'une vue extrêmement partielle de la problématique considérée.
De fait, il est essentiel de comprendre qu'au-delà des apparences, le processus de délocalisation, de même que les flux migratoires, n'est pas corrélé à la réalité du chomage dans une mesure aussi claire que voudraient le laisser croire certaines coteries de gauche. Menacé, l'emploi les effectivement par les aspects collatéraux du phénomène de désindustrialisation partielle que vivent les pays développés, réalité elle-même imputable à des facteurs d'origines multiples, notamment la robotisation.
Quoiqu'il en soit, un point majeur réside dans le fait que les activités de service représentent désormais une quotité essentielle des économies des pays développés, correspondant à plus de 70 % de l'emploi total. Eminemment non délocalisables, ces activités montrent que les conséquences des délocalisations en termes de chomage sont en fait marginales, et j'engage instamment monsieur Barovin à se procurer sans délais la très intéressante étude publiée sur le sujet par Jagdish Bhagwati, Arvind Panagariya et T.N. Srinivasan dans le "Journal of Economic Perspectives". En substance, monsieur Barovin trouvera là l'occasion de comprendre pourquoi la tertiarisation de nos économies fournit une protection décisive face aux effets corollaires des délocalisations qu'il redoute, notamment du fait de la contiguïté incompressible entre consommateurs et producteurs. Mieux encore, il y découvrira que la délocalisation présente des aspects extrêmement positifs, augmentant de manière spectaculaire la compétitivité des entreprises concernées, et provoquant une diminution des prix des biens de consommation, avec une amélioration subséquente du pouvoir d'achat des ménages !
Pour finir, il faut garder à l'esprit que nombre de chefs d'entreprise désireux de demeurer sur le sol national sont parfois contraints de délocaliser du fait des liens de dépendance qui les lient à de grands groupes multinationaux, qui ne leurs laissent pas d'autres latitudes, si je puis dire. Il faut faut donc se garder de diaboliser ces dirigeants, de même qu'il serait vain de considérer que les populations des pays émergents délestent nos travailleurs de leurs possibilités d'emploi.
Il y aurait encore bien des points à évoquer pour répondre par le détail aux allégations de messieurs Barovin et Lancel, dont les bonnes intentions indéniables s'égarent au gré de confusions manifestes. A titre d'exemple, je reprendrai l'argumentaire de monsieur Lancel défendant le maintien de petites cliniques locales sur des sites isolés. Honnêtement, monsieur Lancel, si vous deviez subir une intervention chirurgicale relative à une hernie cervicale, seriez-vous plus rassuré d'être adressé à un chirurgien d'un grand centre hospitalier qui effectue trois opérations de ce type chaque jour, ou à l'un de ses homologues procédant au sein d'un petit service d'un établissement périphérique, qui en opère une par mois ? A mon sens, la question se résout d'elle-même : il parait évident que la mutualisation des ressources doit être perçue comme le moyen d'offrir à nos compatriotes, dans tous les domaines, des services d'une qualité optimale, et il serait vain de chercher à pérenniser des structures obsolètes, par simple crainte du changement !
Il est de notre devoir de nous adapter au contexte mouvant de la réalité du monde ! Sans cela, la sclérose et l'immobilisme compromettront nos meilleurs chances de défendre nos intérêts sur la scène internationale !
Florence Soriano-Gafiuk
L'AVC ? Attention, tu vas en faire un quand tu verras ton/votre score le 21 mars ! Préviens ton médecin, ça risque d'être fatal !
Allons allons, monsieur Léon, rien n'est encore joué, vous le savez bien !
Et quand bien même l'issue du 21 mars se révèlerait défavorable pour notre mouvement, nous resterions sur une impression très positive, heureux d'avoir rencontrés tant de gens enthousiastes et sincères, et fiers d'avoir pu diffuser des chiffres, des bilans, des vérités trop souvent dissimulées, qui amèneront tôt ou tard le public à ouvrir les yeux sur la réalité intime du président sortant.
Pas d'AVC donc, monsieur Léon, à moins que cet acronyme ne désigne les principes d'Altruisme, de Vérité et de Confiance qui, pour nous, constituent des vertus cardinales !
Florence Soriano-Gafiuk
Je crois que cardinale est le mot juste....Il évoque tellement !!!!
Alors, il a dit quoi le médecin pour son premier diagnostic ?
"tant de gens enthousiastes et sincères" enthousiastes pour quoi ? Pour voter contre la liste de Ménart ? Au vue du score, je doute qu'ils soient enclin à autre chose....
Quant aux chiffres, bilans et autres vérités dissimulées comme vous le dites si bien, je pense que vous êtes passés pour des guignols (en même temps, dirigés par Grincheux...ou Atchoum si vous préférez...) Si déjà vous voulez mentir, faites le bien, au moins !!!!
Allez, vous pouvez vous consoler en vous disant que vous participez activement au développement économique de l'entreprise Lotus... tellement de mouchoirs pour pleurer....
Au fait, c'est aussi des potes ?
On se voit dimanche ?
Léon !
Mais non, monsieur Léon, la situation n'a pas le caractère de gravité que vous semblez imaginer. Incompréhension peut-être, désintérêt sans doute, tels sont en définitive les conséquences d'une politique régionale dont nous ne sommes pas responsables, mais que d'aucuns, aveuglement intellectuel ou mauvaise foi assumée, s'empressent d'attribuer au gouvernement de notre pays !
Trois fois hélas, il apparait que de tels discours, répétés à l'envi par les tenants d'une certaine gauche, finissent par avoir un écho significatif, avec les tristes conséquences du moment.
Tenter de tromper le public de la sorte n'est guère honorable, monsieur Léon, mais l'improbité et l'impéritie ne sauraient perdurer indéfiniment, et il faut espérer que la prise de conscience salutaire qui aura lieu tôt ou tard surviendra avant que les dommages causés soient proprement irréparables !
Florence Soriano-Gafiuk