Actualités et Politique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Samedi, 6 mars 2010

Dis-moi comment tu t'exprimes, je te dirai qui tu es !

Quelques mots pour évoquer le débat qui a opposé Laurent Hénart à Jean-Pierre Masseret, tous deux candidats aux élections régionales de Lorraine en 2010.

Dans ce type de contexte, la loi du genre veut que chacun des protagonistes du moment fasse montre d'une certaine combativité, adressant à son adversaire reproches et remontrances, et s'efforçant de mettre en lumière la faiblesse d'un bilan, les lacunes d'un programme, les contradictions d'un discours, tous éléments susceptibles de déconsidérer son concurrent et de prendre un avantage sensible en vue du scrutin à venir.

Si une telle intention est, au fond, de bonne guerre, il est cependant utile de rappeler que, de part et d'autre, chacun devrait veiller à mener un tel face à face avec retenue et dignité, ne serait-ce que par respect des auditeurs désireux de se faire une opinion en écoutant les deux débatteurs défendre leurs positions respectives.

En toute objectivité, il faut bien reconnaître que sur ce point, Laurent Hénart s'est montré tout à fait exemplaire. Concentré, concis, précis dans l'évocation de ses propres orientations et incisif dans ses analyses de la situation de notre région, il s'est exprimé avec élégance et amabilité, et a su conserver toute la réserve et la civilité qui caractérisent les hommes solides et sûrs de leur fait.

Courtoisie donc, entregent et sobriété, tels sont les attributs de la prestation de Laurent Hénart, qui contrastent douloureusement avec la grossièreté vociférante de Jean-Pierre Masseret ! Décontenancé par des remarques justes et circonstanciées, désorienté par la tournure du débat, le socialiste n'a eu d'autre recours que de s'époumoner de la manière la plus ridicule, s'en prenant alternativement à son interlocuteur direct et au journaliste chargé de conduire l'entretien. Perdant son calme à chaque instant, éclatant en imprécations sans suite, Jean-Pierre Masseret s'est montré incapable de défendre son bilan, et a réhaussé son portrait de gestionnaire maladroit d'une touche de brutalité personnelle du plus mauvais effet, chacun connaissant désormais la nature du personnage, et les effets fâcheux qu'on peut à juste titre en attendre.

Pour visualiser la vidéo, cliquez ici

J'ose croire que les indécis auront trouvé là l'occasion de se déterminer pour le scrutin qui approche, et choisiront d'accorder à Laurent Hénart la considération et la confiance qu'il mérite.

Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 23 février 2010

Dites non à l'AVC !

Dans le cadre de sa campagne relative aux élections régionales 2010, le socialiste Jean-Pierre Masseret a jugé opportun de diffuser un trac exotique, apparemment destiné à convaincre tout un chacun de la nécessité de voter. Interpellant successivement toutes les franges de la population française (apprentis, artisans, agriculteurs...), le candidat conclut invariablement sur l'injonction "vous êtes concernés !", dans une logique incantatoire qui s'apparente davantage à la méthode Couet qu'à un argumentaire sérieux, raisonné et respectueux de l'électeur.

S'il faut pourtant adopter cette étrange forme de communication, nous nous permettrons néanmoins d'en compléter un tant soit peu la teneur, avec une orientation plus conforme à la réalité de la Lorraine sous présidence socialiste !

"Chômeurs abandonnés à vous-mêmes, par une présidence de région qui se décharge de ses responsabilités sur l'Etat : Vous êtes concernés !"

"Lorrains excédés par les coûts exorbitants des opérations de communication stériles de votre présidence de région : Vous êtes concernés !"

"Professionnels déçus par le désengagement de votre présidence de région en matière d'ouverture vers les pays limitrophes et de développement transfrontalier : Vous êtes concernés !"

Nous ne saurions dérouler ici la liste des lorrains désenchantés par les pratiques de l'équipe sortante et de son leader, tant les exemples abondent de rendez-vous manqués, d'occasions gâchées, d'espoirs trahis.

Le mieux que nous puissions faire est de mettre en garde les électeurs contre le risque qu'ils prendraient à pérenniser la situation délétère actuelle, dont les responsables sont clairement reconnus et identifiés. "L'Action, la Vie, le Cœur", disent-ils ? A.V.C., voilà, suivant leur propre choix, un acronyme étonnamment approprié à l'issue qu'aurait leur maintien aux commandes de notre région, que sa valeur et ses ressources appelaient pourtant à un autre destin !

Pour que le président "sortant" sorte effectivement de la vie des lorraines et des lorrains, il nous appartient, plus que jamais, de nous rassembler, de nous mobiliser, de nous fédérer autour d'un projet sérieux afin de porter tous ensemble l'Espoir de notre région.

En 2010, notre Espoir porte un nom : celui de Laurent Hénart !

Florence Soriano-Gafiuk Colistière de Laurent Hénart

Samedi, 30 janvier 2010

Régionales 2010 : saisissons notre chance !

Chères lectrices, chers lecteurs, mes cher(e)s ami(e)s,

Le temps maussade qui sévit depuis quelques semaines aurait pu, en d'autres temps, conduire certains d'entre nous à la morosité et l'apathie, tant cette grisaille finirait, si l'on n'y prenait garde, par déteindre sur nos âmes et par entamer notre vitalité coutumière.

Aujourd'hui, pourtant, ce n'est pas de somnolence hivernale que je viens vous parler, mais au contraire d'engagement actif, de lucidité et de convictions jamais démenties, postures justifiées par l'importance des évènements qui se dessinent à l'heure présente.

Comme vous le savez, les 14 et 21 mars prochains se tiendront les élections régionales 2010, qui verront s'affronter des candidats de plusieurs mouvances pour la Présidence du Conseil Régional de Lorraine. Parmi eux se distinguent le président sortant Jean-Pierre Masseret (PS), et surtout le Député Laurent Hénart (UMP – Nouveau Centre), auquel j'ai choisi d'accorder ma pleine confiance et mon total soutien.

Ceux qui me connaissent savent que depuis deux années très actives et riches en implications et initiatives multiples, j'ai dispensé sans compter tous mes efforts, mes ressources spécifiques et mon temps personnel pour tenter d'oeuvrer quotidiennement en faveur de l'intérêt public.

A titre d'exemple :

- Mon dynamisme sur internet (blogs, forums) m'a procuré une honorable notoriété, très utile pour intervenir au service de causes justes. Incidemment, mon propre bloc a été consulté par 40 000 personnes ces 24 derniers mois, pour un total de 70 000 visites.

- Je travaille (bénévolement) auprès du Docteur et Député Denis Jacquat dans le cadre de la composition de documents traitant de la thématique du vieillissement et des difficultés des seniors dans notre société.

- J’ai créé la revue électronique LIGNES de VIE, consacrée à la vie publique de l’arrondissement Bitche – Sarreguemines – Sarralbe, et dont le nombre de lecteurs est en progression rapide (1200 inscriptions à ce jour).

- J'ai participé de manière intensive à l'élaboration du programme électoral présenté par notre groupe dans le cadre des Régionales 2010 (proposition de mesures pratiques, rédaction de textes).

La liste mosellane emmenée par Laurent Hénart affiche 33 candidats, dont deux représentent l'arrondissement Bitche - Sarreguemines - Sarralbe : Roland Roth, Président de la Communauté d’Agglomération de Sarreguemines, et moi-même, respectivement classés en 4ème et 15ème positions.

Ma plus grande ambition, au fil de ces lignes, est de faire comprendre à tous combien les échéances qui approchent sont fondamentales pour chacun d'entre nous. Aujourd'hui, où la crise économique jette à la rue des milliers d'êtres choqués et désemparés, où un chomage massif frappe nos grandes métropoles et nos campagnes, où des familles s'interrogent avec angoisse en voyant s'amenuiser chaque jour davantage leurs maigres ressources, l'heure n'est plus à l'amateurisme, aux demi-mesures, aux démarches inconsistantes et inefficaces qui abandonnent les gens à leur détresse !

Le temps est venu de s'en remettre à des hommes et des femmes déterminés, honnêtes, et armés d'une expérience solide indispensable pour être à même d'attaquer les problèmes à leurs racines. C'est d'un engagement sincère et profond, d'une capacité à gérer les affaires publiques avec efficience et habileté, de la volonté de promouvoir des initiatives originales et consistantes que naîtront les conditions d'une régénération rapide et salutaire qui rendra aux Lorraines et aux Lorrains la confiance et la fierté que les affres du quotidien étaient parvenu à ronger peu à peu.

Pour toutes ces raisons, je vous demande de nous faire confiance, et d'apporter votre aide et votre soutien à notre liste emmenée par Laurent Hénart. A l'image de nos déclarations publiques, nos intentions sont saines et claires, et nous saurons démontrer à tous ceux qui ont misé sur nous que leur choix, le seul légitime, est celui de l'espérance et de la raison.

Je compte sur vous !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 22 octobre 2008

Présidence du Conseil Régional de Lorraine

Les élections des conseillers régionaux, qui auront lieu au cours de l'année 2010, s'annoncent d'ors et déjà extrêmement intéressantes dans le contexte tourmenté qui prévaut sur l'ensemble de la planète, et en particulier, bien entendu, dans notre région lorraine. Sur fond de réformes d'envergure et de crise financière, l'évènement promet en effet de placer chacun devant ses responsabilités, aussi bien les tenants de la politique présidentielle, qui auront à coeur de se démarquer des initiatives impopulaires tout en profitant de la prévalence de la majorité, que les opposants au gouvernement, dont les postes de décision, obtenus de haute lutte comme ce fut le cas, par exemple, pour le maire de Metz Dominique Gros, pouvaient être vus comme autant d'occasion, pour leurs partis, de ne plus se contenter des discours stigmatiseurs génériques qui ont traditionnellement leurs faveurs, mais de passer aux actes en démontrant le bien-fondé des thèses qu'ils défendent.

Trois fois hélas, les initiatives pratiques, les propositions constructives et les tentatives de dialogues sont une fois de plus douloureusement absentes des débats, et l'on ne peut que constater qu'aujourd'hui comme hier, les socialistes semblent être dans l'incapacité totale de sortir de la voie stérile qui est la leur, déroulant litanies de reproches et chapelets de griefs, et inondant blogs, journaux et ondes d'un torrent ininterrompu de doléances et de récriminations dont la majeure partie, au passage, ne résistent pas à l'analyse la plus élémentaire.

A ce propos, la succession de François Hollande montre de manière éclatante la véritable nature des candidats en lice, la pauvreté de leurs argumentaires respectifs, et le crédit qu'il convient de leur accorder ! A l'exception de Michel Rocard, que son renoncement à toute ambition nationale autorise à des déclarations d'une fort louable objectivité en faveur d'un certain nombre de choix sarkoziens, les autres protagonistes se sont lancés dans une compétition effrénée dont le seul but semble être de se présenter, aux yeux du public, comme l'incarnation archétypale de l'opposition à notre président. Et pour cela, le procédé naturel est tout simplement de ne plus jamais s'exprimer autrement que sous formes de remarques acerbes sur la politique française.

C'est bien dans cette ligne que s'inscrit la démarche de Jean-Pierre Masseret, actuel Président du Conseil Régional de Lorraine qui, persuadé de la pertinence de cette stratégie, s'est mis en tête de développer une critique en règle de chaque mesure gouvernementale, s'efforçant de présenter les faits sous le jour le plus défavorable possible pour tenter ensuite, comme on le comprend, d'apparaître comme l'alternative naturelle, le recours ultime face à des politiciens aux intentions pernicieuses.

De fait, le problème de Jean-Pierre Masseret réside dans le fait que ses initiatives, à l'image de sa décourageante personne, embarrasseraient même les observateurs les mieux disposés !

Ainsi en est-il de l'invraisemblable prospectus envoyé par les trois sénateurs socialistes de la Moselle à tous les conseillers municipaux du département où Jean-Pierre Masseret et ses comparses, espérant faire oublier leur inaction coutumière sur le terrain par des déclarations viriles, prennent de manière systématique le contre-pied de tous les efforts consentis par les responsables politiques de la majorité pour tenter d'apporter des solutions aux difficultés dans lesquelles se débattent tant de nos concitoyens.

Dans les lignes qui suivent, il n'est naturellement pas question de développer un contre-argumentaire démontrant, étape par étape, que chacune des critiques énoncées par le trio précité relève de l'improbité, de la vindicte ou, dans le meilleur des cas, de l'aveuglement et de l'ignorance, car une réfutation circonstanciée du tract sus-évoqué, qui développe sur huit pages un mélange décousu d'aperçus erronés et de jugements saugrenus, nécessiterait un volume qu'il n'est pas raisonnable d'envisager ici. Néanmoins, nous ne résistons pas au plaisir de faire quelques remarques relatives au contenu du l'affligeant imprimé socialiste, qui permettront au lecteur de juger du sérieux de ses auteurs, et de leur intégrité.

L'exploitation des craintes relatives à la nouvelle carte militaire, par exemple, est symptomatique de la méthode Masseret. Légitimement inquiets de leur avenir après le départ de certains contingents des armées, les habitants se sont en effet tournés vers leurs élus avec l'espoir d'interventions bien orchestrées de nature à limiter les effets négatifs des mesures programmées, et il faut bien reconnaître que Jean-Pierre Masseret, bien loin de s'investir résolument à la tête d'un mouvement d'ensemble, s'était au contraire soigneusement tenu à l'écart des initiatives qui fleurissaient ici et là, poussant même l'indignité jusqu'à repousser, à l'époque, une série de propositions adroites et constructives émanant de Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social ! Acculé par la marche des évènements, Jean-Pierre Masseret s'est finalement vu contraint de paraître (tardivement) aux manifestations initiées par d'autres, ce qui ne l'empêche pas de s'en prévaloir aujourd'hui comme d'une résolution personnelle, avec une impudence qui laisse pantois !

Plus globalement, la méthode d'opposition systématique de Jean-Pierre Masseret et de ses amis se déclinent à l'infini dans l'appréciation de tous les dossiers d'actualité. Nous apprenons ainsi, dans une certaine confusion, que ce dernier s'oppose à la privatisation de la Poste, à la réforme des hôpitaux, à la restructuration des Armées, au service minimum dans l'Education Nationale et, en gros, à toute tentative, aisée ou difficile, rapide ou à long terme, bonne ou mauvaise, pourvu qu'elle soit le fait du gouvernement français. Que répondre au très partial Jean-Pierre Masseret, si ce n'est que l'ouverture de la Poste aux capitaux privés est incontournable si l'on veut maintenir, et même développer le niveau de services exigible par les usagers, que la diminution du nombre de médecins et le droit, pour tous, de profiter d'installations médicales et de compétences de pointe justifient pleinement les choix de mutualisation opérés, que l'évolution des données géostratégiques rend caduque le maintien artificiel de forces sur certains sites particuliers, et tant d'autres choses qu'un raisonnement simple et non partisan impose rapidement à toute personne honnête et objective...

Honnête et objectif, tels ne sont pas, en tout cas, des qualificatifs qu'il serait légitime d'employer au sujet de Jean-Pierre Masseret, dont on a peine à croire qu'il envisage sérieusement, avec toutes les vicissitudes de sa regrettable carrière, de se succéder à lui-même à la tête du Conseil Régional de la Lorraine !

Dans ces conditions, quelle alternative est-il raisonnable de considérer pour un tel poste ?

C'est tout naturellement vers Laurent Hénart, député de Meurthe et Moselle, que de nombreux regards se tournent au moment de soutenir un candidat dont la probité, le sérieux et la compétence font l'unanimité, même au sein de la gauche!

De stature nationale, comme en témoignent les responsabilités qu'il s'est vues confier au sein de la commission des Finances, il a rejoint le pôle "cohésion sociale" de Jean-Louis Borloo en 2004, en qualité de secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes. Il a ainsi pu mettre à son actif des résultats tout à fait remarquables en termes de promotion de l'apprentissage, initiant la création du statut de l’apprenti, introduisant la personnalisation des parcours, facilitant l'obtention de crédits d’impôt pour les entreprises, et contribuant largement à la revalorisation de l’image de l’apprentissage par des campagnes étendues de communication.... Depuis l'année 2005, il est également Président de l’Agence nationale des services à la personne, avec la charge de favoriser le développement économique et la professionnalisation du secteur des services à domicile. Il faut être bien conscient de la nature à la fois essentielle et novatrice de cette approche, dans la mesure où l’agence propose une nouvelle façon de piloter une politique publique transversale. Ainsi, elle harmonise l’action de dix-huit ministères distincts, tout en préparant au mieux l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur économique et en accompagnant activement les négociations entre partenaires sociaux et représentants des employeurs.

Naturellement, le petit paragraphe précédent n'est qu'un mince aperçu destiné à illustrer à la fois la crédibilité et l'envergure de Laurent Hénart, mais également sa générosité, son dévouement, et le souci qui est le sien d'oeuvrer à fond pour le bien public.

Face à une telle personnalité, que reste-t-il à Jean-Pierre Masseret pour tenter de s'imposer ? Pas grand chose, si ce n'est, peut-être, le recours aux méthodes musclées qui lui sont coutumières, comme ce fut le cas, en session plénière du Conseil régional, lorsqu'un élu s'avisa de demander des comptes au sujet des subventions régionales accordées à l'Irfa, organisme de formation en situation de redressement judiciaire, bien au-delà des délais légaux. Ce jour-là, Jean-Pierre Masseret se discrédita définitivement en vociférant de la manière la plus vulgaire et la plus choquante qui se puisse imaginer, adressant notamment à son interlocuteur stupéfait un "Je te fous sur la gueule" que les témoins, attérés, évoquent encore avec répugnance.

Que la réprobation de façade, les analyses tendancieuses et la brutalité occasionnelle puissent tenir lieu de projet politique, c'est là une chose dont Jean-Pierre Masseret est convaincu depuis fort longtemps. Dans l'intérêt de la Région Lorraine, il nous faut espérer que l'avenir lui montrera que, là comme ailleurs, il se trompe lourdement !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 13 février 2008

Un nouveau conseil pour l'IUFM de Lorraine

L'universitarisation de l'IUFM de Lorraine, qui fait de cet établissement une école interne de la prestigieuse Université Henri Poincaré - Nancy I, s'inscrit dans un processus de mastérisation de la formation des maîtres. Sur les pôles universitaires messin et nancéen, les étudiants se destinant au professorat auront la possibilité d'entrer dans des parcours de professionnalisation aux métiers de l'enseignement (de la Licence 1 au Master 2), qui permettront au fil des années la construction par ces jeunes des dix compétences attendues par le Ministère pour l'exercice de la profession.

L'universitarisation de l'IUFM de Lorraine va également permettre l'accès aux études doctorales (le site de Sarreguemines constituerait un excellent centre d'observations et d'expérimentations pour mener des recherches sur le bilinguisme et la biculturalité) notamment dans le cadre de la formation tout au long de la vie des enseignants.

Le caractère crucial de cette année 2008 en termes d'enjeux politiques m'a conduite à candidater, parallèlement à mes activités de directrice adjointe de l'IUFM de Lorraine, à l'élection des membres du conseil de la nouvelle école interne de l'université Henri Poincaré.

C'est avec reconnaissance et enthousiasme que je remercie tous les collègues qui par leur vote, m'ont permis d'être élue.

Bien à vous tous

Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 7 septembre 2007

Rattachement de l'IUFM : la grande braderie

Ce billet n’engage en rien l’IUFM de Lorraine.

Avant propos

Dans la rubrique « Education et formation des maîtres » de ce blog, quelques articles cherchant à déterminer les ingrédients requis pour une universitarisation réussie de l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) étaient déjà parus.

Cette fois-ci, je me permettrai d'aller plus loin. Certes, je ne nourris aucune inquiétude quant à l’accueil qui sera fait à l’IUFM de Lorraine au sein des structures de l’Université Henri Poincaré – Nancy I, et je ne conteste pas davantage l’avis de la commission du Rectorat quant à la pertinence du choix de l’Université intégrante (même si je souscris à la candidature messine dont les atouts ont été largement évoqués par la presse durant ces dernières semaines). Bien au contraire, je me propose de délivrer dans ce billet une analyse de la posture mosellane, non en tant que directrice adjointe de l’IUFM de Lorraine, déléguée à la Moselle (fonction qui m'astreint à une certaine discrétion) mais en tant qu’universitaire messine (qui écoute, interroge, se documente…).

A l'évidence, mon mandat de directrice adjointe m’offre une position d’observatrice de première ligne et ne peut que nourrir ma réflexion sur les enjeux réels, même si, fort curieusement, nul n'a songé à solliciter mon concours lors de la rédaction du dossier de candidature de l'Université Paul Verlaine - Metz concernant l'universarisation de l'IUFM.

Mon propos est de détailler et de comparer les points de vue de chacun, d'établir que le contexte est sans doute beaucoup plus complexe qu’on ne veut bien l’entendre, et de mettre en évidence que si la situation ne concernait pas la formation des enseignants, donc l’éducation et par suite l’avenir de nos enfants et petits-enfants, elle serait aussi risible que pathétique…

Une levée de boucliers à l’encontre de R. Lioger

Sans doute vous souvenez-vous de la publication, dans le Républicain Lorrain (RL), de l’annonce par Richard LIOGER, Président de l’Université Paul Verlaine – Metz, de l’intégration de l’IUFM de Lorraine à l’Université Henri Poincaré (Nancy I). Des réactions parfois divergentes, voire contradictoires, ne cessent depuis de pleuvoir dans la presse locale et sur les blogs politiques messins, témoignant majoritairement d’une levée de boucliers dressée à l’encontre des collègues nancéens et du Président Lioger , celui-ci se distinguant par ailleurs par un activisme politique agité, voire désordonné, et par son ambition affichée de décrocher l’investiture des militants socialistes afin de conduire leur liste pour les municipales de Metz.

Un peu d’histoire

Avant d’entrer plus en avant dans les détails de l’affaire IUFM qui semble enfin (je me sentais bien seule !) déchaîner les passions, certainement est-il préférable de rappeler l’historique des IUFM en général, et de l’IUFM de Lorraine en particulier, et pour cela de remonter le temps, jusqu’en 1990. A cette époque, la volonté ministérielle était de lancer la première étape d’un processus d’harmonisation des systèmes européens de formation des enseignants en intégrant celle-ci dans l’offre de formation des universités : les IUFM ont alors été créés.

Dix-sept ans plus tard, nous voici arrivés à la dernière phase de ce processus désormais concrétisé par la loi d’orientation et de programme sur l’avenir de l’école du 23 avril 2005 qui prévoit le rattachement de l’IUFM de chaque région à une université, et à une seulement, mettant dès lors les universités d’une même académie en concurrence, dans des contextes politico historiques parfois bien sensibles, en particulier en Lorraine où la rivalité Nord – Sud est bien connue.

Les querelles engagées au début des années 90 entre les deux pôles universitaires lorrains, qui aspiraient chacun à devenir l’implantation centrale de l’IUFM de Lorraine, ont finalement conduit à la victoire de dernière minute du Sud au détriment du Nord (décision ministérielle), puisque la direction de l’IUFM est installée depuis sur le site de Maxéville.

Mon mandat de directrice adjointe déléguée à la Moselle

Toutefois afin de favoriser une équité entre les deux pôles, il fut entendu que l’équipe de direction de l’IUFM de Lorraine compterait un représentant de l’Université de Metz : l’un des directeurs adjoints serait dit « délégué à Metz » (entendez-là à l’université messine). C’est sur ce poste que j’ai été élue en décembre 2004 puisque le conseil d’administration de l’université de Metz me fit l’honneur de m’accorder 88 % de ses voix (deux candidats étaient en lice). Compte tenu de l’avis favorable du directeur de l’IUFM de Lorraine, le Recteur de l’académie me nomma directrice adjointe de l’IUFM, à compter du 1er janvier 2005 pour une durée de 5 ans.

Le lynchage des Présidents des Universités non intégrantes

Revenons-en à présent à la situation d’aujourd’hui et à l’affaire qui nous intéresse ! Pour commencer, il convient de remarquer que les Présidents de Universités non intégrantes sont fréquemment l'objet de critiques acerbes de la part de leur base, qui leur font porter la responsabilité de cet échec en arguant de l'insuffisance des efforts consentis pour mener leur établissement au succès. Ainsi donc est venu aujourd’hui le tour du Président LIOGER, dont le mandat (critiqué et sans doute critiquable) arrive à sa fin, et dont l'agitation agace toute les formations politiques. R. LIOGER est d'ailleurs une cible d’autant plus facile que sa gestion du dossier IUFM suscite des interrogations, des étonnements, voire de sérieuses réserves.

Les élus politiques locaux boudés

Commençons par ce premier article paru dans le RL, et dans lequel le rattachement de l’IUFM de Lorraine à Nancy I est présenté comme une proposition de la commission d’examen des candidatures des universités lorraines au Ministère de l’Enseignement Supérieur. Le Président LIOGER exprime ses regrets vis-à-vis de l’Université Paul Verlaine – Metz qui aspirait elle-aussi à ce rattachement et qui n’a pas été retenue malgré la « pertinence de sa candidature ». Il poursuit par une tirade aux accents mystérieux : « un bon accord vaut toujours mieux qu’une mauvaise guerre ».

Quels sont donc ces bons accords qui devraient soulager la déception et les regrets des citoyens messins ?

Certains évoquent une corrélation entre une disparition progressive des structures administratives messines et une perte d’influence du « personnel politique mosellan ». En l’occurrence, puisque le dossier IUFM devait être défendu sur la scène politique, je m’étonne que l’appui des politiques locaux (voir la déclaration de J.-M Rausch dans le RL) n’ait pas été souhaité. Est-il par ailleurs raisonnable de reprocher à une classe politique non sollicitée son inactivisme ?

Les protagonistes des négociations

Des sources multiples ont fait état de réunions qui se seraient tenues, à plusieurs reprises, entre les Présidents d'Université, dans le but d'engager des négociations relatives à l'universitarisation de l'IUFM de Lorraine.

Ceci étant, on comprend mieux la nature de l'intervention dans le RL de Monsieur R. Cayzelle, Président du conseil économique et social de Lorraine qui, pour calmer les tumultes que suscite l’affaire IUFM, est venu balayer les regrets exprimés par Monsieur Lioger, relatifs à la décision de la commission d’examen, en annonçant que les Présidents des Universités lorraines s’étaient mis d’accord pour le « rattachement à l’université la mieux équipée pour suivre la gestion administrative du nouvel institut régional » et en plaidant pour que soit évitée une nouvelle « querelle Nancy-Metz, à un moment où les présidents d’université ont su, eux, se mettre d’accord ». Dans ces conditions, comment ne pas s’interroger sur les propos contradictoires des deux protagonistes qui, pour l’un, présente le rattachement nancéen comme la décision d’une commission d’examen, et pour l’autre, annonce une intégration issue d'une entente directe entre Présidents d'Université ?

Comment accepter l'idée que le rassemblement des forces messines (osons élargir à la Lorraine Nord), que R. LIOGER aurait dû se faire un devoir d'organiser, n'ait finalement pas eu lieu, R. LIOGER adjugeant à sa seule personne le soin de défendre (avec le succès qu'on connaît) les intérêts de son établissement.

Puisque le Président de l’université messine a eu le courage (ou l'imprudence) de porter à lui seul le lourd fardeau de la gestion du dossier IUFM, alors que son expérience de troisième vice-président de la CPU (Conférence des Présidents d’Université) lui avait certainement permis d’être alerté par certains exemples de réactions hostiles à l’égard des présidents des universités non intégrantes, attardons nous un instant sur la stratégie de notre vaillant mousquetaire, qui semble avoir mis un point d'honneur à partir seul en campagne dès le début de cette affaire.

Force nous est de faire remarquer que la place vide curieusement réservée aux élus politiques messins ne semble guère cohérente avec un objectif d'optimalité du dossier de candidature de l’Université Paul Verlaine – Metz. Cette impression est encore accentuée par le fait que je n'ai moi-même à aucun moment été sollicitée dans cette affaire, ce qui est incompréhensible compte tenu de mon mandat de Directrice adjointe de l'IUFM de Lorraine, déléguée à la Moselle. Avec de telles pratiques, le succès de la candidature de l’Université Paul Verlaine – Metz se trouvait d'avance fortement hypothéqué.

Les risques encourus par la Moselle

Certains protagonistes évoquent un rattachement purement technique et administratif. A les entendre, la symbolique (de la défaite d’une ville par rapport à une autre) serait le seul véritable enjeu de toute cette affaire. Qu'on me permette d’en douter !

La chasse aux petites structures

La volonté de revalorisation des universités françaises à l’échelle mondiale, qui se retrouve dans la loi sur l’autonomie des universités, se concrétise par un affichage plus clair qui favorisera la création de grosses structures universitaires. Les trois universités nancéennes, en fusionnant en Nancy Université, et aujourd’hui en accueillant l’IUFM de Lorraine, montrent sans ambiguïté que nos amis et voisins nancéens ont pris toute la mesure des nouvelles orientations ministérielles qui conditionnent la survie d’une structure administrative à sa taille.

Comment, dans de ces conditions, ne pas s’inquiéter pour l’avenir de l’Université Paul Verlaine – Metz ?

L’attractivité des étudiants

L’impact sur les effectifs de l’Université Paul Verlaine – Metz est un autre facteur non négligeable. Lorsqu’on sait que plus d’un millier d’étudiants de l’Université Paul Verlaine – Metz est intéressé par les métiers de l’enseignement, et que dès l’hiver dernier émergeaient des témoignages de lycéens messins ou extra-messins inquiétés par l’universitarisation de l’IUFM, et s’interrogeant sur la pertinence d’effectuer leurs études sur le pôle universitaire non intégrant, on ne peut que s’alarmer sur les conséquences à long terme du rattachement de l’IUFM à Nancy.

Il serait erroné de penser que les mosellans vivront un bouleversement (autre qu’affectif et administratif) lors du basculement de l’IUFM à l’Université Henri Poincaré. Le rattachement de l’IUFM est un sujet extrêmement sensible par ses enjeux mais aussi par le contexte particulier de l’approche des élections municipales et cantonales. Aussi peut-on être convaincu que le plus grand soin a été apporté pour que la transition s'opère de la manière la plus sereine et la plus rassurante possible.

En revanche, mes craintes concernent le futur, lorsque l’encre ne coulera plus, lorsque la presse s’ennuiera du sujet, lorsque les blogs s’agiteront ailleurs, lorsque les élections se seront tenues, car alors, les inquiétudes pour la Moselle s'estomperont lentement et se perdront dans les brumes de l'oubli. Faute des regards attentifs qui veillent aujourd'hui du fait de l'actualité du sujet, mais qui finiront à la longue par se détourner, le réveil, à plus long terme, pourrait se révéler bien douloureux.

Ainsi donc, le préoccupant est bel et bien le long terme, et on reste sur une impression mitigée face à un dossier, au départ, fut initié par des négociations menées dans un flou relatif, par des collègues sur le départ (soit par leur âge, soit par leurs projets de carrière), sans implication de forces jeunes, et pire encore, des personnes dont l'investissement et les fonctions justifiaient la consultation.

Les déconcertants « bons » accords

Le moment est venu d’évoquer le point central, qui permet l’ajustement et l’équilibre des pouvoirs : la gouvernance.

Les « bons » accords évoqués par Monsieur Lioger envisagent l’équité du pouvoir par l’attribution automatique du titre de Président du conseil d’Ecole au Président de l’Université Paul Verlaine – Metz. Outre la totale illégalité de cet accord, puisque le Président du conseil d’Ecole doit être élu par le conseil d’Ecole (je croyais le mépris du droit au vote n’existant que dans les pays totalitaires !), j’avoue mon étonnement face au compromis censé favoriser l’équilibre des pouvoirs, en laissant croire que l’émoi suscité par le rattachement de l’IUFM à Nancy pourrait être apaisé par le haut privilège confié à la Moselle de se voir attribuer le rôle d’animateur de débats de l’Ecole.

Mais de qui se moque-t-on ?

Cessons la dissimulation !

La gouvernance de l’IUFM (entendez de l’Ecole) est sous la seule responsabilité du directeur, qui doit certes informer et demander l’avis de son conseil (entendez-là de ses membres, et non de son Président), mais qui dispose malgré tout d’une marge de manœuvre incontestable. On me répondra que le directeur de l’IUFM est élu, et donc éventuellement mosellan. Soyons lucides ! Je n’imagine pas un seul instant que dans le cadre de ces « bons » accords, nos voisins nancéens accepter la double représentation de Metz en les personnes du Président du conseil d’Ecole et du Directeur de l’Ecole. Le croire serait bien naïf ! Il est donc faussement généreux d'accorder aux Mosellans la Présidence de l'Ecole, lorsqu'on sait qu'ici comme ailleurs, "le Président préside, et le Directeur dirige ."

Dans les conditions actuelles, qui semblent pourtant satisfaire le Président de l’Université messine, aucune possibilité crédible de contrepouvoir n’a été cédée à la Moselle. Pire encore ! Toute dérive pourrait se trouver à l'avenir notoirement facilitée.

Les mots de la fin

Je ne reprocherai pas au Président Richard LIOGER l’échec de la candidature de l’Université Paul Verlaine - Metz.

Ce qui me semble en revanche intolérable, c’est que l’on puisse saborder son propre bateau sous le motif que la traversée s’annonçait difficile.

Ce qui me semble inadmissible, c’est cette politique du dissimulé et du dénigrement menée au détriment de l’intérêt commun.

Ce qui me semble le plus navrant, c’est encore la bassesse du niveau des négociations. Et si meilleur accord a été fait, pourquoi n’est-il pas révélé ? S’agit-il de maladresse, de dissimulation ? Devons-nous imaginer des négociations jouées au niveau de l’intérêt personnel seulement ?

Comment s’en sortir ?

1/ Appliquons la loi et laissons la désignation du Président du Conseil d’Ecole à la décision des scrutins.

2/ Maintenons le poste de directeur adjoint spécifique à la Moselle : il constitue un contrepoids plus crédible que celui du Président du conseil d’Ecole.

3/ Refusons tout accord risquant de compromettre l’élection d’un candidat mosellan à l’élection du directeur de l’IUFM de Lorraine. Est-il utile de rappeler que jamais la Lorraine Nord n’a été en mesure de présenter un candidat ?

4/ Activons-nous de façon urgente et répétée à l’affichage de la professionnalisation aux métiers de l’enseignement de l’Université Paul Verlaine-Metz. Mon mandat bipolaire IUFM/Université ne peut qu’apporter l’assurance du continuum de formation qui semble être l’une des préoccupations des lycéens mosellans intéressés par le professorat – continuum de formation qui de surcroît correspond à l’une des orientations préconisées par le Ministère.

5/ Soyons nombreux et constructifs lors de la journée de réflexion, organisée par l’IUFM de Lorraine durant le mois d’octobre.

Pour terminer ce billet sur une note positive, je déclare garder pourtant foi en une progression finalement favorable de la situation, qui devrait être rendue possible par l'engagement volontaire et le dynamisme du Recteur d'Académie, la loyauté et l'honnêteté du Directeur de l'IUFM de Lorraine, et la gestion toujours cohérente et mesurée du dossier par les Présidents des Universités nancéennes.