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Tag - Michaël Weber

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Lundi, 8 septembre 2008

Rien qu'une mise au point

Il semble que l'utilisation par les élus de la circonscription de Sarreguemines du poignant "Déserteur" de Boris Vian à des fins de politique locale ait été curieusement mal perçue par certains lecteurs d'obédience socialiste, qui ont cru voir dans la mouture proposée une trahison de l'esprit du célèbre écrivain.

A l'évidence, les critiques lues ici et là peuvent à peine être prises au sérieux, tant elles révèlent de confusion et de d'improbité chez les personnes dont elles émanent. De fait, on peut trouver d'emblée bien choquant de confondre l'attachement d'élus au patrimoine de leur région et leur souci constant de l'intérêt des populations dont ils ont la charge avec une quelconque ferveur militariste. D'autre part, Boris Vian lui-même s'est à maintes reprises exprimer pour dénoncer les entreprises belliqueuses et non, en soi, la profession militaire ! Ainsi, il apparaît que la somme des erreurs et des malentendus qui sous-tendent la réaction des socialistes est telle que l'on est bien tenté d'y voir plutôt un prétexte d'accabler à bon compte un adversaire politique en la personne du Député Céleste Lett, l'argumentaire proposé étant un cocktail indigeste de la médisance la plus débridée et de la mauvaise foi la plus insigne.

Pour finir, nous ne saurions trop conseiller aux socialistes d'utiliser, pour une fois, leur énergie toujours vacillante à des fins utilitaires. Dans cette ligne, nous trouvons particulièrement malvenus les exotiques appels à "l'union sacrée" du Sénateur Masseret, qui contrastent curieusement avec ses refus répétés d'investissement personnel jusqu'à une période récente. On se souviendra, par exemple, de la sévérité avec laquelle il avait repoussé une initiative proposée par Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social, allant dans ce sens. La surprenante désaffection de la GPS (Gauche Pour Sarreguemines) au moment de signer la pétition électronique en faveur du maintien du 57ème RA à Bitche avait de même été très remarquée, les responsables de ce mouvement allant jusqu'à censurer, sur leur blog, nos messages faisant mention de l'existence du blog sos-bitche. Plus spectaculaires enfin - dans la sottise - sont les assertions superficielles de Michaël Weber qui, comme les autres, trouve les accents les plus virils en termes de communications verbales, mais s'arrête là, comme ses pairs, incapable de simplement signer une pétition qui se proposait de fédérer les personnes de bonne volonté. Et que dire enfin de la suggestion du socialiste Gilbert Maurer, qui propose la création d'un "Comité de Défense et de Riposte de Bitche et du Pays de Bitche" (sic), affectant d'ignorer que de telles structures existent déjà, à l'image du "Comité de Pilotage et de Restructuration de Bitche", que Gérard Humbert, maire de Bitche, avait voulu indépendant de toutes couleurs politiques ! Les socialistes justifient aujourd'hui (Gilbert Maurer, Dominique Gros...) leur totale absence d'engagement dans le combat pour la défense de Bitche en arguant d'une prétendue volonté de "laisser la droite s'en occuper", alors que cette désaffection à un moment crucial s'apparente plutôt à une sorte de sabotage, avec l'idée de pouvoir ensuite reprocher vertement aux élus impliqués leur éventuel échec !

Bref, que les socialistes s'attachent désormais à placer sous le boisseau leurs rancœurs surannées et acceptent, dans l'intérêt de tous, de rejoindre ceux qui se battent pour leur région, c'est tout ce que nous souhaitons aujourd'hui et que nous appelons de nos vœux.

Jeudi, 13 décembre 2007

Michaël Weber : un nouveau Tartuffe pour la ville ...

Impressionnée depuis longtemps par l'engagement politique de certains de nos concitoyens, j'ai pu constater que les efforts des uns et des autres procèdent de motivations très diverses, allant d'un désir sincère et désintéressé de servir la communauté, initiative louable et fort méritoire, à une propension plus trouble à rechercher et à conserver le pouvoir, disposition nettement moins honorable puisqu'elle vise avant tout la satisfaction d'ambitions purement personnelles.

A l'occasion d'innombrables échanges survenus sur les nombreux blogs où nous sommes intervenus à la même époque, et en particulier sur le sien, il m'a été donné de pouvoir mesurer l'orientation prise par Monsieur Michaël Weber, Conseiller Régional de Lorraine délégué au TER et Maire de Woelfling lès Sarreguemines.

De fait, la franchise me contraint à dire que Monsieur Michaël Weber est le parangon magistral du politicien issu de la catégorie seconde dans le classement précédent, tant sa distance glaciale et son cynisme cassant inspirent de réserve aux personnes qui se hasardent à l'approcher.

Sincérité, fidélité, tolérance, telles devraient être les premières valeurs chères au coeur d'un politique présumé de gauche. Interrogé par mes soins sur son sentiment concernant les lâchages d'amis ou les reniements d'opinions intimes, Michaël Weber a en fait eu le plus grand mal à cacher combien ces comportements lui semblaient naturels, expliquant avec une morgue mal contenue combien ces trahisons, extrêmement choquantes pour moi, n'étaient à ses yeux de professionnel aguerri que "postures politiques" tout à fait légitimes. On est donc à l'évidence en droit de nourrir quelques réserves quant à la véridicité des considérations énoncées par Monsieur Weber, lorsqu'on apprend de sa propre plume combien ses agissements et déclarations sont avant tout dictés par les intérêts du moment ! Puisqu'on en parle, la fidélité aux amis n'a au demeurant jamais été une vertu aux yeux de Monsieur Weber, comme on a pu le constater en observant son comportement odieux lors de l'affaire Denis Peiffer, conseiller municipal que ses choix personnels du moment désignèrent du jour au lendemain à la vindicte vociférante de son camarade d'hier. Plus incroyable encore, le jeune socialiste Christophe Folmar s'est vu frappé d'ostracisme pour s'être courageusement refusé à se joindre à la curée indigne menée par Monsieur Weber ! Quant à la tolérance et à l'attachement aux vertus du dialogue, de la concertation et de la modération, j'aimerais rappeler que Michaël Weber compte au nombre de ses amis très proches le président de l'université de Metz Richard Lioger, qui vient de se déshonorer en molestant, de la manière la plus inacceptable, une jeune étudiante à l'occasion du mouvement de grève en cours dans son établissement. Ces actes de brutalité inadmissibles, qui ont motivé un dépôt de plainte à l'encontre de leur auteur, n'ont nullement incommodé Monsieur Weber, démontrant ainsi combien ces pratiques lui semblent naturelles et justifiées !

Maintenant que nous savons à quel personnage nous avons affaire, occupons-nous d'examiner de près les résultats de la gestion menée par Michaël Weber depuis qu'il est à la tête de la petite ville de Woelfling lès Sarreguemines, et d'analyser au passage le bien-fondé des reproches qu'il adresse régulièrement à ses adversaires politiques, à commencer par Monsieur Céleste Lett, député de la Moselle et maire de Sarreguemines.

Les attaques incessantes de Monsieur Weber se déclinent invariablement autour du projet du "Contournement Sud", dont il a fait son cheval de bataille pour engager la campagne de désinformation et de dénigrement à laquelle il consacre beaucoup d'énergie. C'est oublier un peu vite que dans cette affaire, les citoyens, et Monsieur Lett avec eux, sont avant tout victimes de l'indolence et de l'inefficacité de dirigeants en poste antérieurement à l'élection de l'actuel maire de Sarreguemines ! Chacun doit en effet savoir que le Contrat Plan Etat Région a été conçu avant 2000 sous la houlette du député socialiste Gilbert Maurer, le Conseiller Régional et Président de la Commission Transports d'alors n'étant autre que le bien connu René Ludwig, auquel j'ai eu le plaisir de consacrer naguère un petit billet. Est-il utile de le rappeler, les deux responsables précités ont à l'époque jugé inopportun d'inscrire le Contournement Sud dans le cadre du CPER, de sorte que le député-maire Céleste Lett s'est ultérieurement trouvé sans financement, faisant en quelque sorte les frais de négligences exclusivement imputables à ses détracteurs présents. Aux prix d'efforts méritoires, Céleste Lett est pourtant parvenu à restaurer une situation mal engagée, le Conseil Général et la Communauté d'Agglomération Sarreguemines Confluences déclarant aujourd'hui leur volonté de participer à la prise en charge financière des travaux. Au lieu de se confondre en remontrances stériles, le Conseiller Régional Michaël Weber serait donc bien avisé de saisir l'occasion qui lui est offerte de racheter les erreurs de ses prédécesseurs en invitant la Région à s'investir résolument dans la réalisation du Contournement Sud, la maîtrise d'ouvrage étant désormais, comme on le sait depuis quelques jours, prise en charge par le CG57. On est ainsi en droit d'escompter un cofinancement du projet par la CASC, la Région et le Conseil Général, si toutefois, contrairement à ses ainés, Monsieur Weber a le bon sens d'oublier ses rancoeurs et de se résoudre à apporter un concours actif à Monsieur Lett pour rendre possible la concrétisation de cette entreprise d'envergure.

Les critiques acerbes de Monsieur Weber concernant le centre ville de Sarreguemines sont également tout particulièrement injustes et malvenues, si l'on en juge par l'ampleur des tâches accomplies, et par la satisfaction affichée par les habitants de la ville. Le carré Louvain, la superbe médiathèque, la galerie commerciale, le parking de 300 places sont autant de réalisations brillantes dont s'enorgueillissent les sarregueminois, qui voient avec fierté se développer au centre de leur cité un nouveau coeur moderne et attachant, qui bat au rythme des initiatives audacieuses soutenues avec succès par l'équipe municipale.

La politique culturelle menée à Sarreguemines, enfin, s'appuie sur des efforts intenses et continus et des réflexions communes menées après consultation attentive du public, favorisant notamment des partenariats avec Forbach et le transfrontalier, qui assurent un rayonnement et un dynamisme rarement atteint par une ville de cette taille.

Comme on le voit, le réquisitoire présenté par Michaël Weber ne résiste donc guère à l'épreuve des faits, et se révèle pour ce qu'il est : une collection confuse de jugements tendancieux et de contre vérités outrancières, destinée à tromper les électeurs peu informés dans l'espoir d'influencer leurs choix aux prochaines municipales.

Mais puisqu'il faut parler bilan, ce billet serait incomplet s'il ne se penchait un instant sur celui de Monsieur Weber, qui devra lui aussi, tôt ou tard, rendre des comptes sur sa propre gestion des affaires de sa ville.

De fait, il faut reconnaître qu'il n'y a pas grand chose à en dire, tant le maire sortant s'est évertué à conserver la plus totale inertie pendant toute la durée de son mandat. Qu'on sache seulement que Michaël Weber a mis en joie la région entière en réussissant l'exploit, bien que n'effectuant aucune réalisation d'envergure d'aucune sorte, de ruiner durablement sa commune. Endettée dans des proportions alarmantes, la ville de Woelfling lès Sarreguemines a dû abandonner toute vélléité d'auto-financement, et se trouve aujourd'hui unanimement citée, du fait de sa situation budgétaire désespérée, comme un exemple à ne pas suivre.

Que Michaël Weber s'agite pour détourner vers d'autres les regards du public dans l'espoir de faire oublier ses errances budgétaires et son incompétence tragique n'est guère étonnant eu égard à la mentalité du personnage, qui se dit lui-même coutumier des "postures politiques" de circonstances. Ce qui, en revanche, est très réconfortant, c'est que les lecteurs de ce billet, que j'espère nombreux, sauront désormais faire la part des choses, et voir Monsieur Michaël Weber pour ce qu'il est : un dénigreur injuste, un bonimenteur compassé et un incapable torpide.

Florence Soriano-Gafiuk.