Actualités et Politique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Céleste Lett

Fil des billets - Fil des commentaires

Mercredi, 16 septembre 2009

De l'eau dans le gaz

Eu égard à la controverse que semble avoir suscitée le projet d'implantation d'une centrale thermique à gaz sur la commune de Hambach, il importe de fournir sans tarder à la population toutes les données utiles à une bonne appréciation de l'état des choses, et de s'attacher à confondre les tenants d'une opposition inconditionnelle à cette installation en mettant en lumière le caractère spécieux de leur argumentation.

De fait, la liste des catastrophes annoncées par les détracteurs zélés de Direct Energie est si longue que, passée la surprise de première lecture, on se prend à sourire en tentant de reconstituer le cheminement intellectuel qui a pu conduire à semblables inanités. Emissions massives de CO, de CO2, de NO2, de SO2... tel est le menu « chimique » ressassé par les partisans du « non », qui assortissent désormais leurs mystérieuses prédictions des extensions les plus incongrues : réchauffement des cours d'eau, brouillards givrants et pluies acides seraient au programme, pour le malheur de nos enfants et des carrosseries de nos voitures (sic) !

La réalité est que les concentrations en produits polluants seront très inférieures aux seuils limites fixés par l'OMS, et cela même à proximité immédiate du site, avec une chute rapide desdites concentrations à zéro dès lors que l'on s'éloigne même à faible distance des installations. A titre d'exemple, la quantité d'oxyde d'azote sera 13 fois inférieure au seuil imposé, 83 fois pour l'oxyde de soufre et 17 fois pour les poussières ! Ces chiffres parlent d'eux-mêmes ! D'autre part, l'allégation selon laquelle les émissions de CO2 se trouveraient accrues ne tient pas, dans la mesure où le Plan Energétique Français prescrit le développement d'un parc d'unités à cycles combiné fonctionnant au gaz naturel, devant à terme remplacer les centrales au fioul et au charbon. Loin d'augmenter, les émissions de CO2 en seraient au contraire divisées par 3 !

Comme on l'imagine sans peine, nos élus ont bien entendu eu à cœur, préalablement à tout engagement effectif, de diligenter les études les plus strictes afin d'estimer les risques envisageables pour les habitants des communes voisines et, plus largement, pour l'environnement du lieu. Les résultats de ces analyses, menées séparément par un cabinet d'expertises indépendant et par deux médecins toxicologistes, sont désormais connus, et démontrent sans l'ombre d'un doute, sans que ne subsiste la plus infime ambiguïté, que les dangers imputables à la centrale projetée sont absolument inexistants.

Sous quel angle faut-il dès lors considérer la démarche des zélateurs anti-centrale, si ce n'est sous celui de la plus pure malveillance, de la plus insigne partialité ? A l'évidence, il est dénué de sens de désigner ainsi, de manière exclusive, cette future centrale comme une source privilégiée de nuisances et de pollution, dans la mesure où les risques encourus sont ici infiniment mieux connus et maîtrisés que dans les cas d'innombrables autres éléments de notre environnement. Activité industrielle traditionnelle, émission de gaz automobiles, substances toxiques abondantes dans les peintures, vernis et nettoyants ménagers, telles sont, parmi tant d'autres, des causes sérieuses d'inquiétudes pour la sauvegarde de l'environnement et la préservation de la santé publique et, de ce point de vue, il convient de réajuster la perception des risques inhérents au projet défendu par Direct Energie, dont on conçoit qu'ils sont minimes au regard de ceux que véhiculent les activités communes du monde qui nous entoure.

Dans ces conditions, on ne saurait faire l'économie d'une mise au point salutaire en soulignant les orientations peu scrupuleuses des individus sus-évoqués, qui répandent des allégations calomnieuses accusant la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences de ne prêter aucune attention aux énergies renouvelables et à la protection de l'environnement, diffusent des chiffres fantaisistes fixant à des valeurs imaginaires une élévation de la température de l'eau de la Sarre ou le nombre de cheminées de la centrale, ou avancent des prédictions exotiques telles que la future pénurie de gaz à Nancy !

Dans la réalité, la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences, soucieuse de promouvoir l'emploi des énergies renouvelables a financé la mise en place d’une pile à combustible dans la commune de Sarreguemines, verse des fonds pour la recherche sur l’hydrogène, joue un rôle actif dans l'établissement de l’usine de méthanisation de Moselle-Est et chauffe son nouveau centre technique via la cogénération de l’usine Continental ! Sur le plan de la protection de l'environnement, il faut également savoir que les cours d'eau bénéficient désormais d'un plan global de renaturation, et que la surface classée dans le cadre de l'Europôle 2 se verra sensiblement agrandie, la zone humide profitant largement des dispositions de gestion des eaux. Que dire encore, sinon que le nombre de cheminées est fixé de manière inaliénable par le constructeur, que la quantité de gaz transitant par Hambach et dédiée à cette nouvelle installation n'excèdera pas 9%, donc n'aura aucune incidence sur la desserte des grandes agglomérations, et que l'élévation de la température des cours d'eau sera circonscrite à 5 mètres en aval des points de rejet.

Comme on le voit, la posture des adversaires de Direct Energie est donc motivée en partie par l'improbité de leurs chefs de file, mais aussi par l'amateurisme choquant de leurs prétendus spécialistes. On a ainsi été surpris d'apprendre que leur « ingénieur » référent, présenté comme un expert fiable, n'était en fait titulaire que d'un DUT, et officie actuellement au titre de technicien ! Le caractère équivoque de leurs prises de position apparait par ailleurs de manière particulièrement éclatant lorsqu'on s'avise du fait que certains protagonistes affichent dans le même temps un soutien sans faille à la centrale Emile Huchet qui, pour le coup, figure effectivement parmi les 15 sites les plus gros émetteurs de CO2 d'Europe ! Quant aux confusions grossières consistant à apparenter les gains financiers attendus - propices au développement futur de la CASC - aux indemnités de nos élus, on ne sait s'il s'agit d'un amalgame motivé par la méconnaissance complète des modalités opératives des projets de ce type, ou d'une tentative délibérée d'embrouillement à des fins diffamatoires.

On ne saurait donc trop conseiller aux contempteurs de la centrale de Hambach de mettre un terme à leurs réticences et à leurs hésitations, de regarder la réalité en face, et d'accorder désormais leur entière adhésion à une opération bénéfique pour tous, saine et raisonnable, dont les perspectives de création d'une soixantaine d'emplois directs dans la région et de dizaines d'autres postes connexes constitue un argument de plus à porter au crédit de cet excellent projet.

Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 25 avril 2009

Un classement qui manque de classe

S'appuyant sur des statistiques menées à l'Assemblée Nationale, le Républicain Lorrain a souhaité établir un classement des vingt-trois députés lorrains en six sous-groupes, et cela en fonction de critères dénombrant les rapports et propositions de lois déposés, les questions posées au gouvernement et, plus largement, les interventions de chacun en séance ou en commission.



L'interprétation de ces données exige cependant, de la part de l'analyste impliqué, un effort de parfaite objectivité et de parfaite impartialité, sans lesquelles l'exercice tourne à la démonstration, où les éléments disponibles sont présentés et exploités sous un angle favorable à l'introduction d'une conclusion prédéfinie.



Dans le cas qui nous occupe, il semble que l'orientation soit de faire la part belle à l'engagement national aux dépends de l'investissement local, choix éminemment subjectif à l'issue duquel tel député peut être mis en vedette au palmarès des personnalités "hyperactives" (sic), ou disparaître dans les profondeurs d'un classement qui n'a au fond d'autre sens que celui, arbitraire, attribué par le taxinomiste du moment.



S'aviserait-on de dire que tel romancier est "meilleur" que tel autre parce qu'il a publié davantage d'ouvrages ? Que tel cuisinier est supérieur à son voisin parce que son restaurant compte un plus grand nombre de tables ? Que tel peintre en surclasse un autre parce qu'il peint des tableaux plus grands ? On conçoit sans peine la frivolité de ces gradations, auxquelles s'apparente pourtant celle qui nous occupe.



Pour ma part, il va sans dire que je réprouve fermement ces numériclatures discrétionnaires qui infèrent de facto une sorte de hiérarchie des personnes ! Pour bien connaître les députés Denis Jacquat et Céleste Lett, je suis au fait de leur dévouement, de leur professionnalisme, de leur popularité à tous deux, et je constate que la présente classification, qui sépare l'un et l'autre de la manière la plus radicale, ne rend nullement compte de leur valeur et de la considération dont ils jouissent pareillement.



Je terminerai en indiquant qu'au-delà de son caractère subjectif, toute démarche de ce type comporte le risque d'induire des comportements stéréotypés, d'aucun s'efforçant de se conformer à tel modèle admis dans l'espoir d'être avantageusement placé sur une échelle de valeur préconçue, avec les conséquences prévisibles sur leur efficience personnelle dans la réalisation de leurs tâches !



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 18 février 2009

Nicolas, Céleste, Gérard et les autres...

La disparition programmée du 57e régiment d'artillerie de la ville de Bitche, en Moselle, avait en son temps fait couler beaucoup d'encre, et généré une inquiétude considérable au sein de la population locale. Ecoles désertées, commerces en faillite, activité économique étouffée, telles étaient les conséquences que l'on pouvait raisonnablement attendre de ce départ de troupes que beaucoup envisageaient comme une sorte de coup de grâce porté à une région déjà très durement éprouvée par la déliquescence de son patrimoine industriel.

Face à cette nouvelle épreuve, les réponses ont été extrêmement variées, offrant au public une gamme de réactions se déclinant en proclamations aussi tapageuses qu'inutiles, en éreintement d'élus locaux taxés de connivence avec le gouvernement, en exigences futiles et irréalistes ou, plus simplement, en déclarations apathiques d'abattement et de désespoir.

Au milieu de cette tourmente, un petit groupe d'hommes et de femmes, mobilisés autour du Député Céleste Lett et du Maire de Bitche Gérard Humbert, a pourtant su garder la tête froide et, loin de se laisser emporter par l'agitation ambiante, s'est au contraire attelé à concentrer ses efforts dans une direction positive et constructive, avec l'idée d'utiliser de manière optimale les atouts et les ressources de la ville, le dynamisme et le courage de ses habitants, et les relations personnelles des élus associés pour essayer de renverser la vapeur. Analyse fine et objective de la situation, consultations franches et plurielles, élaboration de dossiers et d'argumentaires solides et irrécusables, interventions personnelles insistantes et répétées auprès de tous les dirigeants intéressés, de toutes les instances impliquées, tels ont été les piliers du mouvement entrepris en réaction à la disparition du 57ème RA, dont le point d'orgue a été un entretien privé avec le président Nicolas Sarkozy, qui a exprimé son attachement pour notre région et confirmé sa volonté de maintenir sur place un contingent militaire d'envergure.

Après des mois d'intercessions, de médiations, de combat quotidien, c'est avec une grande joie que nous recueillons aujourd'hui le fruit de ces efforts, puisque le 16ème Bataillon de Chasseurs, basé à Saarburg (Allemagne), viendra remplacer le 57ème régiment d’artillerie de Bitche ! Ce sont là des troupes, mais aussi des familles, qui viendront s'installer sur notre sol, et auxquels nous ferons le meilleur accueil, tant nous sommes satisfaits de voir que c'est notre site qui a été choisi pour recevoir ces nouveaux arrivants.

Tout à l'enthousiasme de cet heureux dénouement, qui confirme la pertinence de la stratégie suivie et justifie la totale confiance placée dans l'énergie et le courage des Bitcherlänner, nous ne saurions pourtant oublier qu'aux moments les plus durs et les plus périlleux des opérations, nous avons dû faire face au harcèlement incessant de tels et tels membres de l'opposition, toujours prompts à saisir des prétextes commodes pour fustiger la majorité présidentielle, et à entraver par tous les moyens, au mépris des espoirs de la population locale, les dispositions salvatrices entreprises par le Député Céleste Lett et le Maire Gérard Humbert. Plus grave encore, c'est parfois dans les rangs même de la majorité qu'ont pu être observés des comportements frisant la franche félonie, où la recherche d'avantages personnels prenait ouvertement le pas sur le souci de défendre les intérêts communs.

Que les responsables de tels agissements soient ici prévenus que leur conduite ne sera pas oubliée, et qu'ils auront à rendre compte de ces choix malheureux que toute la communauté aurait pu payer au prix fort.

Pour tirer finalement une leçon positive de toute cette histoire, nous nous bornerons à remarquer que la population du Pays de Bitche s'est vue offrir, ces derniers mois, une occasion unique de juger ces élus en situation ! Ceux qui, d'aventure, auraient pu conserver quelques doutes savent aujourd'hui qui baissera les bras, qui les abandonnera à leur sort, et qui, au contraire, se battra à leur côté jusqu'au bout et saura, en toute circonstance, les mener à la sécurité et au succès !

Gageons que de cela aussi, les Bitcherlänner sauront se souvenir en temps et lieu !

Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 9 janvier 2009

Toujours les mêmes qui CASC !

Dans une lettre rendue publique le 23 octobre dernier, Monsieur Eric Kamblock, chef de file du mouvement de la Gauche pour Sarreguemines, a jugé bon d'interpeller Messieurs Roland Roth, Président de la CASC, et ses deux vice-présidents Céleste Lett et Jean Karmann, avec l'idée de leur soumettre un plan ingénieux destiné, selon lui, à stimuler l'activité économique locale.

La teneur de ladite missive est, au demeurant, sans grande surprise. Après quelques considérations génériques évoquant la crise financière actuelle, l'auteur s'attache à dresser une vision très alarmante de l'avenir, et poursuit en déclinant à l'envi des visions de déroutes et de faillites qui abattraient les tempéraments les plus assurés.

Ce tableau pessimiste étant fixé, Monsieur Kamblock livre enfin au lecteur la mystérieuse stratégie qu'il imagine avoir adroitement concoctée : en substance, il s'agit d'assigner à la CASC le rôle peu enviable de garant, au bénéfice d'entreprises à risque qui seraient à la peine dans leurs recherches de bailleurs de fonds !

Pour l'édification de Monsieur Kamblock, j'aimerais rappeler ici que les missions essentielles de la CASC sont d'un ordre bien différent, et ne s'apparentent nullement aux offices de caution ou de parrainage que l'on est en droit d'attendre d'un argentier usuel ! Les compétences de la CASC se rattachent à la politique de la ville et à l’équilibre social de l’habitat, à l’aménagement de l’espace, à la protection de l’environnement, au développement des Technologies de l'Information et de la Communication et des équipements culturels d’agglomération, et tant d'autres choses dont il est loisible à chacun de trouver le détail sur notre site de présentation.

Bien évidemment, chacun sait que les responsables de la CASC et les personnels qu'ils dirigent sont des acteurs engagés et déterminés dans le domaine du développement économique de notre secteur, et les PME évoquées par Monsieur Kamblock, florissantes ou à la peine, trouveront auprès d'eux toutes l'écoute, l'assistance et les conseils personnalisés dont elles exprimeraient le besoin. En particulier, il est loisible aux professionnels requérants de rencontrer, via cette structure, des spécialistes qui sauront les entourer, les orienter, et leur apporter une aide de haute qualité dont les attributaires tireront le plus grand profit.

Pour en venir maintenant à cette idée de fond de garantie, le respect des usagers dont ils ont la confiance, et le souci de ne pas compromettre leurs intérêts par des engagements inconséquents ou des initiatives inopportunes, contraignent les dirigeants de la CASC à faire preuve, en toutes circonstances, d'une certaine pondération et, dans cette ligne, à accueillir toute proposition avec la circonspection requise. C'est sous cet angle qu'il convient d'apprécier leur réticence à mettre en péril l'équilibre de leurs finances, dont l'affaiblissement se conjuguerait aussitôt, par exemple, en terme de pression fiscale accrue, et de régression dans le domaine de l'investissement.

En conclusion, je considère que les projets de Monsieur Kamblock, sous leurs vernis de noblesse et de prodigalité, procèdent en réalité d'un surprenant mélange de démagogie et d'inconscience, le second point étant sans doute le plus grave lorsqu'on pense aux dégâts que pourraient causer l'application irréfléchie de semblables initiatives. A Monsieur Kamblock, je ne saurais trop conseiller de peser davantage, à l'avenir, les risques que ces propositions feraient courir aux usagers si elles étaient suivies d'effets, et de mener désormais ses réflexions en gardant à l'esprit qu'il est essentiel de ménager, aujourd'hui plus encore qu'hier, les finances des familles déjà suffisamment éprouvées par les difficultés conjoncturelles qu'elles affrontent.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 4 décembre 2008

Amendement Jacquat : pour que nos anciens ne battent plus en retraite !

Eu égard au constat irrécusable en vertu duquel le nombre d'années de travail rapporté au nombre d'années d'existence n'a cessé de décroître au cours de ces dernières décennies, il est en définitive apparu que cette tendance, jusqu'ici profitable, n'était plus compatible avec les phénomènes simultanés de vieillissement de la population et de dénatalité avérée qui se profilent dans la plupart des pays de l'Union Européenne.



Dès lors, comment redresser la situation si l'on entend, conjointement, s'abstenir d'augmenter les cotisations ou d'aggraver les déficits ? C'est au traitement de ce problème délicat que s'attaque le gouvernement, soucieux de proposer des dispositifs réalistes destinés à améliorer à la fois les conditions de vie individuelles des seniors et le niveau général des droits sociaux. L'une des mesures retenues, connue sous le nom d'amendement Jacquat, prescrit le report du départ à la retraite à l’âge de 70 ans pour les salariés qui le souhaitent.



Moderne et objectif, ce programme a pourtant été conspué avec la dernière virulence par l’assemblée générale du comité de défense des travailleurs frontaliers (voir RL 24/11/08), qui s'est livrée sans retenue à un persiflage inadmissible auquel, en tant que membre du comité UMP de la circonscription et conseillère municipale de Schweyen, je me sens le devoir de répondre.



Tout d'abord, il faut savoir que la cessation d’activité s'accompagne pour de nombreux séniors d'une altération de leur image sociale avec parfois, à la clé, des états dépressifs attestés. Pour cette catégorie d’âge, le taux global de mortalité est ainsi 2,8 fois plus élevé chez les inactifs que chez les actifs ! Plus prosaïquement, il est acquis que l’allongement de la longévité (+ 64 % en un siècle) compromet gravement l'avenir de notre régime de retraite par répartition, avec les effets attendus de dégradation du niveau de vie de nos aînés, voire l'émergence de conflits intergénérationnels. Le vieillissement de la population génère enfin une pénurie de main d’œuvre dans des secteurs d’activités spécifiques où, d'ores et déjà, certains postes d’embauche ne sont plus pourvus, avec à terme des conséquences sévères sur notre économie faute de mesures appropriées.



Je crois inutile de détailler ici les bénéfices innombrables que recèle le maintien d'une activité professionnelle pour les seniors, tant aux niveaux individuel (préservation d'un statut social), sociétal (mixage des âges) qu’économique (transfert des savoir-faire). A toutes fins utiles, je rappelerai cependant que le vieillissement actif s’inscrit dans une politique de rupture basée sur une gestion de l’emploi par cycles de vie et pensée en termes de formation tout au long de la vie, d’aménagement des fins de carrière, de refonte du système de20santé et de flexsécurité du travail (reconversion professionnelle dont, par exemple, le compagnonnage).



Au Président Arsène Schmitt, je répondrai pour conclure qu’il ne s’agit nullement de "contraindre à travailler jusqu’au bout de ses forces", et moins encore de cautionner de quelconque manière une "Europe du fric", mais tout au contraire de préparer notre pays à faire face à son évolution démographique, en investissant dans son capital humain, tant au niveau de la préservation de la santé qu’à celui de l’adaptabilité des compétences au marché du travail. Il est d'ailleurs fort plaisant de remarquer, au passage, que le Président Schmitt illustre lui-même, à son corps défendant, le bien-fondé de nos propos, suivant lesquels la mobilisation des compétences d’un sénior, mises ici au service de l’association des travailleurs frontaliers, peut être facteur d’épanouissement et de bienfait pour ce dernier comme pour l'ensemble de la société !



Pour finir, je rendrai hommage au sang-froid et à la détermination avec lesquels Monsieur Céleste Lett a su affronter l'hostilité sans fondement d'une assemblée dont les membres, je l'espère, auront eu le loisir de revenir à une vision plus objective de la réalité. C'est là, en tout cas, tout ce qu'on peut leur souhaiter !



Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 8 septembre 2008

Rien qu'une mise au point

Il semble que l'utilisation par les élus de la circonscription de Sarreguemines du poignant "Déserteur" de Boris Vian à des fins de politique locale ait été curieusement mal perçue par certains lecteurs d'obédience socialiste, qui ont cru voir dans la mouture proposée une trahison de l'esprit du célèbre écrivain.

A l'évidence, les critiques lues ici et là peuvent à peine être prises au sérieux, tant elles révèlent de confusion et de d'improbité chez les personnes dont elles émanent. De fait, on peut trouver d'emblée bien choquant de confondre l'attachement d'élus au patrimoine de leur région et leur souci constant de l'intérêt des populations dont ils ont la charge avec une quelconque ferveur militariste. D'autre part, Boris Vian lui-même s'est à maintes reprises exprimer pour dénoncer les entreprises belliqueuses et non, en soi, la profession militaire ! Ainsi, il apparaît que la somme des erreurs et des malentendus qui sous-tendent la réaction des socialistes est telle que l'on est bien tenté d'y voir plutôt un prétexte d'accabler à bon compte un adversaire politique en la personne du Député Céleste Lett, l'argumentaire proposé étant un cocktail indigeste de la médisance la plus débridée et de la mauvaise foi la plus insigne.

Pour finir, nous ne saurions trop conseiller aux socialistes d'utiliser, pour une fois, leur énergie toujours vacillante à des fins utilitaires. Dans cette ligne, nous trouvons particulièrement malvenus les exotiques appels à "l'union sacrée" du Sénateur Masseret, qui contrastent curieusement avec ses refus répétés d'investissement personnel jusqu'à une période récente. On se souviendra, par exemple, de la sévérité avec laquelle il avait repoussé une initiative proposée par Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social, allant dans ce sens. La surprenante désaffection de la GPS (Gauche Pour Sarreguemines) au moment de signer la pétition électronique en faveur du maintien du 57ème RA à Bitche avait de même été très remarquée, les responsables de ce mouvement allant jusqu'à censurer, sur leur blog, nos messages faisant mention de l'existence du blog sos-bitche. Plus spectaculaires enfin - dans la sottise - sont les assertions superficielles de Michaël Weber qui, comme les autres, trouve les accents les plus virils en termes de communications verbales, mais s'arrête là, comme ses pairs, incapable de simplement signer une pétition qui se proposait de fédérer les personnes de bonne volonté. Et que dire enfin de la suggestion du socialiste Gilbert Maurer, qui propose la création d'un "Comité de Défense et de Riposte de Bitche et du Pays de Bitche" (sic), affectant d'ignorer que de telles structures existent déjà, à l'image du "Comité de Pilotage et de Restructuration de Bitche", que Gérard Humbert, maire de Bitche, avait voulu indépendant de toutes couleurs politiques ! Les socialistes justifient aujourd'hui (Gilbert Maurer, Dominique Gros...) leur totale absence d'engagement dans le combat pour la défense de Bitche en arguant d'une prétendue volonté de "laisser la droite s'en occuper", alors que cette désaffection à un moment crucial s'apparente plutôt à une sorte de sabotage, avec l'idée de pouvoir ensuite reprocher vertement aux élus impliqués leur éventuel échec !

Bref, que les socialistes s'attachent désormais à placer sous le boisseau leurs rancœurs surannées et acceptent, dans l'intérêt de tous, de rejoindre ceux qui se battent pour leur région, c'est tout ce que nous souhaitons aujourd'hui et que nous appelons de nos vœux.

Samedi, 17 mai 2008

Le chant des adieux

Pour consulter le blog de soutien et signez la pétition : cliquez ici !

Ce sketch, composé par mes soins, a été interprété par une troupe de théâtre le 17 mai, lors de la manifestation de soutien au 57 ème Régiment d’Artillerie de Bitche, à l’ouverture des discours des personnalités politiques de notre région (le maire de Bitche, le conseiller général du canton de Rohrbach, le Président du conseil régional et le député de la circonscription de Sarreguemines). Il met en scène deux personnages : le Président Sarkozy et un habitant de Bitche, François, qui interpelle le chef de l’Etat sur le sort fait au pays de Bitche à l'occasion de la mise en place de la nouvelle carte militaire.



François : Monsieur le Président, cette petite visite me rappelle votre passage éclair sur le site de Gandrange. "Visite présidentielle, visite providentielle..." et finalement, bien des déconvenues à la clef !...

Sarko : Mais c'est tout de même extraordinaire, cette façon de tout déformer ! A Gandrange, j'ai fait des déclarations précises, des promesses claires ! Je me suis engagé solennellement à prendre en charge les investissements nécessaires au redressement de cette entreprise et...

François (lui coupant la parole) : Vous l'avez dit et vous n'en pensiez pas un mot ! Vous-même savez bien que Bruxelles interdit formellement ce genre d'initiatives. Vous avez froidement mené ces gens en bateau (et pas celui de Vincent Bolloré !), et vous êtes venu en faire autant ici !

Sarko : Oh, mais pas du tout ! On ne pourra pas me reprocher de ne pas tenir des promesses faites devant vous, parce que..., comment vous dire cela...

François : Parce que vous ne prendrez même pas la peine de nous en faire, n'est-ce pas ? L'affaire est pliée, et on n'en parle plus !



Sarko (mielleux) : Il faut savoir s'adapter aux réalités économiques... Il faut que chaque français fasse des efforts pour que notre pays reste compétitif...

François : De notre point de vue, ce sont toujours les mêmes français qu'on presse de faire des efforts ! Nous sommes égaux devant l'effort, Monsieur le Président, mais comme disait Coluche, il y a des gens qui sont "moins égaux que les autres" !! ...

Sarko : Allons, Monsieur François, le pays de Biche n'est pas si mal loti !

François : De Bitche, Monsieur le Président ! Le Pays de BITCHE !!!

Sarko : Ne jouez pas sur les mots ! Vous ne pouvez pas demander à l'Etat de maintenir des garnisons pour vous protéger contre des dangers qui n'existent plus !



François : Monsieur le Président, c'est nous au contraire qui avons protégé l'Etat au cours des dernières décennies. Nos pères ont été en première ligne des combats, nos maisons ont été bombardées, et lorsqu'il a fallu céder des villes à l'occupant, c'est encore la nôtre que le sort a désignée !! Et aujourd'hui, la paix revenue, c'est un autre bombardement qui s'abat sur nos têtes, celui de réformes iniques qui signent la débâcle de notre région.

C'est cela qu'il est si difficile d'admettre pour nous ! C'est le Pays de Bitche qui a été le plus éprouvé, Monsieur le Président ! C'est ici qu'il y a eu le plus de morts ! Et à chaque réforme, c'est ici encore que les mesures sont les plus dures, les plus radicales, les plus définitives !

C'est un lâchage en règle, Monsieur le Président !

Sarko (qui feuillette quelques papiers) : Bitche a toujours été chère à mon cœur, Monsieur François ! A la cérémonie de passation de pouvoirs consécutive à mon élection, j'ai tenu à la présence des artilleurs du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche ! Ce sont eux qui ont tiré vingt-et-un coups de canons sur l'Esplanade des Invalides !

François : C'est un signe, Monsieur le Président ! Il faut justement invalider cette décision de dissolution du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche !



Sarko : Ce sont les militaires qui sont les premiers concernés ! Ils seront simplement reclassés ailleurs ! Ca ne pose pas de problème majeur car ils ont accepté une certaine mobilité en entrant à l'armée.

François : Monsieur le Président, la population du Pays de Bitche a tissé au fil des ans des liens très étroits avec les personnels militaires. Nous vivons une conjoncture difficile, avec des entreprises qui mettent la clef sous la porte, des jeunes qui ont peur de l'avenir, et la présence sur place de garnisons militaires est perçue par les gens comme un pilier solide et inamovible sur lequel ils peuvent au moins compter. Beaucoup de monde s'accroche à cette branche que vous souhaitez scier !



Sarko : Aucune branche ne sera sciée de manière inconsidérée... Mais les amoureux de la nature que compte cette assistance savent bien ce que soigner un arbre veut dire. Il faut combattre les parasites, arroser l'arbre, tailler ses branches inutiles. Si on ne le fait pas à temps, c'est l'arbre entier qui est menacé !



François : Nous ne sommes pas des branches inutiles, Monsieur le Président, et encore moins des parasites ! Quant à arroser l'arbre, ce sont les larmes des petites gens qui vont couler à flot.

Sarko : Vous jouez la carte sentimentale, là ! Mais on ne dirige pas un pays avec de bons sentiments. Il faut de la rigueur, monsieur François, du réalisme !



François : Je n'aime pas davantage vos propres cartes, Monsieur le Président. La carte judiciaire, la carte hospitalière, la carte militaire, la réforme des universités... Je vois surtout à l'oeuvre des technocrates parisiens régler froidement le sort de millions de gens au vu de considérations comptables, et sans le moindre regard pour les drames qui se jouent dans la vie réelle.

Sarko : Des drames ? Allons donc ! Quels drames ?



François : Nous avons déjà été vivement ébranlés par la disparition d'un régiment à Sarralbe et par la suppression du 4ème Cuir à Bitche même. Demain, le maintien de nombreuses écoles sera contesté. Nos commerces seront menacés de faillite ! Les longues années de souffrance que nous avons vécues au cours des trois dernières guerres nous ont appris le courage, et ont ciselé au fil du temps notre identité de ville de garnison. S'y attaquer, c'est détruire notre bel équilibre, notre belle unité, et jeter aux oubliettes des siècles de tradition nourrie de respect des valeurs et de courage face aux épreuves. On n'a pas le droit de nier l'âme d'un pays.



Sarko : Ne vous inquiétez donc de rien, monsieur François. Faites-nous confiance ! Nous allons nous occuper de tout !

François : Monsieur le Président, l'avenir que vous nous promettez est bien sombre. Mais nous avons pour nous notre solidarité et notre courage. Dans les contextes les plus défavorables, dans les conflits les plus durs, nous avons toujours su serrer les rangs pour faire front tous ensemble. Jamais, nous n'avons plié devant personne ! Sachez-le, Monsieur le Président, ni aujourd'hui, ni demain, personne ne nous fera rendre gorge !



Et puis, nous ne sommes pas seuls ! Nous pourrons toujours nous fier à nos élus qui jamais, eux, ne nous laisseront humilier et trahir de la sorte !



Une majorité de français s'est rangée sous vos couleurs et vous a élu à la Présidence de la République en 2007. Aujourd'hui, c'est à vous de nous montrer que nous pouvons compter sur vous !

Mercredi, 9 avril 2008

Rumeurs alarmistes et forces armées

Comme chacun a pu le constater en suivant les actualités récentes, le gouvernement de notre pays dévoile peu à peu une batterie de mesures destinées, d'une part, à moderniser nos institutions, et d'autre part à rendre plus performants les modes de fonctionnement de nos structures, dont les mécanismes sont aujourd'hui jugés impropres à défendre la position et les intérêts de notre économie dans un contexte international bâti sur des principes de concurrence sévère.



De fait, ces dispositions nouvelles concernent de très nombreux secteurs, et s'inscrivent dans une volonté affichée de réduire les dépenses, quitte à en payer le prix en termes de ruptures des pratiques régionales, avec les angoisses et les bouleversements sociaux qui peuvent s'y attacher. Dans cette ligne, on a pu observer ces derniers mois les difficiles négociations relatives aux définitions des nouvelles cartes judiciaires et hospitalières, et la question du maintien de certaines garnisons militaires s'insère de manière naturelle dans le même mouvement de redistribution des sites, des moyens et des personnels.

Ce vaste plan de restructuration, qui intervient dans le cadre des politiques publiques, prévoit la fermeture d'une trentaine de garnisons sur tout le territoire national d'ici 2012. Comme on pouvait s'y attendre, le quart Nord-Est du pays est au premier rang des régions concernées, et ce sont la Champagne-Ardenne et la Lorraine qui devraient faire les frais des efforts assignés à cette réorganisation d'envergure. S'appuyant sur des expertises traçant le nouveau visage de la menace extérieure, le "livre blanc", dont la publication est annoncée pour le mois de mai 2008, déterminera la loi de programmation militaire 2009/2012.

Le cas de notre région est bien entendu tout à fait spécifique sur ce point, eu égard à l'importance considérable des équipements et effectifs présents sur notre sol et dans nos murs. Les engagements notables de l'état sur le plan local, depuis des décennies, ne doivent naturellement rien au hasard, mais sont directement liés au caractère limitrophe de notre situation géographique. Les conflits répétitifs avec nos voisins allemands et la menace à l'est inhérente aux ambitions du bloc soviétique ont en effet, de manière bien légitime, motivé un renforcement sérieux de nos frontières, ainsi que le maintien de troupes opérationnelles capables de faire face à toutes velléités invasives.



Ces dernières années, le contexte géopolitique mondial a cependant beaucoup évolué, et chacun comprend, par exemple, que les menaces d'invasion allemande n'ont plus de réalité effective. Dans un même ordre d'idée, nous sommes aujourd'hui bien loin de la période noire de la guerre froide, et les avancées de la perestroïka replacent les relations est-ouest dans une perspective plus favorable. Dans ces conditions, l'idée selon laquelle le maintien de contingents importants aux portes du pays n'est plus une priorité a fait son chemin, et s'impose finalement comme une évidence, dont il convient de tirer des conséquences pratiques, chez nous comme ailleurs.



A cette étape de notre analyse, il n'est pas inutile de faire un point rapide des mesures qui, selon la presse et en particulier le Républicain Lorrain, seraient envisagées au niveau local. Pour commencer, il faut savoir qu'un document interne de l'Etat-Major de l'armée de Terre annonce la fermeture de la garnison du Pays de Bitche, et le transfert du 57 ème Régiment d'Artillerie à Montpellier. D'après des estimations, 1300 militaires, 120 employés civils et 100 familles seraient concernées par ce déplacement. Les disparitions de plusieurs autres garnisons sont également évoquées : la 13 ème RT (Régiment Terre) à Lunéville, le 53 ème RDP (Régiment Dragons Parachutistes) à Dieuze et la 8ème RA à Commercy. Selon un document de l'Etat-Major, la question se pose aussi pour le deuxième régiment du génie (RG), le premier régiment médical (RMED) à Châtel-Saint-Germain et le premier régiment du matériel de Woippy. La RMED serait, pour sa part, délocalisée à la Valbonne.

Notre position propre, qui peut être considérée comme plutôt privilégiée du point de vue des investissements particuliers consentis au profit des infrastructures militaires lorraines, a permis pendant des décennies à des commerces et des entreprises périphériques de prospérer. Dans ces conditions, on imagine sans peine les craintes et les résistances d'une frange de la population qui, déjà sinistrée du fait d'une récession de l'activité industrielle, voit disparaître des emplois, mais aussi des personnels qui étaient autant d'acteurs des affaires locales, investisseurs, consommateurs, et plus généralement protagonistes du dynamisme régional.



Aussi fondée que puissent sembler les inquiétudes précédemment évoquées, il est pourtant manifeste qu'elles ne sauraient être seules prise en compte pour déterminer les orientations sur lesquels nos politiques sont amenés à se prononcer. Les variations relatives à la localisation de la menace extérieure constituent une réalité objective dont il faut s'aviser, et il serait par ailleurs complètement déraisonnable de préconiser le maintien de garnisons militaires au prétexte que leur présence stimulerait l'activité économique environnante !



Cela dit, la nécessité incontestable de procéder à des évolutions ne doit en aucun cas justifier l'emploi de méthodes brutales et expéditives, faisant fi des aspects humains du problème. Dans la pratique, des sites seront supprimés, des personnes déplacées et déracinées, des commerces et entreprises mis en péril, et ces états de faits sont au moins aussi importants que les considérations géopolitiques que nous avons développées plus haut. D'autre part, parallèlement aux répercussions indirectes des restructurations, c'est aussi le nouveau visage de notre armée elle-même qui doit être un motif de préoccupation.



Pour commencer, il faut comprendre que la défense doit être envisagée de manière nouvelle. Pensée sous l'angle d'une force européenne, elle doit cependant ménager à chaque nation le sentiment de conserver son identité propre. D'autre part, la dissémination de l'armée sur l'ensemble du territoire en remplacement des localisations stratégiques traditionnelles, devenue caduques, répond à une réalité de terrain, et peut s'accompagner de regroupements inter-armées garantissant simultanément une efficacité fonctionnelle accrue, et des économies substantielles pour les finances publiques.



En ce qui concerne les personnes amenées à accepter des mutations, il faut, dans une certaine mesure, relativiser le problème lorsqu'on sait que le personnel engagé est, d'une manière ou d'une autre, contraint de manière statutaire à de multiples changements d'affectations au cours de sa carrière. Le cas des personnels civils des armées est en revanche plus délicat, et doit faire l'objet d'un examen particulier. Dans un même ordre d'idée, il faut, comme nous l'avons dit, se préoccuper des conséquences désastreuses d'une fermeture subite de sites militaires dans des régions dont les ressources s'articulent autour des installations et des personnes qu'on y emploie.

Disons-le clairement, ces difficultés ne doivent en aucun cas être appréhendées froidement comme de simples paramètres parmi beaucoup d'autres, mais justifient un travail de réflexion très approfondi, des dispositions d'accompagnement très soigneuses, et il faut veiller, avec la plus grande fermeté, à ne jamais laisser se reproduire des erreurs qui ont eu lieu par le passé. A titre d'exemple, le docteur Denis Jacquat, Député de la Moselle, est hostile à un ordonnancement comparable à celui prescrit par le "Plan Armée 2000", calibré par la Gauche en son temps, et qui avait donné lieu à de regrettables maladresses. On rappellera, pour mémoire, le cas des terrains militaires censés être proposés à prix avantageux, et dont on s'était aperçu ensuite que l'état de très forte pollution consécutive aux usages répétés d'engins et d'armes avaient nécessité de coûteuses opérations de dépollution.



Pour notre part, nous considérons qu'il faut regarder la réalité en face, et ne pas chercher à faire perdurer des situations qui ne sont plus viables. En revanche, bien loin de subir passivement les changements à venir, il nous faut au contraire les accompagner, en atténuer les effets néfastes, en développer les répercussions positives, veiller à leur mise en œuvre avec l'idée constante de préserver les intérêts de nos populations, et finalement chercher, dans un esprit entreprenant et moderne, à tirer parti de la configuration nouvelle, à jouer sans complexe de nos forces et de nos atouts pour créer notre place dans la conjoncture de demain.



C'est le rôle de vos élus de vous informer, de vous défendre, et de s'efforcer d'infléchir le cours des évènements afin de leur donner un tour favorable. C'est en tout cas la voie que je me propose de suivre à mon modeste niveau de conseillère municipale, et dans laquelle, à une échelle plus large, je vois s'engager des hommes de conviction, à l'image des députés Denis Jacquat, à Metz, ou Céleste Lett, à Bitche-Sarreguemines.



Attentifs, rigoureux, solidaires, nous parviendrons à négocier au mieux les changements à venir, si nous avons le courage de prendre notre avenir en main, ce qui, cela va sans dire, est mon intention et mon credo !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 30 janvier 2008

Municipales de Sarreguemines : le bon, la brute et le truand...

Les élections municipales qui, dans moins de deux mois, donneront au peuple l'occasion de porter à la mairie la personne qu'il juge la plus à même d'en mener les affaires, sont déja au coeur des préoccupations de nombreux acteurs de la vie politique locale, à la fois parmi nos élus, désireux de pérenniser les réalisations initiées sous leurs mandats, et au sein de la foule des prétendants, impatients de leur succéder à la tête des municipalités.

A Sarreguemines comme ailleurs, rencontres, accords et négociations vont bon train, au point qu'il nous faille craindre que les ambitions personnelles en viennent à prendre le pas sur l'intérêt collectif, et il faut reconnaître que les déclarations rapportées par la presse ne sont pas de nature à apaiser la défiance légitime des électeurs.

Parmi les nombreuses personnes se déclarant intéressées par la mairie de la ville émergent à ce jour trois candidats principaux.

Le moins loquace des trois, comprenez René Ludwig, nous a offert, au fil des jours, un petit condensé de ses intentions et de sa personne en accordant ici et là des interviews surprenantes, où il donne volontiers libre cours à son mauvais caractère et à sa misanthropie. Embarrassé par le désaveu cruel d'une large majorité de son électorat aux municipales de 2001, René Ludwig a ensuite confirmé, de manière extrêmement convaincante, le don particulier qui est le sien lorsqu'il s'agit de conduire une liste politique à la déroute, talent qui s'est manifesté une fois encore lors de ses participations malheureuses aux cantonales de 2003 et 2004. Planificateur irréaliste et gestionnaire maladroit, René Ludwig, ancien socialiste que la désaffection de ses adeptes contraint à se déclarer aujourd'hui "sans étiquette", a achevé de se déconsidérer aux yeux de la population sarregueminoise par un comportement quotidien d'une arrogance déroutante, éconduisant sans ménagements ses interlocuteurs et adoptant une attitude lointaine et inabordable qui a fini par excéder même ses plus proches collaborateurs. Tenant d'une théorie louable selon laquelle l'ardeur au travail et l'efficacité pratique doivent primer sur la mansuétude et l'affabilité, René Ludwig a tenu à en illustrer les principes de curieuse manière, en accomplissant le tour de force d'être globalement perçu, en quelques années seulement, comme simultanément improductif, inopérant, et conjointement irascible et revêche.

A l'opposé du rogue et hautain René Ludwig se tient le retors et cauteleux Eric Kamblock qui, pour sa part, a parié résolument sur les vertus d'une stratégie aussi trouble et brumeuse que possible. Longtemps dissimulé derrière le paravent confortable d'un pseudonyme collectif, Eric Kamblock a peiné dès le départ à assumer son rôle de leader de liste, et s'est durant de longues semaines opiniâtrement refusé à toute expression de sa pensée personnelle, à toute déclaration endossée à titre individuel, et à tout débat engageant sa responsabilité propre. D'abord intrigués par cette volonté insolite de se dérober aux regards et aux échanges, les électeurs ont fini par découvrir qu'il ne s'agissait là, en fait, que d'une mesure désespérée censée soustraire à l'opinion publique la réalité d'une candidature totalement infondée, où un groupe de personnes aux objectifs mal définis portent à leur tête un individu d'une inexpérience notoire, à laquelle s'ajoute une profonde méconnaissance du tissu social et du contexte économique de notre région. Désireux de tromper les votants à la fois sur la nature de son engagement, sur ses qualifications pratiques et sur ses motivations véritables, Eric Kamblock a finalement été publiquement démasqué, et contraint d'avouer que "les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes" (sic). Déclarant qu'il pense de toutes façons échouer dans sa course aux municipales, et incapable de préciser quelles alliances il serait susceptible d'envisager le cas échéant, Eric Kamblock laisse une impression de profond malaise à ses interlocuteurs qui, en dépit de questions pressantes et précises, ne parviennent jamais à obtenir d'autre réponse que la manifestation d'une prolixité embarrassée, où le verbiage imprécis tient lieu de programme et les promesses incertaines de projets concrets.

Le troisième candidat, enfin, se nomme Céleste Lett. Il n'est pas dans notre propos de rappeler ici les innombrables réalisations menées à bien par le maire sortant, auxquelles nous avons d'ailleurs consacré quelques lignes dans un autre billet que le lecteur intéressé pourra consulter sur ce site :

"Municipales de Sarreguemines : René renaît".

Indépendamment des exemples cités dans le texte susnommé, les opérations initiées par Céleste Lett en faveur de la ville dont il a la charge parlent au demeurant d'elles-mêmes, et l'immense popularité dont il jouit depuis des années n'est nullement due au hasard. Ecrasant René Ludwig aux municipales de 2001 avec près de 20% de points d'avance, Céleste Lett a confirmé la remarquable faveur dont il jouit en triomphant aux dernières législatives par un score sans appel de 61,4% des voix, dont 63% dans sa propre ville. Chargé de mandats et de postes à responsabilité de tout premier plan, Céleste Lett est, entre autres, député de la Moselle, maire de Sarreguemines et Président de Sarre - Moselle Avenir. Ces charges simultanées, que d'aucuns jugent, à tort, incompatibles, lui ont en fait permis d'ajouter à son expérience locale du terrain une connaissance précieuse des rouages de la politique nationale. Acteur respecté et averti sur la scène française, Céleste Lett possède aujourd'hui des moyens d'action et une finesse pratique peu communs dont les habitants de Sarreguemines tirent le plus grand profit, et un grand nombre d'entre eux mesurent la chance qui est la leur d'avoir un homme de son envergure pour veiller aux intérêts de leur ville.

Pour achever ce billet, je reviendrai avec le sourire sur le titre hollywoodien dont j'ai trouvé amusant de le parer. J'imagine que le lecteur attentif aura compris à quel acteur de la vie politique sarregueminoise devrait, à mon sens, être dévolu le rôle du Bon dans le western des élections municipales. En revanche, je serais très curieuse de voir à qui les lecteurs attribueront les personnages de la Brute et du Truand. Ici comme ailleurs, c'est la voix du peuple qui, seule, comptera en définitive !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 16 janvier 2008

Un GPS détraqué (Gauche Pour Sarreguemines) pour un leader désorienté (Eric Kamblock)... Ca promet !!!

C'est avec un certain scepticisme qu'un grand nombre d'observateurs de la vie sarregueminoise ont accueilli l'apparition soudaine d'un nouveau venu sur la scène politique locale en la personne d'Eric Kamblock, candidat déclaré au poste de maire de Sarreguemines.

Désireux d'entretenir durablement le mystère sur son état civil, ses intentions, son programme, ses alliances, le déroutant Eric Kamblock semble, à cet effet, avoir opté pour une stratégie insolite, se proposant par exemple de devenir populaire en dissimulant son identité (comprenne qui pourra), ou d'apparaître comme un personnage rassurant en dévoilant le programme le plus flou et le plus incohérent qui ait jamais été avancé dans toute l'histoire politique de notre région.

De fait, le profil psychologique d'Eric Kamblock est assez inquiétant ! Il faut rappeler aux lecteurs que ce candidat vaporeux s'est d'abord refusé à assumer ses ambitions, signant jusqu'à une date récente ses interventions personnelles du pseudonyme collectif "Jean Mayer". L'équipe Kamblock n'étant pas très habile, le "secret" de Polichinelle (pseudonyme qui semble plus approprié que "Jean Mayer") a rapidement été éventé, ce qui n'a pas empêché l'incertain Monsieur Kamblock de s'obstiner dans sa démarche nébuleuse, déclarant à qui veut l'entendre qu'il n'est guère connu, et n'a au fond d'autre ambition que d'incarner le trouble groupuscule qui souhaite s'imposer aux élections municipales. S'il a été si difficile à Monsieur Kamblock d'assumer ne serait-ce que l'annonce de ses ambitions ou son rôle de leader de liste, les lecteurs peuvent imaginer le peu de garantie qu'il offre pour la prise de responsabilités lourdes qu'implique l'exercice d'une fonction de maire !

Au-delà de sa légèreté psychologique, Eric Kamblock s'est jusqu'ici principalement distingué par sa surprenante méconnaissance de la situation de la ville de Sarreguemines, de ses richesses, et surtout des réalisations déja effectuées par les équipes dirigeantes en place. Ses idées prétendument "nouvelles" consistant à développer le bilinguisme et à miser sur la construction de l'Europe sont en réalité, depuis de longues années, au coeur même des projets menés par la Municipalité et la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences (CASC), chose bien connue de tous, sauf, et c'est un comble, de Monsieur Kamblock et de son équipe !

Le bilinguisme, d'abord, est une priorité pour la ville et la CASC ! Etant Directrice adjointe de l’IUFM de Lorraine (chargée des relations internationales) et Directrice de l’antenne de Sarreguemines, j'ai également organisé un colloque franco-allemand qui a eu un retentissement considérable : "Parler l'allemand, un atout pour la réussite professionnelle", avec la participation du célèbre chroniqueur politique Alfred Grosser. Du fait de mon expérience professionnelle, je pense être plutôt bien placée pour constater combien l'enseignement biculturel est dynamique à Sarreguemines, et l'honnêteté force à reconnaître que c'est là une conséquence directe de l'investissement et des efforts de Céleste Lett qui, en tant qu'ancien enseignant, est depuis toujours extrêmement sensible aux sujets touchant l'Education, et en particulier aux spécificités pédagogiques de la Moselle Est. Les lecteurs doivent savoir qu'en 2001, en dépit des réticences persistantes de l'Education Nationale, la ville parvint à l'ouverture d'une classe paritaire à l'école biculturelle de la Blies (unique en Lorraine). Cette école est, en 2003, devenue l'école d'application de l'antenne de Sarreguemines de l'IUFM de Lorraine dont je suis la directrice, et dont la spécificité est la formation des professeurs des écoles biculturelles. Qu'on sache encore qu'en 2002, le Ministère (Luc Ferry) accepta de prendre en charge, via un contrat associatif, les salaires des enseignants des deux écoles privées ABCM de Sarreguemines (pour le bilinguisme en classe dès la maternelle). Je terminerai ce passage en revue des réalisations favorisant le bilinguisme en rappelant enfin, outre la création en 2003 de l'antenne de l'IUFM de Lorraine, l'instauration de parcours binationaux à l'IUT mais aussi à l'UFR DEA (droit - économie - administration) sur le centre universitaire de Sarreguemines.

Eu égard à cet ensemble impressionnant de réalisations, l'idée de Monsieur Kamblock relative au bilinguisme n'est finalement novatrice que pour lui-même !

Le second cheval de bataille avancé par Eric Kamblock est de miser sur le positionnement européen de la ville de Sarreguemines. Comme chacun sait, Monsieur Céleste Lett, Président de Sarre - Moselle Avenir (une coopération intercommunale créée en 1997) et Monsieur Roland Roth, Président de la CASC, n'ont pas attendu ses conseils en la matière ! De nombreuses opérations sont constamment initiées en ce sens, et nous pouvons citer la station d'épuration franco-allemande installée à Sarreguemines, l'abattoir transfrontalier de Sarreguemines, et d'innombrables réalisations qui ont conduit à l'attribution à la ville du label "métropole Sarrebruck - Moselle Est".

Comme on le voit, Monsieur Kamblock se couvre donc de ridicule en révélant ostensiblement son ignorance des réalités locales et, pire encore, en présentant comme des idées personnelles avant-gardistes des conceptions largement développées par les dirigeants actuels.

Plus graves encore sont les singulières attaques que Monsieur Kamblock croit légitime de lancer contre Monsieur Lett, qu'il entend tenir pour "comptable de la politique gouvernementale" ! Au-delà des grotesques confusions trahissant l'inculture politique de Monsieur Kamblock (nous nous intéressons à des élections municipales), on ne peut qu'être attéré par la futilité de ces offensives ineptes, et surtout par l'insigne mauvaise foi avec laquelle elles sont menées ! Le cas des fermetures de Haffner et des Faïenceries en est symptomatique. La liquidation de l'entreprise industrielle de la Céramique de Sarreguemines, qui a cessé toute activité le 1er février 2007, est naturellement dramatique, car elle se solde en premier lieu par la mise au chomage de 70 employés ! De plus, la faïencerie appartient au patrimoine de Sarreguemines, d'où la dimension symbolique de la fermeture de cette entreprise. N'en déplaise à Monsieur Kamblock, la ville et la CASC ont tout fait pour porter à bout de bras cette entreprise PRIVEE. Ni les employés, ni les syndicats ne reprochent d'ailleurs à Céleste Lett la gestion de ce dossier (plan de redressement), tant l'investissement du maire de Sarreguemines a été grand. Il a rencontré GDF - EDF, l'URSSAF, le fisc pour prolonger au mieux la survie de cette entreprise, et a obtenu pour les employés des indemnisations finalement bien supérieures à celles initialement prévues. Il n'est donc que Monsieur Kamblock et ses amis pour tenter d'occulter les rôles positifs de Céleste Lett et de Roland Roth dans cette affaire, et pour chercher à présenter les choses sous un aspect défavorable à force de manipulation et d'artifice.

Pour finir, j'aimerais qu'on s'intéresse à ce que propose Monsieur Kamblock en alternative à la politique menée par Monsieur Lett. Je ne sais à qui il conviendrait de poser une telle question, mais ce n'est certes pas à Monsieur Kamblock lui-même, qui reconnaît que même les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes, qu'il ignore quels choix seraient les siens s'il devait s'allier à des partenaires, et qui annonce à qui veut l'entendre que de toutes façons, il s'attend à perdre ! ...

Sans doute ces errances sont-elles à l'origine du nom de son mouvement "la Gauche Pour Sarreguemines", dont l'acronyme surprenant (GPS) laisse espérer que Monsieur Kamblock parviendra un jour à s'orienter lui-même avant d'espérer jouer les leaders politiques.

Devant tant de flou et de mauvaise foi, la saine raison consiste donc à porter son choix sur un candidat confirmé, à la personnalité à la fois ferme et accessible, au programme clair et solide, qui a fait la démonstration quotidienne de sa compétence et de son dévouement pendant des années.

Le profil du maire sortant répond en tous points à ces exigences.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 13 décembre 2007

Michaël Weber : un nouveau Tartuffe pour la ville ...

Impressionnée depuis longtemps par l'engagement politique de certains de nos concitoyens, j'ai pu constater que les efforts des uns et des autres procèdent de motivations très diverses, allant d'un désir sincère et désintéressé de servir la communauté, initiative louable et fort méritoire, à une propension plus trouble à rechercher et à conserver le pouvoir, disposition nettement moins honorable puisqu'elle vise avant tout la satisfaction d'ambitions purement personnelles.

A l'occasion d'innombrables échanges survenus sur les nombreux blogs où nous sommes intervenus à la même époque, et en particulier sur le sien, il m'a été donné de pouvoir mesurer l'orientation prise par Monsieur Michaël Weber, Conseiller Régional de Lorraine délégué au TER et Maire de Woelfling lès Sarreguemines.

De fait, la franchise me contraint à dire que Monsieur Michaël Weber est le parangon magistral du politicien issu de la catégorie seconde dans le classement précédent, tant sa distance glaciale et son cynisme cassant inspirent de réserve aux personnes qui se hasardent à l'approcher.

Sincérité, fidélité, tolérance, telles devraient être les premières valeurs chères au coeur d'un politique présumé de gauche. Interrogé par mes soins sur son sentiment concernant les lâchages d'amis ou les reniements d'opinions intimes, Michaël Weber a en fait eu le plus grand mal à cacher combien ces comportements lui semblaient naturels, expliquant avec une morgue mal contenue combien ces trahisons, extrêmement choquantes pour moi, n'étaient à ses yeux de professionnel aguerri que "postures politiques" tout à fait légitimes. On est donc à l'évidence en droit de nourrir quelques réserves quant à la véridicité des considérations énoncées par Monsieur Weber, lorsqu'on apprend de sa propre plume combien ses agissements et déclarations sont avant tout dictés par les intérêts du moment ! Puisqu'on en parle, la fidélité aux amis n'a au demeurant jamais été une vertu aux yeux de Monsieur Weber, comme on a pu le constater en observant son comportement odieux lors de l'affaire Denis Peiffer, conseiller municipal que ses choix personnels du moment désignèrent du jour au lendemain à la vindicte vociférante de son camarade d'hier. Plus incroyable encore, le jeune socialiste Christophe Folmar s'est vu frappé d'ostracisme pour s'être courageusement refusé à se joindre à la curée indigne menée par Monsieur Weber ! Quant à la tolérance et à l'attachement aux vertus du dialogue, de la concertation et de la modération, j'aimerais rappeler que Michaël Weber compte au nombre de ses amis très proches le président de l'université de Metz Richard Lioger, qui vient de se déshonorer en molestant, de la manière la plus inacceptable, une jeune étudiante à l'occasion du mouvement de grève en cours dans son établissement. Ces actes de brutalité inadmissibles, qui ont motivé un dépôt de plainte à l'encontre de leur auteur, n'ont nullement incommodé Monsieur Weber, démontrant ainsi combien ces pratiques lui semblent naturelles et justifiées !

Maintenant que nous savons à quel personnage nous avons affaire, occupons-nous d'examiner de près les résultats de la gestion menée par Michaël Weber depuis qu'il est à la tête de la petite ville de Woelfling lès Sarreguemines, et d'analyser au passage le bien-fondé des reproches qu'il adresse régulièrement à ses adversaires politiques, à commencer par Monsieur Céleste Lett, député de la Moselle et maire de Sarreguemines.

Les attaques incessantes de Monsieur Weber se déclinent invariablement autour du projet du "Contournement Sud", dont il a fait son cheval de bataille pour engager la campagne de désinformation et de dénigrement à laquelle il consacre beaucoup d'énergie. C'est oublier un peu vite que dans cette affaire, les citoyens, et Monsieur Lett avec eux, sont avant tout victimes de l'indolence et de l'inefficacité de dirigeants en poste antérieurement à l'élection de l'actuel maire de Sarreguemines ! Chacun doit en effet savoir que le Contrat Plan Etat Région a été conçu avant 2000 sous la houlette du député socialiste Gilbert Maurer, le Conseiller Régional et Président de la Commission Transports d'alors n'étant autre que le bien connu René Ludwig, auquel j'ai eu le plaisir de consacrer naguère un petit billet. Est-il utile de le rappeler, les deux responsables précités ont à l'époque jugé inopportun d'inscrire le Contournement Sud dans le cadre du CPER, de sorte que le député-maire Céleste Lett s'est ultérieurement trouvé sans financement, faisant en quelque sorte les frais de négligences exclusivement imputables à ses détracteurs présents. Aux prix d'efforts méritoires, Céleste Lett est pourtant parvenu à restaurer une situation mal engagée, le Conseil Général et la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences déclarant aujourd'hui leur volonté de participer à la prise en charge financière des travaux. Au lieu de se confondre en remontrances stériles, le Conseiller Régional Michaël Weber serait donc bien avisé de saisir l'occasion qui lui est offerte de racheter les erreurs de ses prédécesseurs en invitant la Région à s'investir résolument dans la réalisation du Contournement Sud, la maîtrise d'ouvrage étant désormais, comme on le sait depuis quelques jours, prise en charge par le CG57. On est ainsi en droit d'escompter un cofinancement du projet par la CASC, la Région et le Conseil Général, si toutefois, contrairement à ses ainés, Monsieur Weber a le bon sens d'oublier ses rancoeurs et de se résoudre à apporter un concours actif à Monsieur Lett pour rendre possible la concrétisation de cette entreprise d'envergure.

Les critiques acerbes de Monsieur Weber concernant le centre ville de Sarreguemines sont également tout particulièrement injustes et malvenues, si l'on en juge par l'ampleur des tâches accomplies, et par la satisfaction affichée par les habitants de la ville. Le carré Louvain, la superbe médiathèque, la galerie commerciale, le parking de 300 places sont autant de réalisations brillantes dont s'enorgueillissent les sarregueminois, qui voient avec fierté se développer au centre de leur cité un nouveau coeur moderne et attachant, qui bat au rythme des initiatives audacieuses soutenues avec succès par l'équipe municipale.

La politique culturelle menée à Sarreguemines, enfin, s'appuie sur des efforts intenses et continus et des réflexions communes menées après consultation attentive du public, favorisant notamment des partenariats avec Forbach et le transfrontalier, qui assurent un rayonnement et un dynamisme rarement atteint par une ville de cette taille.

Comme on le voit, le réquisitoire présenté par Michaël Weber ne résiste donc guère à l'épreuve des faits, et se révèle pour ce qu'il est : une collection confuse de jugements tendancieux et de contre vérités outrancières, destinée à tromper les électeurs peu informés dans l'espoir d'influencer leurs choix aux prochaines municipales.

Mais puisqu'il faut parler bilan, ce billet serait incomplet s'il ne se penchait un instant sur celui de Monsieur Weber, qui devra lui aussi, tôt ou tard, rendre des comptes sur sa propre gestion des affaires de sa ville.

De fait, il faut reconnaître qu'il n'y a pas grand chose à en dire, tant le maire sortant s'est évertué à conserver la plus totale inertie pendant toute la durée de son mandat. Qu'on sache seulement que Michaël Weber a mis en joie la région entière en réussissant l'exploit, bien que n'effectuant aucune réalisation d'envergure d'aucune sorte, de ruiner durablement sa commune. Endettée dans des proportions alarmantes, la ville de Woelfling lès Sarreguemines a dû abandonner toute vélléité d'auto-financement, et se trouve aujourd'hui unanimement citée, du fait de sa situation budgétaire désespérée, comme un exemple à ne pas suivre.

Que Michaël Weber s'agite pour détourner vers d'autres les regards du public dans l'espoir de faire oublier ses errances budgétaires et son incompétence tragique n'est guère étonnant eu égard à la mentalité du personnage, qui se dit lui-même coutumier des "postures politiques" de circonstances. Ce qui, en revanche, est très réconfortant, c'est que les lecteurs de ce billet, que j'espère nombreux, sauront désormais faire la part des choses, et voir Monsieur Michaël Weber pour ce qu'il est : un dénigreur injuste, un bonimenteur compassé et un incapable torpide.

Florence Soriano-Gafiuk.

Samedi, 3 novembre 2007

Municipales de Sarreguemines : René renaît ...

... ou quand Ludwig nous ressert la même symphonie ! ...

A l'approche des élections municipales de 2008, des candidats nombreux se déclarent tour à tour, certains portés par une formation politique majeure, d'autres défendant les idées d'un groupe numériquement plus modeste, d'autres enfin préférant se lancer à l'assaut d'une mairie en franc-tireur, espérant de ce fait rassembler des sympathisants de toutes origines.

A Sarreguemines comme ailleurs, les candidats potentiels commencent à se faire connaître, et on voit réapparaître parmi eux quelques vieilles connaissances, qui ne semblent guère avoir tiré les leçons de leurs pénibles expériences passées.

Ainsi en est-il de René Ludwig, adversaire malheureux de Céleste Lett aux municipales de Sarreguemines en 2001, défait par Denis Peiffer dès le premier tour aux cantonales de 2004, et qui pourtant, sourd aux messages pourtant limpides de l'électorat sarregueminois, entend présenter encore et encore sa dyspnéique candidature, au grand amusement des observateurs de la vie politique locale.

Pour justifier son poignant échec de 2001, René Ludwig avance un argumentaire curieux, où la prétention le dispute à la mauvaise foi. A l'entendre, sa défaite serait due en substance à son ardeur au travail, l'infatigable René, voué corps et âme à ses innombrables tâches quotidiennes, ayant tout bonnement négligé de faire campagne.

Malheureusement pour lui, ces allégations saugrenues dissimulent fort mal une plus prosaïque réalité. L'électorat ne se contentant jamais longtemps de paroles, aussi engageantes soient-elles, c'est bel et bien sur le bilan de son mandat de maire que René Ludwig a été sévèrement jugé par les sarregueminois, et nulle périphrase cotonneuse, nulle dialectique confuse ne saurait escamoter le désaveu sans appel prononcé par une forte majorité des femmes et des hommes qui, pourtant, lui avaient donné sa chance quelques années plus tôt en le portant, débordants d'espoir et de confiance, à la mairie de la ville.

Apte à dépiter ses concitoyens, René Ludwig l'est également à décevoir ses partenaires politiques, comme on a pu le voir, par exemple, lorsque le respecté Robert Pax décida de soutenir résolument la candidature 2001 de Céleste Lett, au détriment de l'infortuné René qu'il avait pourtant privilégié en 1995.

Critiqué, désavoué, embarrassé d'un bilan pauvre et contestable, René Ludwig semble à présent s'être lancé dans une surprenante croisade, attaquant avec une brutalité inattendue le travail et la personne de Céleste Lett.

De fait, l'acharnement de René Ludwig n'a d'égal que la totale inefficacité de sa démarche, car s'il faut parler bilan, il est évident pour chacun que Céleste Lett n'a strictement rien à cacher, tant parlent d'eux-mêmes le nombre et l'importance de ses réalisations, aussi bien dans les domaines de l'action sociale et de la santé, que dans ceux des sports, des loisirs, ou de l'investissement en faveur de la vie des quartiers.

Pour que les lecteurs puissent juger de l'iniquité de l'argumentation de René Ludwig, nous nous bornerons à citer, à titre d'exemples, la construction de la Maison de l'enfance et de la solidarité, qui répond aux besoins de l'accueil de la petite enfance et de l'action sociale, le remarquable projet de construction du grand centre hospitalier Robert Pax, la création de nouveaux terrains de sport, les travaux entrepris au centre nautique, ou encore les aménagements urbains auxquels il a été procédé de manière systématique au profit des personnes à mobilité réduite.

A l'intention des jeunes, la municipalité n'est pas en reste, et se fait un devoir de proposer des activités éducatives et de loisirs à un faible coût, sous la forme de "Contrats Temps Libres", créés en partenariat avec la CAF et le département de la Moselle.

Pour développer la vie des quartiers, enfin, la ville a largement dépassé les recommandations nationales, initiant la constitution de conseils de quartier, et procédant à la construction (Welferding et Rive Droite) et à la rénovation (Cité de la Forêt) de maisons de quartier, initiative chaleureusement accueillie par les sarregueminois.

Si l'on termine en évoquant encore la création de cybercentres, l'extension de la Ludothèque de Beausoleil, ou le soutien concédé à la maison de retraite médicalisée Sainte Marie, on voit de manière éclatante combien les réserves de René Ludwig sont déloyales et infondées, et on doit faire un effort pour ne pas avoir la cruauté de détailler en retour son propre bilan, dont l'examen objectif par ses administrés les conduisirent naguère à s'affranchir de sa triste personne.

Bien mieux que d'inutiles panégyriques, les scores exceptionnels enregistrés par Céleste Lett attestent de sa popularité, et de la grande satisfaction dont les électeurs font état en le plébiscitant de la sorte. Mieux encore, son honnêteté et sa réussite finissent par emporter, à l'occasion, l'adhésion sincère de ses adversaires d'hier, comme on a pu le voir en la personne de Denis Peiffer, conseiller municipal de Sarreguemines.

Nonobstant la compréhensible aigreur de René Ludwig, nous aimerions lui faire comprendre que sa démarche n'est pas la bonne, et qu'il serait mieux avisé de faire un retour sur lui-même, de chercher les raisons véritables de ses échecs répétés, et surtout de renoncer à l'étrange fixation à laquelle il semble être en proie concernant la personne de Céleste Lett. Il vous faut comprendre enfin, Monsieur Ludwig, que Céleste Lett n'est en rien responsable de vos déboires électoraux ! Ce sont les sarregueminois qui se sont lassés de ce que vous représentez, et c'est à vous qu'il appartient aujourd'hui d'en déterminer les raisons, et d'en tirer, si vous le pouvez, des leçons pour votre avenir politique.

"Je suis effrayé par les projets de parking à ciel ouvert", dites-vous lors d'une récente interview, avant de vous lancer dans d'exotiques confidences relatives à votre personnalité introvertie, à l'issue desquelles vous faites état de vos difficultés de communication héritées de votre adolescence. Je ne sais si les lecteurs se passionneront pour les implications psychanalytiques de votre parcours personnel, mais je doute en tout cas qu'ils les trouvent très rassurantes.

"Effrayé par les projets de parking", disiez-vous ? Il me semble, Monsieur Ludwig, que vous êtes effrayé par beaucoup de choses. Si la perspective d'être maire à nouveau en fait partie, soyez, du moins, apaisé sur ce point.

Parce que dans votre cas, Monsieur Ludwig, je puis vous assurer que la mairie de Sarreguemines, ça ne dépassera jamais plus le stade du fantasme !

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 6 septembre 2007

La bohème au pilori...

Les personnes qui fréquentent ce blog ont pu constater que la protection des minorités les plus exposées et la lutte contre les injustices, les discriminations et les violences de toutes sortes ont toujours été au centre de mes préoccupations. De fait, je n'ai jamais hésité à m'engager avec force à chaque fois que la vie m'a confrontée à ce type de situations, et j'ai la ferme intention de persister dans cette voie à l'avenir.

Parcourant hier le blog du socialiste Denis Peiffer, dont les billets maladroits et les analyses exotiques m'avaient beaucoup amusée par le passé, j'ai eu la surprise désagréable de découvrir un texte particulièrement odieux, où Denis Peiffer s'en prend avec une rare brutalité, à la communauté des gens du voyage. ( http://peifferdenis.over-blog.com/a...)



Conformément à la plupart des billets de Denis Peiffer, celui-ci débute comme une sorte de conte, racontant aux lecteurs une histoire simple et frappante, et termine en fournissant sur mesure la morale à tirer de ladite histoire, et en précisant pour son public les personnages principaux : le bon (alias Denis Peiffer) et les méchants (alias les familles tsiganes). Dans l'article qui nous occupe, on nous montre ainsi notre romantique conseiller municipal flânant au hasard des routes, tel Jean-Jacques Rousseau philosophant au bord des ruisseaux. Soudain, Denis Peiffer, l'oeil hagard et le teint cireux, tombe en arrêt devant un spectacle insupportable : à faible distance de son auguste personne, quelques enfants tsiganes jouent paisiblement, tandis que leurs mères étendent du linge au soleil.



On imagine combien cette épreuve a dû être traumatisante pour Denis Peiffer, défenseur de l'ordre et de la justice, car pour ceux qui l'ignorerait encore, "force est de constater que leur présence s'accompagne toujours de désagréments..." (sic). Comme d'habitude, l'auteur illustre ses lamentables prises de position de témoignages douteux censés démontrer que ses paroles expriment une opinion générale, et fait une démonstration de plus de sa propension aux dérives démagogiques les plus malsaines.

Car là, on ne sourit plus !



Denis Peiffer ignore-t-il que le taux de délinquance chez les gens du voyage s'apparente à celui des populations sédentaires ? Ne pourrait-il avoir un peu de compassion pour ces malheureux dont les sociologues ont récemment évalué l'espérance de vie à 45 ans en Italie, du fait des maladies qu'ils contractent, du manque de soins, ou plus simplement de la malnutrition ? Ignore-t-il qu'il faut se rendre à Marignane (ville qui s'est rendue tristement célèbre en consacrant aux municipales de 1995 un candidat du Front National) pour voir appliquer concrètement, à l'encontre des tsiganes, les mesures "fermes" qu'il appelle de ses voeux : expulsion brutale de familles avec leurs enfants en bas âge, destruction de leur habitat au bulldozer, élévation de monticules de terre pour rendre impossible l'accès à des espaces dont on souhaite les éloigner...Voila des pratiques qui doivent sonner de manière fort agréable aux oreilles de Denis Peiffer, qui condamne avec indignation l'esprit d'ouverture et de tolérance dont fait preuve Céleste Lett, celui-ci se refusant à "casser du tsigane" pour complaire, comme d'autres s'empresseraient de le faire, à un certain électorat.

A mon sens, il est bien dommage que l'anti-tsiganisme, qui est une forme flagrante de racisme, ne soit pas puni avec la même sévérité que ses pendants visant d'autres communautés (juive, maghrébine, noire-africaine...). Il n'est pas inutile de rappeler qu'un demi-million de gens du voyage ont été assassinés par les nazis, et il serait regrettable que cette communauté, après tout ce qu'elle a enduré, continue à être l'objet de ragots et de persécutions de la part de nos concitoyens, et, pire encore, de nos élus... surtout lorsqu'ils se prétendent de gauche!... "Au moins nous saurons où se trouvent les nomades et pourrons mieux les contrôler"... Ces propos méprisants et discriminatoires sont purement et simplement inadmissibles.



Puisqu'on en parle, les socialistes ne sont d'ailleurs pas les seuls représentants de la gauche à persécuter les gens du voyage, car sur ce chapitre, les "écologistes" savent également, à l'occasion, se distinguer avec virulence. On a ainsi pu apprendre qu'à Pont-Sainte-Maxence, les verts s'étaient violemment opposés à l'installation de quelques familles tsiganes dans un espace situé en rase campagne, au prétexte que cet endroit se situait "sur le lieu de passage de grands animaux" (cerfs, sangliers...) ! Autrement dit, il n'est en aucun cas choquant, aux yeux des écologistes, de faire passer les gens du voyage après les animaux...

Je terminerai ce billet en rappelant que Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité et au partenariat équitable du Parti Socialiste, affirme son attachement au principe de la tolérance zéro pour les propos à caractère raciste. Que Georges Frêche ait été suspendu de toutes fonctions au sein du Parti Socialiste pour ses propos sur le nombre de joueurs de couleur dans l'équipe de France de football me semble tout à l'honneur de la formation politique précitée. J'espère que cette sanction servira d'exemple, car je serai très attristée de voir fleurir sur les blogs une prose nauséabonde semblable à celle qui a motivé cette réponse.



Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 4 septembre 2007

Lett's go !

Domiciliée à Schweyen, je suis de ce fait très concernée par les municipales de mon village, dont j'aime la beauté de la nature qui l'entoure, et surtout la grande chaleur de ses habitants.

Mandatée déléguée à la Moselle, je suis très attentive aux municipales de Metz, capitale départementale pour laquelle je m'investis sans compter depuis plusieurs années.

Schweyen, Metz…mais pas seulement.

Aujourd’hui, mon attention porte sur les municipales de la commune située au carrefour de mes parcours personnel et professionnel, et que j’affectionne chaque jour davantage : Sarreguemines.

Je ne m’attarderai pas dans ce billet à commenter les étonnants propos de l’opposition sarregueminoise.

Je préfère en effet porter mon regard vers la personnalité qui, lorsque la vie m'a confrontée à une épreuve professionnelle difficile, a su m’écouter et m’apporter son soutien sans s’attacher à mesurer les risques politiques encourus (risques suffisamment importants pour intimider quelques autres personnages politiques). Grâce à elle, les nuages se dissipaient enfin !

Chacun l'aura compris, j'évoque dans les lignes précédentes Monsieur Céleste Lett, député-maire de Sarreguemines, auquel vont toute ma gratitude et mes remerciements.

Certains prétendront que ma reconnaissance est vide de sens dans la mesure où cette intervention procède de l'assistance qu'on est légitimement en droit d'attendre du député de sa circonscription. Je répondrai que peu de politiques s’attardent sans contrepartie à soutenir l’individu si le jeu a une probabilité non négligeable de leur être défavorable ou d’altérer leur réseau de relations. C’est certainement là une tendance qui discrédite les politiciens puisqu’elle conditionne les services rendus au citoyen suivant les intérêts à courts termes des lobbies politiques et les ambitions des personnalités au pouvoir (quelle que soit l’échelle du territoire).

Pour apprendre l'essentiel de cette affaire, aujourd’hui classée, vous trouverez en quelques lignes comment les choses se sont passées dans le commentaire laissé en réponse à la question de Milouch, président d'une association, engagé dans la lutte contre les discriminations.

Au sortir de ces pénibles évènements, mes activités professionnelles ont pu se poursuivre, et mon désir d’aider autrui s'en est trouvé grandi et renforcé…

Je souhaite chaleureusement à Monsieur Céleste Lett de se montrer aussi brillant candidat aux municipales qu’il a su l’être aux législatives, et de continuer à placer au service de chacun ses qualités professionnelles et humaines…

Lundi, 11 juin 2007

En 2007, la Nouvelle Vague est bleue !

Comme on pouvait s'y attendre, les résultats des élections législatives se révèlent extrêmement favorables aux candidats présentés par l'UMP, et déjà fleurissent, sur les blogs de gauche, des lignes angoissées prédisant à court terme la fin de la démocratie, et annonçant l'avènement d'une force de droite régnant sans partage, et imposant partout ses hommes et ses valeurs sans que quiconque ne puisse contester sa suprématie.



Qu'en est-il en réalité ?

La première des choses que nous aimerions faire remarquer est que les militants de gauche, et en particulier les socialistes, auraient avantage à s'interroger de toute urgence sur les raisons de leur déroute, plutôt que d'accabler de critiques souvent injustes une formation politique active et dynamique qui a su mobiliser et convaincre, là où leur propre attitude n'a su générer que doutes et découragement. Une gestion peu satisfaisante des affaires dont leurs élus avaient la charge, des projets politiques aux contours peu clairs et mal expliqués, des désaccords profonds entre leurs leaders, et pour finir une campagne électorale très maladroitement menée sont autant de raisons qui expliquent l'échec des socialistes, et ces derniers seraient bien mal venus de reprocher à leurs rivaux une situation dont ils portent l'entière responsabilité.



En second lieu, pourquoi faudrait-il redouter les suites de bons résultats aux législatives pour une formation qui vient de gagner les élections présidentielles ? A vrai dire, il est assez plaisant de nous voir avertis des dangers consécutifs à la concentration des pouvoirs par ces mêmes socialistes qui, en 1981 et 1988, avaient accueillis les vagues roses avec des cris de joie ! ... Enchanté de la tournure des évènements, François Mitterrand aurait à l'époque annoncé aux membres de son entourage qu'ils "ne verraient pas deux fois dans leur vie" une telle majorité de gauche au Palais Bourbon. Il paraît donc difficile de comprendre suivant quelle logique les socialistes peuvent aujourd'hui dénoncer avec une telle vigueur une situation dont ils se sont si bien accommodés lorsqu'elle leur était favorable.



Une victoire aux législatives, donc, assure au gouvernement les conditions indispensables requises pour mener à bien et sans entraves tous les projets, pour relever tous les défis qu'il s'était fixés avant son accession au pouvoir, en plaçant à des postes clefs un nombre suffisant d'hommes et de femmes tous animés du même idéal de progression et de changement qui a conduit à la victoire. A l'inverse, une situation de cohabitation, mettant par exemple aux prises un président de droite et un gouvernement de gauche, préserve de fait un certain équilibre, mais condamne surtout les hommes et les femmes en charge de l'avenir du pays à une relative impuissance, chacun des groupes en place mobilisant toute son énergie pour contrecarrer les initiatives de l'autre. Un président et un gouvernement unis, une assemblée majoritairement favorable aux projets annoncés, sont au contraire garants de la cohésion des décisions prises ensemble et d'une portée accrue des mesures mises en oeuvre.



Et pour ceux que les succès de l'UMP inquièteraient encore, je voudrais rappeler les efforts d'ouverture exemplaires consentis par l'équipe gouvernementale afin que ses victoires soient celles de chaque français. L'intégration du socialiste Bernard Kouchner au sein du gouvernement au poste envié de ministre des affaires étrangères, le signe fort envoyé à destination des minorités par le biais de l'accession de Rachida Dati au statut prestigieux de ministre de la justice, sont autant de messages clairs destinés à faire comprendre que chacun a sa place dans la France de demain, et que toute bonne volonté sera chaleureusement accueillie par un groupe désireux de faire la part belle à l'élargissement des liens et à la synergie des compétences. Rappelant le "devoir d'ouverture", le "devoir de diversité" affichés par l'UMP, Jean-Pierre Raffarin a précisé hier soir qu'une "représentation aussi forte nous impose des devoirs et notamment de s'ouvrir non seulement aux différentes familles politiques pour soutenir le projet de Nicolas Sarkozy, mais sociologiquement aussi à toutes les couches de la société". On ne saurait être plus clair, et c'est avec beaucoup d'enthousiasme que je me propose de participer à la mise en oeuvre concrète de cet ambitieux programme.



Pour terminer cet article, j'aimerais adresser mes plus sincères félicitations à Céleste Lett, député de la Moselle, qui vient d'être très brillamment réélu à 61,4% des voix au premier tour des élections législatives. Ce plébiscite massif montre combien l'électorat se déclare satisfait du travail qu'il accomplit depuis des années, et n'a pas manqué de se mobiliser pour assurer ce nouveau et large succès de Monsieur Lett.



Bravo à lui, et bon travail à nous tous!



Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 29 mai 2007

Denis Peiffer invente la peopolitique...

Les hasards du surfing, comme disent les plus jeunes d'entre nous, m'ont conduite sur le blog de Monsieur Denis Peiffer, conseiller municipal (socialiste) à Sarreguemines.

Le moins que je puisse dire est que le contenu de ce blog m'a considérablement surprise.

Curieuse de prendre connaissance d'analyses politiques issues de réflexions menées par une personne affiliée à un parti différent du mien, je me réjouissais en effet de trouver là une occasion de comprendre les points de vue et les motivations qui sous-tendent des projets et initiatives dont la logique m'échappe quelquefois.

Déception : la majeure partie des textes rendus publics sur ce blog se proposent exclusivement d'éreinter non seulement des personnalités choisies parmi les adversaires politiques de leur auteur, mais aussi, curieusement, un certain nombre d'élus socialistes de tout premier plan !

Plus étrange encore est la manière dont Denis Peiffer s'y prend pour rédiger ses étonnants billets.

En gros, de quoi s'agit-il ?

C'est en vain qu'on chercherait, dans les articles de Denis Peiffer, des informations pertinentes, des avis originaux, ou des analyses de quelque profondeur relatives à la politique de notre pays, ou même de notre région. Au contraire, l'essentiel de ses interventions se résument à des critiques superficielles et totalement déplacées sur les faits et gestes, voire les apparences physiques de nos personnalités politiques ! Plus ridicule encore, les arguments présentés ne sont jamais étayés de la plus petite justification vérifiable, de la moindre référence sérieuse, mais reposent intégralement sur les compte-rendus brumeux d'échos entendus dans la rue : tel jeune homme a déclaré ceci, telle vieille dame a prétendu cela..., et voila Denis Peiffer soudain investi (selon lui) du devoir de colporter avec ardeur les plus grotesques ragots, si tant est, d'ailleurs, que lesdits ragots n'aient été purement et simplement inventés pour l'occasion...

Donnons quelques exemples glanés ça et là dans l'abondante littérature de notre prolifique conseiller municipal.

L'article consacré à Céleste Lett, Député de la Moselle, est symptomatique de la méthode Peiffer.

Céleste Lett va-t-il subir des attaques subtiles sur sa gestion des affaires ? Va-t-on lui reprocher sa connivence avec quelque personnalité contestée, ou la nature de ses choix politiques présents ou passés ? Que nenni, car Denis Peiffer n'est pas homme à se laisser distraire par de tels détails !... Les postures physiques de Céleste Lett, l'examen approfondi de ses photographies et, un jour peut-être, sa coupe de cheveux et la marque de ses chaussures, sont autant d'éléments capitaux suceptibles de justifier des interventions détaillées de la part de Denis Peiffer sur son blog.

Et naturellement, tout cela repose, comme à l'accoutumé, sur un argumentaire profond et très documenté : "un septuagénaire commente, un citoyen lâche, une sarregueminoise constate"... et à sa manière inimitable, Denis Peiffer termine son discours par un jugement à l'emporte-pièce, fustigeant "un que je vois tout le temps chez moi à lever le verre et à serrer les mains, c'est souvent le signe qu'il ne fiche pas grand chose". A l'évidence, la politique sort grandie de ce genre de considérations élevées...

Quelquefois également, Denis Peiffer semble embarrassé au moment de rédiger ses venimeux billets. Que reprocher, en effet, à une personne au sujet de laquelle il ne dispose pas d'informations suffisantes ? Ce fut le cas, par exemple, de Danièle Douet, candidate présentée aux élections législatives par le Mouvement Démocrate, et que l'infatigable conseiller municipal s'avisa un matin de mettre à son tableau de chasse.

Comme on pouvait s'y attendre, l'attaque fut basée cette fois, et cela avec l'élégance coutumière, sur le fait que Danièle Douet n'a pas l'honneur d'être connue de Monsieur Peiffer et de ses informateurs. Aussi, à celle qu'il qualifie acidement de "célèbre Danièle Douet", fut-il reproché de porter "un nom qui n'évoque rien pour personne". Dans le domaine du débat politique, on reste à l'évidence, cette fois encore, dans le très haut de gamme !...

Et pour ne pas laisser croire que les cibles de Denis Peiffer ne sont repérées qu'en dehors de sa famille politique, je voudrais revenir un instant sur l'invraisemblable pamphlet anti-Fabius qu'il a jugé bon de publier avant les dernières élections présidentielles. Une fois de plus, Monsieur Peiffer a fait la démonstration de son sens de la mesure et de son élégance subtile, qualifiant Laurent Fabius "d'épouvantail" qui a "longtemps servi la soupe au capitalisme"... tout cela étant agrémenté des sempiternels "...peut-on entendre dans la rue", "...confie un militant", qui semblent donner à Denis Peiffer l'illusion d'être le porte-parole privilégié du Peuple.

Mais au fait, qui est-il, ce Monsieur Peiffer aux yeux duquel si peu de gens trouvent grâce ? Et quelle peut être l'origine de l'inépuisable énergie et de l'extraordinaire mauvais goût avec lesquels il s'acharne sur ses pairs ? Pas assez connu, pas assez présent, trop jeune ou trop vieux... nul n'est à l'abri des attaques intempestives dont il agrémente son blog délétère, et je me suis prise un instant à me demander à quoi ressemblerait un article sur Denis Peiffer écrit par ce même Denis Peiffer... Le bouillant polémiste eut-il glosé sur les goûts vestimentaires passés de sa cible, sur son tour de taille présent ou sur son recours futur aux compléments capillaires ? C'est en tout cas ce que laisse penser la teneur des remarques exotiques relatives aux photos de Céleste Lett : "Il n'est pas un jeune premier. Son visage est plus marqué aujourd'hui. C'est un peu ridicule de vouloir faire paraître plus jeune"... Quel niveau !... Quant à moi, je vais de ce pas prendre rendez-vous avec une coiffeuse et une esthéticienne, honorables corps de métier qui semblent constituer les meilleurs remparts contre les attaques impitoyables de Denis Peiffer.

Si Monsieur Peiffer nous fait l'honneur de lire notre prose, nous aimerions profiter de l'occasion pour lui rappeler le sens du mot logorrhée : "Flux de paroles inutiles, propension morbide à parler sans fin. Diarrhée verbale."

A méditer...

Florence Soriano-Gafiuk, Citoyenne bitcherlandaise