Actualités et Politique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Jean-Marie Rausch

Fil des billets - Fil des commentaires

Mardi, 10 juin 2008

Après le grand Rausch... le mi-Gros !

Baignée d'influences très diverses liées à son histoire et à sa situation géographique, notre ville de Metz est riche des apports multiples suscités par les générations qui s'y sont succédées, et sa prospérité, qui s'appuie sur ses atouts naturels, a été judicieusement développée au cours de décennies de gestion saine et prudente, qui en ont fait la cité florissante et indépendante dont s'enorgueillissent aujourd'hui la majorité de ses habitants.

Parmi toutes les dates qui ont rythmé l'évolution de Metz, certaines évoquent la joie, l'enthousiasme, le soulagement, tandis que d'autres marquent des évènements nettement moins heureux, voire franchement dramatiques. Il va sans dire que le 16 mars 2008 est à classer dans la seconde catégorie sans la moindre hésitation, tant l'élection de Dominique Gros à la tête de notre ville s'annonce dommageable à de nombreux points de vue.

Les premiers éléments qu'il me semble important d'aborder sont l'impéritie notoire de notre nouveau maire en matière de gestion financière, ainsi que sa regrettable méconnaissance des affaires et structures publiques dont on a pu mesurer l'ampleur au fil de déclarations confuses amalgamant, de manière erronée, des considérations relatives à la ville et des facteurs relevant de l'agglomération. Certes, ces bourdes grossières ont le mérite de beaucoup amuser les auditeurs du moment et, en particulier, ceux d'entre eux qui émargent dans les rangs de l'opposition, mais il faut aussi reconnaître que, passé le délassement toujours appréciable que procure l'écoute distraite d'un tel étalage d'inepties, on ne peut se défendre d'une certaine appréhension à l'idée que c'est leur auteur qui va, pour six ans, présider aux destinées de notre ville.

Car là on l'on ne rit plus du tout, c'est à l'énoncé des intentions du Maire en matière d'imposition !

Après avoir parlé un temps d'augmenter les impôts en avançant des objectifs démagogiques à colorations sociale, associative et redistributive (sic), Dominique Gros s'est finalement inquiété des effets défavorables de cet aveu sur l'issue de sa campagne, et s'est efforcé de rendre son programme moins indigeste en articulant ses déclarations ultérieures autour d'un argumentaire monolithique vantant les vertus de l'endettement de la ville.

Que Metz ait justement été depuis des dizaines d'années, grâce à Jean-Marie Rausch, l'une des villes les moins endettées de France, et que nous puissions également nous targuer d'avoir l'une des impositions les plus faibles, c'est là un point que nul ne songe à contester, ni les analystes, toujours subjectifs, du groupe socialiste, ni les contempteurs, toujours diligents, de Jean-Marie Rausch ! Que notre ville présente un bilan équilibré, que son équipe dirigeante d'hier ait eu la sagesse de privilégier une pratique de l'autofinancement dont il est loisible à celle d'aujourd'hui de récolter les fruits, que l'autonomie et l'indépendance subséquentes ménagent, dans le cadre de projets futurs, une marge de manoeuvre étendue et permettent d'envisager avec confiance l'avancée des réalisations déjà initiées et l'élaboration de nouveaux ouvrages, tout cela est exact, et la situation saine et prospère de la commune met les leaders actuels dans une position assez idéale, qu'il faut avoir l'élégance de reconnaître, et l'habileté de maintenir.

Hélas, habileté et élégance ne vont pas toujours de pair, et dans le cas de Dominique Gros, il semble même que ces deux vertus brillent également par leur absence. Dominique Gros, donc, est fermement décidé à endetter rapidement notre ville, et précise que les crédits consentis seront destinés à prendre en charge des frais de fonctionnement courant !

A l'évidence, c'est là une voie hasardeuse dans laquelle le maire socialiste serait bien inspiré de ne pas s'engager ! Alourdir l'endettement de la municipalité pour de semblables motifs, c'est en effet entrer dans un engrenage pernicieux conduisant à terme à emprunter toujours davantage pour supporter d'une part des annuités enflant graduellement, et d'autre part les frais de fonctionnement actuels et futurs dont le volume n'ira jamais en décroissant. Il est donc facile d'anticiper les conséquences, dans des délais assez courts, de cette hémorragie financière !

D'une part, l'équipe dirigeante responsable de ces initiatives inconsidérées devrait s'apercevoir à court terme que les charges imputables aux emprunts consentis manqueront cruellement au moment d'engager des actions favorisant le développement économique et le déploiement de mesures sociales dont le candidat Gros s'était prévalu lors de sa campagne. D'autre part et, à mon sens, c'est là le plus grave, ce sont finalement bien les messins qui vont payer très cher les inconséquences du nouveau maire, en subissant, à un moment où la conjoncture est particulièrement défavorable aux consommateurs, une élévation majeure de leur niveau d'imposition à laquelle il leur faudra bien se soumettre !

Promesses non tenues, démagogie grossière, manifestations culturelles au rabais (qu'on pense au sort fait à l'été du livre !) et finalement ruine de notre ville à la suite d'initiatives pétries d'inexpérience et de maladresses, tels sont les éléments qui composent le tableau des six prochaines années que nous nous préparons à vivre.

Pour s'opposer à cette débâcle, ou du moins en épargner les effets les plus préjudiciables à notre population, les élus de l'opposition se doivent de se serrer les coudes et d'opposer à la fatuité et à l'arrogance des uns leur sérieux et leur sens du courage politique et de la solidarité.

Pour que trente-six années de circonspection, de clairvoyance, de travail acharné et de courage politique ne soient pas oblitérées par quelques mois de nébulosité et d'amateurisme, il importe de montrer que l'exemple donné par Jean-Marie Rausch ne sombrera en aucun cas dans l'oubli, mais est au contraire plus vivant que jamais, et qu'il ne tient qu'à nous de suivre ce modèle pour, à notre tour, préserver et développer notre belle ville de Metz.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 27 février 2008

Municipales 2008 : METZ risque GROS !

Les élections municipales qui s'approchent n'en finissent pas de laisser aux observateurs un goût de déjà vu, tant l'atmosphère générale et les méthodes employées par nombre de protagonistes pour mener leurs troupes respectives à la bataille paraissent calquées sur celles qu'on a eu tout loisir d'apprécier à l'occasion des dernières présidentielles.

Dignes tenants de cette regrettable tendance, les socialistes messins semblent s'être fait une spécialité de pratiquer une sorte de "campagne négative", consistant à masquer leur carence en idées neuves, en programme solide, et surtout en personnalités charismatiques, par le choix d'une stratégie basée sur la gestion de rumeurs, les attaques d'individus, l'exhumation de contentieux anciens fournissant le prétexte de reproches faciles, voire les procès d'intention lorsque les cibles visées ne donnent pas prise à la détraction directe.

Le pilier le plus récurrent du réquisitoire servi par la gauche messine réside sans doute dans son insistance à revenir sans cesse sur les prétendues "divisions" de la droite, signe, selon ses représentants toujours prompts à servir aux auditeurs amalgames rapides et raccourcis abusifs, de la déliquescence des valeurs morales et politiques de leurs adversaires, voire, à les entendre, d'une défiance croissante vis à vis de la "mouvance sarkozyste".

Il va sans dire que je conteste fermement ces analyses, de même que cette tactique d'agression tous azimuts qui, faut-il le rappeler, n'a pas porté chance à la candidate Ségolène Royale en 2007 !

A l'évidence, les électeurs qui s'exprimeront en mars 2008 attendent aujourd'hui des intentions clairement affichées, des projets, des engagements, et ont prouvé maintes fois qu'ils ne sauraient se contenter de quelques piques amères lancées aux concurrents du moment ! Pour de nombreux messins, la vie quotidienne est difficile, les problèmes réels, et la dialectique creuse des candidats de la gauche est impuissante à donner au plus grand nombre l'espoir d'un nouvel élan, la perspective des lendemains prometteurs auxquels il est bien légitime d'aspirer.

Sans nous laisser aller, à notre tour, à la tentation de fustiger les contorsions déraisonnables de la gauche locale, nous ne pouvons nous empêcher d'observer combien leur méthode est curieuse. Non contents de se présenter devant le peuple avec, pour seul étendard, quelques velléités confuses et mal formulées, complétées d'un assortiment de propositions secondaires ou futiles - des chemins piétonniers, des pistes cyclables lorsque tant de gens ont des problèmes très terre à terre, comme le chômage, la crise du logement, le coût de la vie ... - qui apparaissent en porte-à-faux eu égard aux préoccupations réelles des messins, les socialistes ont eu la déconcertante idée de confier la tête de leur équipe à la plus formidable machine à perdre que notre ville est connu, celui-ci évinçant d'un cheveu (mais lequel ?) son rival Pierre Bertinotti à l'issue de primaires houleuses et pour le moins controversées.

Les semaines qui ont suivi ont ensuite offert à des auditoires stupéfaits un panorama complet de tout ce qu'un politicien engourdi et inconsistant était capable de produire en termes de gesticulations puériles, tentant vainement d'attirer sur sa personne l'attention d'un public depuis longtemps au fait de sa totale impéritie. Dominique Gros a ainsi multiplié les rapprochements hasardeux (comment peut-il se commettre avec Thierry Jean ?), les visites bon teint (un petit coucou à Bertrand Delanoë) et les manifestations bouffonnes de tous poils (à l'image de son enthousiasme à reprendre, couplet par couplet, une grotesque chanson paillarde devant la mairie)...

Tout cela est du plus mauvais goût, et relève à mon sens, d'une évidente absence de sérieux et, plus grave encore, d'un total manque de respect vis à vis de notre ville et de ses habitants ! ... De l'avis général, le sommet du ridicule fut atteint par Dominique Gros lorsque ce dernier s'avisa de diffuser un timbre à son effigie, contredisant grossièrement, au passage, ses propres déclarations condamnant la politique-spectacle menée par les membres du gouvernement tandis que lui-même use sans vergogne de toutes les ficelles démagogiques imaginables, de la blague potache aux voyages people, pour goûter finalement, à la surprise générale, aux dérives du culte de la personnalité, comme on le voit à la découverte de son invraisemblable estampille.

On dit, ici et là, que les sondages annonceraient la déroute de la droite en général, et plus particulièrement de notre maire Jean-Marie Rausch. Qu'on se souvienne, pour commencer, que les résultats publiés varient beaucoup d'un média à l'autre ! Akouna Consulting (pour "la semaine" - 07 février 2008) nous apprend ainsi que Dominique Gros serait crédité de 35,97% d'intentions de vote, tandis que l'Ifop (à la demande du "Républicain Lorrain" - 10 février 2008) rétablit ce chiffre à 26%... Quoiqu'il en soit, le point crucial réside dans le fait que plus de la moitié des électeurs se déclarent encore indécis, et j'ai la conviction que ceux-ci sauront, le moment venu, s'abstraire du grossier manège électoraliste de l'équipe Gros, et renvoyer ce dernier à des occupations pour lesquelles, peut-être, il aurait cette fois quelque talent, voire quelque succès ... La chanson populaire, par exemple !

Florence Soriano-Gafiuk