Actualités et Politique

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Tag - Parti socialiste

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Dimanche, 4 septembre 2011

Aubry soit qui manigance

Un petit mot pour évoquer le douloureux problème des campements de Roms, dont la situation difficile est exploitée sans vergogne par des observateurs dont les motivations manipulatoires deviennent choquantes à force d'insistance et de maladresse.

Derrière les interventions purement verbales des leaders socialistes, qui se posent en donneurs de leçons et multiplient les déclarations tapageuses, on discerne en effet rapidement une autre substance factuelle, qui est la réalité du terrain :

Le Figaro.- Expulsion de roms : la lettre qui embrasse Martine Aubry

Le Figaro.- La mairie PS de Nantes doit indemniser des roms expulses

Comme on le voit, les socialistes n'ont aucun état d'âme à l'idée d'expulser femmes désemparées, vieillards fragiles ou enfants malades, les bons sentiments qu'ils prônent n'ayant d'autre source qu'une volonté constante d'éreinter leurs adversaires politiques, quitte à les surpasser largement dans la pratique, lorsque l'attention se détourne et que les caméras s'éloignent.

C'est là, pour le scrutateur avisé du paysage politique français, une manœuvre coutumière des forces socialistes, qui ne reculent devant aucune bassesse dès lors qu'elles entrevoient une occasion de nuire, au mépris de toute considération morale.

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 11 juin 2009

Des hauts et des bas !

Pour ma part, je n'ai guère de goût pour les dégradations en tout genre, mais j'avoue un petit faible pour les tags, qui sont souvent moins innocents qu'il n'y parait. En une phrase rapide, une formule lapidaire, le tagueur synthétise un courant de pensée, un mouvement populaire, et j'accorde la plus grande attention à ces formes d'expression du moment.



Si je devais moi-même taguer (Dieu m'en préserve !), j'imagine que ce soir, ma propre maxime aurait une tournure telle que




Du refus sarkozyste de l'impuissance européenne à la débandade totale de l'opposition de gauche...



Florence Soriano-Gafiuk

Vendredi, 9 janvier 2009

Toujours les mêmes qui CASC !

Dans une lettre rendue publique le 23 octobre dernier, Monsieur Eric Kamblock, chef de file du mouvement de la Gauche pour Sarreguemines, a jugé bon d'interpeller Messieurs Roland Roth, Président de la CASC, et ses deux vice-présidents Céleste Lett et Jean Karmann, avec l'idée de leur soumettre un plan ingénieux destiné, selon lui, à stimuler l'activité économique locale.

La teneur de ladite missive est, au demeurant, sans grande surprise. Après quelques considérations génériques évoquant la crise financière actuelle, l'auteur s'attache à dresser une vision très alarmante de l'avenir, et poursuit en déclinant à l'envi des visions de déroutes et de faillites qui abattraient les tempéraments les plus assurés.

Ce tableau pessimiste étant fixé, Monsieur Kamblock livre enfin au lecteur la mystérieuse stratégie qu'il imagine avoir adroitement concoctée : en substance, il s'agit d'assigner à la CASC le rôle peu enviable de garant, au bénéfice d'entreprises à risque qui seraient à la peine dans leurs recherches de bailleurs de fonds !

Pour l'édification de Monsieur Kamblock, j'aimerais rappeler ici que les missions essentielles de la CASC sont d'un ordre bien différent, et ne s'apparentent nullement aux offices de caution ou de parrainage que l'on est en droit d'attendre d'un argentier usuel ! Les compétences de la CASC se rattachent à la politique de la ville et à l’équilibre social de l’habitat, à l’aménagement de l’espace, à la protection de l’environnement, au développement des Technologies de l'Information et de la Communication et des équipements culturels d’agglomération, et tant d'autres choses dont il est loisible à chacun de trouver le détail sur notre site de présentation.

Bien évidemment, chacun sait que les responsables de la CASC et les personnels qu'ils dirigent sont des acteurs engagés et déterminés dans le domaine du développement économique de notre secteur, et les PME évoquées par Monsieur Kamblock, florissantes ou à la peine, trouveront auprès d'eux toutes l'écoute, l'assistance et les conseils personnalisés dont elles exprimeraient le besoin. En particulier, il est loisible aux professionnels requérants de rencontrer, via cette structure, des spécialistes qui sauront les entourer, les orienter, et leur apporter une aide de haute qualité dont les attributaires tireront le plus grand profit.

Pour en venir maintenant à cette idée de fond de garantie, le respect des usagers dont ils ont la confiance, et le souci de ne pas compromettre leurs intérêts par des engagements inconséquents ou des initiatives inopportunes, contraignent les dirigeants de la CASC à faire preuve, en toutes circonstances, d'une certaine pondération et, dans cette ligne, à accueillir toute proposition avec la circonspection requise. C'est sous cet angle qu'il convient d'apprécier leur réticence à mettre en péril l'équilibre de leurs finances, dont l'affaiblissement se conjuguerait aussitôt, par exemple, en terme de pression fiscale accrue, et de régression dans le domaine de l'investissement.

En conclusion, je considère que les projets de Monsieur Kamblock, sous leurs vernis de noblesse et de prodigalité, procèdent en réalité d'un surprenant mélange de démagogie et d'inconscience, le second point étant sans doute le plus grave lorsqu'on pense aux dégâts que pourraient causer l'application irréfléchie de semblables initiatives. A Monsieur Kamblock, je ne saurais trop conseiller de peser davantage, à l'avenir, les risques que ces propositions feraient courir aux usagers si elles étaient suivies d'effets, et de mener désormais ses réflexions en gardant à l'esprit qu'il est essentiel de ménager, aujourd'hui plus encore qu'hier, les finances des familles déjà suffisamment éprouvées par les difficultés conjoncturelles qu'elles affrontent.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 22 octobre 2008

Présidence du Conseil Régional de Lorraine

Les élections des conseillers régionaux, qui auront lieu au cours de l'année 2010, s'annoncent d'ors et déjà extrêmement intéressantes dans le contexte tourmenté qui prévaut sur l'ensemble de la planète, et en particulier, bien entendu, dans notre région lorraine. Sur fond de réformes d'envergure et de crise financière, l'évènement promet en effet de placer chacun devant ses responsabilités, aussi bien les tenants de la politique présidentielle, qui auront à coeur de se démarquer des initiatives impopulaires tout en profitant de la prévalence de la majorité, que les opposants au gouvernement, dont les postes de décision, obtenus de haute lutte comme ce fut le cas, par exemple, pour le maire de Metz Dominique Gros, pouvaient être vus comme autant d'occasion, pour leurs partis, de ne plus se contenter des discours stigmatiseurs génériques qui ont traditionnellement leurs faveurs, mais de passer aux actes en démontrant le bien-fondé des thèses qu'ils défendent.

Trois fois hélas, les initiatives pratiques, les propositions constructives et les tentatives de dialogues sont une fois de plus douloureusement absentes des débats, et l'on ne peut que constater qu'aujourd'hui comme hier, les socialistes semblent être dans l'incapacité totale de sortir de la voie stérile qui est la leur, déroulant litanies de reproches et chapelets de griefs, et inondant blogs, journaux et ondes d'un torrent ininterrompu de doléances et de récriminations dont la majeure partie, au passage, ne résistent pas à l'analyse la plus élémentaire.

A ce propos, la succession de François Hollande montre de manière éclatante la véritable nature des candidats en lice, la pauvreté de leurs argumentaires respectifs, et le crédit qu'il convient de leur accorder ! A l'exception de Michel Rocard, que son renoncement à toute ambition nationale autorise à des déclarations d'une fort louable objectivité en faveur d'un certain nombre de choix sarkoziens, les autres protagonistes se sont lancés dans une compétition effrénée dont le seul but semble être de se présenter, aux yeux du public, comme l'incarnation archétypale de l'opposition à notre président. Et pour cela, le procédé naturel est tout simplement de ne plus jamais s'exprimer autrement que sous formes de remarques acerbes sur la politique française.

C'est bien dans cette ligne que s'inscrit la démarche de Jean-Pierre Masseret, actuel Président du Conseil Régional de Lorraine qui, persuadé de la pertinence de cette stratégie, s'est mis en tête de développer une critique en règle de chaque mesure gouvernementale, s'efforçant de présenter les faits sous le jour le plus défavorable possible pour tenter ensuite, comme on le comprend, d'apparaître comme l'alternative naturelle, le recours ultime face à des politiciens aux intentions pernicieuses.

De fait, le problème de Jean-Pierre Masseret réside dans le fait que ses initiatives, à l'image de sa décourageante personne, embarrasseraient même les observateurs les mieux disposés !

Ainsi en est-il de l'invraisemblable prospectus envoyé par les trois sénateurs socialistes de la Moselle à tous les conseillers municipaux du département où Jean-Pierre Masseret et ses comparses, espérant faire oublier leur inaction coutumière sur le terrain par des déclarations viriles, prennent de manière systématique le contre-pied de tous les efforts consentis par les responsables politiques de la majorité pour tenter d'apporter des solutions aux difficultés dans lesquelles se débattent tant de nos concitoyens.

Dans les lignes qui suivent, il n'est naturellement pas question de développer un contre-argumentaire démontrant, étape par étape, que chacune des critiques énoncées par le trio précité relève de l'improbité, de la vindicte ou, dans le meilleur des cas, de l'aveuglement et de l'ignorance, car une réfutation circonstanciée du tract sus-évoqué, qui développe sur huit pages un mélange décousu d'aperçus erronés et de jugements saugrenus, nécessiterait un volume qu'il n'est pas raisonnable d'envisager ici. Néanmoins, nous ne résistons pas au plaisir de faire quelques remarques relatives au contenu du l'affligeant imprimé socialiste, qui permettront au lecteur de juger du sérieux de ses auteurs, et de leur intégrité.

L'exploitation des craintes relatives à la nouvelle carte militaire, par exemple, est symptomatique de la méthode Masseret. Légitimement inquiets de leur avenir après le départ de certains contingents des armées, les habitants se sont en effet tournés vers leurs élus avec l'espoir d'interventions bien orchestrées de nature à limiter les effets négatifs des mesures programmées, et il faut bien reconnaître que Jean-Pierre Masseret, bien loin de s'investir résolument à la tête d'un mouvement d'ensemble, s'était au contraire soigneusement tenu à l'écart des initiatives qui fleurissaient ici et là, poussant même l'indignité jusqu'à repousser, à l'époque, une série de propositions adroites et constructives émanant de Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social ! Acculé par la marche des évènements, Jean-Pierre Masseret s'est finalement vu contraint de paraître (tardivement) aux manifestations initiées par d'autres, ce qui ne l'empêche pas de s'en prévaloir aujourd'hui comme d'une résolution personnelle, avec une impudence qui laisse pantois !

Plus globalement, la méthode d'opposition systématique de Jean-Pierre Masseret et de ses amis se déclinent à l'infini dans l'appréciation de tous les dossiers d'actualité. Nous apprenons ainsi, dans une certaine confusion, que ce dernier s'oppose à la privatisation de la Poste, à la réforme des hôpitaux, à la restructuration des Armées, au service minimum dans l'Education Nationale et, en gros, à toute tentative, aisée ou difficile, rapide ou à long terme, bonne ou mauvaise, pourvu qu'elle soit le fait du gouvernement français. Que répondre au très partial Jean-Pierre Masseret, si ce n'est que l'ouverture de la Poste aux capitaux privés est incontournable si l'on veut maintenir, et même développer le niveau de services exigible par les usagers, que la diminution du nombre de médecins et le droit, pour tous, de profiter d'installations médicales et de compétences de pointe justifient pleinement les choix de mutualisation opérés, que l'évolution des données géostratégiques rend caduque le maintien artificiel de forces sur certains sites particuliers, et tant d'autres choses qu'un raisonnement simple et non partisan impose rapidement à toute personne honnête et objective...

Honnête et objectif, tels ne sont pas, en tout cas, des qualificatifs qu'il serait légitime d'employer au sujet de Jean-Pierre Masseret, dont on a peine à croire qu'il envisage sérieusement, avec toutes les vicissitudes de sa regrettable carrière, de se succéder à lui-même à la tête du Conseil Régional de la Lorraine !

Dans ces conditions, quelle alternative est-il raisonnable de considérer pour un tel poste ?

C'est tout naturellement vers Laurent Hénart, député de Meurthe et Moselle, que de nombreux regards se tournent au moment de soutenir un candidat dont la probité, le sérieux et la compétence font l'unanimité, même au sein de la gauche!

De stature nationale, comme en témoignent les responsabilités qu'il s'est vues confier au sein de la commission des Finances, il a rejoint le pôle "cohésion sociale" de Jean-Louis Borloo en 2004, en qualité de secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes. Il a ainsi pu mettre à son actif des résultats tout à fait remarquables en termes de promotion de l'apprentissage, initiant la création du statut de l’apprenti, introduisant la personnalisation des parcours, facilitant l'obtention de crédits d’impôt pour les entreprises, et contribuant largement à la revalorisation de l’image de l’apprentissage par des campagnes étendues de communication.... Depuis l'année 2005, il est également Président de l’Agence nationale des services à la personne, avec la charge de favoriser le développement économique et la professionnalisation du secteur des services à domicile. Il faut être bien conscient de la nature à la fois essentielle et novatrice de cette approche, dans la mesure où l’agence propose une nouvelle façon de piloter une politique publique transversale. Ainsi, elle harmonise l’action de dix-huit ministères distincts, tout en préparant au mieux l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur économique et en accompagnant activement les négociations entre partenaires sociaux et représentants des employeurs.

Naturellement, le petit paragraphe précédent n'est qu'un mince aperçu destiné à illustrer à la fois la crédibilité et l'envergure de Laurent Hénart, mais également sa générosité, son dévouement, et le souci qui est le sien d'oeuvrer à fond pour le bien public.

Face à une telle personnalité, que reste-t-il à Jean-Pierre Masseret pour tenter de s'imposer ? Pas grand chose, si ce n'est, peut-être, le recours aux méthodes musclées qui lui sont coutumières, comme ce fut le cas, en session plénière du Conseil régional, lorsqu'un élu s'avisa de demander des comptes au sujet des subventions régionales accordées à l'Irfa, organisme de formation en situation de redressement judiciaire, bien au-delà des délais légaux. Ce jour-là, Jean-Pierre Masseret se discrédita définitivement en vociférant de la manière la plus vulgaire et la plus choquante qui se puisse imaginer, adressant notamment à son interlocuteur stupéfait un "Je te fous sur la gueule" que les témoins, attérés, évoquent encore avec répugnance.

Que la réprobation de façade, les analyses tendancieuses et la brutalité occasionnelle puissent tenir lieu de projet politique, c'est là une chose dont Jean-Pierre Masseret est convaincu depuis fort longtemps. Dans l'intérêt de la Région Lorraine, il nous faut espérer que l'avenir lui montrera que, là comme ailleurs, il se trompe lourdement !

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 8 septembre 2008

Rien qu'une mise au point

Il semble que l'utilisation par les élus de la circonscription de Sarreguemines du poignant "Déserteur" de Boris Vian à des fins de politique locale ait été curieusement mal perçue par certains lecteurs d'obédience socialiste, qui ont cru voir dans la mouture proposée une trahison de l'esprit du célèbre écrivain.

A l'évidence, les critiques lues ici et là peuvent à peine être prises au sérieux, tant elles révèlent de confusion et de d'improbité chez les personnes dont elles émanent. De fait, on peut trouver d'emblée bien choquant de confondre l'attachement d'élus au patrimoine de leur région et leur souci constant de l'intérêt des populations dont ils ont la charge avec une quelconque ferveur militariste. D'autre part, Boris Vian lui-même s'est à maintes reprises exprimer pour dénoncer les entreprises belliqueuses et non, en soi, la profession militaire ! Ainsi, il apparaît que la somme des erreurs et des malentendus qui sous-tendent la réaction des socialistes est telle que l'on est bien tenté d'y voir plutôt un prétexte d'accabler à bon compte un adversaire politique en la personne du Député Céleste Lett, l'argumentaire proposé étant un cocktail indigeste de la médisance la plus débridée et de la mauvaise foi la plus insigne.

Pour finir, nous ne saurions trop conseiller aux socialistes d'utiliser, pour une fois, leur énergie toujours vacillante à des fins utilitaires. Dans cette ligne, nous trouvons particulièrement malvenus les exotiques appels à "l'union sacrée" du Sénateur Masseret, qui contrastent curieusement avec ses refus répétés d'investissement personnel jusqu'à une période récente. On se souviendra, par exemple, de la sévérité avec laquelle il avait repoussé une initiative proposée par Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social, allant dans ce sens. La surprenante désaffection de la GPS (Gauche Pour Sarreguemines) au moment de signer la pétition électronique en faveur du maintien du 57ème RA à Bitche avait de même été très remarquée, les responsables de ce mouvement allant jusqu'à censurer, sur leur blog, nos messages faisant mention de l'existence du blog sos-bitche. Plus spectaculaires enfin - dans la sottise - sont les assertions superficielles de Michaël Weber qui, comme les autres, trouve les accents les plus virils en termes de communications verbales, mais s'arrête là, comme ses pairs, incapable de simplement signer une pétition qui se proposait de fédérer les personnes de bonne volonté. Et que dire enfin de la suggestion du socialiste Gilbert Maurer, qui propose la création d'un "Comité de Défense et de Riposte de Bitche et du Pays de Bitche" (sic), affectant d'ignorer que de telles structures existent déjà, à l'image du "Comité de Pilotage et de Restructuration de Bitche", que Gérard Humbert, maire de Bitche, avait voulu indépendant de toutes couleurs politiques ! Les socialistes justifient aujourd'hui (Gilbert Maurer, Dominique Gros...) leur totale absence d'engagement dans le combat pour la défense de Bitche en arguant d'une prétendue volonté de "laisser la droite s'en occuper", alors que cette désaffection à un moment crucial s'apparente plutôt à une sorte de sabotage, avec l'idée de pouvoir ensuite reprocher vertement aux élus impliqués leur éventuel échec !

Bref, que les socialistes s'attachent désormais à placer sous le boisseau leurs rancœurs surannées et acceptent, dans l'intérêt de tous, de rejoindre ceux qui se battent pour leur région, c'est tout ce que nous souhaitons aujourd'hui et que nous appelons de nos vœux.

Mercredi, 27 février 2008

Municipales 2008 : METZ risque GROS !

Les élections municipales qui s'approchent n'en finissent pas de laisser aux observateurs un goût de déjà vu, tant l'atmosphère générale et les méthodes employées par nombre de protagonistes pour mener leurs troupes respectives à la bataille paraissent calquées sur celles qu'on a eu tout loisir d'apprécier à l'occasion des dernières présidentielles.

Dignes tenants de cette regrettable tendance, les socialistes messins semblent s'être fait une spécialité de pratiquer une sorte de "campagne négative", consistant à masquer leur carence en idées neuves, en programme solide, et surtout en personnalités charismatiques, par le choix d'une stratégie basée sur la gestion de rumeurs, les attaques d'individus, l'exhumation de contentieux anciens fournissant le prétexte de reproches faciles, voire les procès d'intention lorsque les cibles visées ne donnent pas prise à la détraction directe.

Le pilier le plus récurrent du réquisitoire servi par la gauche messine réside sans doute dans son insistance à revenir sans cesse sur les prétendues "divisions" de la droite, signe, selon ses représentants toujours prompts à servir aux auditeurs amalgames rapides et raccourcis abusifs, de la déliquescence des valeurs morales et politiques de leurs adversaires, voire, à les entendre, d'une défiance croissante vis à vis de la "mouvance sarkozyste".

Il va sans dire que je conteste fermement ces analyses, de même que cette tactique d'agression tous azimuts qui, faut-il le rappeler, n'a pas porté chance à la candidate Ségolène Royale en 2007 !

A l'évidence, les électeurs qui s'exprimeront en mars 2008 attendent aujourd'hui des intentions clairement affichées, des projets, des engagements, et ont prouvé maintes fois qu'ils ne sauraient se contenter de quelques piques amères lancées aux concurrents du moment ! Pour de nombreux messins, la vie quotidienne est difficile, les problèmes réels, et la dialectique creuse des candidats de la gauche est impuissante à donner au plus grand nombre l'espoir d'un nouvel élan, la perspective des lendemains prometteurs auxquels il est bien légitime d'aspirer.

Sans nous laisser aller, à notre tour, à la tentation de fustiger les contorsions déraisonnables de la gauche locale, nous ne pouvons nous empêcher d'observer combien leur méthode est curieuse. Non contents de se présenter devant le peuple avec, pour seul étendard, quelques velléités confuses et mal formulées, complétées d'un assortiment de propositions secondaires ou futiles - des chemins piétonniers, des pistes cyclables lorsque tant de gens ont des problèmes très terre à terre, comme le chômage, la crise du logement, le coût de la vie ... - qui apparaissent en porte-à-faux eu égard aux préoccupations réelles des messins, les socialistes ont eu la déconcertante idée de confier la tête de leur équipe à la plus formidable machine à perdre que notre ville est connu, celui-ci évinçant d'un cheveu (mais lequel ?) son rival Pierre Bertinotti à l'issue de primaires houleuses et pour le moins controversées.

Les semaines qui ont suivi ont ensuite offert à des auditoires stupéfaits un panorama complet de tout ce qu'un politicien engourdi et inconsistant était capable de produire en termes de gesticulations puériles, tentant vainement d'attirer sur sa personne l'attention d'un public depuis longtemps au fait de sa totale impéritie. Dominique Gros a ainsi multiplié les rapprochements hasardeux (comment peut-il se commettre avec Thierry Jean ?), les visites bon teint (un petit coucou à Bertrand Delanoë) et les manifestations bouffonnes de tous poils (à l'image de son enthousiasme à reprendre, couplet par couplet, une grotesque chanson paillarde devant la mairie)...

Tout cela est du plus mauvais goût, et relève à mon sens, d'une évidente absence de sérieux et, plus grave encore, d'un total manque de respect vis à vis de notre ville et de ses habitants ! ... De l'avis général, le sommet du ridicule fut atteint par Dominique Gros lorsque ce dernier s'avisa de diffuser un timbre à son effigie, contredisant grossièrement, au passage, ses propres déclarations condamnant la politique-spectacle menée par les membres du gouvernement tandis que lui-même use sans vergogne de toutes les ficelles démagogiques imaginables, de la blague potache aux voyages people, pour goûter finalement, à la surprise générale, aux dérives du culte de la personnalité, comme on le voit à la découverte de son invraisemblable estampille.

On dit, ici et là, que les sondages annonceraient la déroute de la droite en général, et plus particulièrement de notre maire Jean-Marie Rausch. Qu'on se souvienne, pour commencer, que les résultats publiés varient beaucoup d'un média à l'autre ! Akouna Consulting (pour "la semaine" - 07 février 2008) nous apprend ainsi que Dominique Gros serait crédité de 35,97% d'intentions de vote, tandis que l'Ifop (à la demande du "Républicain Lorrain" - 10 février 2008) rétablit ce chiffre à 26%... Quoiqu'il en soit, le point crucial réside dans le fait que plus de la moitié des électeurs se déclarent encore indécis, et j'ai la conviction que ceux-ci sauront, le moment venu, s'abstraire du grossier manège électoraliste de l'équipe Gros, et renvoyer ce dernier à des occupations pour lesquelles, peut-être, il aurait cette fois quelque talent, voire quelque succès ... La chanson populaire, par exemple !

Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 2 octobre 2007

Denis Peiffer : le courage de ses convictions

Depuis quelques jours, j'ai à coeur de suivre, comme tout un chacun, les remous provoqués par le choix politique que vient d'annoncer Denis Peiffer, et j'avoue ressentir des impressions mitigées en constatant l'extrême sévérité avec laquelle ses anciens amis s'autorisent à le juger.



Certes, je n'ai jamais travaillé avec Denis Peiffer, mais il n'est pas un inconnu pour moi, tant nous avons eu l'occasion de débattre, quelquefois même de manière un peu vive, autour d'innombrables sujets de société qui nous passionnaient tous deux.



Que Denis Peiffer ait eu des points de désaccord avec des partenaires de sa vie politique, qu'il soit l'objet d'inimitiés de personne nourries par telle ou telle de ses anciennes relations publiques ou privées, tout cela procède de la vie normale, et il serait assez incongru que d'aucun prétende s'en mêler.



Quant à ses récentes déclarations, je ne pense pas qu'il y ait davantage lieu de s'en émouvoir.



En effet, comme chacun devrait le faire, Denis Peiffer réfléchit beaucoup au sens de son engagement, à la façon dont la société évolue, au meilleur moyen de jouer un rôle constructif en mettant son expérience et son enthousiasme au service de ses concitoyens. Que ses réflexions personnelles l'aient amené à préciser la façon dont il appréhende le monde qui l'entoure, les valeurs qu'il souhaite défendre et les personnes qui lui semblent aujourd'hui en adéquation avec ses aspirations, on ne peut que s'en réjouir.



Qu'on ne se méprenne pas sur le sens de mes propos. Ceux qui me lisent savent que je n'ai pas le compliment facile, et pas davantage une réputation de complaisance, mais le double courage d'opérer une remise en question personnelle, et d'en assumer ensuite les conséquences dans sa vie sociale et politique, voila qui mérite le plus grand respect.



J'ai, en d'autre lieux, pris la défense de Bernard Kouchner en rappelant les paroles de Winston Churchill qui, je le rappelle, disait qu'il est plus honorable de changer de parti pour suivre ses idées que de changer ses idées pour suivre un parti. Ce qui était valable pour Bernard Kouchner l'est pour nombre d'autres personnalités publiques qui ont eu le courage de refuser le sacro-saint cloisonnement isolationniste qui semble être l'un des piliers du socialisme à la française. Songerait-on, par exemple, à traiter Dominique Strauss-Kahn en pestiféré parce que Nicolas Sarkozy a soutenu sa candidature à la direction générale du FMI ? Faut-il conspuer Georges-Marc Benamou pour avoir apporté ses conseils à Nicolas Sarkozy après avoir travaillé aux côtés de François Mitterrand ? Que signifie cette surveillance rapprochée qui se propose de contrôler à vie les fréquentations d'une personne qui, à un moment de son parcours, aurait entretenu des relations proches ou lointaines avec les socialistes ?



A ceux qui s'inquiètent pour son âme, Denis Peiffer vient de prouver qu'il est un homme très déterminé, qui n'hésite pas à braver pression, critiques et quolibets lorsqu'il s'agit d'être en accord avec ses principes, et je vois mal un caractère aussi affirmé se laisser manipuler de quelque manière.



Les anciens camarades de Denis Peiffer seraient donc bien inspirés de cesser cette curée indigne. Quant au principal intéressé, je lui souhaite chaleureusement de trouver une formation politique conforme à ses attentes légitimes, au sein de laquelle il pourra s'épanouir et donner une nouvelle dimension à son engagement politique.



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 26 septembre 2007

Gros plan sur l'investiture socialiste

Après la démonstration d'individualisme forcené offerte par les leaders de gauche, socialistes en tête, aux dernières élections présidentielles, de nombreux observateurs s'étaient autorisés à penser que les résultats désastreux largement imputables à ces agissements allaient ramener tout un chacun à la raison, forçant les uns et les autres à mettre un bémol à leurs ambitions personnelles et à faire front dans l'intérêt supérieur de leur formation politique.

Comme on le voit chaque jour, c'est là pure utopie, et il est désormais bien clair que la leçon n'a nullement été assimilée. Non contents de confirmer leur incapacité à s'entendre, les socialistes semblent au contraire s'enfoncer chaque jour davantage dans une aigreur maladive, manifestant à l'occasion une agressivité surprenante à l'égard de leurs amis d'hier. Ainsi, l'ouvrage virulent de Lionel Jospin est par exemple presque unanimement critiqué par ses pairs, qui lui emboitent pourtant allègrement le pas à chacune de leurs interventions dans les médias.

A Metz comme ailleurs, il serait vain d'imaginer des socialistes raisonnables et mesurés, s'appliquant à organiser des échanges sereins à l'issue desquels s'imposerait le nom d'un candidat consensuel à l'investiture.

Bien au contraire, trois hommes se disputent à ce jour le redoutable honneur de conduire les troupes socialistes à la bataille, et le moins que l'on puisse dire est qu'on observe de nets écarts d'envergure lorsque l'on passe de l'un à l'autre.

Commençons notre petit tour d'horizon par Pierre Bertinotti, Conseiller municipal et Contrôleur d'Etat au ministère des Finances. Comme chacun sait, Pierre Bertinotti aime beaucoup rappeler sa naissance messine, évoquer sa famille messine, mais il se trouve que ce parisien de cœur ne s'est avisé (sur le tard) de rejoindre sa ville natale qu'en comprenant combien son avenir politique dans la capitale fleurtait avec le néant. Amoureux de Metz, donc, mais amoureux de circonstance, Pierre Bertinotti, dandy précieux engoncé aussi inélégamment dans ses imperméables Rive Gauche que dans ses principes étriqués, s'efforce aujourd'hui d'imposer l'image d'un homme sympathique, ouvert, jovial, qui se préoccupe du bien-être des autres et du dynamisme de sa ville natale. Trois fois hélas, c'est avec beaucoup d'amusement que quiconque suit depuis quelques années son parcours, ou observe ses agissements sur le terrain, accueillera cette tentative d'auto-marketing. Comment garder son sérieux, par exemple, en écoutant Pierre Bertinotti développer ses idées sur le destin européen de Metz, lorsqu'on sait qu'il mit un point d'honneur à défendre le NON lors du référendum, se démarquant en cela de notre ville qui, au contraire, soutint le OUI avec un bel élan ?

Le second venu est Président de l'Université de Metz. Entré en politique avec la foi du charbonnier, Richard Lioger a cru bon de s'imposer un rythme exténuant, mêlant l'agitation échevelée, les attaques tous azimuts, la brutalité incongrue à des initiatives et tractations politiques menant, dans la majeure partie des cas, à des issues défavorables aux intérêts de notre ville. L'un des multiples avatars de sa curieuse gestion des dossiers est l'incompréhensible surdité dont il fit preuve lorsqu'il se vit présenter des demandes de conventions de mise à disposition des étudiants pour des dispositifs d'accompagnement à la scolarité dans des zones défavorisées de Metz. Nous ne doutons nullement de l'extrême compétence avec laquelle Richard Lioger est capable de parler des sourciers de montagne, ni de son érudition en termes de radiesthésie, mais il semble que ces ressources là se soient révélées notoirement insuffisantes pour lui permettre d'obtenir des résultats convaincants dans les différentes affaires dont il a souhaité se charger. "On juge l'arbre à ses fruits", comme dit l'adage, et dans cette logique, cet arbre là n'est pas très tentant.

Reste donc Dominique Gros. Entre autres Conseiller général du canton de Metz 1, Président du Groupe socialiste au Conseil général de la Moselle, Conseiller municipal de Metz, Président de l'IUT de Metz, Dominique Gros peut se targuer d'une carrière et d'une réputation qui, à nos yeux, le placent très largement au-dessus de ses deux contradicteurs du moment, concurrents qui ne sauraient se prévaloir ni de son expérience, ni des résultats extrêmement brillants obtenus, par exemple, lors de sa réélection à la qualité de conseiller général du canton de Metz 1. On ne peut qu'apprécier son initiative d'avoir créer de petits groupes de travail très actifs et très ouverts, le soin qu'il met à entretenir des relations étroites avec les milieux économiques, associatifs, et même militaires, sa vision politique large et cohérente qui se décline en projets visant à stimuler le dynamisme économique de la ville, à tonifier son activité culturelle, sans oublier plusieurs idées intéressantes destinées à embellir la vie des quartiers, à protéger l'environnement, et à rechercher et favoriser les échanges et débats, toujours favorables à l'émergence de pistes nouvelles à tester en vue d'améliorer le bien-être des messins et le rayonnement de leur ville.

Dominique Gros est socialiste, et à ce titre, il ne partage pas toutes mes idées comme je ne partage pas toutes les siennes. Cependant, autant qu'il me soit permis d'en juger, je pense que son sérieux et son expérience en font le seul candidat socialiste crédible à la mairie de Metz, et je comprendrais mal qu'un autre remporte l'investiture qui, en toute logique, lui revient.

Lundi, 25 juin 2007

Le coeur à gauche ?

J'ai eu maintes fois l'occasion, ces dernières années, de m'entretenir avec des personnes de tous âges et de tous milieux au sujet de leurs opinions politiques, et j'ai constaté avec une certaine surprise que nombre d'entre elles n'avouaient qu'avec réticence leur sensibilité de droite, précisant à plusieurs reprises qu'elles comptaient dans leurs relations de nombreux amis de gauche, ou cherchant à relativiser leur choix politique en s'abritant derrière des locutions standard telles que "le porte-monnaie à droite mais le coeur à gauche" et autres lieux communs...

Le coeur à gauche ?

Le fait est qu'une idée curieusement répandue semble effectivement faire de la gauche le lieu de toutes les béatitudes, le temple de la liberté, de la tolérance, de la compassion, de la probité, tandis que les individus affichant des opinions de droite, rigides et sévères, n'auraient pour credo qu'un ensemble de valeurs austères, dures et rétrogrades, mêlant le mépris des pauvres, la défiance face à l'étranger, une moralité douteuse, et une propension irrépressible à se tourner résolument vers des pratiques motivées par un souci exclusif de rentabilité, quitte à bafouer, à l'occasion, les principes moraux les plus élémentaires.

Quiconque fréquente ce blog aura compris que je ne partage nullement ce point de vue réducteur et totalement erroné !

Bien loin de s'appuyer sur une idéologie fermée et intolérante, la droite française s'applique au contraire à faire chaque jour la preuve de l'efficacité de ses méthodes, de sa volonté d'ouverture, de son désir de promouvoir les chances de chacun au sein d'une société pluraliste, et offre l'occasion à chaque individu d'apporter sa contribution personnelle au service du grand projet que représente la construction d'une collectivité juste, solidaire, où l'être humain et son bien-être seraient à nouveau au centre des préoccupations de tous.

Mais voyons de plus près sur quelles valeurs est bâtie cette gauche du coeur dont nous parlent avec tant de passion ses dignes représentants.

Et pour commencer, parlons un peu de la sincérité, de la franchise dont se targuent les gauchistes de tous poils (y compris Monsieur Peiffer, qui en est pourtant cruellement dépourvu...).

Comme chacun sait, l'homme de gauche méprise la gesticulation politicienne à laquelle se livrent les individus désireux de soigner leur image, et se présente au peuple tel qu'en lui-même, fier de son passé irréprochable, de ses idées généreuses et de ses mains toujours propres. Illustrons par exemple notre propos de quelques rappels biographiques relatifs à Laurent Fabius, dont l'impitoyable Denis Peiffer brossa naguère un si corrosif portrait.

Dès l'abord, l'engagement de Laurent Fabius semble passablement flou. Econduit par les RI et l'UDR, il choisit le PS par défaut, et se découvre un matin, lui, fils d'une riche famille d'antiquaires parisiens, normalien et énarque, investi de l'honorable mission de réduire les inégalités, de voler au secours des plus pauvres, incarnant l'espoir de tout un peuple de gauche séduit par sa jeunesse et son enthousiasme. Et quel bel exemple! ... Des idées, il en eut à foison, à commencer par l'introduction du Front National à l'Assemblée par la vertu du scrutin à la proportionnelle, ou par l'Impôt sur les Grandes Fortunes, initié alors qu'il était ministre du budget. A ceux qui, au passage, s'étonneraient que les oeuvres d'art aient pu se trouver curieusement écartées de l'assiette de recouvrement dudit impôt, nous rappellerons à toutes fins utiles que la famille Fabius doit justement sa confortable fortune au commerce des oeuvres d'art. Le hasard, dit-on, fait parfois bien les choses.

Ah! Laurent Fabius! Nous ne gloserons pas ici sur ses lourdes responsabilités dans l'affaire du Rainbow Warrior, ni dans celle du sang contaminé, mais nous ne pouvons nous empêcher de sourire au souvenir du populaire Laurent arrivant à Matignon en 2 CV Citroën, ou se rendant à la boulangerie de son quartier en pantoufles, pour faire pauvre ... On l'aura compris, je n'ai jamais pu me défaire d'un petit faible pour Laurent Fabius, tant son invraisemblable maladresse m'a mise en joie depuis des années. Puisqu'on en parle, le tableau pantoufles / 2 CV Citroën aurait d'ailleurs un petit goût d'inachevé sans l'hallucinatoire chapeau mitterrandien dont l'irrésistible Laurent crut bon de se coiffer lors de son pèlerinage à Jarnac en janvier 2006. L'idée était, j'imagine, de cultiver la ressemblance avec le tortueux François Mitterrand, qui affectionnait ce genre de couvre-chef. Comme l'eut sans doute souligné l'irrévérencieux Coluche, Laurent Fabius eut donc à choisir entre le talent de François Mitterrand et le chapeau de François Mitterrand... Un choix cornélien ! Pour la petite histoire, rappelons au passage que le trouble François Mitterrand ne s'avisa lui-même de sortir ainsi accoutré que pour se rapprocher vestimentairement (c'est toujours ça) du profil de Léon Blum...

Mais je m'égare, et Laurent Fabius n'est certes pas la seule référence morale du parti socialiste ! ... Evoquerons-nous encore Jack Lang, heureux détenteur de splendides propriétés au Touquet et dans le Lubéron, et se préoccupant pourtant, avec des sanglots dans la voix, du sort des "pauvres de plus en plus pauvres", aux abois tandis que prospèrent les "riches de plus en plus riches" ? Parlerons-nous des deux millions d'euros de patrimoine de l'ex-couple Royal/Hollande, dont la déclaration patrimoniale fantaisiste a fait pâmer de rire tous les experts immobiliers du pays ? Des mystérieuses rémunérations perçues par Dominique Strauss-Kahn de la part de la MNEF de 1994 à 1996 ? Du Président socialiste de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, traduit devant la onzième chambre du tribunal correctionnel de Paris pour "prise illégale d'intérêts" ?

Mais laissons là les notions de franchise et de probité, et continuons plutôt notre tour d'horizon des vertus supposées de nos amis socialistes.

Après la franchise, donc, tâchons de voir comment les militants socialistes, exemples de solidarité et de fraternité, conjuguent activité politique et bonne camaraderie.

Face à une droite organisée, il est difficile de ne pas remarquer combien ladite gauche n'a su offrir, jour après jour, d'autre spectacle qu'une succession pathétique de coups bas mutuels, de phrases assassines, de querelles mesquines, provoquant pour finir l'échec de sa principale représentante à l'élection présidentielle.

Même si l'on évite la facilité en passant sous silence les ineffables facéties des Olivier Besancenot (je fais un gros effort pour ne pas parler longuement de ce petit monsieur), Marie-George Buffet, José Bové (pourfendeur des multinationales et des épis de maïs), Arlette Laguiller et autre Dominique Voynet, le spectacle offert par les leaders de la gauche modérée laisse songeur. De fait, à regarder s'agiter lesdits leaders, on a rapidement l'impression de visionner un mauvais remake de la série Dallas, à ceci près que tous les acteurs se seraient soudain changés en impitoyables J.R. ! ... Ainsi donc, voici le méchant Lionel (Jospin) qui méprise le jovial François (Hollande), affaiblit autant qu'il le peut sa position et son influence au sein du parti, et voit d'un très mauvais oeil l'investiture de l'ambitieuse Ségolène, tout cela parce qu'il ne supporte pas l'idée qu'on n'ait pas songé à le rappeler après ses (faux) adieux déchirants de 2002. De son côté, le pas si jovial François intrigue ouvertement pour ligoter Laurent Fabius dont la résurrection politique l'inquiète, et pour combattre Jack Lang qui a cru bon de dire publiquement tout le mal qu'il pensait de Ségolène Royal, inexpérimentée, maladroite et dangereusement incompétente. Certes, l'indiscipliné Jack a fait depuis machine arrière, mais les choses sont dites et le mal est fait.

Après la défaite de Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius se sont aussitôt illustrés par leur extrême virulence d'expression, le premier désignant sans ambages François Hollande comme responsable de la débâcle du PS, tandis que le second confiait qu'il "faut rendre à César ce qui est à César et à Ségolène ce qui est à Ségolène", à savoir la déconfiture du parti socialiste aux élections présidentielles, naturellement. Sur ces entrefaits, les deux leaders précités, jamais à court d'énergie, semblent soudain s'être avisés de l'opportunité de s'affronter sur l'épineuse question du traité constitutionnel de l'Union. Dallas, disais-je ? Voire !

Exit donc, les rêves de franche camaraderie, et voyons maintenant de quel capital miséricordieux disposent nos bouillants socialistes, toujours prêts à mettre en avant (de manière verbale uniquement) les principes d'entraide entre les peuples, de compassion et d'empathie. La douceur du coeur, la pitié pour les plus démunis, le refus absolu de toute mesure susceptible d'infliger des souffrances aux plus fragiles, voici les traits de caractère qu'on s'attend à trouver chez les représentants des socialistes, toujours prompts à donner des leçons d'humanisme à la cantonade.

Et là, tout à coup, on n'a plus envie de rire.

Quiconque suit de près la "politique africaine" de notre pays a pu admirer à loisir l'hypocrisie et la duplicité de nos dirigeants socialistes, qui n'ont eu de cesse, depuis des décennies, de faire et défaire des gouvernements "amis" au Cameroun, au Gabon, aux Comores, en Côte d'Ivoire, sans se préoccuper du sort de populations civiles affamées et martyrisées pourvu que les objectifs géopolitiques fixés soient atteints. Le plus ignoble épisode qui me vienne à l'esprit est celui du génocide rwandais, perpétré avec le total assentiment de l'état français et de son chef François Mitterrand qui, non content de soutenir militairement le régime du dictateur Habyarimana, se fera un devoir d'assurer la formation des milices rwandaises au plus fort des massacres, apportera un soutien sans faille, politique et financier, à ses commanditaires, et accueillera avec onction Jean Bosco Barayagwisa et Jérôme Bicamumpaka, principaux artisans de l'extermination des Tutsi. Le sommet de l'ignominie sera atteint lorsque François Mitterrand déclarera, après la fin des "combats", que "dans ces pays là, un génocide, ce n'est pas trop important. (sic)"

Que dire après ça? Evoquer encore, peut-être, le même François Mitterrand, qui donna à entendre au mouvement indépendantiste algérien que pour lui, "La seule négociation, c'est la guerre. (sic)"? Reprendre une à une ses déclarations brutales à la gloire du colonialisme français, ou l'évocation de son nom lors de l'assassinat du président du Burkina-Faso Thomas Sankara, coupable de s'être rebellé contre la tutelle invasive de l'oncle divin? Revenir encore sur l'affaire du Rainbow Warrior, coulé par le frère de Ségolène Royal sur ordre des services secrets français?

On en reste hébété.

Je ne sais pas à quoi ressemble votre monde de gauche, Messieurs les socialistes, mais ce dont je suis sûre, c'est qu'il ne doit pas sentir la rose...

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 13 juin 2007

Les socialistes au creux de la Vague...

Dans un petit billet rédigé voici quelques semaines, et qui, m'a-t-on dit, aurait notoirement indisposé nos amis socialistes, j'ai eu le plaisir de narrer par le détail les impressions contrastées qui m'assaillent invariablement lorsque je parcours la prose indigente de Denis Peiffer. Qu'on imagine la déception qui fut la mienne en constatant qu'en dépit de mes modestes conseils, l'auteur précité s'entêtait à produire, avec une régularité de métronome, des textes marécageux où les ragots les plus navrants le disputent aux lieux communs les plus éculés. Hélas pour ses lecteurs, Denis Peiffer n'a jusqu'ici pas jugé bon (peut-être d'ailleurs serait-il bien en peine de le faire) d'élever un tantinet le niveau de ses déprimantes interventions.



Nonobstant la faiblesse de la partie adverse, je suis femme de dialogue, et j'avoue que la perspective de ferrailler un peu avec Denis Peiffer et ses amis m'emplissait d'une joie anticipative. Aussi ai-je perçu avec une certaine amertume le profond silence observé par ces derniers, aussi bien sur mon blog que sur les leurs.



Mais au fond, pourquoi ce mutisme ? Comme chacun sait, les échanges d'idées entre interlocuteurs de bonne foi sont toujours d'un extrême intérêt, et j'ai à d'innombrables reprises participé à des discussions passionnées et des débats contradictoires, quelquefois courtois, quelquefois houleux, mais qui en définitive se sont toujours révélés constructifs et féconds, tant est saine la confrontation d'idées et de principes défendus par des personnes honnêtes et prêtes à jouer le jeu du vrai dialogue.



Dans cette perspective, et puisque les socialistes me refusaient l'honneur de leur plume, je me suis fendue de quelques lignes déposées sur leurs propres blogs, initiative généreuse qui n'a pas eu l'effet escompté puisque leurs destinataires se sont empressés de censurer mes courriers. Pour être juste, je dois signaler que Monsieur Gilbert Maurer ne s'est pas abaissé à ces méthodes indignes, et je tiens à l'en remercier ici. Peut-être Messieurs Folmar et Peiffer s'inspireront-ils un jour de sa personne pour élever les leurs.



Je vous mets donc au défi, Messieurs, d'oser enfin permettre à vos contradicteurs de s'exprimer sur vos blogs, ne serait-ce que pour me permettre, par exemple, de répondre à Monsieur Bolitt ce que je pense de ses aperçus de voyant extralucide ("la vague bleue s'essoufflera vite !"). C'est un peu court, Monsieur Bolitt ! ... Il faut raisonner, argumenter, analyser. Sous la forme précitée, votre phrase fait très "Elisabeth Tessier", ce qui, croyez le, n'est pas un compliment.



Pour finir, j'aimerais dire à ces hommes qui se disent socialistes, à ces socialistes qui ne sont pas des hommes, que leur dérobade ne leur fait pas honneur, et que je serais fort déçue s'ils opposaient à cette missive une fin de non recevoir.



Allons Messieurs, à vos plumes ! ...



Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 29 mai 2007

Denis Peiffer invente la peopolitique...

Les hasards du surfing, comme disent les plus jeunes d'entre nous, m'ont conduite sur le blog de Monsieur Denis Peiffer, conseiller municipal (socialiste) à Sarreguemines.

Le moins que je puisse dire est que le contenu de ce blog m'a considérablement surprise.

Curieuse de prendre connaissance d'analyses politiques issues de réflexions menées par une personne affiliée à un parti différent du mien, je me réjouissais en effet de trouver là une occasion de comprendre les points de vue et les motivations qui sous-tendent des projets et initiatives dont la logique m'échappe quelquefois.

Déception : la majeure partie des textes rendus publics sur ce blog se proposent exclusivement d'éreinter non seulement des personnalités choisies parmi les adversaires politiques de leur auteur, mais aussi, curieusement, un certain nombre d'élus socialistes de tout premier plan !

Plus étrange encore est la manière dont Denis Peiffer s'y prend pour rédiger ses étonnants billets.

En gros, de quoi s'agit-il ?

C'est en vain qu'on chercherait, dans les articles de Denis Peiffer, des informations pertinentes, des avis originaux, ou des analyses de quelque profondeur relatives à la politique de notre pays, ou même de notre région. Au contraire, l'essentiel de ses interventions se résument à des critiques superficielles et totalement déplacées sur les faits et gestes, voire les apparences physiques de nos personnalités politiques ! Plus ridicule encore, les arguments présentés ne sont jamais étayés de la plus petite justification vérifiable, de la moindre référence sérieuse, mais reposent intégralement sur les compte-rendus brumeux d'échos entendus dans la rue : tel jeune homme a déclaré ceci, telle vieille dame a prétendu cela..., et voila Denis Peiffer soudain investi (selon lui) du devoir de colporter avec ardeur les plus grotesques ragots, si tant est, d'ailleurs, que lesdits ragots n'aient été purement et simplement inventés pour l'occasion...

Donnons quelques exemples glanés ça et là dans l'abondante littérature de notre prolifique conseiller municipal.

L'article consacré à Céleste Lett, Député de la Moselle, est symptomatique de la méthode Peiffer.

Céleste Lett va-t-il subir des attaques subtiles sur sa gestion des affaires ? Va-t-on lui reprocher sa connivence avec quelque personnalité contestée, ou la nature de ses choix politiques présents ou passés ? Que nenni, car Denis Peiffer n'est pas homme à se laisser distraire par de tels détails !... Les postures physiques de Céleste Lett, l'examen approfondi de ses photographies et, un jour peut-être, sa coupe de cheveux et la marque de ses chaussures, sont autant d'éléments capitaux suceptibles de justifier des interventions détaillées de la part de Denis Peiffer sur son blog.

Et naturellement, tout cela repose, comme à l'accoutumé, sur un argumentaire profond et très documenté : "un septuagénaire commente, un citoyen lâche, une sarregueminoise constate"... et à sa manière inimitable, Denis Peiffer termine son discours par un jugement à l'emporte-pièce, fustigeant "un que je vois tout le temps chez moi à lever le verre et à serrer les mains, c'est souvent le signe qu'il ne fiche pas grand chose". A l'évidence, la politique sort grandie de ce genre de considérations élevées...

Quelquefois également, Denis Peiffer semble embarrassé au moment de rédiger ses venimeux billets. Que reprocher, en effet, à une personne au sujet de laquelle il ne dispose pas d'informations suffisantes ? Ce fut le cas, par exemple, de Danièle Douet, candidate présentée aux élections législatives par le Mouvement Démocrate, et que l'infatigable conseiller municipal s'avisa un matin de mettre à son tableau de chasse.

Comme on pouvait s'y attendre, l'attaque fut basée cette fois, et cela avec l'élégance coutumière, sur le fait que Danièle Douet n'a pas l'honneur d'être connue de Monsieur Peiffer et de ses informateurs. Aussi, à celle qu'il qualifie acidement de "célèbre Danièle Douet", fut-il reproché de porter "un nom qui n'évoque rien pour personne". Dans le domaine du débat politique, on reste à l'évidence, cette fois encore, dans le très haut de gamme !...

Et pour ne pas laisser croire que les cibles de Denis Peiffer ne sont repérées qu'en dehors de sa famille politique, je voudrais revenir un instant sur l'invraisemblable pamphlet anti-Fabius qu'il a jugé bon de publier avant les dernières élections présidentielles. Une fois de plus, Monsieur Peiffer a fait la démonstration de son sens de la mesure et de son élégance subtile, qualifiant Laurent Fabius "d'épouvantail" qui a "longtemps servi la soupe au capitalisme"... tout cela étant agrémenté des sempiternels "...peut-on entendre dans la rue", "...confie un militant", qui semblent donner à Denis Peiffer l'illusion d'être le porte-parole privilégié du Peuple.

Mais au fait, qui est-il, ce Monsieur Peiffer aux yeux duquel si peu de gens trouvent grâce ? Et quelle peut être l'origine de l'inépuisable énergie et de l'extraordinaire mauvais goût avec lesquels il s'acharne sur ses pairs ? Pas assez connu, pas assez présent, trop jeune ou trop vieux... nul n'est à l'abri des attaques intempestives dont il agrémente son blog délétère, et je me suis prise un instant à me demander à quoi ressemblerait un article sur Denis Peiffer écrit par ce même Denis Peiffer... Le bouillant polémiste eut-il glosé sur les goûts vestimentaires passés de sa cible, sur son tour de taille présent ou sur son recours futur aux compléments capillaires ? C'est en tout cas ce que laisse penser la teneur des remarques exotiques relatives aux photos de Céleste Lett : "Il n'est pas un jeune premier. Son visage est plus marqué aujourd'hui. C'est un peu ridicule de vouloir faire paraître plus jeune"... Quel niveau !... Quant à moi, je vais de ce pas prendre rendez-vous avec une coiffeuse et une esthéticienne, honorables corps de métier qui semblent constituer les meilleurs remparts contre les attaques impitoyables de Denis Peiffer.

Si Monsieur Peiffer nous fait l'honneur de lire notre prose, nous aimerions profiter de l'occasion pour lui rappeler le sens du mot logorrhée : "Flux de paroles inutiles, propension morbide à parler sans fin. Diarrhée verbale."

A méditer...

Florence Soriano-Gafiuk, Citoyenne bitcherlandaise