Actualités et Politique

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Tag - Denis Jacquat

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Mercredi, 10 décembre 2008

UMP 57 : Un grand nettoyage de printemps pour Noël

L'actualité politique nationale a été très agitée, ces dernières semaines, par les querelles violentes qui ont opposé les leaders du groupe socialiste en quête d'un nouveau premier secrétaire pour leur formation. Face à l'unité et à la détermination des représentants de la Majorité, ces dissensions et controverses perpétuelles étaient fort malvenues, et ont achevé de discréditer un parti qui se serait pourtant bien passé, vu sa situation, de telles démonstrations de désunion et d'hostilité réciproque.

Cette remarquable cohésion des membres du gouvernement autour de projets portés par une idéologie commune, qui devrait servir d'exemple à tous les militants UMP de notre pays, ne semble pourtant pas avoir inspiré d'intentions similaires au sein de notre propre Fédération de Moselle, où un certain nombre de pratiques très contestables ont été dénoncées publiquement par des élus extrêmement choqués par la découverte de tels agissements.

Refus injustifié de procurations, modification du fichier des adhérents, domiciliations fantômes, telles sont les irrégularités qui ont terni la crédibilité du scrutin des dernières élections internes de notre formation, et conduit Yves Wendling à saisir la Commission nationale des recours de l’UMP.

Face à ces dérives, des réactions énergiques et courageuses ont rapidement vu le jour, à l'initiative d'élus UMP (Denis Jacquat, Marie-Jo Zimmermann, Yves Wendling) désireux de montrer publiquement que ces méthodes étaient le fait de quelques-uns seulement, dont les comportements, inqualifiables et révoltants, ne sauraient être tolérés par leurs pairs, et devaient sur le champ être désignés comme tels afin que soient levée toute tentation, pour le public, d'associer ces déviances individuelles à l'ensemble de notre mouvement.

Pour ma part, je considère que cette affaire pourrait être lourde de conséquences pour notre parti en terme de crédibilité et de confiance, et j'ai la conviction que notre fédération doit faire l'objet de mesures intransigeantes d'assainissement de nature à reconstruire un groupe uni et dynamique, sûr de la force de ses convictions et de la rectitude de ses membres, et cela dans les délais les plus courts.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 4 décembre 2008

Amendement Jacquat : pour que nos anciens ne battent plus en retraite !

Eu égard au constat irrécusable en vertu duquel le nombre d'années de travail rapporté au nombre d'années d'existence n'a cessé de décroître au cours de ces dernières décennies, il est en définitive apparu que cette tendance, jusqu'ici profitable, n'était plus compatible avec les phénomènes simultanés de vieillissement de la population et de dénatalité avérée qui se profilent dans la plupart des pays de l'Union Européenne.



Dès lors, comment redresser la situation si l'on entend, conjointement, s'abstenir d'augmenter les cotisations ou d'aggraver les déficits ? C'est au traitement de ce problème délicat que s'attaque le gouvernement, soucieux de proposer des dispositifs réalistes destinés à améliorer à la fois les conditions de vie individuelles des seniors et le niveau général des droits sociaux. L'une des mesures retenues, connue sous le nom d'amendement Jacquat, prescrit le report du départ à la retraite à l’âge de 70 ans pour les salariés qui le souhaitent.



Moderne et objectif, ce programme a pourtant été conspué avec la dernière virulence par l’assemblée générale du comité de défense des travailleurs frontaliers (voir RL 24/11/08), qui s'est livrée sans retenue à un persiflage inadmissible auquel, en tant que membre du comité UMP de la circonscription et conseillère municipale de Schweyen, je me sens le devoir de répondre.



Tout d'abord, il faut savoir que la cessation d’activité s'accompagne pour de nombreux séniors d'une altération de leur image sociale avec parfois, à la clé, des états dépressifs attestés. Pour cette catégorie d’âge, le taux global de mortalité est ainsi 2,8 fois plus élevé chez les inactifs que chez les actifs ! Plus prosaïquement, il est acquis que l’allongement de la longévité (+ 64 % en un siècle) compromet gravement l'avenir de notre régime de retraite par répartition, avec les effets attendus de dégradation du niveau de vie de nos aînés, voire l'émergence de conflits intergénérationnels. Le vieillissement de la population génère enfin une pénurie de main d’œuvre dans des secteurs d’activités spécifiques où, d'ores et déjà, certains postes d’embauche ne sont plus pourvus, avec à terme des conséquences sévères sur notre économie faute de mesures appropriées.



Je crois inutile de détailler ici les bénéfices innombrables que recèle le maintien d'une activité professionnelle pour les seniors, tant aux niveaux individuel (préservation d'un statut social), sociétal (mixage des âges) qu’économique (transfert des savoir-faire). A toutes fins utiles, je rappelerai cependant que le vieillissement actif s’inscrit dans une politique de rupture basée sur une gestion de l’emploi par cycles de vie et pensée en termes de formation tout au long de la vie, d’aménagement des fins de carrière, de refonte du système de20santé et de flexsécurité du travail (reconversion professionnelle dont, par exemple, le compagnonnage).



Au Président Arsène Schmitt, je répondrai pour conclure qu’il ne s’agit nullement de "contraindre à travailler jusqu’au bout de ses forces", et moins encore de cautionner de quelconque manière une "Europe du fric", mais tout au contraire de préparer notre pays à faire face à son évolution démographique, en investissant dans son capital humain, tant au niveau de la préservation de la santé qu’à celui de l’adaptabilité des compétences au marché du travail. Il est d'ailleurs fort plaisant de remarquer, au passage, que le Président Schmitt illustre lui-même, à son corps défendant, le bien-fondé de nos propos, suivant lesquels la mobilisation des compétences d’un sénior, mises ici au service de l’association des travailleurs frontaliers, peut être facteur d’épanouissement et de bienfait pour ce dernier comme pour l'ensemble de la société !



Pour finir, je rendrai hommage au sang-froid et à la détermination avec lesquels Monsieur Céleste Lett a su affronter l'hostilité sans fondement d'une assemblée dont les membres, je l'espère, auront eu le loisir de revenir à une vision plus objective de la réalité. C'est là, en tout cas, tout ce qu'on peut leur souhaiter !



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 9 avril 2008

Rumeurs alarmistes et forces armées

Comme chacun a pu le constater en suivant les actualités récentes, le gouvernement de notre pays dévoile peu à peu une batterie de mesures destinées, d'une part, à moderniser nos institutions, et d'autre part à rendre plus performants les modes de fonctionnement de nos structures, dont les mécanismes sont aujourd'hui jugés impropres à défendre la position et les intérêts de notre économie dans un contexte international bâti sur des principes de concurrence sévère.



De fait, ces dispositions nouvelles concernent de très nombreux secteurs, et s'inscrivent dans une volonté affichée de réduire les dépenses, quitte à en payer le prix en termes de ruptures des pratiques régionales, avec les angoisses et les bouleversements sociaux qui peuvent s'y attacher. Dans cette ligne, on a pu observer ces derniers mois les difficiles négociations relatives aux définitions des nouvelles cartes judiciaires et hospitalières, et la question du maintien de certaines garnisons militaires s'insère de manière naturelle dans le même mouvement de redistribution des sites, des moyens et des personnels.

Ce vaste plan de restructuration, qui intervient dans le cadre des politiques publiques, prévoit la fermeture d'une trentaine de garnisons sur tout le territoire national d'ici 2012. Comme on pouvait s'y attendre, le quart Nord-Est du pays est au premier rang des régions concernées, et ce sont la Champagne-Ardenne et la Lorraine qui devraient faire les frais des efforts assignés à cette réorganisation d'envergure. S'appuyant sur des expertises traçant le nouveau visage de la menace extérieure, le "livre blanc", dont la publication est annoncée pour le mois de mai 2008, déterminera la loi de programmation militaire 2009/2012.

Le cas de notre région est bien entendu tout à fait spécifique sur ce point, eu égard à l'importance considérable des équipements et effectifs présents sur notre sol et dans nos murs. Les engagements notables de l'état sur le plan local, depuis des décennies, ne doivent naturellement rien au hasard, mais sont directement liés au caractère limitrophe de notre situation géographique. Les conflits répétitifs avec nos voisins allemands et la menace à l'est inhérente aux ambitions du bloc soviétique ont en effet, de manière bien légitime, motivé un renforcement sérieux de nos frontières, ainsi que le maintien de troupes opérationnelles capables de faire face à toutes velléités invasives.



Ces dernières années, le contexte géopolitique mondial a cependant beaucoup évolué, et chacun comprend, par exemple, que les menaces d'invasion allemande n'ont plus de réalité effective. Dans un même ordre d'idée, nous sommes aujourd'hui bien loin de la période noire de la guerre froide, et les avancées de la perestroïka replacent les relations est-ouest dans une perspective plus favorable. Dans ces conditions, l'idée selon laquelle le maintien de contingents importants aux portes du pays n'est plus une priorité a fait son chemin, et s'impose finalement comme une évidence, dont il convient de tirer des conséquences pratiques, chez nous comme ailleurs.



A cette étape de notre analyse, il n'est pas inutile de faire un point rapide des mesures qui, selon la presse et en particulier le Républicain Lorrain, seraient envisagées au niveau local. Pour commencer, il faut savoir qu'un document interne de l'Etat-Major de l'armée de Terre annonce la fermeture de la garnison du Pays de Bitche, et le transfert du 57 ème Régiment d'Artillerie à Montpellier. D'après des estimations, 1300 militaires, 120 employés civils et 100 familles seraient concernées par ce déplacement. Les disparitions de plusieurs autres garnisons sont également évoquées : la 13 ème RT (Régiment Terre) à Lunéville, le 53 ème RDP (Régiment Dragons Parachutistes) à Dieuze et la 8ème RA à Commercy. Selon un document de l'Etat-Major, la question se pose aussi pour le deuxième régiment du génie (RG), le premier régiment médical (RMED) à Châtel-Saint-Germain et le premier régiment du matériel de Woippy. La RMED serait, pour sa part, délocalisée à la Valbonne.

Notre position propre, qui peut être considérée comme plutôt privilégiée du point de vue des investissements particuliers consentis au profit des infrastructures militaires lorraines, a permis pendant des décennies à des commerces et des entreprises périphériques de prospérer. Dans ces conditions, on imagine sans peine les craintes et les résistances d'une frange de la population qui, déjà sinistrée du fait d'une récession de l'activité industrielle, voit disparaître des emplois, mais aussi des personnels qui étaient autant d'acteurs des affaires locales, investisseurs, consommateurs, et plus généralement protagonistes du dynamisme régional.



Aussi fondée que puissent sembler les inquiétudes précédemment évoquées, il est pourtant manifeste qu'elles ne sauraient être seules prise en compte pour déterminer les orientations sur lesquels nos politiques sont amenés à se prononcer. Les variations relatives à la localisation de la menace extérieure constituent une réalité objective dont il faut s'aviser, et il serait par ailleurs complètement déraisonnable de préconiser le maintien de garnisons militaires au prétexte que leur présence stimulerait l'activité économique environnante !



Cela dit, la nécessité incontestable de procéder à des évolutions ne doit en aucun cas justifier l'emploi de méthodes brutales et expéditives, faisant fi des aspects humains du problème. Dans la pratique, des sites seront supprimés, des personnes déplacées et déracinées, des commerces et entreprises mis en péril, et ces états de faits sont au moins aussi importants que les considérations géopolitiques que nous avons développées plus haut. D'autre part, parallèlement aux répercussions indirectes des restructurations, c'est aussi le nouveau visage de notre armée elle-même qui doit être un motif de préoccupation.



Pour commencer, il faut comprendre que la défense doit être envisagée de manière nouvelle. Pensée sous l'angle d'une force européenne, elle doit cependant ménager à chaque nation le sentiment de conserver son identité propre. D'autre part, la dissémination de l'armée sur l'ensemble du territoire en remplacement des localisations stratégiques traditionnelles, devenue caduques, répond à une réalité de terrain, et peut s'accompagner de regroupements inter-armées garantissant simultanément une efficacité fonctionnelle accrue, et des économies substantielles pour les finances publiques.



En ce qui concerne les personnes amenées à accepter des mutations, il faut, dans une certaine mesure, relativiser le problème lorsqu'on sait que le personnel engagé est, d'une manière ou d'une autre, contraint de manière statutaire à de multiples changements d'affectations au cours de sa carrière. Le cas des personnels civils des armées est en revanche plus délicat, et doit faire l'objet d'un examen particulier. Dans un même ordre d'idée, il faut, comme nous l'avons dit, se préoccuper des conséquences désastreuses d'une fermeture subite de sites militaires dans des régions dont les ressources s'articulent autour des installations et des personnes qu'on y emploie.

Disons-le clairement, ces difficultés ne doivent en aucun cas être appréhendées froidement comme de simples paramètres parmi beaucoup d'autres, mais justifient un travail de réflexion très approfondi, des dispositions d'accompagnement très soigneuses, et il faut veiller, avec la plus grande fermeté, à ne jamais laisser se reproduire des erreurs qui ont eu lieu par le passé. A titre d'exemple, le docteur Denis Jacquat, Député de la Moselle, est hostile à un ordonnancement comparable à celui prescrit par le "Plan Armée 2000", calibré par la Gauche en son temps, et qui avait donné lieu à de regrettables maladresses. On rappellera, pour mémoire, le cas des terrains militaires censés être proposés à prix avantageux, et dont on s'était aperçu ensuite que l'état de très forte pollution consécutive aux usages répétés d'engins et d'armes avaient nécessité de coûteuses opérations de dépollution.



Pour notre part, nous considérons qu'il faut regarder la réalité en face, et ne pas chercher à faire perdurer des situations qui ne sont plus viables. En revanche, bien loin de subir passivement les changements à venir, il nous faut au contraire les accompagner, en atténuer les effets néfastes, en développer les répercussions positives, veiller à leur mise en œuvre avec l'idée constante de préserver les intérêts de nos populations, et finalement chercher, dans un esprit entreprenant et moderne, à tirer parti de la configuration nouvelle, à jouer sans complexe de nos forces et de nos atouts pour créer notre place dans la conjoncture de demain.



C'est le rôle de vos élus de vous informer, de vous défendre, et de s'efforcer d'infléchir le cours des évènements afin de leur donner un tour favorable. C'est en tout cas la voie que je me propose de suivre à mon modeste niveau de conseillère municipale, et dans laquelle, à une échelle plus large, je vois s'engager des hommes de conviction, à l'image des députés Denis Jacquat, à Metz, ou Céleste Lett, à Bitche-Sarreguemines.



Attentifs, rigoureux, solidaires, nous parviendrons à négocier au mieux les changements à venir, si nous avons le courage de prendre notre avenir en main, ce qui, cela va sans dire, est mon intention et mon credo !

Florence Soriano-Gafiuk