Actualités et Politique

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Samedi, 10 mars 2007

Le droit de la femme

Dans quelques semaines, je me rendrai aux urnes pour remplir mon devoir de citoyenne, puisque je participerai aux élections du prochain Président de la République.



Je voterai, naturellement avec une certaine anxiété (qui a pu oublier le premier tour des élections de 2002 ?), mais aussi, avec une pensée reconnaissante pour toutes ces femmes et ces quelques hommes qui ont lutté durant des décennies pour que le droit de vote soit enfin accordé aux femmes – car, et ceci semble aujourd’hui inimaginable, les femmes, longtemps considérées comme des mineures, n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1944 !



En France (malgré notre retard par rapport au reste des pays européens), la participation des femmes à la vie politique ne cesse désormais de croître : elles sont maires, députées, députées européennes, sénatrices, ministres, et peut-être bientôt Présidente. Les femmes ont en effet compris qu’elles devaient s’engager si elles voulaient voir la condition féminine s’améliorer, les différents niveaux de responsabilité dans la société française s’ouvrir et les discriminations disparaître. C’est ainsi qu’elles ont appris à lutter et à être solidaires dans tous les secteurs concernant leurs droits : la parité, le divorce, les violences conjugales, la prostitution, les inégalités salariales, etc.



Pourtant les disparités subsistent dans la vie professionnelle en général, et dans la classe politique en particulier : les femmes sont souvent minoritairement représentées dans les postes à pouvoir, et parfois même carrément écartées : on les confine plus volontiers aux secteurs touchant la sensibilité, comme les dossiers de la cohésion sociale et de la famille.



Même si les femmes sont de plus en plus actives, des organismes comme la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) ont du être créés pour la protection des droits de l’individu : je viens, moi-même de saisir la HALDE, par l’intermédiaire de la Ministre déléguée à de Cohésion Sociale et à la Parité.



Cet exemple particulier, même s’il m’est personnel, montre que les femmes peuvent être victimes d’agissements de persécution dans tous les secteurs d’activités. Il montre que la défense du statut de la femme ne peut se faire que dans une démarche de solidarité, au-delà des classes politiques, des couches sociales, des ethnies et religions.



Cette pénible expérience – qui perdure et dont je n’aperçois plus la fin – conforte ma volonté d’entrer dans le combat des femmes pour la défense de leur développement humain.



Je lutterai désormais pour que ce droit soit respecté.

Jeudi 8 mars, dans le cadre de la journée internationale de la femme, des centaines de manifestations se sont déroulées, afin d’informer, de prévenir et de proposer. Il appartient à présent à toutes de mutualiser nos forces.

Samedi, 23 décembre 2006

Femmes au pouvoir ou pouvoir des femmes ?

Cet article est une question laissée volontairement ouverte et rédigée suite au débat tenu hier sur RTL. Il n’exprime pas une prise de position.



Margaret Thatcher, Ursula Clinton, Angela Merkel, Ségolène Royal, …



La nouveauté n’est pas en l’entrée de femmes au pouvoir, mais en la sexualisation de la politique, en ce sens, qu’est né le concept d’une essence féminine du pouvoir, qui serait plus maternante, plus pacifiste et plus sociale.



Derrière ces principes d’égalité, une idéologie se cacherait-elle ? Ou existerait-il vraiment une gouvernance spécifique à la femme ? L’attente des femmes est-elle instrumentalisée ? Peut-on régner en étant plus sensible, plus féminine ?



Les lois sur la parité obligeront un remodelage du panorama politique. Toute une moitié de population aujourd’hui mise à l’écart, sera enfin prise en compte : une nouvelle gouvernance naîtra forcément, mais sera-t-elle spécifiquement féminine ?

Dimanche, 3 décembre 2006

Politique : place aux femmes

Sexus Politicus

Dans l’ouvrage « Sexus Politicus », les auteurs C. Deloire et C. Dubois expliquent qu’en politique, les femmes sont souvent raillées parce que la constitution semble vouloir leur prévoir une place dans le lit de leurs collègues masculins. François Mitterrand aurait consacré une grande partie de son temps à son harem, alors que Jacques Chirac aurait nommé ses favorites au gouvernement. L’homme politique est présenté dans ce livre comme un individu porté sur la chair, qui a le goût de la sensualité et qui aime conquérir les femmes. « Enarque besogneux qui a longtemps mis ses pulsions en berne, ancien militant de base ayant passé ses nuits à coller des affiches au lieu de rester au chaud dans son lit, Sexus Politicus cherche la récompense. Après tant d’efforts et d’abnégation, le pouvoir lui offre enfin la faveur de plaire aux dames. »



Ce n’est donc pas anodin, autant pour les femmes que pour les hommes, si aujourd’hui, pour la première fois, la France n’exclue pas de porter à la tête du gouvernement une femme. Selon les auteurs, il n'est donc pas interdit de penser que le Sexus Politicus est en voie d’extinction.



L’entrée des femmes

Les femmes veulent désormais la première place.

Et alors que Ségolène Royal choisit de s’entourer d’une équipe paritaire, le conseil des ministres vient d’adopter une loi qui renforce celle du 6 juin 2000, tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.

Alors si je suis particulièrement sensible à cette loi, c’est naturellement parce que je suis une femme, donc concernée, mais aussi parce que je m’interroge sur la mise en application immédiate des lois sur la parité, tout simplement parce que le vivier de femmes expérimentées risque d’être insuffisant : les femmes n’ont pas toujours eu le temps (par leur position familiale), ou n'ont pas osé (par leur culture) vivre des expériences dans les domaines de la communication, de la vie publique, de l’exercice du pouvoir et des responsabilités collectives. Mais il est à espérer que toutes ces lois encourageront les femmes à davantage s’impliquer dans les instances de décision et ainsi à garantir la création d’un vivier plus large.



Les élues sauront alors apporter la dimension plus humaine et plus sensible, qui fait cruellement défaut à la politique.



Elles défendront les conditions de la femme, puisque les lois généralement décidées par les hommes sont davantage conçues à leur modèle.



Le moment est venu : les femmes doivent oser s’engager !

Reconnaissance sera, lorsqu'elles seront paritairement représentées sans l'appui de la loi.