Actualités et Politique

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Tag - Citoyenneté

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Dimanche, 23 août 2009

Ramadan : la force d'âme au service de la piété

Une pensée particulière pour nos amis musulmans, qui entreprennent aujourd'hui une longue période de recueillement propice à la purification et à la régénération spirituelle. Je leur souhaite beaucoup de courage dans cet effort méritoire, qui appelle le respect de chacun, croyant ou non.

Mosquée

Samedi, 30 mai 2009

Tous aux urnes !

Tracts de la majorité présidentielle :

Quand l'Europe veut, l'Europe peut

Engagements pris, promesses tenues

Mes cher(e)s concitoyen(ne)s, mes cher(e)s ami(e)s,

Des estimations statistiques récentes semblent augurer un taux d'abstention important pour les prochaines élections européennes, éventualité tout à fait regrettable eu égard à l'importance capitale de cette échéance.

Sans doute la désaffection des électeurs pour ces rendez-vous si essentiels est-elle en partie imputable à la crise économique qui sévit actuellement sur l'ensemble de la planète, et dont certains ont pu, à un moment ou un autre, considérer que les élus de tous niveaux tardaient à trouver des alternatives de sortie à la fois rapides et satisfaisantes.

En dépit de ces incertitudes transitoires, je ne saurais trop encourager chacun à oublier un instant ses compréhensibles interrogations, ses justes inquiétudes, et à suivre la voie tracée par sa conscience et son cœur de citoyen en choisissant de faire son devoir, et de se rendre aux urnes le 07 juin prochain.

Il ne faut pas se lasser de rappeler combien le droit de vote, si naturel aujourd'hui, a en réalité été conquis de haute lutte, et demeure inconnu dans nombre de régions du monde ! Plus qu'un concept, ce droit est notre chance d'exprimer de manière concrète notre enthousiasme et notre volonté d'œuvrer, avec nos moyens, pour l'unification politique des pays du continent européen, entreprise dont l'accomplissement signerait l'impossibilité de voir se reproduire un jour les conflits effroyables qui ont marqué les dernières décennies. Clairvoyance, ouverture, générosité, telles sont les valeurs auxquelles sont adossés les principes idéologiques de Robert Schuman, principal artisan de la construction européenne qui, cinq ans presque jour pour jour après la capitulation de l'Allemagne, déclara le 9 mai 1950 : La France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l'Allemagne. (…). L'Europe naîtra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée.

Ces élections qui s'annoncent s'inscrivent dans la continuité directe du mouvement initié par Robert Schuman, et nous avons le devoir d'y apporter notre adhésion chaleureuse, et notre soutien massif. Dans la conjoncture troublée et confuse qui, peut-être, sera celle du monde de demain, où la performance des économies et la compétitivité seront l'objet de toutes les attentions, il apparait que la fédération des pays européens est le seul levier crédible et réaliste susceptible de relancer la croissance de notre société.

Refus de l'amertume et du découragement, désir de prendre nos destins en main par une participation active aux occurrences qui nous concernent, ce sont là les piliers d'une posture lucide et juste, qui fera de nous les acteurs engagés et respectés de notre avenir.

Bonnes élections à toutes et tous,

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 10 décembre 2007

ADQV : Ordures ménagères... Parlons-en !

Souvent éclipsé par les problèmes majeurs que constituent le réchauffement climatique, les résidus industriels, les émissions de gaz à effet de serre et la déforestation massive, le traitement des ordures ménagères n'en est pas moins un enjeu primordial dans la recherche de méthodes visant à protéger l'environnement.

A ce propos, les rapporteurs chargés d'analyser l'impact d'une gestion lacunaire des déchets issus de la consommation courante des ménages soulignent la diversité des éléments à prendre en compte, chacun réclamant des initiatives et des investissements fournis à plusieurs niveaux.

En amont se trouvent naturellement les consommateurs, qui se voient prescrire une certaine forme de discipline quotidienne. Le choix des produits qu'ils achètent, en premier lieu, devrait être fortement corrélé à la nature du conditionnement correspondant. On recommande par exemple d'acquérir de préférence des fruits au détail, emportés ensuite dans un cabas ou un panier personnels, plutôt que des paquets préempaquetés dont l'emballage doit ensuite faire l'objet d'un traitement, et plus généralement, de renoncer aux sachets plastiques proposés aux caisses des supermarchés. Après consommation, chaque famille doit également se préoccuper d'effectuer un tri rationnel de ses propres déchets, afin d'en faciliter l'orientation après ramassage, et le retraitement éventuel.

Parallèlement aux bonnes volontés individuelles d'amélioration, qui visent principalement à la réduction de la quantité de déchets produits, il est clair que le ramassage et le traitement de ces matières usagées doit faire l'objet de mesures d'ensemble conduites par les pouvoirs publics, épaulés par des sociétés privées spécialisées. Le devenir des matériaux mis au rebut se décline suivant deux axes, que sont le simple stockage effectué avec les précautions d'usage lorsque les produits (industriels, pharmaceutiques...) sont dangereux, et l'exploitation et la transformation avec création de consommables nouveaux.

Lorsque les déchets recueillis le permettent, cette seconde solution doit être privilégiée pour des raisons évidentes. D'une part, le retraitement des déchets minimise la quantité de matières résiduelles à stocker. D'autre part, les produits récupérés après transformation représentent non seulement un gain intéressant dans l'immédiat, mais procèdent même d'une démarche d'économie des ressources, comme dans le cas de l'activité nucléaire, par exemple, où le fait que les réserves naturelles ne soit pas inépuisables rend très souhaitable la réutilisation des matériaux déjà extraits.

Le problème du retraitement des déchets a naturellement un coût, et la construction d'usines habilitées à effectuer ces transformations est en particulier très onéreuse, ce qui conduit souvent les décideurs à envisager le problème avant tout en termes de rentabilité.

Au niveau régional, une analyse similaire à celle qui est détaillée dans les lignes précédentes reste valable, et nécessite de surcroit qu'une attention particulière soit portée aux spécificités locales, afin que les mesures préconisées fassent l'objet d'un ajustement adapté aux caractéristiques de terrain.

A ce titre, l'ADQV, Association de la Défense de la Qualité de Vie du Pays de Bitche, réclame la mise en œuvre rapide de mesures destinées à modérer la charge de déchets produits, et a présenté au syndicat des communes une série de propositions en ce sens, un corollaire positif étant naturellement l'allègement des frais imputables au contribuable. Ces dispositions s'articulent autour de quatre idées simples et efficaces, dont on voit aussitôt les avantages qu'apporterait leur application immédiate.

La première suggestion implique le concept de pesée embarquée, chaque poubelle étant en quelque sorte immatriculée au moyen d'une puce informatique, et faisant l'objet d'une pesée lors de son ramassage. Des variantes intéressantes sont étudiées, envisageant notamment des prix figés pour les déchets recyclables, et variables pour les autres. On conçoit sans peine le caractère incitatif au tri d'un tel procédé. La seconde piste prévoit la création d'une déchetterie et d'un compostage communal ou intercommunal, avec possibilité pour les usagers de déposer leurs détritus fermentescibles, et de récupérer en retour une certaine quantité de compost. La troisième idée, d'ordre organisationnel, prescrit l'institution d'une Communauté des communes, les avantages visés relevant d'une simplification des structures, et induisant une diminution du nombre de responsables à l'évidence trop élevé à l'heure actuelle, et une mutualisation des ressources et des compétences opérée simultanément à des fins d'efficacité pratique et de réduction des coûts. En dernière analyse, l'ADQV s'interroge enfin sur l'opportunité de construire une usine de méthanisation, dont les bénéfices à courts termes, avancés par ses promoteurs, ne sont pas suffisamment convaincants pour faire oublier le coût prohibitif d'une telle opération.

En conclusion, le traitement des ordures ménagères est un défi d'envergure pour le pays de Bitche. Intéressée et concernée par les choix qui seront faits dans les mois à venir, l'ADQV souhaite sensibiliser usagers, industriels et pouvoirs publics à l'enjeu des décisions qui seront prises, et participe activement aux réflexions en cours en indiquant des axes et des mesures dictés par sa connaissance approfondie des ressources et des structures locales, et par les analyses de ses experts en matière de protection de l'environnement.

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 3 décembre 2007

Il était une fois à Puttelange-aux-Lacs

Le retour du ShéRIFF

Cité depuis toujours comme exemple d'ouverture et d'entente harmonieuse entre communautés, la ville de Puttelange-aux-lacs est aujourd'hui en proie à une série de controverses dont chacun se serait bien passé, polémiques initiées par la volonté d'un seul homme, Nicolas Riff, sur fond de constructions immobilières et d'élections municipales.

De quoi s'agit-il ?

Au prétexte de contester l'édification d'un centre culturel franco-turc, Monsieur Nicolas Riff, premier adjoint à la mairie de Puttelange-aux-Lacs, mène actuellement une croisade acharnée contre le maire sortant Laurent Janas, et ne néglige aucune occasion de s'exprimer avec hargne et véhémence au sujet de ce dernier, oubliant les années passées à travailler de concert au service de leurs administrés.

Est-il utile de le rappeler, Laurent Janas est un homme extrêmement populaire au sein de la petite ville qu'il dirige, où chacun est sensible à la chaleur avec laquelle il vient en aide à toutes les personnes qui font appel à lui lorsqu'elles se trouvent confrontées à des difficultés, vers qui il est toujours agréable de pouvoir se tourner lorsqu'on a besoin d'un conseil ou d'un appui. Depuis des années, son honnêteté et sa bienveillance naturelle plaisent et rassurent, et il est regrettable que certain collaborateur indélicat s'avise soudain d'adopter à son encontre un comportement hostile pour de basses raisons utilitaires.

Attrait du pouvoir, quand tu nous tiens ! Car si les propos recueillis semblent circonscrits à une banale affaire de construction, il est clair pour chacun que le but véritable que poursuit Nicolas Riff est de jeter le discrédit sur Laurent Janas afin de le déposséder de sa fonction de maire, sur laquelle il rêve de faire main basse depuis des années.En prêtant attention à l'argumentaire, au demeurant fort confus, du premier adjoint, on apprend que le maire aurait anticipé la signature du permis de construire d'un centre culturel (mis aux normes, après 6 premiers essais), devançant l’avis de la nouvelle commission spécifique chargée de gérer les permis de construire dits sensibles.

Pour ma part, je trouve au contraire que cette volonté de hâter le début des travaux doit être portée au crédit du maire, qui fait ici une nouvelle démonstration de sa générosité et de sa volonté constante de protéger et de développer toutes les initiatives susceptibles d'aider les populations à vivre ensemble.

Quant à l'argumentation de Monsieur Riff, qui n'a trouvé à reprocher à sa cible du moment qu'un " manque de transparence dès le début de l’affaire", elle apparaît aujourd'hui, aux yeux de tous, d'une vacuité désolante, à l'image de ses tristes motivations et de sa très affligeante personne.

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 22 octobre 2007

Encore une histoire d'ADN

Le monde de la recherche scientifique vient d'être secoué par le scandale consécutif aux récentes déclarations de James Watson, prix Nobel de médecine en 1962 après avoir co-découvert la structure moléculaire de l'ADN.



Dans les colonnes du Sunday Times Magazine, ce chercheur affirme en effet sans ambiguïté que les noirs-africains sont moins intelligents que les blancs, annonce que des études scientifiques sérieuses corroborent cette évidence, et en tire des conclusions immédiates quant à l'inutilité des politiques sociales initiées aux Etats-Unis en faveur des populations défavorisées composées d'individus de couleur.



Ces allégations sont, cela va sans dire, inadmissibles et complètement aberrantes, et je condamne fermement la tenue de tels propos, surtout de la part d'un chercheur de tout premier plan.



Autant que je puisse le voir dans les innombrables notes relatant cette affaire, c'est bel et bien ce gradient supposé entre les intelligences des représentants de différentes races qui interpelle le public.



Pour ma part, j'aimerais expliquer qu'au fond, ce n'est pas tant cette foi absurde en telle ou telle inégalité des performances qui me choque le plus, mais, surtout et avant tout, les conclusions que les tenants de ces thèses se proposent d'en tirer !



Pour ne donner qu'un exemple, il est établi que les populations d'origine asiatique sont beaucoup moins souvent victimes de cancer que les occidentaux, bien qu'il soit difficile, à l'heure actuelle, de pointer du doigt de manière certaine, une raison objective expliquant cet état de fait. Ainsi, les explications avancées hésitent entre facteurs alimentaires, environnementaux et génétiques.



Dans le cas où la recherche future établirait que les asiatiques possèdent effectivement l'avantage génétique d'être moins sujet au cancer, il ne serait nullement choquant d'accepter simplement ce fait démontré. Ce qui serait anormal, en revanche, serait d'en déduire aussitôt un quelconque principe de supériorité de la race asiatique sur les autres, en invoquant ces connaissances nouvelles.



Dans un même ordre d'idée, qu'importe qu'on établisse un jour que le potentiel sportif d'un noir-africain ou la résistance à l'infarctus d'un asiatique sont supérieurs à ceux des autres ! Qu'importe qu'un homme ait une force physique supérieure à celle d'une femme, qu'une femme soit plus résistante à la faim qu'un homme, qu'un coréen soit en moyenne plus petit qu'un hollandais. Je considère qu'un individu possédant un quotient intellectuel, une mémoire ou des talents artistiques innés lui permettant des performances qui dépassent les miennes ne font en aucun cas de lui une personne qui me soit supérieure !



Que des différences d'une nature ou d'une autre soient avérées ou pas, ce qui compte est de défendre fermement le principe d'égalité de tous, et de ne jamais déroger à ce principe universel, sous quelque prétexte que ce soit.



Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 3 mars 2007

Citoyenneté pour les personnes en situation d’handicap !

Le potentiel de la partie de la population en situation d’handicap - soit près de 10 % des français-, est souvent mal connu, voire ignoré, tout simplement parce le regard de notre société porté sur les personnes handicapées est celui de la situation extraordinaire, alors que l’handicap correspond à une situation ordinaire qui est à la fois particulière et caractéristique.



Alors si nous souhaitons construire une société de développement du bien-être, dans lequel nous profiterions de la diversité de tous les individus, nous devons commencer par, adapter les cadres physiques et humains, mais aussi et surtout, changer notre culture et notre vision de la situation d’handicap.

Même si depuis 2002, la France s’est engagée dans une politique volontariste d’insertion des personnes handicapées, il a fallu attendre trois ans pour qu’une loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, soit adoptée.

Les principales orientations sont :

  1. L’accessibilité généralisée pour tous les domaines de la vie sociale : la personne en situation d’handicap a le droit de s’inscrire dans des projets répondant à ses désirs, tant dans les domaines scolaire, professionnel, artistique ou sportif. Les aménagements nécessaires (emploi, cadre bâti, transports...) doivent donc être faits si nous ne voulons pas que la personne handicapée soit coupée de la cité, mise sous tutelle économique, et considérée à vie comme un individu de statut de mineur.
  2. Le droit à compensation des conséquences du handicap (par exemple, majoration de la durée d’une épreuve d’examen ou de concours)
  3. La sensibilisation de la société civile et des employeurs : la compréhension du handicap relève de l’intelligence et du droit humain, et non de l’émotion et de la bonne conscience. Notre culture doit changer.

Malgré tout, des situations inadmissibles perdurent.



L’un des exemples les plus flagrants concernent la recrudescence de malades mentaux dans les prisons: les chiffres sont alarmants. Les principales raisons proviennent :

  • d’une part, de la réforme du code pénal de 1993 qui établit la responsabilité pénale des personnes dont le discernement est altéré au moment des faits,
  • et d’autre part, du manque de structures de psychiatrie, d’hôpitaux et de centres médico-psychologiques : c'est ainsi que nombre de patients restent sans soins et entrent dans une spirale de petits délits qui les mène en prison.


Tout le monde se souvient de l’horrible affaire de cannibalisme de janvier 2007, dans l’une des cellules de la maison d’arrêt de Rouen.



Cette abominable fait révèle que malgré l’élan de la France, des progrès restent encore à faire si nous souhaitons renforcer notre cohésion nationale pour davantage de justice et donc davantage d’attention aux plus vulnérables qui ont droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale.