Actualités et Politique

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Tag - Nicolas Sarkozy

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Jeudi, 11 juin 2009

Des hauts et des bas !

Pour ma part, je n'ai guère de goût pour les dégradations en tout genre, mais j'avoue un petit faible pour les tags, qui sont souvent moins innocents qu'il n'y parait. En une phrase rapide, une formule lapidaire, le tagueur synthétise un courant de pensée, un mouvement populaire, et j'accorde la plus grande attention à ces formes d'expression du moment.



Si je devais moi-même taguer (Dieu m'en préserve !), j'imagine que ce soir, ma propre maxime aurait une tournure telle que




Du refus sarkozyste de l'impuissance européenne à la débandade totale de l'opposition de gauche...



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 18 février 2009

Nicolas, Céleste, Gérard et les autres...

La disparition programmée du 57e régiment d'artillerie de la ville de Bitche, en Moselle, avait en son temps fait couler beaucoup d'encre, et généré une inquiétude considérable au sein de la population locale. Ecoles désertées, commerces en faillite, activité économique étouffée, telles étaient les conséquences que l'on pouvait raisonnablement attendre de ce départ de troupes que beaucoup envisageaient comme une sorte de coup de grâce porté à une région déjà très durement éprouvée par la déliquescence de son patrimoine industriel.

Face à cette nouvelle épreuve, les réponses ont été extrêmement variées, offrant au public une gamme de réactions se déclinant en proclamations aussi tapageuses qu'inutiles, en éreintement d'élus locaux taxés de connivence avec le gouvernement, en exigences futiles et irréalistes ou, plus simplement, en déclarations apathiques d'abattement et de désespoir.

Au milieu de cette tourmente, un petit groupe d'hommes et de femmes, mobilisés autour du Député Céleste Lett et du Maire de Bitche Gérard Humbert, a pourtant su garder la tête froide et, loin de se laisser emporter par l'agitation ambiante, s'est au contraire attelé à concentrer ses efforts dans une direction positive et constructive, avec l'idée d'utiliser de manière optimale les atouts et les ressources de la ville, le dynamisme et le courage de ses habitants, et les relations personnelles des élus associés pour essayer de renverser la vapeur. Analyse fine et objective de la situation, consultations franches et plurielles, élaboration de dossiers et d'argumentaires solides et irrécusables, interventions personnelles insistantes et répétées auprès de tous les dirigeants intéressés, de toutes les instances impliquées, tels ont été les piliers du mouvement entrepris en réaction à la disparition du 57ème RA, dont le point d'orgue a été un entretien privé avec le président Nicolas Sarkozy, qui a exprimé son attachement pour notre région et confirmé sa volonté de maintenir sur place un contingent militaire d'envergure.

Après des mois d'intercessions, de médiations, de combat quotidien, c'est avec une grande joie que nous recueillons aujourd'hui le fruit de ces efforts, puisque le 16ème Bataillon de Chasseurs, basé à Saarburg (Allemagne), viendra remplacer le 57ème régiment d’artillerie de Bitche ! Ce sont là des troupes, mais aussi des familles, qui viendront s'installer sur notre sol, et auxquels nous ferons le meilleur accueil, tant nous sommes satisfaits de voir que c'est notre site qui a été choisi pour recevoir ces nouveaux arrivants.

Tout à l'enthousiasme de cet heureux dénouement, qui confirme la pertinence de la stratégie suivie et justifie la totale confiance placée dans l'énergie et le courage des Bitcherlänner, nous ne saurions pourtant oublier qu'aux moments les plus durs et les plus périlleux des opérations, nous avons dû faire face au harcèlement incessant de tels et tels membres de l'opposition, toujours prompts à saisir des prétextes commodes pour fustiger la majorité présidentielle, et à entraver par tous les moyens, au mépris des espoirs de la population locale, les dispositions salvatrices entreprises par le Député Céleste Lett et le Maire Gérard Humbert. Plus grave encore, c'est parfois dans les rangs même de la majorité qu'ont pu être observés des comportements frisant la franche félonie, où la recherche d'avantages personnels prenait ouvertement le pas sur le souci de défendre les intérêts communs.

Que les responsables de tels agissements soient ici prévenus que leur conduite ne sera pas oubliée, et qu'ils auront à rendre compte de ces choix malheureux que toute la communauté aurait pu payer au prix fort.

Pour tirer finalement une leçon positive de toute cette histoire, nous nous bornerons à remarquer que la population du Pays de Bitche s'est vue offrir, ces derniers mois, une occasion unique de juger ces élus en situation ! Ceux qui, d'aventure, auraient pu conserver quelques doutes savent aujourd'hui qui baissera les bras, qui les abandonnera à leur sort, et qui, au contraire, se battra à leur côté jusqu'au bout et saura, en toute circonstance, les mener à la sécurité et au succès !

Gageons que de cela aussi, les Bitcherlänner sauront se souvenir en temps et lieu !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 22 octobre 2008

Présidence du Conseil Régional de Lorraine

Les élections des conseillers régionaux, qui auront lieu au cours de l'année 2010, s'annoncent d'ors et déjà extrêmement intéressantes dans le contexte tourmenté qui prévaut sur l'ensemble de la planète, et en particulier, bien entendu, dans notre région lorraine. Sur fond de réformes d'envergure et de crise financière, l'évènement promet en effet de placer chacun devant ses responsabilités, aussi bien les tenants de la politique présidentielle, qui auront à coeur de se démarquer des initiatives impopulaires tout en profitant de la prévalence de la majorité, que les opposants au gouvernement, dont les postes de décision, obtenus de haute lutte comme ce fut le cas, par exemple, pour le maire de Metz Dominique Gros, pouvaient être vus comme autant d'occasion, pour leurs partis, de ne plus se contenter des discours stigmatiseurs génériques qui ont traditionnellement leurs faveurs, mais de passer aux actes en démontrant le bien-fondé des thèses qu'ils défendent.

Trois fois hélas, les initiatives pratiques, les propositions constructives et les tentatives de dialogues sont une fois de plus douloureusement absentes des débats, et l'on ne peut que constater qu'aujourd'hui comme hier, les socialistes semblent être dans l'incapacité totale de sortir de la voie stérile qui est la leur, déroulant litanies de reproches et chapelets de griefs, et inondant blogs, journaux et ondes d'un torrent ininterrompu de doléances et de récriminations dont la majeure partie, au passage, ne résistent pas à l'analyse la plus élémentaire.

A ce propos, la succession de François Hollande montre de manière éclatante la véritable nature des candidats en lice, la pauvreté de leurs argumentaires respectifs, et le crédit qu'il convient de leur accorder ! A l'exception de Michel Rocard, que son renoncement à toute ambition nationale autorise à des déclarations d'une fort louable objectivité en faveur d'un certain nombre de choix sarkoziens, les autres protagonistes se sont lancés dans une compétition effrénée dont le seul but semble être de se présenter, aux yeux du public, comme l'incarnation archétypale de l'opposition à notre président. Et pour cela, le procédé naturel est tout simplement de ne plus jamais s'exprimer autrement que sous formes de remarques acerbes sur la politique française.

C'est bien dans cette ligne que s'inscrit la démarche de Jean-Pierre Masseret, actuel Président du Conseil Régional de Lorraine qui, persuadé de la pertinence de cette stratégie, s'est mis en tête de développer une critique en règle de chaque mesure gouvernementale, s'efforçant de présenter les faits sous le jour le plus défavorable possible pour tenter ensuite, comme on le comprend, d'apparaître comme l'alternative naturelle, le recours ultime face à des politiciens aux intentions pernicieuses.

De fait, le problème de Jean-Pierre Masseret réside dans le fait que ses initiatives, à l'image de sa décourageante personne, embarrasseraient même les observateurs les mieux disposés !

Ainsi en est-il de l'invraisemblable prospectus envoyé par les trois sénateurs socialistes de la Moselle à tous les conseillers municipaux du département où Jean-Pierre Masseret et ses comparses, espérant faire oublier leur inaction coutumière sur le terrain par des déclarations viriles, prennent de manière systématique le contre-pied de tous les efforts consentis par les responsables politiques de la majorité pour tenter d'apporter des solutions aux difficultés dans lesquelles se débattent tant de nos concitoyens.

Dans les lignes qui suivent, il n'est naturellement pas question de développer un contre-argumentaire démontrant, étape par étape, que chacune des critiques énoncées par le trio précité relève de l'improbité, de la vindicte ou, dans le meilleur des cas, de l'aveuglement et de l'ignorance, car une réfutation circonstanciée du tract sus-évoqué, qui développe sur huit pages un mélange décousu d'aperçus erronés et de jugements saugrenus, nécessiterait un volume qu'il n'est pas raisonnable d'envisager ici. Néanmoins, nous ne résistons pas au plaisir de faire quelques remarques relatives au contenu du l'affligeant imprimé socialiste, qui permettront au lecteur de juger du sérieux de ses auteurs, et de leur intégrité.

L'exploitation des craintes relatives à la nouvelle carte militaire, par exemple, est symptomatique de la méthode Masseret. Légitimement inquiets de leur avenir après le départ de certains contingents des armées, les habitants se sont en effet tournés vers leurs élus avec l'espoir d'interventions bien orchestrées de nature à limiter les effets négatifs des mesures programmées, et il faut bien reconnaître que Jean-Pierre Masseret, bien loin de s'investir résolument à la tête d'un mouvement d'ensemble, s'était au contraire soigneusement tenu à l'écart des initiatives qui fleurissaient ici et là, poussant même l'indignité jusqu'à repousser, à l'époque, une série de propositions adroites et constructives émanant de Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social ! Acculé par la marche des évènements, Jean-Pierre Masseret s'est finalement vu contraint de paraître (tardivement) aux manifestations initiées par d'autres, ce qui ne l'empêche pas de s'en prévaloir aujourd'hui comme d'une résolution personnelle, avec une impudence qui laisse pantois !

Plus globalement, la méthode d'opposition systématique de Jean-Pierre Masseret et de ses amis se déclinent à l'infini dans l'appréciation de tous les dossiers d'actualité. Nous apprenons ainsi, dans une certaine confusion, que ce dernier s'oppose à la privatisation de la Poste, à la réforme des hôpitaux, à la restructuration des Armées, au service minimum dans l'Education Nationale et, en gros, à toute tentative, aisée ou difficile, rapide ou à long terme, bonne ou mauvaise, pourvu qu'elle soit le fait du gouvernement français. Que répondre au très partial Jean-Pierre Masseret, si ce n'est que l'ouverture de la Poste aux capitaux privés est incontournable si l'on veut maintenir, et même développer le niveau de services exigible par les usagers, que la diminution du nombre de médecins et le droit, pour tous, de profiter d'installations médicales et de compétences de pointe justifient pleinement les choix de mutualisation opérés, que l'évolution des données géostratégiques rend caduque le maintien artificiel de forces sur certains sites particuliers, et tant d'autres choses qu'un raisonnement simple et non partisan impose rapidement à toute personne honnête et objective...

Honnête et objectif, tels ne sont pas, en tout cas, des qualificatifs qu'il serait légitime d'employer au sujet de Jean-Pierre Masseret, dont on a peine à croire qu'il envisage sérieusement, avec toutes les vicissitudes de sa regrettable carrière, de se succéder à lui-même à la tête du Conseil Régional de la Lorraine !

Dans ces conditions, quelle alternative est-il raisonnable de considérer pour un tel poste ?

C'est tout naturellement vers Laurent Hénart, député de Meurthe et Moselle, que de nombreux regards se tournent au moment de soutenir un candidat dont la probité, le sérieux et la compétence font l'unanimité, même au sein de la gauche!

De stature nationale, comme en témoignent les responsabilités qu'il s'est vues confier au sein de la commission des Finances, il a rejoint le pôle "cohésion sociale" de Jean-Louis Borloo en 2004, en qualité de secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes. Il a ainsi pu mettre à son actif des résultats tout à fait remarquables en termes de promotion de l'apprentissage, initiant la création du statut de l’apprenti, introduisant la personnalisation des parcours, facilitant l'obtention de crédits d’impôt pour les entreprises, et contribuant largement à la revalorisation de l’image de l’apprentissage par des campagnes étendues de communication.... Depuis l'année 2005, il est également Président de l’Agence nationale des services à la personne, avec la charge de favoriser le développement économique et la professionnalisation du secteur des services à domicile. Il faut être bien conscient de la nature à la fois essentielle et novatrice de cette approche, dans la mesure où l’agence propose une nouvelle façon de piloter une politique publique transversale. Ainsi, elle harmonise l’action de dix-huit ministères distincts, tout en préparant au mieux l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur économique et en accompagnant activement les négociations entre partenaires sociaux et représentants des employeurs.

Naturellement, le petit paragraphe précédent n'est qu'un mince aperçu destiné à illustrer à la fois la crédibilité et l'envergure de Laurent Hénart, mais également sa générosité, son dévouement, et le souci qui est le sien d'oeuvrer à fond pour le bien public.

Face à une telle personnalité, que reste-t-il à Jean-Pierre Masseret pour tenter de s'imposer ? Pas grand chose, si ce n'est, peut-être, le recours aux méthodes musclées qui lui sont coutumières, comme ce fut le cas, en session plénière du Conseil régional, lorsqu'un élu s'avisa de demander des comptes au sujet des subventions régionales accordées à l'Irfa, organisme de formation en situation de redressement judiciaire, bien au-delà des délais légaux. Ce jour-là, Jean-Pierre Masseret se discrédita définitivement en vociférant de la manière la plus vulgaire et la plus choquante qui se puisse imaginer, adressant notamment à son interlocuteur stupéfait un "Je te fous sur la gueule" que les témoins, attérés, évoquent encore avec répugnance.

Que la réprobation de façade, les analyses tendancieuses et la brutalité occasionnelle puissent tenir lieu de projet politique, c'est là une chose dont Jean-Pierre Masseret est convaincu depuis fort longtemps. Dans l'intérêt de la Région Lorraine, il nous faut espérer que l'avenir lui montrera que, là comme ailleurs, il se trompe lourdement !

Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 17 mai 2008

Le chant des adieux

Pour consulter le blog de soutien et signez la pétition : cliquez ici !

Ce sketch, composé par mes soins, a été interprété par une troupe de théâtre le 17 mai, lors de la manifestation de soutien au 57 ème Régiment d’Artillerie de Bitche, à l’ouverture des discours des personnalités politiques de notre région (le maire de Bitche, le conseiller général du canton de Rohrbach, le Président du conseil régional et le député de la circonscription de Sarreguemines). Il met en scène deux personnages : le Président Sarkozy et un habitant de Bitche, François, qui interpelle le chef de l’Etat sur le sort fait au pays de Bitche à l'occasion de la mise en place de la nouvelle carte militaire.



François : Monsieur le Président, cette petite visite me rappelle votre passage éclair sur le site de Gandrange. "Visite présidentielle, visite providentielle..." et finalement, bien des déconvenues à la clef !...

Sarko : Mais c'est tout de même extraordinaire, cette façon de tout déformer ! A Gandrange, j'ai fait des déclarations précises, des promesses claires ! Je me suis engagé solennellement à prendre en charge les investissements nécessaires au redressement de cette entreprise et...

François (lui coupant la parole) : Vous l'avez dit et vous n'en pensiez pas un mot ! Vous-même savez bien que Bruxelles interdit formellement ce genre d'initiatives. Vous avez froidement mené ces gens en bateau (et pas celui de Vincent Bolloré !), et vous êtes venu en faire autant ici !

Sarko : Oh, mais pas du tout ! On ne pourra pas me reprocher de ne pas tenir des promesses faites devant vous, parce que..., comment vous dire cela...

François : Parce que vous ne prendrez même pas la peine de nous en faire, n'est-ce pas ? L'affaire est pliée, et on n'en parle plus !



Sarko (mielleux) : Il faut savoir s'adapter aux réalités économiques... Il faut que chaque français fasse des efforts pour que notre pays reste compétitif...

François : De notre point de vue, ce sont toujours les mêmes français qu'on presse de faire des efforts ! Nous sommes égaux devant l'effort, Monsieur le Président, mais comme disait Coluche, il y a des gens qui sont "moins égaux que les autres" !! ...

Sarko : Allons, Monsieur François, le pays de Biche n'est pas si mal loti !

François : De Bitche, Monsieur le Président ! Le Pays de BITCHE !!!

Sarko : Ne jouez pas sur les mots ! Vous ne pouvez pas demander à l'Etat de maintenir des garnisons pour vous protéger contre des dangers qui n'existent plus !



François : Monsieur le Président, c'est nous au contraire qui avons protégé l'Etat au cours des dernières décennies. Nos pères ont été en première ligne des combats, nos maisons ont été bombardées, et lorsqu'il a fallu céder des villes à l'occupant, c'est encore la nôtre que le sort a désignée !! Et aujourd'hui, la paix revenue, c'est un autre bombardement qui s'abat sur nos têtes, celui de réformes iniques qui signent la débâcle de notre région.

C'est cela qu'il est si difficile d'admettre pour nous ! C'est le Pays de Bitche qui a été le plus éprouvé, Monsieur le Président ! C'est ici qu'il y a eu le plus de morts ! Et à chaque réforme, c'est ici encore que les mesures sont les plus dures, les plus radicales, les plus définitives !

C'est un lâchage en règle, Monsieur le Président !

Sarko (qui feuillette quelques papiers) : Bitche a toujours été chère à mon cœur, Monsieur François ! A la cérémonie de passation de pouvoirs consécutive à mon élection, j'ai tenu à la présence des artilleurs du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche ! Ce sont eux qui ont tiré vingt-et-un coups de canons sur l'Esplanade des Invalides !

François : C'est un signe, Monsieur le Président ! Il faut justement invalider cette décision de dissolution du 57ème Régiment d'Artillerie de Bitche !



Sarko : Ce sont les militaires qui sont les premiers concernés ! Ils seront simplement reclassés ailleurs ! Ca ne pose pas de problème majeur car ils ont accepté une certaine mobilité en entrant à l'armée.

François : Monsieur le Président, la population du Pays de Bitche a tissé au fil des ans des liens très étroits avec les personnels militaires. Nous vivons une conjoncture difficile, avec des entreprises qui mettent la clef sous la porte, des jeunes qui ont peur de l'avenir, et la présence sur place de garnisons militaires est perçue par les gens comme un pilier solide et inamovible sur lequel ils peuvent au moins compter. Beaucoup de monde s'accroche à cette branche que vous souhaitez scier !



Sarko : Aucune branche ne sera sciée de manière inconsidérée... Mais les amoureux de la nature que compte cette assistance savent bien ce que soigner un arbre veut dire. Il faut combattre les parasites, arroser l'arbre, tailler ses branches inutiles. Si on ne le fait pas à temps, c'est l'arbre entier qui est menacé !



François : Nous ne sommes pas des branches inutiles, Monsieur le Président, et encore moins des parasites ! Quant à arroser l'arbre, ce sont les larmes des petites gens qui vont couler à flot.

Sarko : Vous jouez la carte sentimentale, là ! Mais on ne dirige pas un pays avec de bons sentiments. Il faut de la rigueur, monsieur François, du réalisme !



François : Je n'aime pas davantage vos propres cartes, Monsieur le Président. La carte judiciaire, la carte hospitalière, la carte militaire, la réforme des universités... Je vois surtout à l'oeuvre des technocrates parisiens régler froidement le sort de millions de gens au vu de considérations comptables, et sans le moindre regard pour les drames qui se jouent dans la vie réelle.

Sarko : Des drames ? Allons donc ! Quels drames ?



François : Nous avons déjà été vivement ébranlés par la disparition d'un régiment à Sarralbe et par la suppression du 4ème Cuir à Bitche même. Demain, le maintien de nombreuses écoles sera contesté. Nos commerces seront menacés de faillite ! Les longues années de souffrance que nous avons vécues au cours des trois dernières guerres nous ont appris le courage, et ont ciselé au fil du temps notre identité de ville de garnison. S'y attaquer, c'est détruire notre bel équilibre, notre belle unité, et jeter aux oubliettes des siècles de tradition nourrie de respect des valeurs et de courage face aux épreuves. On n'a pas le droit de nier l'âme d'un pays.



Sarko : Ne vous inquiétez donc de rien, monsieur François. Faites-nous confiance ! Nous allons nous occuper de tout !

François : Monsieur le Président, l'avenir que vous nous promettez est bien sombre. Mais nous avons pour nous notre solidarité et notre courage. Dans les contextes les plus défavorables, dans les conflits les plus durs, nous avons toujours su serrer les rangs pour faire front tous ensemble. Jamais, nous n'avons plié devant personne ! Sachez-le, Monsieur le Président, ni aujourd'hui, ni demain, personne ne nous fera rendre gorge !



Et puis, nous ne sommes pas seuls ! Nous pourrons toujours nous fier à nos élus qui jamais, eux, ne nous laisseront humilier et trahir de la sorte !



Une majorité de français s'est rangée sous vos couleurs et vous a élu à la Présidence de la République en 2007. Aujourd'hui, c'est à vous de nous montrer que nous pouvons compter sur vous !