Eu égard à la controverse que semble avoir suscitée le projet d'implantation d'une centrale thermique à gaz sur la commune de Hambach, il importe de fournir sans tarder à la population toutes les données utiles à une bonne appréciation de l'état des choses, et de s'attacher à confondre les tenants d'une opposition inconditionnelle à cette installation en mettant en lumière le caractère spécieux de leur argumentation.
De fait, la liste des catastrophes annoncées par les détracteurs zélés de Direct Energie est si longue que, passée la surprise de première lecture, on se prend à sourire en tentant de reconstituer le cheminement intellectuel qui a pu conduire à semblables inanités. Emissions massives de CO, de CO2, de NO2, de SO2... tel est le menu « chimique » ressassé par les partisans du « non », qui assortissent désormais leurs mystérieuses prédictions des extensions les plus incongrues : réchauffement des cours d'eau, brouillards givrants et pluies acides seraient au programme, pour le malheur de nos enfants et des carrosseries de nos voitures (sic) !
La réalité est que les concentrations en produits polluants seront très inférieures aux seuils limites fixés par l'OMS, et cela même à proximité immédiate du site, avec une chute rapide desdites concentrations à zéro dès lors que l'on s'éloigne même à faible distance des installations. A titre d'exemple, la quantité d'oxyde d'azote sera 13 fois inférieure au seuil imposé, 83 fois pour l'oxyde de soufre et 17 fois pour les poussières ! Ces chiffres parlent d'eux-mêmes ! D'autre part, l'allégation selon laquelle les émissions de CO2 se trouveraient accrues ne tient pas, dans la mesure où le Plan Energétique Français prescrit le développement d'un parc d'unités à cycles combiné fonctionnant au gaz naturel, devant à terme remplacer les centrales au fioul et au charbon. Loin d'augmenter, les émissions de CO2 en seraient au contraire divisées par 3 !
Comme on l'imagine sans peine, nos élus ont bien entendu eu à cœur, préalablement à tout engagement effectif, de diligenter les études les plus strictes afin d'estimer les risques envisageables pour les habitants des communes voisines et, plus largement, pour l'environnement du lieu. Les résultats de ces analyses, menées séparément par un cabinet d'expertises indépendant et par deux médecins toxicologistes, sont désormais connus, et démontrent sans l'ombre d'un doute, sans que ne subsiste la plus infime ambiguïté, que les dangers imputables à la centrale projetée sont absolument inexistants.
Sous quel angle faut-il dès lors considérer la démarche des zélateurs anti-centrale, si ce n'est sous celui de la plus pure malveillance, de la plus insigne partialité ? A l'évidence, il est dénué de sens de désigner ainsi, de manière exclusive, cette future centrale comme une source privilégiée de nuisances et de pollution, dans la mesure où les risques encourus sont ici infiniment mieux connus et maîtrisés que dans les cas d'innombrables autres éléments de notre environnement. Activité industrielle traditionnelle, émission de gaz automobiles, substances toxiques abondantes dans les peintures, vernis et nettoyants ménagers, telles sont, parmi tant d'autres, des causes sérieuses d'inquiétudes pour la sauvegarde de l'environnement et la préservation de la santé publique et, de ce point de vue, il convient de réajuster la perception des risques inhérents au projet défendu par Direct Energie, dont on conçoit qu'ils sont minimes au regard de ceux que véhiculent les activités communes du monde qui nous entoure.
Dans ces conditions, on ne saurait faire l'économie d'une mise au point salutaire en soulignant les orientations peu scrupuleuses des individus sus-évoqués, qui répandent des allégations calomnieuses accusant la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences de ne prêter aucune attention aux énergies renouvelables et à la protection de l'environnement, diffusent des chiffres fantaisistes fixant à des valeurs imaginaires une élévation de la température de l'eau de la Sarre ou le nombre de cheminées de la centrale, ou avancent des prédictions exotiques telles que la future pénurie de gaz à Nancy !
Dans la réalité, la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences, soucieuse de promouvoir l'emploi des énergies renouvelables a financé la mise en place d’une pile à combustible dans la commune de Sarreguemines, verse des fonds pour la recherche sur l’hydrogène, joue un rôle actif dans l'établissement de l’usine de méthanisation de Moselle-Est et chauffe son nouveau centre technique via la cogénération de l’usine Continental ! Sur le plan de la protection de l'environnement, il faut également savoir que les cours d'eau bénéficient désormais d'un plan global de renaturation, et que la surface classée dans le cadre de l'Europôle 2 se verra sensiblement agrandie, la zone humide profitant largement des dispositions de gestion des eaux. Que dire encore, sinon que le nombre de cheminées est fixé de manière inaliénable par le constructeur, que la quantité de gaz transitant par Hambach et dédiée à cette nouvelle installation n'excèdera pas 9%, donc n'aura aucune incidence sur la desserte des grandes agglomérations, et que l'élévation de la température des cours d'eau sera circonscrite à 5 mètres en aval des points de rejet.
Comme on le voit, la posture des adversaires de Direct Energie est donc motivée en partie par l'improbité de leurs chefs de file, mais aussi par l'amateurisme choquant de leurs prétendus spécialistes. On a ainsi été surpris d'apprendre que leur « ingénieur » référent, présenté comme un expert fiable, n'était en fait titulaire que d'un DUT, et officie actuellement au titre de technicien ! Le caractère équivoque de leurs prises de position apparait par ailleurs de manière particulièrement éclatant lorsqu'on s'avise du fait que certains protagonistes affichent dans le même temps un soutien sans faille à la centrale Emile Huchet qui, pour le coup, figure effectivement parmi les 15 sites les plus gros émetteurs de CO2 d'Europe ! Quant aux confusions grossières consistant à apparenter les gains financiers attendus - propices au développement futur de la CASC - aux indemnités de nos élus, on ne sait s'il s'agit d'un amalgame motivé par la méconnaissance complète des modalités opératives des projets de ce type, ou d'une tentative délibérée d'embrouillement à des fins diffamatoires.
On ne saurait donc trop conseiller aux contempteurs de la centrale de Hambach de mettre un terme à leurs réticences et à leurs hésitations, de regarder la réalité en face, et d'accorder désormais leur entière adhésion à une opération bénéfique pour tous, saine et raisonnable, dont les perspectives de création d'une soixantaine d'emplois directs dans la région et de dizaines d'autres postes connexes constitue un argument de plus à porter au crédit de cet excellent projet.
Florence Soriano-Gafiuk
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