Actualités et Politique

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Mercredi, 18 février 2009

Nicolas, Céleste, Gérard et les autres...

La disparition programmée du 57e régiment d'artillerie de la ville de Bitche, en Moselle, avait en son temps fait couler beaucoup d'encre, et généré une inquiétude considérable au sein de la population locale. Ecoles désertées, commerces en faillite, activité économique étouffée, telles étaient les conséquences que l'on pouvait raisonnablement attendre de ce départ de troupes que beaucoup envisageaient comme une sorte de coup de grâce porté à une région déjà très durement éprouvée par la déliquescence de son patrimoine industriel.

Face à cette nouvelle épreuve, les réponses ont été extrêmement variées, offrant au public une gamme de réactions se déclinant en proclamations aussi tapageuses qu'inutiles, en éreintement d'élus locaux taxés de connivence avec le gouvernement, en exigences futiles et irréalistes ou, plus simplement, en déclarations apathiques d'abattement et de désespoir.

Au milieu de cette tourmente, un petit groupe d'hommes et de femmes, mobilisés autour du Député Céleste Lett et du Maire de Bitche Gérard Humbert, a pourtant su garder la tête froide et, loin de se laisser emporter par l'agitation ambiante, s'est au contraire attelé à concentrer ses efforts dans une direction positive et constructive, avec l'idée d'utiliser de manière optimale les atouts et les ressources de la ville, le dynamisme et le courage de ses habitants, et les relations personnelles des élus associés pour essayer de renverser la vapeur. Analyse fine et objective de la situation, consultations franches et plurielles, élaboration de dossiers et d'argumentaires solides et irrécusables, interventions personnelles insistantes et répétées auprès de tous les dirigeants intéressés, de toutes les instances impliquées, tels ont été les piliers du mouvement entrepris en réaction à la disparition du 57ème RA, dont le point d'orgue a été un entretien privé avec le président Nicolas Sarkozy, qui a exprimé son attachement pour notre région et confirmé sa volonté de maintenir sur place un contingent militaire d'envergure.

Après des mois d'intercessions, de médiations, de combat quotidien, c'est avec une grande joie que nous recueillons aujourd'hui le fruit de ces efforts, puisque le 16ème Bataillon de Chasseurs, basé à Saarburg (Allemagne), viendra remplacer le 57ème régiment d’artillerie de Bitche ! Ce sont là des troupes, mais aussi des familles, qui viendront s'installer sur notre sol, et auxquels nous ferons le meilleur accueil, tant nous sommes satisfaits de voir que c'est notre site qui a été choisi pour recevoir ces nouveaux arrivants.

Tout à l'enthousiasme de cet heureux dénouement, qui confirme la pertinence de la stratégie suivie et justifie la totale confiance placée dans l'énergie et le courage des Bitcherlänner, nous ne saurions pourtant oublier qu'aux moments les plus durs et les plus périlleux des opérations, nous avons dû faire face au harcèlement incessant de tels et tels membres de l'opposition, toujours prompts à saisir des prétextes commodes pour fustiger la majorité présidentielle, et à entraver par tous les moyens, au mépris des espoirs de la population locale, les dispositions salvatrices entreprises par le Député Céleste Lett et le Maire Gérard Humbert. Plus grave encore, c'est parfois dans les rangs même de la majorité qu'ont pu être observés des comportements frisant la franche félonie, où la recherche d'avantages personnels prenait ouvertement le pas sur le souci de défendre les intérêts communs.

Que les responsables de tels agissements soient ici prévenus que leur conduite ne sera pas oubliée, et qu'ils auront à rendre compte de ces choix malheureux que toute la communauté aurait pu payer au prix fort.

Pour tirer finalement une leçon positive de toute cette histoire, nous nous bornerons à remarquer que la population du Pays de Bitche s'est vue offrir, ces derniers mois, une occasion unique de juger ces élus en situation ! Ceux qui, d'aventure, auraient pu conserver quelques doutes savent aujourd'hui qui baissera les bras, qui les abandonnera à leur sort, et qui, au contraire, se battra à leur côté jusqu'au bout et saura, en toute circonstance, les mener à la sécurité et au succès !

Gageons que de cela aussi, les Bitcherlänner sauront se souvenir en temps et lieu !

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 8 septembre 2008

Rien qu'une mise au point

Il semble que l'utilisation par les élus de la circonscription de Sarreguemines du poignant "Déserteur" de Boris Vian à des fins de politique locale ait été curieusement mal perçue par certains lecteurs d'obédience socialiste, qui ont cru voir dans la mouture proposée une trahison de l'esprit du célèbre écrivain.

A l'évidence, les critiques lues ici et là peuvent à peine être prises au sérieux, tant elles révèlent de confusion et de d'improbité chez les personnes dont elles émanent. De fait, on peut trouver d'emblée bien choquant de confondre l'attachement d'élus au patrimoine de leur région et leur souci constant de l'intérêt des populations dont ils ont la charge avec une quelconque ferveur militariste. D'autre part, Boris Vian lui-même s'est à maintes reprises exprimer pour dénoncer les entreprises belliqueuses et non, en soi, la profession militaire ! Ainsi, il apparaît que la somme des erreurs et des malentendus qui sous-tendent la réaction des socialistes est telle que l'on est bien tenté d'y voir plutôt un prétexte d'accabler à bon compte un adversaire politique en la personne du Député Céleste Lett, l'argumentaire proposé étant un cocktail indigeste de la médisance la plus débridée et de la mauvaise foi la plus insigne.

Pour finir, nous ne saurions trop conseiller aux socialistes d'utiliser, pour une fois, leur énergie toujours vacillante à des fins utilitaires. Dans cette ligne, nous trouvons particulièrement malvenus les exotiques appels à "l'union sacrée" du Sénateur Masseret, qui contrastent curieusement avec ses refus répétés d'investissement personnel jusqu'à une période récente. On se souviendra, par exemple, de la sévérité avec laquelle il avait repoussé une initiative proposée par Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social, allant dans ce sens. La surprenante désaffection de la GPS (Gauche Pour Sarreguemines) au moment de signer la pétition électronique en faveur du maintien du 57ème RA à Bitche avait de même été très remarquée, les responsables de ce mouvement allant jusqu'à censurer, sur leur blog, nos messages faisant mention de l'existence du blog sos-bitche. Plus spectaculaires enfin - dans la sottise - sont les assertions superficielles de Michaël Weber qui, comme les autres, trouve les accents les plus virils en termes de communications verbales, mais s'arrête là, comme ses pairs, incapable de simplement signer une pétition qui se proposait de fédérer les personnes de bonne volonté. Et que dire enfin de la suggestion du socialiste Gilbert Maurer, qui propose la création d'un "Comité de Défense et de Riposte de Bitche et du Pays de Bitche" (sic), affectant d'ignorer que de telles structures existent déjà, à l'image du "Comité de Pilotage et de Restructuration de Bitche", que Gérard Humbert, maire de Bitche, avait voulu indépendant de toutes couleurs politiques ! Les socialistes justifient aujourd'hui (Gilbert Maurer, Dominique Gros...) leur totale absence d'engagement dans le combat pour la défense de Bitche en arguant d'une prétendue volonté de "laisser la droite s'en occuper", alors que cette désaffection à un moment crucial s'apparente plutôt à une sorte de sabotage, avec l'idée de pouvoir ensuite reprocher vertement aux élus impliqués leur éventuel échec !

Bref, que les socialistes s'attachent désormais à placer sous le boisseau leurs rancœurs surannées et acceptent, dans l'intérêt de tous, de rejoindre ceux qui se battent pour leur région, c'est tout ce que nous souhaitons aujourd'hui et que nous appelons de nos vœux.

Mardi, 19 août 2008

Le résistant

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
On dit qu'avant longtemps
La carte militaire
Renverra au vestiaire
Notre beau Régiment
Monsieur le Président
Au risque de déplaire
Comment pourrais-je taire
Tout mon attachement
A nos belles années
Nos remparts séculaires
A nos murs centenaires
Et notre cher passé

Depuis que je suis né
A l'ombre des poternes
Sous les murs des casernes
J'ai couru et joué
Dès l'aube de ma vie
Ma famille attentive
De récits d'offensives
Chaque jour m'a bercé
Monsieur le Président
Ce passé j'en suis fier
Ces garnisons sévères
J'en suis un peu l'enfant
Nous sommes courageux
Comme nos grands ancêtres
Qui toujours ont su être
Nobles et valeureux

Insignes et médailles
Distinctions militaires
Viennent des ossuaires
Et des champs de bataille
Mon père à en mourir
A défendu la France
Et j'ai pour exigence
De ne pas le trahir
Monsieur le Président
Ces croix et ces médailles
Gagnées sous la mitraille
Et les affrontements...
Si vous nous reniez
Reprenez ces symboles
Remportez vos babioles
Et laissez-nous crever

Lundi, 18 août 2008

La dernière carte

Monsieur le Président,



L'attention extrême avec laquelle ont été menées, suivant vos directives, les études préalables à la mise en œuvre des mesures associées à la révision générale des politiques publiques, a permis de dégager des conclusions d'une grande précision concernant les priorités à établir en termes de réformes, les endroits les plus indiqués pour les mettre en œuvre et, naturellement, une estimation au plus juste des conséquences locales de tels remaniements.

C'est sur ce dernier point, justement, que nous aimerions revenir dans les lignes qui suivent, tant nous avons à cœur de vous faire partager, Monsieur le Président, le caractère objectif et pratique de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.



Comme vous le savez sans doute, notre ville de Bitche compte environ 5700 habitants, effectif qui s'effondrerait dramatiquement avec la disparition de 1138 personnes qu'occasionnerait la mise en place, sur notre territoire, des dispositions prescrites dans le cadre du déploiement de la nouvelle carte militaire. Commerces menacés, écoles désertées, activités immobilières dans l'impasse, tels sont des exemples parmi d'autres du désastre économique majeur qui se profile avec de plus en plus de netteté, tant la présence sur notre sol des personnels et installations militaires joue un rôle primordial dans l'entretien de notre dynamisme régional, aussi bien sur les plans humain que social et économique.



En dépit d'initiatives et d'interventions de nombre d'élus locaux et, plus humblement, des multiples témoignages de détresse émis par nos habitants, une décision ferme de suppression de notre 57ème Régiment d'Artillerie a été prononcée, plongeant l'ensemble de notre population dans l'angoisse et le désarroi.



Bien que contraint par vos fonctions à une grande ténacité dans la poursuite d'objectifs jugés opportuns pour la Nation, vous devez être conscient, Monsieur le Président, que près des deux tiers d'entre nous ont voté résolument pour Vous lors des dernières élections présidentielles et ont, à cette occasion, manifesté avec force la totale confiance qu'ils ont placée en votre personne, la somme d'espoirs que vous représentez pour nous, et l'image de solidité et de justice que vous personnifiez pour toutes celles et ceux, largement majoritaires, qui se sont rassemblés autour de votre nom.



Après bien des mois de réflexions et de larges consultations, il nous apparaît en définitive que notre salut passe par la venue à Bitche d'un régiment de remplacement, et nous espérons que les lignes précédentes, simples et sincères, auront su vous convaincre de considérer notre requête avec bienveillance, et d'avoir la grande générosité de nous accorder cette contrepartie sur laquelle reposent désormais les espoirs et les projets d'une population qui, plus que jamais, s'en remet à votre discernement et à votre mansuétude.

Nous nous tournons vers Vous, Monsieur le Président, car vous êtes notre référence, notre dernier recours, et le porteur de toutes nos espérances.



Avec toute notre loyauté et tout notre respect

Samedi, 17 mai 2008

Le chant des adieux

Pour consulter le blog de soutien et signez la pétition : cliquez ici !

Ce sketch, composé par mes soins, a été interprété par une troupe de théâtre le 17 mai, lors de la manifestation de soutien au 57 ème Régiment d’Artillerie de Bitche, à l’ouverture des discours des personnalités politiques de notre région (le maire de Bitche, le conseiller général du canton de Rohrbach, le Président du conseil régional et le député de la circonscription de Sarreguemines). Il met en scène deux personnages : le Président Sarkozy et un habitant de Bitche, François, qui interpelle le chef de l’Etat sur le sort fait au pays de Bitche à l'occasion de la mise en place de la nouvelle carte militaire.



François : Monsieur le Président, cette petite visite me rappelle votre passage éclair sur le site de Gandrange. "Visite présidentielle, visite providentielle..." et finalement, bien des déconvenues à la clef !...

Sarko : Mais c'est tout de même extraordinaire, cette façon de tout déformer ! A Gandrange, j'ai fait des déclarations précises, des promesses claires ! Je me suis engagé solennellement à prendre en charge les investissements nécessaires au redressement de cette entreprise et...

François (lui coupant la parole) : Vous l'avez dit et vous n'en pensiez pas un mot ! Vous-même savez bien que Bruxelles interdit formellement ce genre d'initiatives. Vous avez froidement mené ces gens en bateau (et pas celui de Vincent Bolloré !), et vous êtes venu en faire autant ici !

Sarko : Oh, mais pas du tout ! On ne pourra pas me reprocher de ne pas tenir des promesses faites devant vous, parce que..., comment vous dire cela...

François : Parce que vous ne prendrez même pas la peine de nous en faire, n'est-ce pas ? L'affaire est pliée, et on n'en parle plus !



Sarko (mielleux) : Il faut savoir s'adapter aux réalités économiques... Il faut que chaque français fasse des efforts pour que notre pays reste compétitif...

François : De notre point de vue, ce sont toujours les mêmes français qu'on presse de faire des efforts ! Nous sommes égaux devant l'effort, Monsieur le Président, mais comme disait Coluche, il y a des gens qui sont "moins égaux que les autres" !! ...

Sarko : Allons, Monsieur François, le pays de Biche n'est pas si mal loti !

François : De Bitche, Monsieur le Président ! Le Pays de BITCHE !!!

Sarko : Ne jouez pas sur les mots ! Vous ne pouvez pas demander à l'Etat de maintenir des garnisons pour vous protéger contre des dangers qui n'existent plus !



François : Monsieur le Président, c'est nous au contraire qui avons protégé l'Etat au cours des dernières décennies. Nos pères ont été en première ligne des combats, nos maisons ont été bombardées, et lorsqu'il a fallu céder des villes à l'occupant, c'est encore la nôtre que le sort a désignée !! Et aujourd'hui, la paix revenue, c'est un autre bombardement qui s'abat sur nos têtes, celui de réformes iniques qui signent la débâcle de notre région.

C'est cela qu'il est si difficile d'admettre pour nous ! C'est le Pays de Bitche qui a été le plus éprouvé, Monsieur le Président ! C'est ici qu'il y a eu le plus de morts ! Et à chaque réforme, c'est ici encore que les mesures sont les plus dures, les plus radicales, les plus définitives !

C'est un lâchage en règle, Monsieur le Président !

Sarko (qui feuillette quelques papiers) : Bitche a toujours été chère à mon cœur, Monsieur François ! A la cérémonie de passation de pouvoirs consécutive à mon élection, j'ai tenu à la présence des artilleurs du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche ! Ce sont eux qui ont tiré vingt-et-un coups de canons sur l'Esplanade des Invalides !

François : C'est un signe, Monsieur le Président ! Il faut justement invalider cette décision de dissolution du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche !



Sarko : Ce sont les militaires qui sont les premiers concernés ! Ils seront simplement reclassés ailleurs ! Ca ne pose pas de problème majeur car ils ont accepté une certaine mobilité en entrant à l'armée.

François : Monsieur le Président, la population du Pays de Bitche a tissé au fil des ans des liens très étroits avec les personnels militaires. Nous vivons une conjoncture difficile, avec des entreprises qui mettent la clef sous la porte, des jeunes qui ont peur de l'avenir, et la présence sur place de garnisons militaires est perçue par les gens comme un pilier solide et inamovible sur lequel ils peuvent au moins compter. Beaucoup de monde s'accroche à cette branche que vous souhaitez scier !



Sarko : Aucune branche ne sera sciée de manière inconsidérée... Mais les amoureux de la nature que compte cette assistance savent bien ce que soigner un arbre veut dire. Il faut combattre les parasites, arroser l'arbre, tailler ses branches inutiles. Si on ne le fait pas à temps, c'est l'arbre entier qui est menacé !



François : Nous ne sommes pas des branches inutiles, Monsieur le Président, et encore moins des parasites ! Quant à arroser l'arbre, ce sont les larmes des petites gens qui vont couler à flot.

Sarko : Vous jouez la carte sentimentale, là ! Mais on ne dirige pas un pays avec de bons sentiments. Il faut de la rigueur, monsieur François, du réalisme !



François : Je n'aime pas davantage vos propres cartes, Monsieur le Président. La carte judiciaire, la carte hospitalière, la carte militaire, la réforme des universités... Je vois surtout à l'oeuvre des technocrates parisiens régler froidement le sort de millions de gens au vu de considérations comptables, et sans le moindre regard pour les drames qui se jouent dans la vie réelle.

Sarko : Des drames ? Allons donc ! Quels drames ?



François : Nous avons déjà été vivement ébranlés par la disparition d'un régiment à Sarralbe et par la suppression du 4ème Cuir à Bitche même. Demain, le maintien de nombreuses écoles sera contesté. Nos commerces seront menacés de faillite ! Les longues années de souffrance que nous avons vécues au cours des trois dernières guerres nous ont appris le courage, et ont ciselé au fil du temps notre identité de ville de garnison. S'y attaquer, c'est détruire notre bel équilibre, notre belle unité, et jeter aux oubliettes des siècles de tradition nourrie de respect des valeurs et de courage face aux épreuves. On n'a pas le droit de nier l'âme d'un pays.



Sarko : Ne vous inquiétez donc de rien, monsieur François. Faites-nous confiance ! Nous allons nous occuper de tout !

François : Monsieur le Président, l'avenir que vous nous promettez est bien sombre. Mais nous avons pour nous notre solidarité et notre courage. Dans les contextes les plus défavorables, dans les conflits les plus durs, nous avons toujours su serrer les rangs pour faire front tous ensemble. Jamais, nous n'avons plié devant personne ! Sachez-le, Monsieur le Président, ni aujourd'hui, ni demain, personne ne nous fera rendre gorge !



Et puis, nous ne sommes pas seuls ! Nous pourrons toujours nous fier à nos élus qui jamais, eux, ne nous laisseront humilier et trahir de la sorte !



Une majorité de français s'est rangée sous vos couleurs et vous a élu à la Présidence de la République en 2007. Aujourd'hui, c'est à vous de nous montrer que nous pouvons compter sur vous !