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Tag - Elections municipales

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Mercredi, 27 février 2008

Municipales 2008 : METZ risque GROS !

Les élections municipales qui s'approchent n'en finissent pas de laisser aux observateurs un goût de déjà vu, tant l'atmosphère générale et les méthodes employées par nombre de protagonistes pour mener leurs troupes respectives à la bataille paraissent calquées sur celles qu'on a eu tout loisir d'apprécier à l'occasion des dernières présidentielles.

Dignes tenants de cette regrettable tendance, les socialistes messins semblent s'être fait une spécialité de pratiquer une sorte de "campagne négative", consistant à masquer leur carence en idées neuves, en programme solide, et surtout en personnalités charismatiques, par le choix d'une stratégie basée sur la gestion de rumeurs, les attaques d'individus, l'exhumation de contentieux anciens fournissant le prétexte de reproches faciles, voire les procès d'intention lorsque les cibles visées ne donnent pas prise à la détraction directe.

Le pilier le plus récurrent du réquisitoire servi par la gauche messine réside sans doute dans son insistance à revenir sans cesse sur les prétendues "divisions" de la droite, signe, selon ses représentants toujours prompts à servir aux auditeurs amalgames rapides et raccourcis abusifs, de la déliquescence des valeurs morales et politiques de leurs adversaires, voire, à les entendre, d'une défiance croissante vis à vis de la "mouvance sarkozyste".

Il va sans dire que je conteste fermement ces analyses, de même que cette tactique d'agression tous azimuts qui, faut-il le rappeler, n'a pas porté chance à la candidate Ségolène Royale en 2007 !

A l'évidence, les électeurs qui s'exprimeront en mars 2008 attendent aujourd'hui des intentions clairement affichées, des projets, des engagements, et ont prouvé maintes fois qu'ils ne sauraient se contenter de quelques piques amères lancées aux concurrents du moment ! Pour de nombreux messins, la vie quotidienne est difficile, les problèmes réels, et la dialectique creuse des candidats de la gauche est impuissante à donner au plus grand nombre l'espoir d'un nouvel élan, la perspective des lendemains prometteurs auxquels il est bien légitime d'aspirer.

Sans nous laisser aller, à notre tour, à la tentation de fustiger les contorsions déraisonnables de la gauche locale, nous ne pouvons nous empêcher d'observer combien leur méthode est curieuse. Non contents de se présenter devant le peuple avec, pour seul étendard, quelques velléités confuses et mal formulées, complétées d'un assortiment de propositions secondaires ou futiles - des chemins piétonniers, des pistes cyclables lorsque tant de gens ont des problèmes très terre à terre, comme le chômage, la crise du logement, le coût de la vie ... - qui apparaissent en porte-à-faux eu égard aux préoccupations réelles des messins, les socialistes ont eu la déconcertante idée de confier la tête de leur équipe à la plus formidable machine à perdre que notre ville est connu, celui-ci évinçant d'un cheveu (mais lequel ?) son rival Pierre Bertinotti à l'issue de primaires houleuses et pour le moins controversées.

Les semaines qui ont suivi ont ensuite offert à des auditoires stupéfaits un panorama complet de tout ce qu'un politicien engourdi et inconsistant était capable de produire en termes de gesticulations puériles, tentant vainement d'attirer sur sa personne l'attention d'un public depuis longtemps au fait de sa totale impéritie. Dominique Gros a ainsi multiplié les rapprochements hasardeux (comment peut-il se commettre avec Thierry Jean ?), les visites bon teint (un petit coucou à Bertrand Delanoë) et les manifestations bouffonnes de tous poils (à l'image de son enthousiasme à reprendre, couplet par couplet, une grotesque chanson paillarde devant la mairie)...

Tout cela est du plus mauvais goût, et relève à mon sens, d'une évidente absence de sérieux et, plus grave encore, d'un total manque de respect vis à vis de notre ville et de ses habitants ! ... De l'avis général, le sommet du ridicule fut atteint par Dominique Gros lorsque ce dernier s'avisa de diffuser un timbre à son effigie, contredisant grossièrement, au passage, ses propres déclarations condamnant la politique-spectacle menée par les membres du gouvernement tandis que lui-même use sans vergogne de toutes les ficelles démagogiques imaginables, de la blague potache aux voyages people, pour goûter finalement, à la surprise générale, aux dérives du culte de la personnalité, comme on le voit à la découverte de son invraisemblable estampille.

On dit, ici et là, que les sondages annonceraient la déroute de la droite en général, et plus particulièrement de notre maire Jean-Marie Rausch. Qu'on se souvienne, pour commencer, que les résultats publiés varient beaucoup d'un média à l'autre ! Akouna Consulting (pour "la semaine" - 07 février 2008) nous apprend ainsi que Dominique Gros serait crédité de 35,97% d'intentions de vote, tandis que l'Ifop (à la demande du "Républicain Lorrain" - 10 février 2008) rétablit ce chiffre à 26%... Quoiqu'il en soit, le point crucial réside dans le fait que plus de la moitié des électeurs se déclarent encore indécis, et j'ai la conviction que ceux-ci sauront, le moment venu, s'abstraire du grossier manège électoraliste de l'équipe Gros, et renvoyer ce dernier à des occupations pour lesquelles, peut-être, il aurait cette fois quelque talent, voire quelque succès ... La chanson populaire, par exemple !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 30 janvier 2008

Municipales de Sarreguemines : le bon, la brute et le truand...

Les élections municipales qui, dans moins de deux mois, donneront au peuple l'occasion de porter à la mairie la personne qu'il juge la plus à même d'en mener les affaires, sont déja au coeur des préoccupations de nombreux acteurs de la vie politique locale, à la fois parmi nos élus, désireux de pérenniser les réalisations initiées sous leurs mandats, et au sein de la foule des prétendants, impatients de leur succéder à la tête des municipalités.

A Sarreguemines comme ailleurs, rencontres, accords et négociations vont bon train, au point qu'il nous faille craindre que les ambitions personnelles en viennent à prendre le pas sur l'intérêt collectif, et il faut reconnaître que les déclarations rapportées par la presse ne sont pas de nature à apaiser la défiance légitime des électeurs.

Parmi les nombreuses personnes se déclarant intéressées par la mairie de la ville émergent à ce jour trois candidats principaux.

Le moins loquace des trois, comprenez René Ludwig, nous a offert, au fil des jours, un petit condensé de ses intentions et de sa personne en accordant ici et là des interviews surprenantes, où il donne volontiers libre cours à son mauvais caractère et à sa misanthropie. Embarrassé par le désaveu cruel d'une large majorité de son électorat aux municipales de 2001, René Ludwig a ensuite confirmé, de manière extrêmement convaincante, le don particulier qui est le sien lorsqu'il s'agit de conduire une liste politique à la déroute, talent qui s'est manifesté une fois encore lors de ses participations malheureuses aux cantonales de 2003 et 2004. Planificateur irréaliste et gestionnaire maladroit, René Ludwig, ancien socialiste que la désaffection de ses adeptes contraint à se déclarer aujourd'hui "sans étiquette", a achevé de se déconsidérer aux yeux de la population sarregueminoise par un comportement quotidien d'une arrogance déroutante, éconduisant sans ménagements ses interlocuteurs et adoptant une attitude lointaine et inabordable qui a fini par excéder même ses plus proches collaborateurs. Tenant d'une théorie louable selon laquelle l'ardeur au travail et l'efficacité pratique doivent primer sur la mansuétude et l'affabilité, René Ludwig a tenu à en illustrer les principes de curieuse manière, en accomplissant le tour de force d'être globalement perçu, en quelques années seulement, comme simultanément improductif, inopérant, et conjointement irascible et revêche.

A l'opposé du rogue et hautain René Ludwig se tient le retors et cauteleux Eric Kamblock qui, pour sa part, a parié résolument sur les vertus d'une stratégie aussi trouble et brumeuse que possible. Longtemps dissimulé derrière le paravent confortable d'un pseudonyme collectif, Eric Kamblock a peiné dès le départ à assumer son rôle de leader de liste, et s'est durant de longues semaines opiniâtrement refusé à toute expression de sa pensée personnelle, à toute déclaration endossée à titre individuel, et à tout débat engageant sa responsabilité propre. D'abord intrigués par cette volonté insolite de se dérober aux regards et aux échanges, les électeurs ont fini par découvrir qu'il ne s'agissait là, en fait, que d'une mesure désespérée censée soustraire à l'opinion publique la réalité d'une candidature totalement infondée, où un groupe de personnes aux objectifs mal définis portent à leur tête un individu d'une inexpérience notoire, à laquelle s'ajoute une profonde méconnaissance du tissu social et du contexte économique de notre région. Désireux de tromper les votants à la fois sur la nature de son engagement, sur ses qualifications pratiques et sur ses motivations véritables, Eric Kamblock a finalement été publiquement démasqué, et contraint d'avouer que "les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes" (sic). Déclarant qu'il pense de toutes façons échouer dans sa course aux municipales, et incapable de préciser quelles alliances il serait susceptible d'envisager le cas échéant, Eric Kamblock laisse une impression de profond malaise à ses interlocuteurs qui, en dépit de questions pressantes et précises, ne parviennent jamais à obtenir d'autre réponse que la manifestation d'une prolixité embarrassée, où le verbiage imprécis tient lieu de programme et les promesses incertaines de projets concrets.

Le troisième candidat, enfin, se nomme Céleste Lett. Il n'est pas dans notre propos de rappeler ici les innombrables réalisations menées à bien par le maire sortant, auxquelles nous avons d'ailleurs consacré quelques lignes dans un autre billet que le lecteur intéressé pourra consulter sur ce site :

"Municipales de Sarreguemines : René renaît".

Indépendamment des exemples cités dans le texte susnommé, les opérations initiées par Céleste Lett en faveur de la ville dont il a la charge parlent au demeurant d'elles-mêmes, et l'immense popularité dont il jouit depuis des années n'est nullement due au hasard. Ecrasant René Ludwig aux municipales de 2001 avec près de 20% de points d'avance, Céleste Lett a confirmé la remarquable faveur dont il jouit en triomphant aux dernières législatives par un score sans appel de 61,4% des voix, dont 63% dans sa propre ville. Chargé de mandats et de postes à responsabilité de tout premier plan, Céleste Lett est, entre autres, député de la Moselle, maire de Sarreguemines et Président de Sarre - Moselle Avenir. Ces charges simultanées, que d'aucuns jugent, à tort, incompatibles, lui ont en fait permis d'ajouter à son expérience locale du terrain une connaissance précieuse des rouages de la politique nationale. Acteur respecté et averti sur la scène française, Céleste Lett possède aujourd'hui des moyens d'action et une finesse pratique peu communs dont les habitants de Sarreguemines tirent le plus grand profit, et un grand nombre d'entre eux mesurent la chance qui est la leur d'avoir un homme de son envergure pour veiller aux intérêts de leur ville.

Pour achever ce billet, je reviendrai avec le sourire sur le titre hollywoodien dont j'ai trouvé amusant de le parer. J'imagine que le lecteur attentif aura compris à quel acteur de la vie politique sarregueminoise devrait, à mon sens, être dévolu le rôle du Bon dans le western des élections municipales. En revanche, je serais très curieuse de voir à qui les lecteurs attribueront les personnages de la Brute et du Truand. Ici comme ailleurs, c'est la voix du peuple qui, seule, comptera en définitive !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 16 janvier 2008

Un GPS détraqué (Gauche Pour Sarreguemines) pour un leader désorienté (Eric Kamblock)... Ca promet !!!

C'est avec un certain scepticisme qu'un grand nombre d'observateurs de la vie sarregueminoise ont accueilli l'apparition soudaine d'un nouveau venu sur la scène politique locale en la personne d'Eric Kamblock, candidat déclaré au poste de maire de Sarreguemines.

Désireux d'entretenir durablement le mystère sur son état civil, ses intentions, son programme, ses alliances, le déroutant Eric Kamblock semble, à cet effet, avoir opté pour une stratégie insolite, se proposant par exemple de devenir populaire en dissimulant son identité (comprenne qui pourra), ou d'apparaître comme un personnage rassurant en dévoilant le programme le plus flou et le plus incohérent qui ait jamais été avancé dans toute l'histoire politique de notre région.

De fait, le profil psychologique d'Eric Kamblock est assez inquiétant ! Il faut rappeler aux lecteurs que ce candidat vaporeux s'est d'abord refusé à assumer ses ambitions, signant jusqu'à une date récente ses interventions personnelles du pseudonyme collectif "Jean Mayer". L'équipe Kamblock n'étant pas très habile, le "secret" de Polichinelle (pseudonyme qui semble plus approprié que "Jean Mayer") a rapidement été éventé, ce qui n'a pas empêché l'incertain Monsieur Kamblock de s'obstiner dans sa démarche nébuleuse, déclarant à qui veut l'entendre qu'il n'est guère connu, et n'a au fond d'autre ambition que d'incarner le trouble groupuscule qui souhaite s'imposer aux élections municipales. S'il a été si difficile à Monsieur Kamblock d'assumer ne serait-ce que l'annonce de ses ambitions ou son rôle de leader de liste, les lecteurs peuvent imaginer le peu de garantie qu'il offre pour la prise de responsabilités lourdes qu'implique l'exercice d'une fonction de maire !

Au-delà de sa légèreté psychologique, Eric Kamblock s'est jusqu'ici principalement distingué par sa surprenante méconnaissance de la situation de la ville de Sarreguemines, de ses richesses, et surtout des réalisations déja effectuées par les équipes dirigeantes en place. Ses idées prétendument "nouvelles" consistant à développer le bilinguisme et à miser sur la construction de l'Europe sont en réalité, depuis de longues années, au coeur même des projets menés par la Municipalité et la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences (CASC), chose bien connue de tous, sauf, et c'est un comble, de Monsieur Kamblock et de son équipe !

Le bilinguisme, d'abord, est une priorité pour la ville et la CASC ! Etant Directrice adjointe de l’IUFM de Lorraine (chargée des relations internationales) et Directrice de l’antenne de Sarreguemines, j'ai également organisé un colloque franco-allemand qui a eu un retentissement considérable : "Parler l'allemand, un atout pour la réussite professionnelle", avec la participation du célèbre chroniqueur politique Alfred Grosser. Du fait de mon expérience professionnelle, je pense être plutôt bien placée pour constater combien l'enseignement biculturel est dynamique à Sarreguemines, et l'honnêteté force à reconnaître que c'est là une conséquence directe de l'investissement et des efforts de Céleste Lett qui, en tant qu'ancien enseignant, est depuis toujours extrêmement sensible aux sujets touchant l'Education, et en particulier aux spécificités pédagogiques de la Moselle Est. Les lecteurs doivent savoir qu'en 2001, en dépit des réticences persistantes de l'Education Nationale, la ville parvint à l'ouverture d'une classe paritaire à l'école biculturelle de la Blies (unique en Lorraine). Cette école est, en 2003, devenue l'école d'application de l'antenne de Sarreguemines de l'IUFM de Lorraine dont je suis la directrice, et dont la spécificité est la formation des professeurs des écoles biculturelles. Qu'on sache encore qu'en 2002, le Ministère (Luc Ferry) accepta de prendre en charge, via un contrat associatif, les salaires des enseignants des deux écoles privées ABCM de Sarreguemines (pour le bilinguisme en classe dès la maternelle). Je terminerai ce passage en revue des réalisations favorisant le bilinguisme en rappelant enfin, outre la création en 2003 de l'antenne de l'IUFM de Lorraine, l'instauration de parcours binationaux à l'IUT mais aussi à l'UFR DEA (droit - économie - administration) sur le centre universitaire de Sarreguemines.

Eu égard à cet ensemble impressionnant de réalisations, l'idée de Monsieur Kamblock relative au bilinguisme n'est finalement novatrice que pour lui-même !

Le second cheval de bataille avancé par Eric Kamblock est de miser sur le positionnement européen de la ville de Sarreguemines. Comme chacun sait, Monsieur Céleste Lett, Président de Sarre - Moselle Avenir (une coopération intercommunale créée en 1997) et Monsieur Roland Roth, Président de la CASC, n'ont pas attendu ses conseils en la matière ! De nombreuses opérations sont constamment initiées en ce sens, et nous pouvons citer la station d'épuration franco-allemande installée à Sarreguemines, l'abattoir transfrontalier de Sarreguemines, et d'innombrables réalisations qui ont conduit à l'attribution à la ville du label "métropole Sarrebruck - Moselle Est".

Comme on le voit, Monsieur Kamblock se couvre donc de ridicule en révélant ostensiblement son ignorance des réalités locales et, pire encore, en présentant comme des idées personnelles avant-gardistes des conceptions largement développées par les dirigeants actuels.

Plus graves encore sont les singulières attaques que Monsieur Kamblock croit légitime de lancer contre Monsieur Lett, qu'il entend tenir pour "comptable de la politique gouvernementale" ! Au-delà des grotesques confusions trahissant l'inculture politique de Monsieur Kamblock (nous nous intéressons à des élections municipales), on ne peut qu'être attéré par la futilité de ces offensives ineptes, et surtout par l'insigne mauvaise foi avec laquelle elles sont menées ! Le cas des fermetures de Haffner et des Faïenceries en est symptomatique. La liquidation de l'entreprise industrielle de la Céramique de Sarreguemines, qui a cessé toute activité le 1er février 2007, est naturellement dramatique, car elle se solde en premier lieu par la mise au chomage de 70 employés ! De plus, la faïencerie appartient au patrimoine de Sarreguemines, d'où la dimension symbolique de la fermeture de cette entreprise. N'en déplaise à Monsieur Kamblock, la ville et la CASC ont tout fait pour porter à bout de bras cette entreprise PRIVEE. Ni les employés, ni les syndicats ne reprochent d'ailleurs à Céleste Lett la gestion de ce dossier (plan de redressement), tant l'investissement du maire de Sarreguemines a été grand. Il a rencontré GDF - EDF, l'URSSAF, le fisc pour prolonger au mieux la survie de cette entreprise, et a obtenu pour les employés des indemnisations finalement bien supérieures à celles initialement prévues. Il n'est donc que Monsieur Kamblock et ses amis pour tenter d'occulter les rôles positifs de Céleste Lett et de Roland Roth dans cette affaire, et pour chercher à présenter les choses sous un aspect défavorable à force de manipulation et d'artifice.

Pour finir, j'aimerais qu'on s'intéresse à ce que propose Monsieur Kamblock en alternative à la politique menée par Monsieur Lett. Je ne sais à qui il conviendrait de poser une telle question, mais ce n'est certes pas à Monsieur Kamblock lui-même, qui reconnaît que même les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes, qu'il ignore quels choix seraient les siens s'il devait s'allier à des partenaires, et qui annonce à qui veut l'entendre que de toutes façons, il s'attend à perdre ! ...

Sans doute ces errances sont-elles à l'origine du nom de son mouvement "la Gauche Pour Sarreguemines", dont l'acronyme surprenant (GPS) laisse espérer que Monsieur Kamblock parviendra un jour à s'orienter lui-même avant d'espérer jouer les leaders politiques.

Devant tant de flou et de mauvaise foi, la saine raison consiste donc à porter son choix sur un candidat confirmé, à la personnalité à la fois ferme et accessible, au programme clair et solide, qui a fait la démonstration quotidienne de sa compétence et de son dévouement pendant des années.

Le profil du maire sortant répond en tous points à ces exigences.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 13 décembre 2007

Michaël Weber : un nouveau Tartuffe pour la ville ...

Impressionnée depuis longtemps par l'engagement politique de certains de nos concitoyens, j'ai pu constater que les efforts des uns et des autres procèdent de motivations très diverses, allant d'un désir sincère et désintéressé de servir la communauté, initiative louable et fort méritoire, à une propension plus trouble à rechercher et à conserver le pouvoir, disposition nettement moins honorable puisqu'elle vise avant tout la satisfaction d'ambitions purement personnelles.

A l'occasion d'innombrables échanges survenus sur les nombreux blogs où nous sommes intervenus à la même époque, et en particulier sur le sien, il m'a été donné de pouvoir mesurer l'orientation prise par Monsieur Michaël Weber, Conseiller Régional de Lorraine délégué au TER et Maire de Woelfling lès Sarreguemines.

De fait, la franchise me contraint à dire que Monsieur Michaël Weber est le parangon magistral du politicien issu de la catégorie seconde dans le classement précédent, tant sa distance glaciale et son cynisme cassant inspirent de réserve aux personnes qui se hasardent à l'approcher.

Sincérité, fidélité, tolérance, telles devraient être les premières valeurs chères au coeur d'un politique présumé de gauche. Interrogé par mes soins sur son sentiment concernant les lâchages d'amis ou les reniements d'opinions intimes, Michaël Weber a en fait eu le plus grand mal à cacher combien ces comportements lui semblaient naturels, expliquant avec une morgue mal contenue combien ces trahisons, extrêmement choquantes pour moi, n'étaient à ses yeux de professionnel aguerri que "postures politiques" tout à fait légitimes. On est donc à l'évidence en droit de nourrir quelques réserves quant à la véridicité des considérations énoncées par Monsieur Weber, lorsqu'on apprend de sa propre plume combien ses agissements et déclarations sont avant tout dictés par les intérêts du moment ! Puisqu'on en parle, la fidélité aux amis n'a au demeurant jamais été une vertu aux yeux de Monsieur Weber, comme on a pu le constater en observant son comportement odieux lors de l'affaire Denis Peiffer, conseiller municipal que ses choix personnels du moment désignèrent du jour au lendemain à la vindicte vociférante de son camarade d'hier. Plus incroyable encore, le jeune socialiste Christophe Folmar s'est vu frappé d'ostracisme pour s'être courageusement refusé à se joindre à la curée indigne menée par Monsieur Weber ! Quant à la tolérance et à l'attachement aux vertus du dialogue, de la concertation et de la modération, j'aimerais rappeler que Michaël Weber compte au nombre de ses amis très proches le président de l'université de Metz Richard Lioger, qui vient de se déshonorer en molestant, de la manière la plus inacceptable, une jeune étudiante à l'occasion du mouvement de grève en cours dans son établissement. Ces actes de brutalité inadmissibles, qui ont motivé un dépôt de plainte à l'encontre de leur auteur, n'ont nullement incommodé Monsieur Weber, démontrant ainsi combien ces pratiques lui semblent naturelles et justifiées !

Maintenant que nous savons à quel personnage nous avons affaire, occupons-nous d'examiner de près les résultats de la gestion menée par Michaël Weber depuis qu'il est à la tête de la petite ville de Woelfling lès Sarreguemines, et d'analyser au passage le bien-fondé des reproches qu'il adresse régulièrement à ses adversaires politiques, à commencer par Monsieur Céleste Lett, député de la Moselle et maire de Sarreguemines.

Les attaques incessantes de Monsieur Weber se déclinent invariablement autour du projet du "Contournement Sud", dont il a fait son cheval de bataille pour engager la campagne de désinformation et de dénigrement à laquelle il consacre beaucoup d'énergie. C'est oublier un peu vite que dans cette affaire, les citoyens, et Monsieur Lett avec eux, sont avant tout victimes de l'indolence et de l'inefficacité de dirigeants en poste antérieurement à l'élection de l'actuel maire de Sarreguemines ! Chacun doit en effet savoir que le Contrat Plan Etat Région a été conçu avant 2000 sous la houlette du député socialiste Gilbert Maurer, le Conseiller Régional et Président de la Commission Transports d'alors n'étant autre que le bien connu René Ludwig, auquel j'ai eu le plaisir de consacrer naguère un petit billet. Est-il utile de le rappeler, les deux responsables précités ont à l'époque jugé inopportun d'inscrire le Contournement Sud dans le cadre du CPER, de sorte que le député-maire Céleste Lett s'est ultérieurement trouvé sans financement, faisant en quelque sorte les frais de négligences exclusivement imputables à ses détracteurs présents. Aux prix d'efforts méritoires, Céleste Lett est pourtant parvenu à restaurer une situation mal engagée, le Conseil Général et la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences déclarant aujourd'hui leur volonté de participer à la prise en charge financière des travaux. Au lieu de se confondre en remontrances stériles, le Conseiller Régional Michaël Weber serait donc bien avisé de saisir l'occasion qui lui est offerte de racheter les erreurs de ses prédécesseurs en invitant la Région à s'investir résolument dans la réalisation du Contournement Sud, la maîtrise d'ouvrage étant désormais, comme on le sait depuis quelques jours, prise en charge par le CG57. On est ainsi en droit d'escompter un cofinancement du projet par la CASC, la Région et le Conseil Général, si toutefois, contrairement à ses ainés, Monsieur Weber a le bon sens d'oublier ses rancoeurs et de se résoudre à apporter un concours actif à Monsieur Lett pour rendre possible la concrétisation de cette entreprise d'envergure.

Les critiques acerbes de Monsieur Weber concernant le centre ville de Sarreguemines sont également tout particulièrement injustes et malvenues, si l'on en juge par l'ampleur des tâches accomplies, et par la satisfaction affichée par les habitants de la ville. Le carré Louvain, la superbe médiathèque, la galerie commerciale, le parking de 300 places sont autant de réalisations brillantes dont s'enorgueillissent les sarregueminois, qui voient avec fierté se développer au centre de leur cité un nouveau coeur moderne et attachant, qui bat au rythme des initiatives audacieuses soutenues avec succès par l'équipe municipale.

La politique culturelle menée à Sarreguemines, enfin, s'appuie sur des efforts intenses et continus et des réflexions communes menées après consultation attentive du public, favorisant notamment des partenariats avec Forbach et le transfrontalier, qui assurent un rayonnement et un dynamisme rarement atteint par une ville de cette taille.

Comme on le voit, le réquisitoire présenté par Michaël Weber ne résiste donc guère à l'épreuve des faits, et se révèle pour ce qu'il est : une collection confuse de jugements tendancieux et de contre vérités outrancières, destinée à tromper les électeurs peu informés dans l'espoir d'influencer leurs choix aux prochaines municipales.

Mais puisqu'il faut parler bilan, ce billet serait incomplet s'il ne se penchait un instant sur celui de Monsieur Weber, qui devra lui aussi, tôt ou tard, rendre des comptes sur sa propre gestion des affaires de sa ville.

De fait, il faut reconnaître qu'il n'y a pas grand chose à en dire, tant le maire sortant s'est évertué à conserver la plus totale inertie pendant toute la durée de son mandat. Qu'on sache seulement que Michaël Weber a mis en joie la région entière en réussissant l'exploit, bien que n'effectuant aucune réalisation d'envergure d'aucune sorte, de ruiner durablement sa commune. Endettée dans des proportions alarmantes, la ville de Woelfling lès Sarreguemines a dû abandonner toute vélléité d'auto-financement, et se trouve aujourd'hui unanimement citée, du fait de sa situation budgétaire désespérée, comme un exemple à ne pas suivre.

Que Michaël Weber s'agite pour détourner vers d'autres les regards du public dans l'espoir de faire oublier ses errances budgétaires et son incompétence tragique n'est guère étonnant eu égard à la mentalité du personnage, qui se dit lui-même coutumier des "postures politiques" de circonstances. Ce qui, en revanche, est très réconfortant, c'est que les lecteurs de ce billet, que j'espère nombreux, sauront désormais faire la part des choses, et voir Monsieur Michaël Weber pour ce qu'il est : un dénigreur injuste, un bonimenteur compassé et un incapable torpide.

Florence Soriano-Gafiuk.

Lundi, 3 décembre 2007

Il était une fois à Puttelange-aux-Lacs

Le retour du ShéRIFF

Cité depuis toujours comme exemple d'ouverture et d'entente harmonieuse entre communautés, la ville de Puttelange-aux-lacs est aujourd'hui en proie à une série de controverses dont chacun se serait bien passé, polémiques initiées par la volonté d'un seul homme, Nicolas Riff, sur fond de constructions immobilières et d'élections municipales.

De quoi s'agit-il ?

Au prétexte de contester l'édification d'un centre culturel franco-turc, Monsieur Nicolas Riff, premier adjoint à la mairie de Puttelange-aux-Lacs, mène actuellement une croisade acharnée contre le maire sortant Laurent Janas, et ne néglige aucune occasion de s'exprimer avec hargne et véhémence au sujet de ce dernier, oubliant les années passées à travailler de concert au service de leurs administrés.

Est-il utile de le rappeler, Laurent Janas est un homme extrêmement populaire au sein de la petite ville qu'il dirige, où chacun est sensible à la chaleur avec laquelle il vient en aide à toutes les personnes qui font appel à lui lorsqu'elles se trouvent confrontées à des difficultés, vers qui il est toujours agréable de pouvoir se tourner lorsqu'on a besoin d'un conseil ou d'un appui. Depuis des années, son honnêteté et sa bienveillance naturelle plaisent et rassurent, et il est regrettable que certain collaborateur indélicat s'avise soudain d'adopter à son encontre un comportement hostile pour de basses raisons utilitaires.

Attrait du pouvoir, quand tu nous tiens ! Car si les propos recueillis semblent circonscrits à une banale affaire de construction, il est clair pour chacun que le but véritable que poursuit Nicolas Riff est de jeter le discrédit sur Laurent Janas afin de le déposséder de sa fonction de maire, sur laquelle il rêve de faire main basse depuis des années.En prêtant attention à l'argumentaire, au demeurant fort confus, du premier adjoint, on apprend que le maire aurait anticipé la signature du permis de construire d'un centre culturel (mis aux normes, après 6 premiers essais), devançant l’avis de la nouvelle commission spécifique chargée de gérer les permis de construire dits sensibles.

Pour ma part, je trouve au contraire que cette volonté de hâter le début des travaux doit être portée au crédit du maire, qui fait ici une nouvelle démonstration de sa générosité et de sa volonté constante de protéger et de développer toutes les initiatives susceptibles d'aider les populations à vivre ensemble.

Quant à l'argumentation de Monsieur Riff, qui n'a trouvé à reprocher à sa cible du moment qu'un " manque de transparence dès le début de l’affaire", elle apparaît aujourd'hui, aux yeux de tous, d'une vacuité désolante, à l'image de ses tristes motivations et de sa très affligeante personne.

Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 3 novembre 2007

Municipales de Sarreguemines : René renaît ...

... ou quand Ludwig nous ressert la même symphonie ! ...

A l'approche des élections municipales de 2008, des candidats nombreux se déclarent tour à tour, certains portés par une formation politique majeure, d'autres défendant les idées d'un groupe numériquement plus modeste, d'autres enfin préférant se lancer à l'assaut d'une mairie en franc-tireur, espérant de ce fait rassembler des sympathisants de toutes origines.

A Sarreguemines comme ailleurs, les candidats potentiels commencent à se faire connaître, et on voit réapparaître parmi eux quelques vieilles connaissances, qui ne semblent guère avoir tiré les leçons de leurs pénibles expériences passées.

Ainsi en est-il de René Ludwig, adversaire malheureux de Céleste Lett aux municipales de Sarreguemines en 2001, défait par Denis Peiffer dès le premier tour aux cantonales de 2004, et qui pourtant, sourd aux messages pourtant limpides de l'électorat sarregueminois, entend présenter encore et encore sa dyspnéique candidature, au grand amusement des observateurs de la vie politique locale.

Pour justifier son poignant échec de 2001, René Ludwig avance un argumentaire curieux, où la prétention le dispute à la mauvaise foi. A l'entendre, sa défaite serait due en substance à son ardeur au travail, l'infatigable René, voué corps et âme à ses innombrables tâches quotidiennes, ayant tout bonnement négligé de faire campagne.

Malheureusement pour lui, ces allégations saugrenues dissimulent fort mal une plus prosaïque réalité. L'électorat ne se contentant jamais longtemps de paroles, aussi engageantes soient-elles, c'est bel et bien sur le bilan de son mandat de maire que René Ludwig a été sévèrement jugé par les sarregueminois, et nulle périphrase cotonneuse, nulle dialectique confuse ne saurait escamoter le désaveu sans appel prononcé par une forte majorité des femmes et des hommes qui, pourtant, lui avaient donné sa chance quelques années plus tôt en le portant, débordants d'espoir et de confiance, à la mairie de la ville.

Apte à dépiter ses concitoyens, René Ludwig l'est également à décevoir ses partenaires politiques, comme on a pu le voir, par exemple, lorsque le respecté Robert Pax décida de soutenir résolument la candidature 2001 de Céleste Lett, au détriment de l'infortuné René qu'il avait pourtant privilégié en 1995.

Critiqué, désavoué, embarrassé d'un bilan pauvre et contestable, René Ludwig semble à présent s'être lancé dans une surprenante croisade, attaquant avec une brutalité inattendue le travail et la personne de Céleste Lett.

De fait, l'acharnement de René Ludwig n'a d'égal que la totale inefficacité de sa démarche, car s'il faut parler bilan, il est évident pour chacun que Céleste Lett n'a strictement rien à cacher, tant parlent d'eux-mêmes le nombre et l'importance de ses réalisations, aussi bien dans les domaines de l'action sociale et de la santé, que dans ceux des sports, des loisirs, ou de l'investissement en faveur de la vie des quartiers.

Pour que les lecteurs puissent juger de l'iniquité de l'argumentation de René Ludwig, nous nous bornerons à citer, à titre d'exemples, la construction de la Maison de l'enfance et de la solidarité, qui répond aux besoins de l'accueil de la petite enfance et de l'action sociale, le remarquable projet de construction du grand centre hospitalier Robert Pax, la création de nouveaux terrains de sport, les travaux entrepris au centre nautique, ou encore les aménagements urbains auxquels il a été procédé de manière systématique au profit des personnes à mobilité réduite.

A l'intention des jeunes, la municipalité n'est pas en reste, et se fait un devoir de proposer des activités éducatives et de loisirs à un faible coût, sous la forme de "Contrats Temps Libres", créés en partenariat avec la CAF et le département de la Moselle.

Pour développer la vie des quartiers, enfin, la ville a largement dépassé les recommandations nationales, initiant la constitution de conseils de quartier, et procédant à la construction (Welferding et Rive Droite) et à la rénovation (Cité de la Forêt) de maisons de quartier, initiative chaleureusement accueillie par les sarregueminois.

Si l'on termine en évoquant encore la création de cybercentres, l'extension de la Ludothèque de Beausoleil, ou le soutien concédé à la maison de retraite médicalisée Sainte Marie, on voit de manière éclatante combien les réserves de René Ludwig sont déloyales et infondées, et on doit faire un effort pour ne pas avoir la cruauté de détailler en retour son propre bilan, dont l'examen objectif par ses administrés les conduisirent naguère à s'affranchir de sa triste personne.

Bien mieux que d'inutiles panégyriques, les scores exceptionnels enregistrés par Céleste Lett attestent de sa popularité, et de la grande satisfaction dont les électeurs font état en le plébiscitant de la sorte. Mieux encore, son honnêteté et sa réussite finissent par emporter, à l'occasion, l'adhésion sincère de ses adversaires d'hier, comme on a pu le voir en la personne de Denis Peiffer, conseiller municipal de Sarreguemines.

Nonobstant la compréhensible aigreur de René Ludwig, nous aimerions lui faire comprendre que sa démarche n'est pas la bonne, et qu'il serait mieux avisé de faire un retour sur lui-même, de chercher les raisons véritables de ses échecs répétés, et surtout de renoncer à l'étrange fixation à laquelle il semble être en proie concernant la personne de Céleste Lett. Il vous faut comprendre enfin, Monsieur Ludwig, que Céleste Lett n'est en rien responsable de vos déboires électoraux ! Ce sont les sarregueminois qui se sont lassés de ce que vous représentez, et c'est à vous qu'il appartient aujourd'hui d'en déterminer les raisons, et d'en tirer, si vous le pouvez, des leçons pour votre avenir politique.

"Je suis effrayé par les projets de parking à ciel ouvert", dites-vous lors d'une récente interview, avant de vous lancer dans d'exotiques confidences relatives à votre personnalité introvertie, à l'issue desquelles vous faites état de vos difficultés de communication héritées de votre adolescence. Je ne sais si les lecteurs se passionneront pour les implications psychanalytiques de votre parcours personnel, mais je doute en tout cas qu'ils les trouvent très rassurantes.

"Effrayé par les projets de parking", disiez-vous ? Il me semble, Monsieur Ludwig, que vous êtes effrayé par beaucoup de choses. Si la perspective d'être maire à nouveau en fait partie, soyez, du moins, apaisé sur ce point.

Parce que dans votre cas, Monsieur Ludwig, je puis vous assurer que la mairie de Sarreguemines, ça ne dépassera jamais plus le stade du fantasme !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 26 septembre 2007

Gros plan sur l'investiture socialiste

Après la démonstration d'individualisme forcené offerte par les leaders de gauche, socialistes en tête, aux dernières élections présidentielles, de nombreux observateurs s'étaient autorisés à penser que les résultats désastreux largement imputables à ces agissements allaient ramener tout un chacun à la raison, forçant les uns et les autres à mettre un bémol à leurs ambitions personnelles et à faire front dans l'intérêt supérieur de leur formation politique.

Comme on le voit chaque jour, c'est là pure utopie, et il est désormais bien clair que la leçon n'a nullement été assimilée. Non contents de confirmer leur incapacité à s'entendre, les socialistes semblent au contraire s'enfoncer chaque jour davantage dans une aigreur maladive, manifestant à l'occasion une agressivité surprenante à l'égard de leurs amis d'hier. Ainsi, l'ouvrage virulent de Lionel Jospin est par exemple presque unanimement critiqué par ses pairs, qui lui emboitent pourtant allègrement le pas à chacune de leurs interventions dans les médias.

A Metz comme ailleurs, il serait vain d'imaginer des socialistes raisonnables et mesurés, s'appliquant à organiser des échanges sereins à l'issue desquels s'imposerait le nom d'un candidat consensuel à l'investiture.

Bien au contraire, trois hommes se disputent à ce jour le redoutable honneur de conduire les troupes socialistes à la bataille, et le moins que l'on puisse dire est qu'on observe de nets écarts d'envergure lorsque l'on passe de l'un à l'autre.

Commençons notre petit tour d'horizon par Pierre Bertinotti, Conseiller municipal et Contrôleur d'Etat au ministère des Finances. Comme chacun sait, Pierre Bertinotti aime beaucoup rappeler sa naissance messine, évoquer sa famille messine, mais il se trouve que ce parisien de cœur ne s'est avisé (sur le tard) de rejoindre sa ville natale qu'en comprenant combien son avenir politique dans la capitale fleurtait avec le néant. Amoureux de Metz, donc, mais amoureux de circonstance, Pierre Bertinotti, dandy précieux engoncé aussi inélégamment dans ses imperméables Rive Gauche que dans ses principes étriqués, s'efforce aujourd'hui d'imposer l'image d'un homme sympathique, ouvert, jovial, qui se préoccupe du bien-être des autres et du dynamisme de sa ville natale. Trois fois hélas, c'est avec beaucoup d'amusement que quiconque suit depuis quelques années son parcours, ou observe ses agissements sur le terrain, accueillera cette tentative d'auto-marketing. Comment garder son sérieux, par exemple, en écoutant Pierre Bertinotti développer ses idées sur le destin européen de Metz, lorsqu'on sait qu'il mit un point d'honneur à défendre le NON lors du référendum, se démarquant en cela de notre ville qui, au contraire, soutint le OUI avec un bel élan ?

Le second venu est Président de l'Université de Metz. Entré en politique avec la foi du charbonnier, Richard Lioger a cru bon de s'imposer un rythme exténuant, mêlant l'agitation échevelée, les attaques tous azimuts, la brutalité incongrue à des initiatives et tractations politiques menant, dans la majeure partie des cas, à des issues défavorables aux intérêts de notre ville. L'un des multiples avatars de sa curieuse gestion des dossiers est l'incompréhensible surdité dont il fit preuve lorsqu'il se vit présenter des demandes de conventions de mise à disposition des étudiants pour des dispositifs d'accompagnement à la scolarité dans des zones défavorisées de Metz. Nous ne doutons nullement de l'extrême compétence avec laquelle Richard Lioger est capable de parler des sourciers de montagne, ni de son érudition en termes de radiesthésie, mais il semble que ces ressources là se soient révélées notoirement insuffisantes pour lui permettre d'obtenir des résultats convaincants dans les différentes affaires dont il a souhaité se charger. "On juge l'arbre à ses fruits", comme dit l'adage, et dans cette logique, cet arbre là n'est pas très tentant.

Reste donc Dominique Gros. Entre autres Conseiller général du canton de Metz 1, Président du Groupe socialiste au Conseil général de la Moselle, Conseiller municipal de Metz, Président de l'IUT de Metz, Dominique Gros peut se targuer d'une carrière et d'une réputation qui, à nos yeux, le placent très largement au-dessus de ses deux contradicteurs du moment, concurrents qui ne sauraient se prévaloir ni de son expérience, ni des résultats extrêmement brillants obtenus, par exemple, lors de sa réélection à la qualité de conseiller général du canton de Metz 1. On ne peut qu'apprécier son initiative d'avoir créer de petits groupes de travail très actifs et très ouverts, le soin qu'il met à entretenir des relations étroites avec les milieux économiques, associatifs, et même militaires, sa vision politique large et cohérente qui se décline en projets visant à stimuler le dynamisme économique de la ville, à tonifier son activité culturelle, sans oublier plusieurs idées intéressantes destinées à embellir la vie des quartiers, à protéger l'environnement, et à rechercher et favoriser les échanges et débats, toujours favorables à l'émergence de pistes nouvelles à tester en vue d'améliorer le bien-être des messins et le rayonnement de leur ville.

Dominique Gros est socialiste, et à ce titre, il ne partage pas toutes mes idées comme je ne partage pas toutes les siennes. Cependant, autant qu'il me soit permis d'en juger, je pense que son sérieux et son expérience en font le seul candidat socialiste crédible à la mairie de Metz, et je comprendrais mal qu'un autre remporte l'investiture qui, en toute logique, lui revient.

Mardi, 4 septembre 2007

Lett's go !

Domiciliée à Schweyen, je suis de ce fait très concernée par les municipales de mon village, dont j'aime la beauté de la nature qui l'entoure, et surtout la grande chaleur de ses habitants.

Mandatée déléguée à la Moselle, je suis très attentive aux municipales de Metz, capitale départementale pour laquelle je m'investis sans compter depuis plusieurs années.

Schweyen, Metz…mais pas seulement.

Aujourd’hui, mon attention porte sur les municipales de la commune située au carrefour de mes parcours personnel et professionnel, et que j’affectionne chaque jour davantage : Sarreguemines.

Je ne m’attarderai pas dans ce billet à commenter les étonnants propos de l’opposition sarregueminoise.

Je préfère en effet porter mon regard vers la personnalité qui, lorsque la vie m'a confrontée à une épreuve professionnelle difficile, a su m’écouter et m’apporter son soutien sans s’attacher à mesurer les risques politiques encourus (risques suffisamment importants pour intimider quelques autres personnages politiques). Grâce à elle, les nuages se dissipaient enfin !

Chacun l'aura compris, j'évoque dans les lignes précédentes Monsieur Céleste Lett, député-maire de Sarreguemines, auquel vont toute ma gratitude et mes remerciements.

Certains prétendront que ma reconnaissance est vide de sens dans la mesure où cette intervention procède de l'assistance qu'on est légitimement en droit d'attendre du député de sa circonscription. Je répondrai que peu de politiques s’attardent sans contrepartie à soutenir l’individu si le jeu a une probabilité non négligeable de leur être défavorable ou d’altérer leur réseau de relations. C’est certainement là une tendance qui discrédite les politiciens puisqu’elle conditionne les services rendus au citoyen suivant les intérêts à courts termes des lobbies politiques et les ambitions des personnalités au pouvoir (quelle que soit l’échelle du territoire).

Pour apprendre l'essentiel de cette affaire, aujourd’hui classée, vous trouverez en quelques lignes comment les choses se sont passées dans le commentaire laissé en réponse à la question de Milouch, président d'une association, engagé dans la lutte contre les discriminations.

Au sortir de ces pénibles évènements, mes activités professionnelles ont pu se poursuivre, et mon désir d’aider autrui s'en est trouvé grandi et renforcé…

Je souhaite chaleureusement à Monsieur Céleste Lett de se montrer aussi brillant candidat aux municipales qu’il a su l’être aux législatives, et de continuer à placer au service de chacun ses qualités professionnelles et humaines…