Actualités et Politique

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Lundi, 2 février 2009

Mairie mess(qu)ine : Du neuf avec du vieux !

Je me permets de revenir, chers lecteurs, sur le sujet qui a motivé l'article publié sur ce blog le 23 janvier dernier, et qui faisait état d'un soupçon de plagiat impliquant les graphistes de la mairie de Metz, suspectés de s'être appropriés sans vergogne le travail d'un professionnel ayant eu l'imprudence de répondre à un appel d'offre lancé par ladite mairie.



A l'issue de l'expertise commandée à cette occasion, dont les résultats seront publiés ici même dès rédaction du Compte-Rendu définitif, une enquête a été diligentée dans le dessein d'étoffer le dossier juridique en cours d'élaboration, investigations qui ont mis à jour les fort exotiques méthodes mises en oeuvre par le personnel "créatif" de la mairie lorsque son employeur lui passe commande de conceptions originales.



A toutes fins utiles, nous proposons au lecteur trois "créations originales" supplémentaires des graphistes municipaux, qui attestent de la pureté de leurs concepts novateurs et de la parfaite indépendance de leurs talents créatifs, auxquelles nous nous permettons, à titre documentaire, de joindre des oeuvres très antérieures, dont les ressemblances avec les productions messines procèdent naturellement du plus facétieux des hasards.



Logo de  Metz Logo Entreprise

Andy Gros Campus Andy Warhol campbell


Metz plagiat beatles abbey road

Mes es-logo

Il est des dossiers dont le poids est tel qu'aucun mur, fussent-ils ceux de l'Hôtel de Ville, ne sauraient y résister bien longtemps.



Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 23 janvier 2009

De Metz plage à Metz plagiat ?

Au-delà de la manière, toujours subjective, dont chacun peut percevoir un logo, une affaire - beaucoup plus objective, celle-là - est de plus en plus évoquée, qui concerne la très surprenante manière dont a été conçu le nouveau logo de la ville de Metz.



De fait, il semble qu'un appel d'offre ait, selon l'usage, été lancé, auquel plusieurs entreprises locales se sont fait un devoir de répondre. A la suite d'obscures délibérations, les projets (dont certains excellents) présentés par les professionnels intéressés se sont finalement vus dûment rejetés et la mairie, arguant d'une volonté singulière de restreindre ses dépenses, s'est décidée pour une production en interne.



Tout cela ne serait qu'une illustration de plus des orientations exotiques choisies par la mairie dans ses entreprises de communication si, à la maladresse des responsables impliqués, ne venait s'ajouter soudain une suspicion de concussion, comme pourrait le laisser penser un certain nombre de documents dont la diffusion, d'abord confidentielle, déborde désormais les cercles spécialisés et est en passe de toucher le grand public.



Ainsi donc, plusieurs soutiennent que le logo prétendument imaginé par les graphistes de la mairie ressemble à s'y méprendre à celui proposé par l'un des professionnels consulté quelques mois plus tôt, celui-ci se voyant dépossédé de son idée originale (concept et slogan) et de sa réalisation technique (polices de caractères, couleurs, typographie) avec l'impudence la plus révoltante.



Surprise et indignée, la personne flouée a aussitôt protesté auprès des services de la mairie, qui ont eu beau jeu de l'éconduire sans ménagement.



Si ces échos s'avéraient exacts, il va sans dire que je ne saurais assister sans broncher à de telles pratiques, où l'on voit des individus, forts des pouvoirs que leur confèrent leurs fonctions ou les institutions qu'ils dirigent, détrousser sans vergogne des particuliers sans défense.



Il faut enfin savoir que les comparaisons de logos ne sont pas affaire d'appréciation subjective, mais obéissent à des procédures normalisées et codifiées qui, pour cette affaire, sont en cours, et auxquelles je me chargerai de donner les suites qu'elles méritent dès réception des résultats.


Logo de  Metz Logo Entreprise


En attendant cette échéance, les lecteurs trouveront, à gauche, le logo de la ville de Metz, et à droite, celui du professionnel concerné, productions qu'il leur est loisible d'examiner et, surtout, de comparer. Dans la même ligne, les idées qui sous-tendent les deux slogans notifiés méritent également d'être confrontés avec soin, et chacun est invité à donner son sentiment sur le sujet en attendant la publication de l'avis d'Expert.



Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 10 juin 2008

Après le grand Rausch... le mi-Gros !

Baignée d'influences très diverses liées à son histoire et à sa situation géographique, notre ville de Metz est riche des apports multiples suscités par les générations qui s'y sont succédées, et sa prospérité, qui s'appuie sur ses atouts naturels, a été judicieusement développée au cours de décennies de gestion saine et prudente, qui en ont fait la cité florissante et indépendante dont s'enorgueillissent aujourd'hui la majorité de ses habitants.

Parmi toutes les dates qui ont rythmé l'évolution de Metz, certaines évoquent la joie, l'enthousiasme, le soulagement, tandis que d'autres marquent des évènements nettement moins heureux, voire franchement dramatiques. Il va sans dire que le 16 mars 2008 est à classer dans la seconde catégorie sans la moindre hésitation, tant l'élection de Dominique Gros à la tête de notre ville s'annonce dommageable à de nombreux points de vue.

Les premiers éléments qu'il me semble important d'aborder sont l'impéritie notoire de notre nouveau maire en matière de gestion financière, ainsi que sa regrettable méconnaissance des affaires et structures publiques dont on a pu mesurer l'ampleur au fil de déclarations confuses amalgamant, de manière erronée, des considérations relatives à la ville et des facteurs relevant de l'agglomération. Certes, ces bourdes grossières ont le mérite de beaucoup amuser les auditeurs du moment et, en particulier, ceux d'entre eux qui émargent dans les rangs de l'opposition, mais il faut aussi reconnaître que, passé le délassement toujours appréciable que procure l'écoute distraite d'un tel étalage d'inepties, on ne peut se défendre d'une certaine appréhension à l'idée que c'est leur auteur qui va, pour six ans, présider aux destinées de notre ville.

Car là on l'on ne rit plus du tout, c'est à l'énoncé des intentions du Maire en matière d'imposition !

Après avoir parlé un temps d'augmenter les impôts en avançant des objectifs démagogiques à colorations sociale, associative et redistributive (sic), Dominique Gros s'est finalement inquiété des effets défavorables de cet aveu sur l'issue de sa campagne, et s'est efforcé de rendre son programme moins indigeste en articulant ses déclarations ultérieures autour d'un argumentaire monolithique vantant les vertus de l'endettement de la ville.

Que Metz ait justement été depuis des dizaines d'années, grâce à Jean-Marie Rausch, l'une des villes les moins endettées de France, et que nous puissions également nous targuer d'avoir l'une des impositions les plus faibles, c'est là un point que nul ne songe à contester, ni les analystes, toujours subjectifs, du groupe socialiste, ni les contempteurs, toujours diligents, de Jean-Marie Rausch ! Que notre ville présente un bilan équilibré, que son équipe dirigeante d'hier ait eu la sagesse de privilégier une pratique de l'autofinancement dont il est loisible à celle d'aujourd'hui de récolter les fruits, que l'autonomie et l'indépendance subséquentes ménagent, dans le cadre de projets futurs, une marge de manoeuvre étendue et permettent d'envisager avec confiance l'avancée des réalisations déjà initiées et l'élaboration de nouveaux ouvrages, tout cela est exact, et la situation saine et prospère de la commune met les leaders actuels dans une position assez idéale, qu'il faut avoir l'élégance de reconnaître, et l'habileté de maintenir.

Hélas, habileté et élégance ne vont pas toujours de pair, et dans le cas de Dominique Gros, il semble même que ces deux vertus brillent également par leur absence. Dominique Gros, donc, est fermement décidé à endetter rapidement notre ville, et précise que les crédits consentis seront destinés à prendre en charge des frais de fonctionnement courant !

A l'évidence, c'est là une voie hasardeuse dans laquelle le maire socialiste serait bien inspiré de ne pas s'engager ! Alourdir l'endettement de la municipalité pour de semblables motifs, c'est en effet entrer dans un engrenage pernicieux conduisant à terme à emprunter toujours davantage pour supporter d'une part des annuités enflant graduellement, et d'autre part les frais de fonctionnement actuels et futurs dont le volume n'ira jamais en décroissant. Il est donc facile d'anticiper les conséquences, dans des délais assez courts, de cette hémorragie financière !

D'une part, l'équipe dirigeante responsable de ces initiatives inconsidérées devrait s'apercevoir à court terme que les charges imputables aux emprunts consentis manqueront cruellement au moment d'engager des actions favorisant le développement économique et le déploiement de mesures sociales dont le candidat Gros s'était prévalu lors de sa campagne. D'autre part et, à mon sens, c'est là le plus grave, ce sont finalement bien les messins qui vont payer très cher les inconséquences du nouveau maire, en subissant, à un moment où la conjoncture est particulièrement défavorable aux consommateurs, une élévation majeure de leur niveau d'imposition à laquelle il leur faudra bien se soumettre !

Promesses non tenues, démagogie grossière, manifestations culturelles au rabais (qu'on pense au sort fait à l'été du livre !) et finalement ruine de notre ville à la suite d'initiatives pétries d'inexpérience et de maladresses, tels sont les éléments qui composent le tableau des six prochaines années que nous nous préparons à vivre.

Pour s'opposer à cette débâcle, ou du moins en épargner les effets les plus préjudiciables à notre population, les élus de l'opposition se doivent de se serrer les coudes et d'opposer à la fatuité et à l'arrogance des uns leur sérieux et leur sens du courage politique et de la solidarité.

Pour que trente-six années de circonspection, de clairvoyance, de travail acharné et de courage politique ne soient pas oblitérées par quelques mois de nébulosité et d'amateurisme, il importe de montrer que l'exemple donné par Jean-Marie Rausch ne sombrera en aucun cas dans l'oubli, mais est au contraire plus vivant que jamais, et qu'il ne tient qu'à nous de suivre ce modèle pour, à notre tour, préserver et développer notre belle ville de Metz.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 9 avril 2008

Rumeurs alarmistes et forces armées

Comme chacun a pu le constater en suivant les actualités récentes, le gouvernement de notre pays dévoile peu à peu une batterie de mesures destinées, d'une part, à moderniser nos institutions, et d'autre part à rendre plus performants les modes de fonctionnement de nos structures, dont les mécanismes sont aujourd'hui jugés impropres à défendre la position et les intérêts de notre économie dans un contexte international bâti sur des principes de concurrence sévère.



De fait, ces dispositions nouvelles concernent de très nombreux secteurs, et s'inscrivent dans une volonté affichée de réduire les dépenses, quitte à en payer le prix en termes de ruptures des pratiques régionales, avec les angoisses et les bouleversements sociaux qui peuvent s'y attacher. Dans cette ligne, on a pu observer ces derniers mois les difficiles négociations relatives aux définitions des nouvelles cartes judiciaires et hospitalières, et la question du maintien de certaines garnisons militaires s'insère de manière naturelle dans le même mouvement de redistribution des sites, des moyens et des personnels.

Ce vaste plan de restructuration, qui intervient dans le cadre des politiques publiques, prévoit la fermeture d'une trentaine de garnisons sur tout le territoire national d'ici 2012. Comme on pouvait s'y attendre, le quart Nord-Est du pays est au premier rang des régions concernées, et ce sont la Champagne-Ardenne et la Lorraine qui devraient faire les frais des efforts assignés à cette réorganisation d'envergure. S'appuyant sur des expertises traçant le nouveau visage de la menace extérieure, le "livre blanc", dont la publication est annoncée pour le mois de mai 2008, déterminera la loi de programmation militaire 2009/2012.

Le cas de notre région est bien entendu tout à fait spécifique sur ce point, eu égard à l'importance considérable des équipements et effectifs présents sur notre sol et dans nos murs. Les engagements notables de l'état sur le plan local, depuis des décennies, ne doivent naturellement rien au hasard, mais sont directement liés au caractère limitrophe de notre situation géographique. Les conflits répétitifs avec nos voisins allemands et la menace à l'est inhérente aux ambitions du bloc soviétique ont en effet, de manière bien légitime, motivé un renforcement sérieux de nos frontières, ainsi que le maintien de troupes opérationnelles capables de faire face à toutes velléités invasives.



Ces dernières années, le contexte géopolitique mondial a cependant beaucoup évolué, et chacun comprend, par exemple, que les menaces d'invasion allemande n'ont plus de réalité effective. Dans un même ordre d'idée, nous sommes aujourd'hui bien loin de la période noire de la guerre froide, et les avancées de la perestroïka replacent les relations est-ouest dans une perspective plus favorable. Dans ces conditions, l'idée selon laquelle le maintien de contingents importants aux portes du pays n'est plus une priorité a fait son chemin, et s'impose finalement comme une évidence, dont il convient de tirer des conséquences pratiques, chez nous comme ailleurs.



A cette étape de notre analyse, il n'est pas inutile de faire un point rapide des mesures qui, selon la presse et en particulier le Républicain Lorrain, seraient envisagées au niveau local. Pour commencer, il faut savoir qu'un document interne de l'Etat-Major de l'armée de Terre annonce la fermeture de la garnison du Pays de Bitche, et le transfert du 57 ème Régiment d'Artillerie à Montpellier. D'après des estimations, 1300 militaires, 120 employés civils et 100 familles seraient concernées par ce déplacement. Les disparitions de plusieurs autres garnisons sont également évoquées : la 13 ème RT (Régiment Terre) à Lunéville, le 53 ème RDP (Régiment Dragons Parachutistes) à Dieuze et la 8ème RA à Commercy. Selon un document de l'Etat-Major, la question se pose aussi pour le deuxième régiment du génie (RG), le premier régiment médical (RMED) à Châtel-Saint-Germain et le premier régiment du matériel de Woippy. La RMED serait, pour sa part, délocalisée à la Valbonne.

Notre position propre, qui peut être considérée comme plutôt privilégiée du point de vue des investissements particuliers consentis au profit des infrastructures militaires lorraines, a permis pendant des décennies à des commerces et des entreprises périphériques de prospérer. Dans ces conditions, on imagine sans peine les craintes et les résistances d'une frange de la population qui, déjà sinistrée du fait d'une récession de l'activité industrielle, voit disparaître des emplois, mais aussi des personnels qui étaient autant d'acteurs des affaires locales, investisseurs, consommateurs, et plus généralement protagonistes du dynamisme régional.



Aussi fondée que puissent sembler les inquiétudes précédemment évoquées, il est pourtant manifeste qu'elles ne sauraient être seules prise en compte pour déterminer les orientations sur lesquels nos politiques sont amenés à se prononcer. Les variations relatives à la localisation de la menace extérieure constituent une réalité objective dont il faut s'aviser, et il serait par ailleurs complètement déraisonnable de préconiser le maintien de garnisons militaires au prétexte que leur présence stimulerait l'activité économique environnante !



Cela dit, la nécessité incontestable de procéder à des évolutions ne doit en aucun cas justifier l'emploi de méthodes brutales et expéditives, faisant fi des aspects humains du problème. Dans la pratique, des sites seront supprimés, des personnes déplacées et déracinées, des commerces et entreprises mis en péril, et ces états de faits sont au moins aussi importants que les considérations géopolitiques que nous avons développées plus haut. D'autre part, parallèlement aux répercussions indirectes des restructurations, c'est aussi le nouveau visage de notre armée elle-même qui doit être un motif de préoccupation.



Pour commencer, il faut comprendre que la défense doit être envisagée de manière nouvelle. Pensée sous l'angle d'une force européenne, elle doit cependant ménager à chaque nation le sentiment de conserver son identité propre. D'autre part, la dissémination de l'armée sur l'ensemble du territoire en remplacement des localisations stratégiques traditionnelles, devenue caduques, répond à une réalité de terrain, et peut s'accompagner de regroupements inter-armées garantissant simultanément une efficacité fonctionnelle accrue, et des économies substantielles pour les finances publiques.



En ce qui concerne les personnes amenées à accepter des mutations, il faut, dans une certaine mesure, relativiser le problème lorsqu'on sait que le personnel engagé est, d'une manière ou d'une autre, contraint de manière statutaire à de multiples changements d'affectations au cours de sa carrière. Le cas des personnels civils des armées est en revanche plus délicat, et doit faire l'objet d'un examen particulier. Dans un même ordre d'idée, il faut, comme nous l'avons dit, se préoccuper des conséquences désastreuses d'une fermeture subite de sites militaires dans des régions dont les ressources s'articulent autour des installations et des personnes qu'on y emploie.

Disons-le clairement, ces difficultés ne doivent en aucun cas être appréhendées froidement comme de simples paramètres parmi beaucoup d'autres, mais justifient un travail de réflexion très approfondi, des dispositions d'accompagnement très soigneuses, et il faut veiller, avec la plus grande fermeté, à ne jamais laisser se reproduire des erreurs qui ont eu lieu par le passé. A titre d'exemple, le docteur Denis Jacquat, Député de la Moselle, est hostile à un ordonnancement comparable à celui prescrit par le "Plan Armée 2000", calibré par la Gauche en son temps, et qui avait donné lieu à de regrettables maladresses. On rappellera, pour mémoire, le cas des terrains militaires censés être proposés à prix avantageux, et dont on s'était aperçu ensuite que l'état de très forte pollution consécutive aux usages répétés d'engins et d'armes avaient nécessité de coûteuses opérations de dépollution.



Pour notre part, nous considérons qu'il faut regarder la réalité en face, et ne pas chercher à faire perdurer des situations qui ne sont plus viables. En revanche, bien loin de subir passivement les changements à venir, il nous faut au contraire les accompagner, en atténuer les effets néfastes, en développer les répercussions positives, veiller à leur mise en œuvre avec l'idée constante de préserver les intérêts de nos populations, et finalement chercher, dans un esprit entreprenant et moderne, à tirer parti de la configuration nouvelle, à jouer sans complexe de nos forces et de nos atouts pour créer notre place dans la conjoncture de demain.



C'est le rôle de vos élus de vous informer, de vous défendre, et de s'efforcer d'infléchir le cours des évènements afin de leur donner un tour favorable. C'est en tout cas la voie que je me propose de suivre à mon modeste niveau de conseillère municipale, et dans laquelle, à une échelle plus large, je vois s'engager des hommes de conviction, à l'image des députés Denis Jacquat, à Metz, ou Céleste Lett, à Bitche-Sarreguemines.



Attentifs, rigoureux, solidaires, nous parviendrons à négocier au mieux les changements à venir, si nous avons le courage de prendre notre avenir en main, ce qui, cela va sans dire, est mon intention et mon credo !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 27 février 2008

Municipales 2008 : METZ risque GROS !

Les élections municipales qui s'approchent n'en finissent pas de laisser aux observateurs un goût de déjà vu, tant l'atmosphère générale et les méthodes employées par nombre de protagonistes pour mener leurs troupes respectives à la bataille paraissent calquées sur celles qu'on a eu tout loisir d'apprécier à l'occasion des dernières présidentielles.

Dignes tenants de cette regrettable tendance, les socialistes messins semblent s'être fait une spécialité de pratiquer une sorte de "campagne négative", consistant à masquer leur carence en idées neuves, en programme solide, et surtout en personnalités charismatiques, par le choix d'une stratégie basée sur la gestion de rumeurs, les attaques d'individus, l'exhumation de contentieux anciens fournissant le prétexte de reproches faciles, voire les procès d'intention lorsque les cibles visées ne donnent pas prise à la détraction directe.

Le pilier le plus récurrent du réquisitoire servi par la gauche messine réside sans doute dans son insistance à revenir sans cesse sur les prétendues "divisions" de la droite, signe, selon ses représentants toujours prompts à servir aux auditeurs amalgames rapides et raccourcis abusifs, de la déliquescence des valeurs morales et politiques de leurs adversaires, voire, à les entendre, d'une défiance croissante vis à vis de la "mouvance sarkozyste".

Il va sans dire que je conteste fermement ces analyses, de même que cette tactique d'agression tous azimuts qui, faut-il le rappeler, n'a pas porté chance à la candidate Ségolène Royale en 2007 !

A l'évidence, les électeurs qui s'exprimeront en mars 2008 attendent aujourd'hui des intentions clairement affichées, des projets, des engagements, et ont prouvé maintes fois qu'ils ne sauraient se contenter de quelques piques amères lancées aux concurrents du moment ! Pour de nombreux messins, la vie quotidienne est difficile, les problèmes réels, et la dialectique creuse des candidats de la gauche est impuissante à donner au plus grand nombre l'espoir d'un nouvel élan, la perspective des lendemains prometteurs auxquels il est bien légitime d'aspirer.

Sans nous laisser aller, à notre tour, à la tentation de fustiger les contorsions déraisonnables de la gauche locale, nous ne pouvons nous empêcher d'observer combien leur méthode est curieuse. Non contents de se présenter devant le peuple avec, pour seul étendard, quelques velléités confuses et mal formulées, complétées d'un assortiment de propositions secondaires ou futiles - des chemins piétonniers, des pistes cyclables lorsque tant de gens ont des problèmes très terre à terre, comme le chômage, la crise du logement, le coût de la vie ... - qui apparaissent en porte-à-faux eu égard aux préoccupations réelles des messins, les socialistes ont eu la déconcertante idée de confier la tête de leur équipe à la plus formidable machine à perdre que notre ville est connu, celui-ci évinçant d'un cheveu (mais lequel ?) son rival Pierre Bertinotti à l'issue de primaires houleuses et pour le moins controversées.

Les semaines qui ont suivi ont ensuite offert à des auditoires stupéfaits un panorama complet de tout ce qu'un politicien engourdi et inconsistant était capable de produire en termes de gesticulations puériles, tentant vainement d'attirer sur sa personne l'attention d'un public depuis longtemps au fait de sa totale impéritie. Dominique Gros a ainsi multiplié les rapprochements hasardeux (comment peut-il se commettre avec Thierry Jean ?), les visites bon teint (un petit coucou à Bertrand Delanoë) et les manifestations bouffonnes de tous poils (à l'image de son enthousiasme à reprendre, couplet par couplet, une grotesque chanson paillarde devant la mairie)...

Tout cela est du plus mauvais goût, et relève à mon sens, d'une évidente absence de sérieux et, plus grave encore, d'un total manque de respect vis à vis de notre ville et de ses habitants ! ... De l'avis général, le sommet du ridicule fut atteint par Dominique Gros lorsque ce dernier s'avisa de diffuser un timbre à son effigie, contredisant grossièrement, au passage, ses propres déclarations condamnant la politique-spectacle menée par les membres du gouvernement tandis que lui-même use sans vergogne de toutes les ficelles démagogiques imaginables, de la blague potache aux voyages people, pour goûter finalement, à la surprise générale, aux dérives du culte de la personnalité, comme on le voit à la découverte de son invraisemblable estampille.

On dit, ici et là, que les sondages annonceraient la déroute de la droite en général, et plus particulièrement de notre maire Jean-Marie Rausch. Qu'on se souvienne, pour commencer, que les résultats publiés varient beaucoup d'un média à l'autre ! Akouna Consulting (pour "la semaine" - 07 février 2008) nous apprend ainsi que Dominique Gros serait crédité de 35,97% d'intentions de vote, tandis que l'Ifop (à la demande du "Républicain Lorrain" - 10 février 2008) rétablit ce chiffre à 26%... Quoiqu'il en soit, le point crucial réside dans le fait que plus de la moitié des électeurs se déclarent encore indécis, et j'ai la conviction que ceux-ci sauront, le moment venu, s'abstraire du grossier manège électoraliste de l'équipe Gros, et renvoyer ce dernier à des occupations pour lesquelles, peut-être, il aurait cette fois quelque talent, voire quelque succès ... La chanson populaire, par exemple !

Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 7 septembre 2007

Rattachement de l'IUFM : la grande braderie

Ce billet n’engage en rien l’IUFM de Lorraine.

Avant propos

Dans la rubrique « Education et formation des maîtres » de ce blog, quelques articles cherchant à déterminer les ingrédients requis pour une universitarisation réussie de l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) étaient déjà parus.

Cette fois-ci, je me permettrai d'aller plus loin. Certes, je ne nourris aucune inquiétude quant à l’accueil qui sera fait à l’IUFM de Lorraine au sein des structures de l’Université Henri Poincaré – Nancy I, et je ne conteste pas davantage l’avis de la commission du Rectorat quant à la pertinence du choix de l’Université intégrante (même si je souscris à la candidature messine dont les atouts ont été largement évoqués par la presse durant ces dernières semaines). Bien au contraire, je me propose de délivrer dans ce billet une analyse de la posture mosellane, non en tant que directrice adjointe de l’IUFM de Lorraine, déléguée à la Moselle (fonction qui m'astreint à une certaine discrétion) mais en tant qu’universitaire messine (qui écoute, interroge, se documente…).

A l'évidence, mon mandat de directrice adjointe m’offre une position d’observatrice de première ligne et ne peut que nourrir ma réflexion sur les enjeux réels, même si, fort curieusement, nul n'a songé à solliciter mon concours lors de la rédaction du dossier de candidature de l'Université Paul Verlaine - Metz concernant l'universarisation de l'IUFM.

Mon propos est de détailler et de comparer les points de vue de chacun, d'établir que le contexte est sans doute beaucoup plus complexe qu’on ne veut bien l’entendre, et de mettre en évidence que si la situation ne concernait pas la formation des enseignants, donc l’éducation et par suite l’avenir de nos enfants et petits-enfants, elle serait aussi risible que pathétique…

Une levée de boucliers à l’encontre de R. Lioger

Sans doute vous souvenez-vous de la publication, dans le Républicain Lorrain (RL), de l’annonce par Richard LIOGER, Président de l’Université Paul Verlaine – Metz, de l’intégration de l’IUFM de Lorraine à l’Université Henri Poincaré (Nancy I). Des réactions parfois divergentes, voire contradictoires, ne cessent depuis de pleuvoir dans la presse locale et sur les blogs politiques messins, témoignant majoritairement d’une levée de boucliers dressée à l’encontre des collègues nancéens et du Président Lioger , celui-ci se distinguant par ailleurs par un activisme politique agité, voire désordonné, et par son ambition affichée de décrocher l’investiture des militants socialistes afin de conduire leur liste pour les municipales de Metz.

Un peu d’histoire

Avant d’entrer plus en avant dans les détails de l’affaire IUFM qui semble enfin (je me sentais bien seule !) déchaîner les passions, certainement est-il préférable de rappeler l’historique des IUFM en général, et de l’IUFM de Lorraine en particulier, et pour cela de remonter le temps, jusqu’en 1990. A cette époque, la volonté ministérielle était de lancer la première étape d’un processus d’harmonisation des systèmes européens de formation des enseignants en intégrant celle-ci dans l’offre de formation des universités : les IUFM ont alors été créés.

Dix-sept ans plus tard, nous voici arrivés à la dernière phase de ce processus désormais concrétisé par la loi d’orientation et de programme sur l’avenir de l’école du 23 avril 2005 qui prévoit le rattachement de l’IUFM de chaque région à une université, et à une seulement, mettant dès lors les universités d’une même académie en concurrence, dans des contextes politico historiques parfois bien sensibles, en particulier en Lorraine où la rivalité Nord – Sud est bien connue.

Les querelles engagées au début des années 90 entre les deux pôles universitaires lorrains, qui aspiraient chacun à devenir l’implantation centrale de l’IUFM de Lorraine, ont finalement conduit à la victoire de dernière minute du Sud au détriment du Nord (décision ministérielle), puisque la direction de l’IUFM est installée depuis sur le site de Maxéville.

Mon mandat de directrice adjointe déléguée à la Moselle

Toutefois afin de favoriser une équité entre les deux pôles, il fut entendu que l’équipe de direction de l’IUFM de Lorraine compterait un représentant de l’Université de Metz : l’un des directeurs adjoints serait dit « délégué à Metz » (entendez-là à l’université messine). C’est sur ce poste que j’ai été élue en décembre 2004 puisque le conseil d’administration de l’université de Metz me fit l’honneur de m’accorder 88 % de ses voix (deux candidats étaient en lice). Compte tenu de l’avis favorable du directeur de l’IUFM de Lorraine, le Recteur de l’académie me nomma directrice adjointe de l’IUFM, à compter du 1er janvier 2005 pour une durée de 5 ans.

Le lynchage des Présidents des Universités non intégrantes

Revenons-en à présent à la situation d’aujourd’hui et à l’affaire qui nous intéresse ! Pour commencer, il convient de remarquer que les Présidents de Universités non intégrantes sont fréquemment l'objet de critiques acerbes de la part de leur base, qui leur font porter la responsabilité de cet échec en arguant de l'insuffisance des efforts consentis pour mener leur établissement au succès. Ainsi donc est venu aujourd’hui le tour du Président LIOGER, dont le mandat (critiqué et sans doute critiquable) arrive à sa fin, et dont l'agitation agace toute les formations politiques. R. LIOGER est d'ailleurs une cible d’autant plus facile que sa gestion du dossier IUFM suscite des interrogations, des étonnements, voire de sérieuses réserves.

Les élus politiques locaux boudés

Commençons par ce premier article paru dans le RL, et dans lequel le rattachement de l’IUFM de Lorraine à Nancy I est présenté comme une proposition de la commission d’examen des candidatures des universités lorraines au Ministère de l’Enseignement Supérieur. Le Président LIOGER exprime ses regrets vis-à-vis de l’Université Paul Verlaine – Metz qui aspirait elle-aussi à ce rattachement et qui n’a pas été retenue malgré la « pertinence de sa candidature ». Il poursuit par une tirade aux accents mystérieux : « un bon accord vaut toujours mieux qu’une mauvaise guerre ».

Quels sont donc ces bons accords qui devraient soulager la déception et les regrets des citoyens messins ?

Certains évoquent une corrélation entre une disparition progressive des structures administratives messines et une perte d’influence du « personnel politique mosellan ». En l’occurrence, puisque le dossier IUFM devait être défendu sur la scène politique, je m’étonne que l’appui des politiques locaux (voir la déclaration de J.-M Rausch dans le RL) n’ait pas été souhaité. Est-il par ailleurs raisonnable de reprocher à une classe politique non sollicitée son inactivisme ?

Les protagonistes des négociations

Des sources multiples ont fait état de réunions qui se seraient tenues, à plusieurs reprises, entre les Présidents d'Université, dans le but d'engager des négociations relatives à l'universitarisation de l'IUFM de Lorraine.

Ceci étant, on comprend mieux la nature de l'intervention dans le RL de Monsieur R. Cayzelle, Président du conseil économique et social de Lorraine qui, pour calmer les tumultes que suscite l’affaire IUFM, est venu balayer les regrets exprimés par Monsieur Lioger, relatifs à la décision de la commission d’examen, en annonçant que les Présidents des Universités lorraines s’étaient mis d’accord pour le « rattachement à l’université la mieux équipée pour suivre la gestion administrative du nouvel institut régional » et en plaidant pour que soit évitée une nouvelle « querelle Nancy-Metz, à un moment où les présidents d’université ont su, eux, se mettre d’accord ». Dans ces conditions, comment ne pas s’interroger sur les propos contradictoires des deux protagonistes qui, pour l’un, présente le rattachement nancéen comme la décision d’une commission d’examen, et pour l’autre, annonce une intégration issue d'une entente directe entre Présidents d'Université ?

Comment accepter l'idée que le rassemblement des forces messines (osons élargir à la Lorraine Nord), que R. LIOGER aurait dû se faire un devoir d'organiser, n'ait finalement pas eu lieu, R. LIOGER adjugeant à sa seule personne le soin de défendre (avec le succès qu'on connaît) les intérêts de son établissement.

Puisque le Président de l’université messine a eu le courage (ou l'imprudence) de porter à lui seul le lourd fardeau de la gestion du dossier IUFM, alors que son expérience de troisième vice-président de la CPU (Conférence des Présidents d’Université) lui avait certainement permis d’être alerté par certains exemples de réactions hostiles à l’égard des présidents des universités non intégrantes, attardons nous un instant sur la stratégie de notre vaillant mousquetaire, qui semble avoir mis un point d'honneur à partir seul en campagne dès le début de cette affaire.

Force nous est de faire remarquer que la place vide curieusement réservée aux élus politiques messins ne semble guère cohérente avec un objectif d'optimalité du dossier de candidature de l’Université Paul Verlaine – Metz. Cette impression est encore accentuée par le fait que je n'ai moi-même à aucun moment été sollicitée dans cette affaire, ce qui est incompréhensible compte tenu de mon mandat de Directrice adjointe de l'IUFM de Lorraine, déléguée à la Moselle. Avec de telles pratiques, le succès de la candidature de l’Université Paul Verlaine – Metz se trouvait d'avance fortement hypothéqué.

Les risques encourus par la Moselle

Certains protagonistes évoquent un rattachement purement technique et administratif. A les entendre, la symbolique (de la défaite d’une ville par rapport à une autre) serait le seul véritable enjeu de toute cette affaire. Qu'on me permette d’en douter !

La chasse aux petites structures

La volonté de revalorisation des universités françaises à l’échelle mondiale, qui se retrouve dans la loi sur l’autonomie des universités, se concrétise par un affichage plus clair qui favorisera la création de grosses structures universitaires. Les trois universités nancéennes, en fusionnant en Nancy Université, et aujourd’hui en accueillant l’IUFM de Lorraine, montrent sans ambiguïté que nos amis et voisins nancéens ont pris toute la mesure des nouvelles orientations ministérielles qui conditionnent la survie d’une structure administrative à sa taille.

Comment, dans de ces conditions, ne pas s’inquiéter pour l’avenir de l’Université Paul Verlaine – Metz ?

L’attractivité des étudiants

L’impact sur les effectifs de l’Université Paul Verlaine – Metz est un autre facteur non négligeable. Lorsqu’on sait que plus d’un millier d’étudiants de l’Université Paul Verlaine – Metz est intéressé par les métiers de l’enseignement, et que dès l’hiver dernier émergeaient des témoignages de lycéens messins ou extra-messins inquiétés par l’universitarisation de l’IUFM, et s’interrogeant sur la pertinence d’effectuer leurs études sur le pôle universitaire non intégrant, on ne peut que s’alarmer sur les conséquences à long terme du rattachement de l’IUFM à Nancy.

Il serait erroné de penser que les mosellans vivront un bouleversement (autre qu’affectif et administratif) lors du basculement de l’IUFM à l’Université Henri Poincaré. Le rattachement de l’IUFM est un sujet extrêmement sensible par ses enjeux mais aussi par le contexte particulier de l’approche des élections municipales et cantonales. Aussi peut-on être convaincu que le plus grand soin a été apporté pour que la transition s'opère de la manière la plus sereine et la plus rassurante possible.

En revanche, mes craintes concernent le futur, lorsque l’encre ne coulera plus, lorsque la presse s’ennuiera du sujet, lorsque les blogs s’agiteront ailleurs, lorsque les élections se seront tenues, car alors, les inquiétudes pour la Moselle s'estomperont lentement et se perdront dans les brumes de l'oubli. Faute des regards attentifs qui veillent aujourd'hui du fait de l'actualité du sujet, mais qui finiront à la longue par se détourner, le réveil, à plus long terme, pourrait se révéler bien douloureux.

Ainsi donc, le préoccupant est bel et bien le long terme, et on reste sur une impression mitigée face à un dossier, au départ, fut initié par des négociations menées dans un flou relatif, par des collègues sur le départ (soit par leur âge, soit par leurs projets de carrière), sans implication de forces jeunes, et pire encore, des personnes dont l'investissement et les fonctions justifiaient la consultation.

Les déconcertants « bons » accords

Le moment est venu d’évoquer le point central, qui permet l’ajustement et l’équilibre des pouvoirs : la gouvernance.

Les « bons » accords évoqués par Monsieur Lioger envisagent l’équité du pouvoir par l’attribution automatique du titre de Président du conseil d’Ecole au Président de l’Université Paul Verlaine – Metz. Outre la totale illégalité de cet accord, puisque le Président du conseil d’Ecole doit être élu par le conseil d’Ecole (je croyais le mépris du droit au vote n’existant que dans les pays totalitaires !), j’avoue mon étonnement face au compromis censé favoriser l’équilibre des pouvoirs, en laissant croire que l’émoi suscité par le rattachement de l’IUFM à Nancy pourrait être apaisé par le haut privilège confié à la Moselle de se voir attribuer le rôle d’animateur de débats de l’Ecole.

Mais de qui se moque-t-on ?

Cessons la dissimulation !

La gouvernance de l’IUFM (entendez de l’Ecole) est sous la seule responsabilité du directeur, qui doit certes informer et demander l’avis de son conseil (entendez-là de ses membres, et non de son Président), mais qui dispose malgré tout d’une marge de manœuvre incontestable. On me répondra que le directeur de l’IUFM est élu, et donc éventuellement mosellan. Soyons lucides ! Je n’imagine pas un seul instant que dans le cadre de ces « bons » accords, nos voisins nancéens accepter la double représentation de Metz en les personnes du Président du conseil d’Ecole et du Directeur de l’Ecole. Le croire serait bien naïf ! Il est donc faussement généreux d'accorder aux Mosellans la Présidence de l'Ecole, lorsqu'on sait qu'ici comme ailleurs, "le Président préside, et le Directeur dirige ."

Dans les conditions actuelles, qui semblent pourtant satisfaire le Président de l’Université messine, aucune possibilité crédible de contrepouvoir n’a été cédée à la Moselle. Pire encore ! Toute dérive pourrait se trouver à l'avenir notoirement facilitée.

Les mots de la fin

Je ne reprocherai pas au Président Richard LIOGER l’échec de la candidature de l’Université Paul Verlaine - Metz.

Ce qui me semble en revanche intolérable, c’est que l’on puisse saborder son propre bateau sous le motif que la traversée s’annonçait difficile.

Ce qui me semble inadmissible, c’est cette politique du dissimulé et du dénigrement menée au détriment de l’intérêt commun.

Ce qui me semble le plus navrant, c’est encore la bassesse du niveau des négociations. Et si meilleur accord a été fait, pourquoi n’est-il pas révélé ? S’agit-il de maladresse, de dissimulation ? Devons-nous imaginer des négociations jouées au niveau de l’intérêt personnel seulement ?

Comment s’en sortir ?

1/ Appliquons la loi et laissons la désignation du Président du Conseil d’Ecole à la décision des scrutins.

2/ Maintenons le poste de directeur adjoint spécifique à la Moselle : il constitue un contrepoids plus crédible que celui du Président du conseil d’Ecole.

3/ Refusons tout accord risquant de compromettre l’élection d’un candidat mosellan à l’élection du directeur de l’IUFM de Lorraine. Est-il utile de rappeler que jamais la Lorraine Nord n’a été en mesure de présenter un candidat ?

4/ Activons-nous de façon urgente et répétée à l’affichage de la professionnalisation aux métiers de l’enseignement de l’Université Paul Verlaine-Metz. Mon mandat bipolaire IUFM/Université ne peut qu’apporter l’assurance du continuum de formation qui semble être l’une des préoccupations des lycéens mosellans intéressés par le professorat – continuum de formation qui de surcroît correspond à l’une des orientations préconisées par le Ministère.

5/ Soyons nombreux et constructifs lors de la journée de réflexion, organisée par l’IUFM de Lorraine durant le mois d’octobre.

Pour terminer ce billet sur une note positive, je déclare garder pourtant foi en une progression finalement favorable de la situation, qui devrait être rendue possible par l'engagement volontaire et le dynamisme du Recteur d'Académie, la loyauté et l'honnêteté du Directeur de l'IUFM de Lorraine, et la gestion toujours cohérente et mesurée du dossier par les Présidents des Universités nancéennes.