Actualités et Politique

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Vendredi, 19 novembre 2010

Un pilulier pour soigner la "Gauche pour Sarreguemines" !

Quelques lignes pour évoquer la perspective séduisante de voir s'installer, sur le secteur de Sarreguemines, le site de production de la société allemande 7x4 Pharma, avec à la clé quelques 300 emplois principalement localisés sur l'Europôle 2 d'Hambach.

De quoi s'agit-il ?

Dans un contexte difficile qui conjugue le vieillissement de la population, les effets de la crise et le déficit de la sécurité sociale, il est devenu indispensable de chercher à réaliser des économies sur les dépenses de santé telles qu'elles se pratiquent à ce jour, sans rien céder à l'exigence de qualité de soin que chacun est en droit d'attendre du corps médical de notre pays.

Dès lors, des initiatives voient le jour ici et là, et c'est dans ce mouvement que s'inscrit l'émergence du concept défendu par 7x4 Pharma, qui développe une vision tout à fait intéressante et originale du mode de distribution des médicaments aux usagers atteints de maladies chroniques et sujets à une pharmacothérapie importante. Dans les grandes lignes, l'idée est de permettre au médecin de prescrire à son patient un pilulier individuel, alias "7x4 box", que ce dernier pourra réclamer dans n'importe quelle pharmacie partenaire qui se chargera de passer la commande correspondante. Livrée le jour suivant, la "box" contiendra exactement les quantités requises de chaque produit demandé avec, en sus, des indications personnalisées sur les doses à ingérer et les modalités de prise. Comme on le voit, le patient est donc le grand gagnant des opérations, avec un risque réduit de mauvaise observance des prescriptions et le bénéfice d'équipes de préparateurs hautement qualifiés en charge de son pilulier. Les finances publiques trouvent également avantage à ces dispositions, dans la mesure où ces dernières devraient se traduire concrètement par une diminution sensible du nombre d'admissions précoces en maisons de retraite ou d'hospitalisations inhérentes aux transgressions des traitements, économies qui s'ajoutent à celles réalisées en supprimant l'écart constaté entre quantités facturées et prises effectives, avec à la clé une compression des dépenses estimée à 7 milliards d’euros par an !

Comme on le voit, il s'agit donc là d'un projet de haute tenue, qui réalise l'exploit d'apporter une forte plus-value sous tous les angles considérés : économies substantielles, contrôles accrus, respect et soins aux malades, création d'emplois...

Dans ces conditions, c'est de façon bien légitime qu'on s'attendrait à un plébiscite général relatif à ce remarquable projet !



Il est pourtant une frange sans pudeur de la classe politique locale qui semble trouver un plaisir malsain à conspuer toute orientation dont la population lorraine pourrait, d'une manière ou d'une autre, être bénéficiaire ! Querelleurs et hargneux, les tenants de la "Gauche pour Sarreguemines" n'ont eu de cesse, dès la diffusion publique d'éléments relatifs à cette affaire, que de tenter de manœuvrer l'opinion afin de faire obstruction à l'implantation de l'entreprise précitée sur le territoire local. Contestant pied à pied les montants des économies annoncées, épiloguant sur la réalité des emplois créés, évoquant des dangers imaginaires pour les postes des employés de pharmacie, dénonçant la déshumanisation des rapports entre pharmaciens et malades, la "Gauche pour Sarreguemines" use sans vergogne de toutes les ficelles diffamatoires éprouvées, cherchant à susciter inquiétude et défiance au sein d'un public déconcerté par la violence des charges menées.

Pourtant, il n'est nul besoin d'être l'heureux possesseur de dons divinatoires pour se faire une idée objective de la situation réelle ! Un simple coup d'œil chez nos voisins allemands, ou une consultation attentive des études réalisées dans les pays scandinaves, convaincront les plus sceptiques de l'excellence de la démarche patronnée par 7x4 Pharma, pourvu que lesdits sceptiques possèdent également la vertu d'objectivité. C'est là, hélas, un attribut dont ne sauraient se targuer les activistes de la "Gauche pour Sarreguemines", dont la vocation unique est d'éreinter les leaders des partis dont ils ne partagent pas les conceptions politiques, déversant pour l'occasion des litanies interminables dont la vacuité argumentaire fait douloureusement écho à la cuistrerie formelle.

Aux partisans de la "Gauche pour Sarreguemines", j'aimerais rappeler que l'irrévérence systématisée, l'hostilité inconditionnelle et la mauvaise foi érigée en principe, ne sauraient tenir lieu d'argumentation constructive, et encore moins de programme politique.

Je me permets donc d'engager les soutiens de la "Gauche pour Sarreguemines" à renoncer à ces postures attentatoires qui les déconsidèrent, et à penser désormais davantage aux intérêts de notre population qu'à leur vindicte maladive ! Et s'il existe un traitement de fond souverain contre la subjectivité et la déloyauté chroniques, ils seraient bien inspirés d'en faire usage sans tarder, de préférence au moyen de la 7x4 box, qui semble avoir été inventée à leur intention !

Vendredi, 13 avril 2007

Pression, stress et suicide au travail

Alerte à un « nouveau » phénomène

C’est avant même l’heureux dénouement de ma difficile situation professionnelle, que mon envie d’engagement pour la défense du développement humain du chercheur et en particulier, pour la lutte contre le harcèlement et les discriminations (raciale, sexiste, ethnique ou autres) dans les laboratoires de recherche est née. Et c’est à l’aube de premières démarches pour la concrétisation de ce projet que je souhaite alerter au « nouveau » phénomène pointé par le récent suicide d’un technicien de 44 ans, sur l’un des sites de l’entreprise Renault.

Ce drame a en effet permis de repérer un nombre alarmant de suicides liés au travail.

Lorsqu’en six mois une entreprise enregistre quatre suicides, le débat s’ouvre.

Selon une étude du Conseil économique et social, au moins une personne par jour se donnerait la mort à cause du stress au travail.

Les principales causes du suicide au travail

La souffrance sur le lieu du travail est souvent l’effet de plusieurs causes :

- le lien entre le travail et la construction d’une identité sociale,

- la peur du chômage et de la précarité, à l’heure où le taux de paupérisation de la population française est de plus en plus élevé,

- l’éclatement (de plus en plus fréquent) des familles qui ne permet plus à ces dernières d’être un rempart suffisant pour éviter la dépression. Et comme la réciproque s’avère vraie - les conditions de vie dégradées ou humiliantes sur le lieu du travail nuisent à l’épanouissement sur les plans personnel et familial -, la personne en souffrance rentre rapidement dans un cercle vicieux qui peut entraîner inéluctablement vers le suicide.

- la mondialisation qui fait peu de cas de la valeur humaine (anonymat, absence de dialogue, stress, concurrence entre les salariés, mise au placard, licenciement, harcèlement moral voire sexuel,…) au rythme des restructurations de société, des reprises successives, et de choix stratégiques qui ne s'accompagnent d'aucune explication.

Quelques alternatives

Maintenant que les tabous ont été levés, il est urgent de mettre en place quelques dispositifs préventifs :

- l’augmentation du nombre de consultations obligatoires auprès du médecin du travail

- la programmation de reconversions professionnelles : la formation tout au long de la vie doit être favorisée

- la création de cellules indépendantes d’écoute et de compréhension au sein des grandes entreprises ou de groupements de PME, rassemblant des médecins du travail, des psychologues spécialisés, des assistantes sociales et des représentants des services des ressources humaines

- la révision du code de travail :

1/ En cas de cession de société, la responsabilité du vendeur doit être engagée pour une durée déterminée. Des conditions de travail décentes pour le personnel doivent être maintenues.

2/ Le travail effectué doit être valorisé, et l’employé respecté.

3/ Un plan social (qui traite notamment des situations des smicards et des cadres de plus de 50 ans) doit être mis en œuvre.

4/ La lutte contre toutes formes de harcèlement doit mieux s'organiser : les syndicats ne sont plus suffisamment puissants. Des associations travaillant en réseau avec des avocats, des médiateurs et des élus politiques doivent être créés. La législation sur le harcèlement doit être revue : certaines situations n’ont pas encore été prévues.

5/ Les missions des comités d'entreprise (CE) et des comités d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT ) doivent être renforcées.

De telles mesures permettront d’engager une lutte contre les situations professionnelles de grande détresse, et devraient en particulier pouvoir faire régresser de nombreuses dérives (dépression, alcoolisme, drogue, tentative de suicide ou suicide avérée, violence,…).