Actualités et Politique

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Samedi, 6 mars 2010

Dis-moi comment tu t'exprimes, je te dirai qui tu es !

Quelques mots pour évoquer le débat qui a opposé Laurent Hénart à Jean-Pierre Masseret, tous deux candidats aux élections régionales de Lorraine en 2010.

Dans ce type de contexte, la loi du genre veut que chacun des protagonistes du moment fasse montre d'une certaine combativité, adressant à son adversaire reproches et remontrances, et s'efforçant de mettre en lumière la faiblesse d'un bilan, les lacunes d'un programme, les contradictions d'un discours, tous éléments susceptibles de déconsidérer son concurrent et de prendre un avantage sensible en vue du scrutin à venir.

Si une telle intention est, au fond, de bonne guerre, il est cependant utile de rappeler que, de part et d'autre, chacun devrait veiller à mener un tel face à face avec retenue et dignité, ne serait-ce que par respect des auditeurs désireux de se faire une opinion en écoutant les deux débatteurs défendre leurs positions respectives.

En toute objectivité, il faut bien reconnaître que sur ce point, Laurent Hénart s'est montré tout à fait exemplaire. Concentré, concis, précis dans l'évocation de ses propres orientations et incisif dans ses analyses de la situation de notre région, il s'est exprimé avec élégance et amabilité, et a su conserver toute la réserve et la civilité qui caractérisent les hommes solides et sûrs de leur fait.

Courtoisie donc, entregent et sobriété, tels sont les attributs de la prestation de Laurent Hénart, qui contrastent douloureusement avec la grossièreté vociférante de Jean-Pierre Masseret ! Décontenancé par des remarques justes et circonstanciées, désorienté par la tournure du débat, le socialiste n'a eu d'autre recours que de s'époumoner de la manière la plus ridicule, s'en prenant alternativement à son interlocuteur direct et au journaliste chargé de conduire l'entretien. Perdant son calme à chaque instant, éclatant en imprécations sans suite, Jean-Pierre Masseret s'est montré incapable de défendre son bilan, et a réhaussé son portrait de gestionnaire maladroit d'une touche de brutalité personnelle du plus mauvais effet, chacun connaissant désormais la nature du personnage, et les effets fâcheux qu'on peut à juste titre en attendre.

Pour visualiser la vidéo, cliquez ici

J'ose croire que les indécis auront trouvé là l'occasion de se déterminer pour le scrutin qui approche, et choisiront d'accorder à Laurent Hénart la considération et la confiance qu'il mérite.

Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 23 février 2010

Dites non à l'AVC !

Dans le cadre de sa campagne relative aux élections régionales 2010, le socialiste Jean-Pierre Masseret a jugé opportun de diffuser un trac exotique, apparemment destiné à convaincre tout un chacun de la nécessité de voter. Interpellant successivement toutes les franges de la population française (apprentis, artisans, agriculteurs...), le candidat conclut invariablement sur l'injonction "vous êtes concernés !", dans une logique incantatoire qui s'apparente davantage à la méthode Couet qu'à un argumentaire sérieux, raisonné et respectueux de l'électeur.

S'il faut pourtant adopter cette étrange forme de communication, nous nous permettrons néanmoins d'en compléter un tant soit peu la teneur, avec une orientation plus conforme à la réalité de la Lorraine sous présidence socialiste !

"Chômeurs abandonnés à vous-mêmes, par une présidence de région qui se décharge de ses responsabilités sur l'Etat : Vous êtes concernés !"

"Lorrains excédés par les coûts exorbitants des opérations de communication stériles de votre présidence de région : Vous êtes concernés !"

"Professionnels déçus par le désengagement de votre présidence de région en matière d'ouverture vers les pays limitrophes et de développement transfrontalier : Vous êtes concernés !"

Nous ne saurions dérouler ici la liste des lorrains désenchantés par les pratiques de l'équipe sortante et de son leader, tant les exemples abondent de rendez-vous manqués, d'occasions gâchées, d'espoirs trahis.

Le mieux que nous puissions faire est de mettre en garde les électeurs contre le risque qu'ils prendraient à pérenniser la situation délétère actuelle, dont les responsables sont clairement reconnus et identifiés. "L'Action, la Vie, le Cœur", disent-ils ? A.V.C., voilà, suivant leur propre choix, un acronyme étonnamment approprié à l'issue qu'aurait leur maintien aux commandes de notre région, que sa valeur et ses ressources appelaient pourtant à un autre destin !

Pour que le président "sortant" sorte effectivement de la vie des lorraines et des lorrains, il nous appartient, plus que jamais, de nous rassembler, de nous mobiliser, de nous fédérer autour d'un projet sérieux afin de porter tous ensemble l'Espoir de notre région.

En 2010, notre Espoir porte un nom : celui de Laurent Hénart !

Florence Soriano-Gafiuk Colistière de Laurent Hénart

Samedi, 30 janvier 2010

Régionales 2010 : saisissons notre chance !

Chères lectrices, chers lecteurs, mes cher(e)s ami(e)s,

Le temps maussade qui sévit depuis quelques semaines aurait pu, en d'autres temps, conduire certains d'entre nous à la morosité et l'apathie, tant cette grisaille finirait, si l'on n'y prenait garde, par déteindre sur nos âmes et par entamer notre vitalité coutumière.

Aujourd'hui, pourtant, ce n'est pas de somnolence hivernale que je viens vous parler, mais au contraire d'engagement actif, de lucidité et de convictions jamais démenties, postures justifiées par l'importance des évènements qui se dessinent à l'heure présente.

Comme vous le savez, les 14 et 21 mars prochains se tiendront les élections régionales 2010, qui verront s'affronter des candidats de plusieurs mouvances pour la Présidence du Conseil Régional de Lorraine. Parmi eux se distinguent le président sortant Jean-Pierre Masseret (PS), et surtout le Député Laurent Hénart (UMP – Nouveau Centre), auquel j'ai choisi d'accorder ma pleine confiance et mon total soutien.

Ceux qui me connaissent savent que depuis deux années très actives et riches en implications et initiatives multiples, j'ai dispensé sans compter tous mes efforts, mes ressources spécifiques et mon temps personnel pour tenter d'oeuvrer quotidiennement en faveur de l'intérêt public.

A titre d'exemple :

- Mon dynamisme sur internet (blogs, forums) m'a procuré une honorable notoriété, très utile pour intervenir au service de causes justes. Incidemment, mon propre bloc a été consulté par 40 000 personnes ces 24 derniers mois, pour un total de 70 000 visites.

- Je travaille (bénévolement) auprès du Docteur et Député Denis Jacquat dans le cadre de la composition de documents traitant de la thématique du vieillissement et des difficultés des seniors dans notre société.

- J’ai créé la revue électronique LIGNES de VIE, consacrée à la vie publique de l’arrondissement Bitche – Sarreguemines – Sarralbe, et dont le nombre de lecteurs est en progression rapide (1200 inscriptions à ce jour).

- J'ai participé de manière intensive à l'élaboration du programme électoral présenté par notre groupe dans le cadre des Régionales 2010 (proposition de mesures pratiques, rédaction de textes).

La liste mosellane emmenée par Laurent Hénart affiche 33 candidats, dont deux représentent l'arrondissement Bitche - Sarreguemines - Sarralbe : Roland Roth, Président de la Communauté d’Agglomération de Sarreguemines, et moi-même, respectivement classés en 4ème et 15ème positions.

Ma plus grande ambition, au fil de ces lignes, est de faire comprendre à tous combien les échéances qui approchent sont fondamentales pour chacun d'entre nous. Aujourd'hui, où la crise économique jette à la rue des milliers d'êtres choqués et désemparés, où un chomage massif frappe nos grandes métropoles et nos campagnes, où des familles s'interrogent avec angoisse en voyant s'amenuiser chaque jour davantage leurs maigres ressources, l'heure n'est plus à l'amateurisme, aux demi-mesures, aux démarches inconsistantes et inefficaces qui abandonnent les gens à leur détresse !

Le temps est venu de s'en remettre à des hommes et des femmes déterminés, honnêtes, et armés d'une expérience solide indispensable pour être à même d'attaquer les problèmes à leurs racines. C'est d'un engagement sincère et profond, d'une capacité à gérer les affaires publiques avec efficience et habileté, de la volonté de promouvoir des initiatives originales et consistantes que naîtront les conditions d'une régénération rapide et salutaire qui rendra aux Lorraines et aux Lorrains la confiance et la fierté que les affres du quotidien étaient parvenu à ronger peu à peu.

Pour toutes ces raisons, je vous demande de nous faire confiance, et d'apporter votre aide et votre soutien à notre liste emmenée par Laurent Hénart. A l'image de nos déclarations publiques, nos intentions sont saines et claires, et nous saurons démontrer à tous ceux qui ont misé sur nous que leur choix, le seul légitime, est celui de l'espérance et de la raison.

Je compte sur vous !

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 11 juin 2009

Des hauts et des bas !

Pour ma part, je n'ai guère de goût pour les dégradations en tout genre, mais j'avoue un petit faible pour les tags, qui sont souvent moins innocents qu'il n'y parait. En une phrase rapide, une formule lapidaire, le tagueur synthétise un courant de pensée, un mouvement populaire, et j'accorde la plus grande attention à ces formes d'expression du moment.



Si je devais moi-même taguer (Dieu m'en préserve !), j'imagine que ce soir, ma propre maxime aurait une tournure telle que




Du refus sarkozyste de l'impuissance européenne à la débandade totale de l'opposition de gauche...



Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 30 mai 2009

Tous aux urnes !

Tracts de la majorité présidentielle :

Quand l'Europe veut, l'Europe peut

Engagements pris, promesses tenues

Mes cher(e)s concitoyen(ne)s, mes cher(e)s ami(e)s,

Des estimations statistiques récentes semblent augurer un taux d'abstention important pour les prochaines élections européennes, éventualité tout à fait regrettable eu égard à l'importance capitale de cette échéance.

Sans doute la désaffection des électeurs pour ces rendez-vous si essentiels est-elle en partie imputable à la crise économique qui sévit actuellement sur l'ensemble de la planète, et dont certains ont pu, à un moment ou un autre, considérer que les élus de tous niveaux tardaient à trouver des alternatives de sortie à la fois rapides et satisfaisantes.

En dépit de ces incertitudes transitoires, je ne saurais trop encourager chacun à oublier un instant ses compréhensibles interrogations, ses justes inquiétudes, et à suivre la voie tracée par sa conscience et son cœur de citoyen en choisissant de faire son devoir, et de se rendre aux urnes le 07 juin prochain.

Il ne faut pas se lasser de rappeler combien le droit de vote, si naturel aujourd'hui, a en réalité été conquis de haute lutte, et demeure inconnu dans nombre de régions du monde ! Plus qu'un concept, ce droit est notre chance d'exprimer de manière concrète notre enthousiasme et notre volonté d'œuvrer, avec nos moyens, pour l'unification politique des pays du continent européen, entreprise dont l'accomplissement signerait l'impossibilité de voir se reproduire un jour les conflits effroyables qui ont marqué les dernières décennies. Clairvoyance, ouverture, générosité, telles sont les valeurs auxquelles sont adossés les principes idéologiques de Robert Schuman, principal artisan de la construction européenne qui, cinq ans presque jour pour jour après la capitulation de l'Allemagne, déclara le 9 mai 1950 : La France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l'Allemagne. (…). L'Europe naîtra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée.

Ces élections qui s'annoncent s'inscrivent dans la continuité directe du mouvement initié par Robert Schuman, et nous avons le devoir d'y apporter notre adhésion chaleureuse, et notre soutien massif. Dans la conjoncture troublée et confuse qui, peut-être, sera celle du monde de demain, où la performance des économies et la compétitivité seront l'objet de toutes les attentions, il apparait que la fédération des pays européens est le seul levier crédible et réaliste susceptible de relancer la croissance de notre société.

Refus de l'amertume et du découragement, désir de prendre nos destins en main par une participation active aux occurrences qui nous concernent, ce sont là les piliers d'une posture lucide et juste, qui fera de nous les acteurs engagés et respectés de notre avenir.

Bonnes élections à toutes et tous,

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 24 décembre 2008

Vite fait, mal fait !

Il est désormais évident que dans tous les domaines de la vie publique, les délais séparant les débuts d'un jeune animateur, chanteur... que sais-je ? de son accession à la notoriété ont tendance à se raccourcir, chose extrêmement dommageable pour l'artiste en question qui, contrairement à ses ainés, se trouve floué des années d'ascension progressive, dures peut-être, mais oh combien formatrices, qui seules sont à même de forger l'âme d'un véritable professionnel, solide, expérimenté, capable de résister aux aléas du métier et de garder pleine confiance en sa valeur et en ses ressources quelles que soient les situations affrontées.

Tels furent, s'en souvient-on ? les parcours des Brassens, Bécaud et autre Brel, qui affutèrent leurs talents au contact de salles innombrables, de cabaret en cabaret, de ville en ville, jusqu'à devenir les vedettes étincellantes qui ont bouleversé les foules de leurs admirateurs. Tels est encore la voie choisie par de jeunes artistes authentiques qui, à l'image de mon frère Christophe, ont décidé de peaufiner leur apprentisage en se donnant le temps de comprendre, d'assimiler, d'intégrer toutes les facettes du métier auxquels ils se sont donnés sans réserve.

Aujourd'hui, les trajets rectilignes ouverts par les émissions de téléréalité ou les plateaux de la Star Academy court-circuitent les voies progressives traditionnelles, et l'on voit jetées en pâture aux auditoires les moins indulgents de jeunes personnes fragiles et immatures dont certaines, quelques semaines plus tôt, étaient encore vendeuses de chaussures ou caissières de supermarchés, professions honorables mais peu formatrices sous un angle purement artistique. Mal entourées, mal préparées, ces pseudo-stars accumulent les erreurs en termes de comportement et de gestion de carrière, et j'invite les lecteurs à s'interroger sur le devenir artistique de celles et ceux qui faisaient la une de toutes les presses il y a quelques mois seulement. Aussi fâcheuses (pour leurs auteurs) que ces errances puissent l'être, tout cela n'a pourtant, au fond, que bien peu d'importance ! Qu'importe, en effet, qu'un mauvais chanteur livre des prestations médiocres avant de disparaître à tout jamais du devant de la scène !

Plus grave, en revanche, est le fait que cette tendance accélératrice évoquée plus ha ut par le biais d'exemples tirés du monde du show business s'étende à présent au monde de la politique qui, désormais, présente à son tour son cortège de néophytes ballots et maladroits que des itinéraires fulgurants ont projeté soudain à des postes de responsabilité convoités. De Rachida Dati à Rama Yade,avec peut-être un bémol pour Fadela Amara, l'actualité nous fournit une avalanche de faits illustrant combien un tel degré d'amateurisme est synonyme de bévues à répétition, de méprises, de scandales, et finalement d'échecs, et il faut se rendre à l'évidence que la pratique politique, du moins, doit rester l'apanage d'individus expérimentés, formés, et raisonnables, et non le terrain de jeu de dilettantes bohèmes dont les initiatives, poussées jusqu'à leur aboutissement, mèneraient nos institutions dans les marécages.

Que l'année 2009 nous apporte un peu de professionnalisme et de sérieux, voila qui serait, à mon sens, un excellent début !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 22 octobre 2008

Présidence du Conseil Régional de Lorraine

Les élections des conseillers régionaux, qui auront lieu au cours de l'année 2010, s'annoncent d'ors et déjà extrêmement intéressantes dans le contexte tourmenté qui prévaut sur l'ensemble de la planète, et en particulier, bien entendu, dans notre région lorraine. Sur fond de réformes d'envergure et de crise financière, l'évènement promet en effet de placer chacun devant ses responsabilités, aussi bien les tenants de la politique présidentielle, qui auront à coeur de se démarquer des initiatives impopulaires tout en profitant de la prévalence de la majorité, que les opposants au gouvernement, dont les postes de décision, obtenus de haute lutte comme ce fut le cas, par exemple, pour le maire de Metz Dominique Gros, pouvaient être vus comme autant d'occasion, pour leurs partis, de ne plus se contenter des discours stigmatiseurs génériques qui ont traditionnellement leurs faveurs, mais de passer aux actes en démontrant le bien-fondé des thèses qu'ils défendent.

Trois fois hélas, les initiatives pratiques, les propositions constructives et les tentatives de dialogues sont une fois de plus douloureusement absentes des débats, et l'on ne peut que constater qu'aujourd'hui comme hier, les socialistes semblent être dans l'incapacité totale de sortir de la voie stérile qui est la leur, déroulant litanies de reproches et chapelets de griefs, et inondant blogs, journaux et ondes d'un torrent ininterrompu de doléances et de récriminations dont la majeure partie, au passage, ne résistent pas à l'analyse la plus élémentaire.

A ce propos, la succession de François Hollande montre de manière éclatante la véritable nature des candidats en lice, la pauvreté de leurs argumentaires respectifs, et le crédit qu'il convient de leur accorder ! A l'exception de Michel Rocard, que son renoncement à toute ambition nationale autorise à des déclarations d'une fort louable objectivité en faveur d'un certain nombre de choix sarkoziens, les autres protagonistes se sont lancés dans une compétition effrénée dont le seul but semble être de se présenter, aux yeux du public, comme l'incarnation archétypale de l'opposition à notre président. Et pour cela, le procédé naturel est tout simplement de ne plus jamais s'exprimer autrement que sous formes de remarques acerbes sur la politique française.

C'est bien dans cette ligne que s'inscrit la démarche de Jean-Pierre Masseret, actuel Président du Conseil Régional de Lorraine qui, persuadé de la pertinence de cette stratégie, s'est mis en tête de développer une critique en règle de chaque mesure gouvernementale, s'efforçant de présenter les faits sous le jour le plus défavorable possible pour tenter ensuite, comme on le comprend, d'apparaître comme l'alternative naturelle, le recours ultime face à des politiciens aux intentions pernicieuses.

De fait, le problème de Jean-Pierre Masseret réside dans le fait que ses initiatives, à l'image de sa décourageante personne, embarrasseraient même les observateurs les mieux disposés !

Ainsi en est-il de l'invraisemblable prospectus envoyé par les trois sénateurs socialistes de la Moselle à tous les conseillers municipaux du département où Jean-Pierre Masseret et ses comparses, espérant faire oublier leur inaction coutumière sur le terrain par des déclarations viriles, prennent de manière systématique le contre-pied de tous les efforts consentis par les responsables politiques de la majorité pour tenter d'apporter des solutions aux difficultés dans lesquelles se débattent tant de nos concitoyens.

Dans les lignes qui suivent, il n'est naturellement pas question de développer un contre-argumentaire démontrant, étape par étape, que chacune des critiques énoncées par le trio précité relève de l'improbité, de la vindicte ou, dans le meilleur des cas, de l'aveuglement et de l'ignorance, car une réfutation circonstanciée du tract sus-évoqué, qui développe sur huit pages un mélange décousu d'aperçus erronés et de jugements saugrenus, nécessiterait un volume qu'il n'est pas raisonnable d'envisager ici. Néanmoins, nous ne résistons pas au plaisir de faire quelques remarques relatives au contenu du l'affligeant imprimé socialiste, qui permettront au lecteur de juger du sérieux de ses auteurs, et de leur intégrité.

L'exploitation des craintes relatives à la nouvelle carte militaire, par exemple, est symptomatique de la méthode Masseret. Légitimement inquiets de leur avenir après le départ de certains contingents des armées, les habitants se sont en effet tournés vers leurs élus avec l'espoir d'interventions bien orchestrées de nature à limiter les effets négatifs des mesures programmées, et il faut bien reconnaître que Jean-Pierre Masseret, bien loin de s'investir résolument à la tête d'un mouvement d'ensemble, s'était au contraire soigneusement tenu à l'écart des initiatives qui fleurissaient ici et là, poussant même l'indignité jusqu'à repousser, à l'époque, une série de propositions adroites et constructives émanant de Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social ! Acculé par la marche des évènements, Jean-Pierre Masseret s'est finalement vu contraint de paraître (tardivement) aux manifestations initiées par d'autres, ce qui ne l'empêche pas de s'en prévaloir aujourd'hui comme d'une résolution personnelle, avec une impudence qui laisse pantois !

Plus globalement, la méthode d'opposition systématique de Jean-Pierre Masseret et de ses amis se déclinent à l'infini dans l'appréciation de tous les dossiers d'actualité. Nous apprenons ainsi, dans une certaine confusion, que ce dernier s'oppose à la privatisation de la Poste, à la réforme des hôpitaux, à la restructuration des Armées, au service minimum dans l'Education Nationale et, en gros, à toute tentative, aisée ou difficile, rapide ou à long terme, bonne ou mauvaise, pourvu qu'elle soit le fait du gouvernement français. Que répondre au très partial Jean-Pierre Masseret, si ce n'est que l'ouverture de la Poste aux capitaux privés est incontournable si l'on veut maintenir, et même développer le niveau de services exigible par les usagers, que la diminution du nombre de médecins et le droit, pour tous, de profiter d'installations médicales et de compétences de pointe justifient pleinement les choix de mutualisation opérés, que l'évolution des données géostratégiques rend caduque le maintien artificiel de forces sur certains sites particuliers, et tant d'autres choses qu'un raisonnement simple et non partisan impose rapidement à toute personne honnête et objective...

Honnête et objectif, tels ne sont pas, en tout cas, des qualificatifs qu'il serait légitime d'employer au sujet de Jean-Pierre Masseret, dont on a peine à croire qu'il envisage sérieusement, avec toutes les vicissitudes de sa regrettable carrière, de se succéder à lui-même à la tête du Conseil Régional de la Lorraine !

Dans ces conditions, quelle alternative est-il raisonnable de considérer pour un tel poste ?

C'est tout naturellement vers Laurent Hénart, député de Meurthe et Moselle, que de nombreux regards se tournent au moment de soutenir un candidat dont la probité, le sérieux et la compétence font l'unanimité, même au sein de la gauche!

De stature nationale, comme en témoignent les responsabilités qu'il s'est vues confier au sein de la commission des Finances, il a rejoint le pôle "cohésion sociale" de Jean-Louis Borloo en 2004, en qualité de secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes. Il a ainsi pu mettre à son actif des résultats tout à fait remarquables en termes de promotion de l'apprentissage, initiant la création du statut de l’apprenti, introduisant la personnalisation des parcours, facilitant l'obtention de crédits d’impôt pour les entreprises, et contribuant largement à la revalorisation de l’image de l’apprentissage par des campagnes étendues de communication.... Depuis l'année 2005, il est également Président de l’Agence nationale des services à la personne, avec la charge de favoriser le développement économique et la professionnalisation du secteur des services à domicile. Il faut être bien conscient de la nature à la fois essentielle et novatrice de cette approche, dans la mesure où l’agence propose une nouvelle façon de piloter une politique publique transversale. Ainsi, elle harmonise l’action de dix-huit ministères distincts, tout en préparant au mieux l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur économique et en accompagnant activement les négociations entre partenaires sociaux et représentants des employeurs.

Naturellement, le petit paragraphe précédent n'est qu'un mince aperçu destiné à illustrer à la fois la crédibilité et l'envergure de Laurent Hénart, mais également sa générosité, son dévouement, et le souci qui est le sien d'oeuvrer à fond pour le bien public.

Face à une telle personnalité, que reste-t-il à Jean-Pierre Masseret pour tenter de s'imposer ? Pas grand chose, si ce n'est, peut-être, le recours aux méthodes musclées qui lui sont coutumières, comme ce fut le cas, en session plénière du Conseil régional, lorsqu'un élu s'avisa de demander des comptes au sujet des subventions régionales accordées à l'Irfa, organisme de formation en situation de redressement judiciaire, bien au-delà des délais légaux. Ce jour-là, Jean-Pierre Masseret se discrédita définitivement en vociférant de la manière la plus vulgaire et la plus choquante qui se puisse imaginer, adressant notamment à son interlocuteur stupéfait un "Je te fous sur la gueule" que les témoins, attérés, évoquent encore avec répugnance.

Que la réprobation de façade, les analyses tendancieuses et la brutalité occasionnelle puissent tenir lieu de projet politique, c'est là une chose dont Jean-Pierre Masseret est convaincu depuis fort longtemps. Dans l'intérêt de la Région Lorraine, il nous faut espérer que l'avenir lui montrera que, là comme ailleurs, il se trompe lourdement !

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 8 septembre 2008

Rien qu'une mise au point

Il semble que l'utilisation par les élus de la circonscription de Sarreguemines du poignant "Déserteur" de Boris Vian à des fins de politique locale ait été curieusement mal perçue par certains lecteurs d'obédience socialiste, qui ont cru voir dans la mouture proposée une trahison de l'esprit du célèbre écrivain.

A l'évidence, les critiques lues ici et là peuvent à peine être prises au sérieux, tant elles révèlent de confusion et de d'improbité chez les personnes dont elles émanent. De fait, on peut trouver d'emblée bien choquant de confondre l'attachement d'élus au patrimoine de leur région et leur souci constant de l'intérêt des populations dont ils ont la charge avec une quelconque ferveur militariste. D'autre part, Boris Vian lui-même s'est à maintes reprises exprimer pour dénoncer les entreprises belliqueuses et non, en soi, la profession militaire ! Ainsi, il apparaît que la somme des erreurs et des malentendus qui sous-tendent la réaction des socialistes est telle que l'on est bien tenté d'y voir plutôt un prétexte d'accabler à bon compte un adversaire politique en la personne du Député Céleste Lett, l'argumentaire proposé étant un cocktail indigeste de la médisance la plus débridée et de la mauvaise foi la plus insigne.

Pour finir, nous ne saurions trop conseiller aux socialistes d'utiliser, pour une fois, leur énergie toujours vacillante à des fins utilitaires. Dans cette ligne, nous trouvons particulièrement malvenus les exotiques appels à "l'union sacrée" du Sénateur Masseret, qui contrastent curieusement avec ses refus répétés d'investissement personnel jusqu'à une période récente. On se souviendra, par exemple, de la sévérité avec laquelle il avait repoussé une initiative proposée par Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social, allant dans ce sens. La surprenante désaffection de la GPS (Gauche Pour Sarreguemines) au moment de signer la pétition électronique en faveur du maintien du 57ème RA à Bitche avait de même été très remarquée, les responsables de ce mouvement allant jusqu'à censurer, sur leur blog, nos messages faisant mention de l'existence du blog sos-bitche. Plus spectaculaires enfin - dans la sottise - sont les assertions superficielles de Michaël Weber qui, comme les autres, trouve les accents les plus virils en termes de communications verbales, mais s'arrête là, comme ses pairs, incapable de simplement signer une pétition qui se proposait de fédérer les personnes de bonne volonté. Et que dire enfin de la suggestion du socialiste Gilbert Maurer, qui propose la création d'un "Comité de Défense et de Riposte de Bitche et du Pays de Bitche" (sic), affectant d'ignorer que de telles structures existent déjà, à l'image du "Comité de Pilotage et de Restructuration de Bitche", que Gérard Humbert, maire de Bitche, avait voulu indépendant de toutes couleurs politiques ! Les socialistes justifient aujourd'hui (Gilbert Maurer, Dominique Gros...) leur totale absence d'engagement dans le combat pour la défense de Bitche en arguant d'une prétendue volonté de "laisser la droite s'en occuper", alors que cette désaffection à un moment crucial s'apparente plutôt à une sorte de sabotage, avec l'idée de pouvoir ensuite reprocher vertement aux élus impliqués leur éventuel échec !

Bref, que les socialistes s'attachent désormais à placer sous le boisseau leurs rancœurs surannées et acceptent, dans l'intérêt de tous, de rejoindre ceux qui se battent pour leur région, c'est tout ce que nous souhaitons aujourd'hui et que nous appelons de nos vœux.

Mercredi, 30 janvier 2008

Municipales de Sarreguemines : le bon, la brute et le truand...

Les élections municipales qui, dans moins de deux mois, donneront au peuple l'occasion de porter à la mairie la personne qu'il juge la plus à même d'en mener les affaires, sont déja au coeur des préoccupations de nombreux acteurs de la vie politique locale, à la fois parmi nos élus, désireux de pérenniser les réalisations initiées sous leurs mandats, et au sein de la foule des prétendants, impatients de leur succéder à la tête des municipalités.

A Sarreguemines comme ailleurs, rencontres, accords et négociations vont bon train, au point qu'il nous faille craindre que les ambitions personnelles en viennent à prendre le pas sur l'intérêt collectif, et il faut reconnaître que les déclarations rapportées par la presse ne sont pas de nature à apaiser la défiance légitime des électeurs.

Parmi les nombreuses personnes se déclarant intéressées par la mairie de la ville émergent à ce jour trois candidats principaux.

Le moins loquace des trois, comprenez René Ludwig, nous a offert, au fil des jours, un petit condensé de ses intentions et de sa personne en accordant ici et là des interviews surprenantes, où il donne volontiers libre cours à son mauvais caractère et à sa misanthropie. Embarrassé par le désaveu cruel d'une large majorité de son électorat aux municipales de 2001, René Ludwig a ensuite confirmé, de manière extrêmement convaincante, le don particulier qui est le sien lorsqu'il s'agit de conduire une liste politique à la déroute, talent qui s'est manifesté une fois encore lors de ses participations malheureuses aux cantonales de 2003 et 2004. Planificateur irréaliste et gestionnaire maladroit, René Ludwig, ancien socialiste que la désaffection de ses adeptes contraint à se déclarer aujourd'hui "sans étiquette", a achevé de se déconsidérer aux yeux de la population sarregueminoise par un comportement quotidien d'une arrogance déroutante, éconduisant sans ménagements ses interlocuteurs et adoptant une attitude lointaine et inabordable qui a fini par excéder même ses plus proches collaborateurs. Tenant d'une théorie louable selon laquelle l'ardeur au travail et l'efficacité pratique doivent primer sur la mansuétude et l'affabilité, René Ludwig a tenu à en illustrer les principes de curieuse manière, en accomplissant le tour de force d'être globalement perçu, en quelques années seulement, comme simultanément improductif, inopérant, et conjointement irascible et revêche.

A l'opposé du rogue et hautain René Ludwig se tient le retors et cauteleux Eric Kamblock qui, pour sa part, a parié résolument sur les vertus d'une stratégie aussi trouble et brumeuse que possible. Longtemps dissimulé derrière le paravent confortable d'un pseudonyme collectif, Eric Kamblock a peiné dès le départ à assumer son rôle de leader de liste, et s'est durant de longues semaines opiniâtrement refusé à toute expression de sa pensée personnelle, à toute déclaration endossée à titre individuel, et à tout débat engageant sa responsabilité propre. D'abord intrigués par cette volonté insolite de se dérober aux regards et aux échanges, les électeurs ont fini par découvrir qu'il ne s'agissait là, en fait, que d'une mesure désespérée censée soustraire à l'opinion publique la réalité d'une candidature totalement infondée, où un groupe de personnes aux objectifs mal définis portent à leur tête un individu d'une inexpérience notoire, à laquelle s'ajoute une profonde méconnaissance du tissu social et du contexte économique de notre région. Désireux de tromper les votants à la fois sur la nature de son engagement, sur ses qualifications pratiques et sur ses motivations véritables, Eric Kamblock a finalement été publiquement démasqué, et contraint d'avouer que "les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes" (sic). Déclarant qu'il pense de toutes façons échouer dans sa course aux municipales, et incapable de préciser quelles alliances il serait susceptible d'envisager le cas échéant, Eric Kamblock laisse une impression de profond malaise à ses interlocuteurs qui, en dépit de questions pressantes et précises, ne parviennent jamais à obtenir d'autre réponse que la manifestation d'une prolixité embarrassée, où le verbiage imprécis tient lieu de programme et les promesses incertaines de projets concrets.

Le troisième candidat, enfin, se nomme Céleste Lett. Il n'est pas dans notre propos de rappeler ici les innombrables réalisations menées à bien par le maire sortant, auxquelles nous avons d'ailleurs consacré quelques lignes dans un autre billet que le lecteur intéressé pourra consulter sur ce site :

"Municipales de Sarreguemines : René renaît".

Indépendamment des exemples cités dans le texte susnommé, les opérations initiées par Céleste Lett en faveur de la ville dont il a la charge parlent au demeurant d'elles-mêmes, et l'immense popularité dont il jouit depuis des années n'est nullement due au hasard. Ecrasant René Ludwig aux municipales de 2001 avec près de 20% de points d'avance, Céleste Lett a confirmé la remarquable faveur dont il jouit en triomphant aux dernières législatives par un score sans appel de 61,4% des voix, dont 63% dans sa propre ville. Chargé de mandats et de postes à responsabilité de tout premier plan, Céleste Lett est, entre autres, député de la Moselle, maire de Sarreguemines et Président de Sarre - Moselle Avenir. Ces charges simultanées, que d'aucuns jugent, à tort, incompatibles, lui ont en fait permis d'ajouter à son expérience locale du terrain une connaissance précieuse des rouages de la politique nationale. Acteur respecté et averti sur la scène française, Céleste Lett possède aujourd'hui des moyens d'action et une finesse pratique peu communs dont les habitants de Sarreguemines tirent le plus grand profit, et un grand nombre d'entre eux mesurent la chance qui est la leur d'avoir un homme de son envergure pour veiller aux intérêts de leur ville.

Pour achever ce billet, je reviendrai avec le sourire sur le titre hollywoodien dont j'ai trouvé amusant de le parer. J'imagine que le lecteur attentif aura compris à quel acteur de la vie politique sarregueminoise devrait, à mon sens, être dévolu le rôle du Bon dans le western des élections municipales. En revanche, je serais très curieuse de voir à qui les lecteurs attribueront les personnages de la Brute et du Truand. Ici comme ailleurs, c'est la voix du peuple qui, seule, comptera en définitive !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 16 janvier 2008

Un GPS détraqué (Gauche Pour Sarreguemines) pour un leader désorienté (Eric Kamblock)... Ca promet !!!

C'est avec un certain scepticisme qu'un grand nombre d'observateurs de la vie sarregueminoise ont accueilli l'apparition soudaine d'un nouveau venu sur la scène politique locale en la personne d'Eric Kamblock, candidat déclaré au poste de maire de Sarreguemines.

Désireux d'entretenir durablement le mystère sur son état civil, ses intentions, son programme, ses alliances, le déroutant Eric Kamblock semble, à cet effet, avoir opté pour une stratégie insolite, se proposant par exemple de devenir populaire en dissimulant son identité (comprenne qui pourra), ou d'apparaître comme un personnage rassurant en dévoilant le programme le plus flou et le plus incohérent qui ait jamais été avancé dans toute l'histoire politique de notre région.

De fait, le profil psychologique d'Eric Kamblock est assez inquiétant ! Il faut rappeler aux lecteurs que ce candidat vaporeux s'est d'abord refusé à assumer ses ambitions, signant jusqu'à une date récente ses interventions personnelles du pseudonyme collectif "Jean Mayer". L'équipe Kamblock n'étant pas très habile, le "secret" de Polichinelle (pseudonyme qui semble plus approprié que "Jean Mayer") a rapidement été éventé, ce qui n'a pas empêché l'incertain Monsieur Kamblock de s'obstiner dans sa démarche nébuleuse, déclarant à qui veut l'entendre qu'il n'est guère connu, et n'a au fond d'autre ambition que d'incarner le trouble groupuscule qui souhaite s'imposer aux élections municipales. S'il a été si difficile à Monsieur Kamblock d'assumer ne serait-ce que l'annonce de ses ambitions ou son rôle de leader de liste, les lecteurs peuvent imaginer le peu de garantie qu'il offre pour la prise de responsabilités lourdes qu'implique l'exercice d'une fonction de maire !

Au-delà de sa légèreté psychologique, Eric Kamblock s'est jusqu'ici principalement distingué par sa surprenante méconnaissance de la situation de la ville de Sarreguemines, de ses richesses, et surtout des réalisations déja effectuées par les équipes dirigeantes en place. Ses idées prétendument "nouvelles" consistant à développer le bilinguisme et à miser sur la construction de l'Europe sont en réalité, depuis de longues années, au coeur même des projets menés par la Municipalité et la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences (CASC), chose bien connue de tous, sauf, et c'est un comble, de Monsieur Kamblock et de son équipe !

Le bilinguisme, d'abord, est une priorité pour la ville et la CASC ! Etant Directrice adjointe de l’IUFM de Lorraine (chargée des relations internationales) et Directrice de l’antenne de Sarreguemines, j'ai également organisé un colloque franco-allemand qui a eu un retentissement considérable : "Parler l'allemand, un atout pour la réussite professionnelle", avec la participation du célèbre chroniqueur politique Alfred Grosser. Du fait de mon expérience professionnelle, je pense être plutôt bien placée pour constater combien l'enseignement biculturel est dynamique à Sarreguemines, et l'honnêteté force à reconnaître que c'est là une conséquence directe de l'investissement et des efforts de Céleste Lett qui, en tant qu'ancien enseignant, est depuis toujours extrêmement sensible aux sujets touchant l'Education, et en particulier aux spécificités pédagogiques de la Moselle Est. Les lecteurs doivent savoir qu'en 2001, en dépit des réticences persistantes de l'Education Nationale, la ville parvint à l'ouverture d'une classe paritaire à l'école biculturelle de la Blies (unique en Lorraine). Cette école est, en 2003, devenue l'école d'application de l'antenne de Sarreguemines de l'IUFM de Lorraine dont je suis la directrice, et dont la spécificité est la formation des professeurs des écoles biculturelles. Qu'on sache encore qu'en 2002, le Ministère (Luc Ferry) accepta de prendre en charge, via un contrat associatif, les salaires des enseignants des deux écoles privées ABCM de Sarreguemines (pour le bilinguisme en classe dès la maternelle). Je terminerai ce passage en revue des réalisations favorisant le bilinguisme en rappelant enfin, outre la création en 2003 de l'antenne de l'IUFM de Lorraine, l'instauration de parcours binationaux à l'IUT mais aussi à l'UFR DEA (droit - économie - administration) sur le centre universitaire de Sarreguemines.

Eu égard à cet ensemble impressionnant de réalisations, l'idée de Monsieur Kamblock relative au bilinguisme n'est finalement novatrice que pour lui-même !

Le second cheval de bataille avancé par Eric Kamblock est de miser sur le positionnement européen de la ville de Sarreguemines. Comme chacun sait, Monsieur Céleste Lett, Président de Sarre - Moselle Avenir (une coopération intercommunale créée en 1997) et Monsieur Roland Roth, Président de la CASC, n'ont pas attendu ses conseils en la matière ! De nombreuses opérations sont constamment initiées en ce sens, et nous pouvons citer la station d'épuration franco-allemande installée à Sarreguemines, l'abattoir transfrontalier de Sarreguemines, et d'innombrables réalisations qui ont conduit à l'attribution à la ville du label "métropole Sarrebruck - Moselle Est".

Comme on le voit, Monsieur Kamblock se couvre donc de ridicule en révélant ostensiblement son ignorance des réalités locales et, pire encore, en présentant comme des idées personnelles avant-gardistes des conceptions largement développées par les dirigeants actuels.

Plus graves encore sont les singulières attaques que Monsieur Kamblock croit légitime de lancer contre Monsieur Lett, qu'il entend tenir pour "comptable de la politique gouvernementale" ! Au-delà des grotesques confusions trahissant l'inculture politique de Monsieur Kamblock (nous nous intéressons à des élections municipales), on ne peut qu'être attéré par la futilité de ces offensives ineptes, et surtout par l'insigne mauvaise foi avec laquelle elles sont menées ! Le cas des fermetures de Haffner et des Faïenceries en est symptomatique. La liquidation de l'entreprise industrielle de la Céramique de Sarreguemines, qui a cessé toute activité le 1er février 2007, est naturellement dramatique, car elle se solde en premier lieu par la mise au chomage de 70 employés ! De plus, la faïencerie appartient au patrimoine de Sarreguemines, d'où la dimension symbolique de la fermeture de cette entreprise. N'en déplaise à Monsieur Kamblock, la ville et la CASC ont tout fait pour porter à bout de bras cette entreprise PRIVEE. Ni les employés, ni les syndicats ne reprochent d'ailleurs à Céleste Lett la gestion de ce dossier (plan de redressement), tant l'investissement du maire de Sarreguemines a été grand. Il a rencontré GDF - EDF, l'URSSAF, le fisc pour prolonger au mieux la survie de cette entreprise, et a obtenu pour les employés des indemnisations finalement bien supérieures à celles initialement prévues. Il n'est donc que Monsieur Kamblock et ses amis pour tenter d'occulter les rôles positifs de Céleste Lett et de Roland Roth dans cette affaire, et pour chercher à présenter les choses sous un aspect défavorable à force de manipulation et d'artifice.

Pour finir, j'aimerais qu'on s'intéresse à ce que propose Monsieur Kamblock en alternative à la politique menée par Monsieur Lett. Je ne sais à qui il conviendrait de poser une telle question, mais ce n'est certes pas à Monsieur Kamblock lui-même, qui reconnaît que même les grandes lignes de son programme ne sont pas encore prêtes, qu'il ignore quels choix seraient les siens s'il devait s'allier à des partenaires, et qui annonce à qui veut l'entendre que de toutes façons, il s'attend à perdre ! ...

Sans doute ces errances sont-elles à l'origine du nom de son mouvement "la Gauche Pour Sarreguemines", dont l'acronyme surprenant (GPS) laisse espérer que Monsieur Kamblock parviendra un jour à s'orienter lui-même avant d'espérer jouer les leaders politiques.

Devant tant de flou et de mauvaise foi, la saine raison consiste donc à porter son choix sur un candidat confirmé, à la personnalité à la fois ferme et accessible, au programme clair et solide, qui a fait la démonstration quotidienne de sa compétence et de son dévouement pendant des années.

Le profil du maire sortant répond en tous points à ces exigences.

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 3 décembre 2007

Il était une fois à Puttelange-aux-Lacs

Le retour du ShéRIFF

Cité depuis toujours comme exemple d'ouverture et d'entente harmonieuse entre communautés, la ville de Puttelange-aux-lacs est aujourd'hui en proie à une série de controverses dont chacun se serait bien passé, polémiques initiées par la volonté d'un seul homme, Nicolas Riff, sur fond de constructions immobilières et d'élections municipales.

De quoi s'agit-il ?

Au prétexte de contester l'édification d'un centre culturel franco-turc, Monsieur Nicolas Riff, premier adjoint à la mairie de Puttelange-aux-Lacs, mène actuellement une croisade acharnée contre le maire sortant Laurent Janas, et ne néglige aucune occasion de s'exprimer avec hargne et véhémence au sujet de ce dernier, oubliant les années passées à travailler de concert au service de leurs administrés.

Est-il utile de le rappeler, Laurent Janas est un homme extrêmement populaire au sein de la petite ville qu'il dirige, où chacun est sensible à la chaleur avec laquelle il vient en aide à toutes les personnes qui font appel à lui lorsqu'elles se trouvent confrontées à des difficultés, vers qui il est toujours agréable de pouvoir se tourner lorsqu'on a besoin d'un conseil ou d'un appui. Depuis des années, son honnêteté et sa bienveillance naturelle plaisent et rassurent, et il est regrettable que certain collaborateur indélicat s'avise soudain d'adopter à son encontre un comportement hostile pour de basses raisons utilitaires.

Attrait du pouvoir, quand tu nous tiens ! Car si les propos recueillis semblent circonscrits à une banale affaire de construction, il est clair pour chacun que le but véritable que poursuit Nicolas Riff est de jeter le discrédit sur Laurent Janas afin de le déposséder de sa fonction de maire, sur laquelle il rêve de faire main basse depuis des années.En prêtant attention à l'argumentaire, au demeurant fort confus, du premier adjoint, on apprend que le maire aurait anticipé la signature du permis de construire d'un centre culturel (mis aux normes, après 6 premiers essais), devançant l’avis de la nouvelle commission spécifique chargée de gérer les permis de construire dits sensibles.

Pour ma part, je trouve au contraire que cette volonté de hâter le début des travaux doit être portée au crédit du maire, qui fait ici une nouvelle démonstration de sa générosité et de sa volonté constante de protéger et de développer toutes les initiatives susceptibles d'aider les populations à vivre ensemble.

Quant à l'argumentation de Monsieur Riff, qui n'a trouvé à reprocher à sa cible du moment qu'un " manque de transparence dès le début de l’affaire", elle apparaît aujourd'hui, aux yeux de tous, d'une vacuité désolante, à l'image de ses tristes motivations et de sa très affligeante personne.

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 26 septembre 2007

Gros plan sur l'investiture socialiste

Après la démonstration d'individualisme forcené offerte par les leaders de gauche, socialistes en tête, aux dernières élections présidentielles, de nombreux observateurs s'étaient autorisés à penser que les résultats désastreux largement imputables à ces agissements allaient ramener tout un chacun à la raison, forçant les uns et les autres à mettre un bémol à leurs ambitions personnelles et à faire front dans l'intérêt supérieur de leur formation politique.

Comme on le voit chaque jour, c'est là pure utopie, et il est désormais bien clair que la leçon n'a nullement été assimilée. Non contents de confirmer leur incapacité à s'entendre, les socialistes semblent au contraire s'enfoncer chaque jour davantage dans une aigreur maladive, manifestant à l'occasion une agressivité surprenante à l'égard de leurs amis d'hier. Ainsi, l'ouvrage virulent de Lionel Jospin est par exemple presque unanimement critiqué par ses pairs, qui lui emboitent pourtant allègrement le pas à chacune de leurs interventions dans les médias.

A Metz comme ailleurs, il serait vain d'imaginer des socialistes raisonnables et mesurés, s'appliquant à organiser des échanges sereins à l'issue desquels s'imposerait le nom d'un candidat consensuel à l'investiture.

Bien au contraire, trois hommes se disputent à ce jour le redoutable honneur de conduire les troupes socialistes à la bataille, et le moins que l'on puisse dire est qu'on observe de nets écarts d'envergure lorsque l'on passe de l'un à l'autre.

Commençons notre petit tour d'horizon par Pierre Bertinotti, Conseiller municipal et Contrôleur d'Etat au ministère des Finances. Comme chacun sait, Pierre Bertinotti aime beaucoup rappeler sa naissance messine, évoquer sa famille messine, mais il se trouve que ce parisien de cœur ne s'est avisé (sur le tard) de rejoindre sa ville natale qu'en comprenant combien son avenir politique dans la capitale fleurtait avec le néant. Amoureux de Metz, donc, mais amoureux de circonstance, Pierre Bertinotti, dandy précieux engoncé aussi inélégamment dans ses imperméables Rive Gauche que dans ses principes étriqués, s'efforce aujourd'hui d'imposer l'image d'un homme sympathique, ouvert, jovial, qui se préoccupe du bien-être des autres et du dynamisme de sa ville natale. Trois fois hélas, c'est avec beaucoup d'amusement que quiconque suit depuis quelques années son parcours, ou observe ses agissements sur le terrain, accueillera cette tentative d'auto-marketing. Comment garder son sérieux, par exemple, en écoutant Pierre Bertinotti développer ses idées sur le destin européen de Metz, lorsqu'on sait qu'il mit un point d'honneur à défendre le NON lors du référendum, se démarquant en cela de notre ville qui, au contraire, soutint le OUI avec un bel élan ?

Le second venu est Président de l'Université de Metz. Entré en politique avec la foi du charbonnier, Richard Lioger a cru bon de s'imposer un rythme exténuant, mêlant l'agitation échevelée, les attaques tous azimuts, la brutalité incongrue à des initiatives et tractations politiques menant, dans la majeure partie des cas, à des issues défavorables aux intérêts de notre ville. L'un des multiples avatars de sa curieuse gestion des dossiers est l'incompréhensible surdité dont il fit preuve lorsqu'il se vit présenter des demandes de conventions de mise à disposition des étudiants pour des dispositifs d'accompagnement à la scolarité dans des zones défavorisées de Metz. Nous ne doutons nullement de l'extrême compétence avec laquelle Richard Lioger est capable de parler des sourciers de montagne, ni de son érudition en termes de radiesthésie, mais il semble que ces ressources là se soient révélées notoirement insuffisantes pour lui permettre d'obtenir des résultats convaincants dans les différentes affaires dont il a souhaité se charger. "On juge l'arbre à ses fruits", comme dit l'adage, et dans cette logique, cet arbre là n'est pas très tentant.

Reste donc Dominique Gros. Entre autres Conseiller général du canton de Metz 1, Président du Groupe socialiste au Conseil général de la Moselle, Conseiller municipal de Metz, Président de l'IUT de Metz, Dominique Gros peut se targuer d'une carrière et d'une réputation qui, à nos yeux, le placent très largement au-dessus de ses deux contradicteurs du moment, concurrents qui ne sauraient se prévaloir ni de son expérience, ni des résultats extrêmement brillants obtenus, par exemple, lors de sa réélection à la qualité de conseiller général du canton de Metz 1. On ne peut qu'apprécier son initiative d'avoir créer de petits groupes de travail très actifs et très ouverts, le soin qu'il met à entretenir des relations étroites avec les milieux économiques, associatifs, et même militaires, sa vision politique large et cohérente qui se décline en projets visant à stimuler le dynamisme économique de la ville, à tonifier son activité culturelle, sans oublier plusieurs idées intéressantes destinées à embellir la vie des quartiers, à protéger l'environnement, et à rechercher et favoriser les échanges et débats, toujours favorables à l'émergence de pistes nouvelles à tester en vue d'améliorer le bien-être des messins et le rayonnement de leur ville.

Dominique Gros est socialiste, et à ce titre, il ne partage pas toutes mes idées comme je ne partage pas toutes les siennes. Cependant, autant qu'il me soit permis d'en juger, je pense que son sérieux et son expérience en font le seul candidat socialiste crédible à la mairie de Metz, et je comprendrais mal qu'un autre remporte l'investiture qui, en toute logique, lui revient.

Vendredi, 7 septembre 2007

Rattachement de l'IUFM : la grande braderie

Ce billet n’engage en rien l’IUFM de Lorraine.

Avant propos

Dans la rubrique « Education et formation des maîtres » de ce blog, quelques articles cherchant à déterminer les ingrédients requis pour une universitarisation réussie de l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) étaient déjà parus.

Cette fois-ci, je me permettrai d'aller plus loin. Certes, je ne nourris aucune inquiétude quant à l’accueil qui sera fait à l’IUFM de Lorraine au sein des structures de l’Université Henri Poincaré – Nancy I, et je ne conteste pas davantage l’avis de la commission du Rectorat quant à la pertinence du choix de l’Université intégrante (même si je souscris à la candidature messine dont les atouts ont été largement évoqués par la presse durant ces dernières semaines). Bien au contraire, je me propose de délivrer dans ce billet une analyse de la posture mosellane, non en tant que directrice adjointe de l’IUFM de Lorraine, déléguée à la Moselle (fonction qui m'astreint à une certaine discrétion) mais en tant qu’universitaire messine (qui écoute, interroge, se documente…).

A l'évidence, mon mandat de directrice adjointe m’offre une position d’observatrice de première ligne et ne peut que nourrir ma réflexion sur les enjeux réels, même si, fort curieusement, nul n'a songé à solliciter mon concours lors de la rédaction du dossier de candidature de l'Université Paul Verlaine - Metz concernant l'universarisation de l'IUFM.

Mon propos est de détailler et de comparer les points de vue de chacun, d'établir que le contexte est sans doute beaucoup plus complexe qu’on ne veut bien l’entendre, et de mettre en évidence que si la situation ne concernait pas la formation des enseignants, donc l’éducation et par suite l’avenir de nos enfants et petits-enfants, elle serait aussi risible que pathétique…

Une levée de boucliers à l’encontre de R. Lioger

Sans doute vous souvenez-vous de la publication, dans le Républicain Lorrain (RL), de l’annonce par Richard LIOGER, Président de l’Université Paul Verlaine – Metz, de l’intégration de l’IUFM de Lorraine à l’Université Henri Poincaré (Nancy I). Des réactions parfois divergentes, voire contradictoires, ne cessent depuis de pleuvoir dans la presse locale et sur les blogs politiques messins, témoignant majoritairement d’une levée de boucliers dressée à l’encontre des collègues nancéens et du Président Lioger , celui-ci se distinguant par ailleurs par un activisme politique agité, voire désordonné, et par son ambition affichée de décrocher l’investiture des militants socialistes afin de conduire leur liste pour les municipales de Metz.

Un peu d’histoire

Avant d’entrer plus en avant dans les détails de l’affaire IUFM qui semble enfin (je me sentais bien seule !) déchaîner les passions, certainement est-il préférable de rappeler l’historique des IUFM en général, et de l’IUFM de Lorraine en particulier, et pour cela de remonter le temps, jusqu’en 1990. A cette époque, la volonté ministérielle était de lancer la première étape d’un processus d’harmonisation des systèmes européens de formation des enseignants en intégrant celle-ci dans l’offre de formation des universités : les IUFM ont alors été créés.

Dix-sept ans plus tard, nous voici arrivés à la dernière phase de ce processus désormais concrétisé par la loi d’orientation et de programme sur l’avenir de l’école du 23 avril 2005 qui prévoit le rattachement de l’IUFM de chaque région à une université, et à une seulement, mettant dès lors les universités d’une même académie en concurrence, dans des contextes politico historiques parfois bien sensibles, en particulier en Lorraine où la rivalité Nord – Sud est bien connue.

Les querelles engagées au début des années 90 entre les deux pôles universitaires lorrains, qui aspiraient chacun à devenir l’implantation centrale de l’IUFM de Lorraine, ont finalement conduit à la victoire de dernière minute du Sud au détriment du Nord (décision ministérielle), puisque la direction de l’IUFM est installée depuis sur le site de Maxéville.

Mon mandat de directrice adjointe déléguée à la Moselle

Toutefois afin de favoriser une équité entre les deux pôles, il fut entendu que l’équipe de direction de l’IUFM de Lorraine compterait un représentant de l’Université de Metz : l’un des directeurs adjoints serait dit « délégué à Metz » (entendez-là à l’université messine). C’est sur ce poste que j’ai été élue en décembre 2004 puisque le conseil d’administration de l’université de Metz me fit l’honneur de m’accorder 88 % de ses voix (deux candidats étaient en lice). Compte tenu de l’avis favorable du directeur de l’IUFM de Lorraine, le Recteur de l’académie me nomma directrice adjointe de l’IUFM, à compter du 1er janvier 2005 pour une durée de 5 ans.

Le lynchage des Présidents des Universités non intégrantes

Revenons-en à présent à la situation d’aujourd’hui et à l’affaire qui nous intéresse ! Pour commencer, il convient de remarquer que les Présidents de Universités non intégrantes sont fréquemment l'objet de critiques acerbes de la part de leur base, qui leur font porter la responsabilité de cet échec en arguant de l'insuffisance des efforts consentis pour mener leur établissement au succès. Ainsi donc est venu aujourd’hui le tour du Président LIOGER, dont le mandat (critiqué et sans doute critiquable) arrive à sa fin, et dont l'agitation agace toute les formations politiques. R. LIOGER est d'ailleurs une cible d’autant plus facile que sa gestion du dossier IUFM suscite des interrogations, des étonnements, voire de sérieuses réserves.

Les élus politiques locaux boudés

Commençons par ce premier article paru dans le RL, et dans lequel le rattachement de l’IUFM de Lorraine à Nancy I est présenté comme une proposition de la commission d’examen des candidatures des universités lorraines au Ministère de l’Enseignement Supérieur. Le Président LIOGER exprime ses regrets vis-à-vis de l’Université Paul Verlaine – Metz qui aspirait elle-aussi à ce rattachement et qui n’a pas été retenue malgré la « pertinence de sa candidature ». Il poursuit par une tirade aux accents mystérieux : « un bon accord vaut toujours mieux qu’une mauvaise guerre ».

Quels sont donc ces bons accords qui devraient soulager la déception et les regrets des citoyens messins ?

Certains évoquent une corrélation entre une disparition progressive des structures administratives messines et une perte d’influence du « personnel politique mosellan ». En l’occurrence, puisque le dossier IUFM devait être défendu sur la scène politique, je m’étonne que l’appui des politiques locaux (voir la déclaration de J.-M Rausch dans le RL) n’ait pas été souhaité. Est-il par ailleurs raisonnable de reprocher à une classe politique non sollicitée son inactivisme ?

Les protagonistes des négociations

Des sources multiples ont fait état de réunions qui se seraient tenues, à plusieurs reprises, entre les Présidents d'Université, dans le but d'engager des négociations relatives à l'universitarisation de l'IUFM de Lorraine.

Ceci étant, on comprend mieux la nature de l'intervention dans le RL de Monsieur R. Cayzelle, Président du conseil économique et social de Lorraine qui, pour calmer les tumultes que suscite l’affaire IUFM, est venu balayer les regrets exprimés par Monsieur Lioger, relatifs à la décision de la commission d’examen, en annonçant que les Présidents des Universités lorraines s’étaient mis d’accord pour le « rattachement à l’université la mieux équipée pour suivre la gestion administrative du nouvel institut régional » et en plaidant pour que soit évitée une nouvelle « querelle Nancy-Metz, à un moment où les présidents d’université ont su, eux, se mettre d’accord ». Dans ces conditions, comment ne pas s’interroger sur les propos contradictoires des deux protagonistes qui, pour l’un, présente le rattachement nancéen comme la décision d’une commission d’examen, et pour l’autre, annonce une intégration issue d'une entente directe entre Présidents d'Université ?

Comment accepter l'idée que le rassemblement des forces messines (osons élargir à la Lorraine Nord), que R. LIOGER aurait dû se faire un devoir d'organiser, n'ait finalement pas eu lieu, R. LIOGER adjugeant à sa seule personne le soin de défendre (avec le succès qu'on connaît) les intérêts de son établissement.

Puisque le Président de l’université messine a eu le courage (ou l'imprudence) de porter à lui seul le lourd fardeau de la gestion du dossier IUFM, alors que son expérience de troisième vice-président de la CPU (Conférence des Présidents d’Université) lui avait certainement permis d’être alerté par certains exemples de réactions hostiles à l’égard des présidents des universités non intégrantes, attardons nous un instant sur la stratégie de notre vaillant mousquetaire, qui semble avoir mis un point d'honneur à partir seul en campagne dès le début de cette affaire.

Force nous est de faire remarquer que la place vide curieusement réservée aux élus politiques messins ne semble guère cohérente avec un objectif d'optimalité du dossier de candidature de l’Université Paul Verlaine – Metz. Cette impression est encore accentuée par le fait que je n'ai moi-même à aucun moment été sollicitée dans cette affaire, ce qui est incompréhensible compte tenu de mon mandat de Directrice adjointe de l'IUFM de Lorraine, déléguée à la Moselle. Avec de telles pratiques, le succès de la candidature de l’Université Paul Verlaine – Metz se trouvait d'avance fortement hypothéqué.

Les risques encourus par la Moselle

Certains protagonistes évoquent un rattachement purement technique et administratif. A les entendre, la symbolique (de la défaite d’une ville par rapport à une autre) serait le seul véritable enjeu de toute cette affaire. Qu'on me permette d’en douter !

La chasse aux petites structures

La volonté de revalorisation des universités françaises à l’échelle mondiale, qui se retrouve dans la loi sur l’autonomie des universités, se concrétise par un affichage plus clair qui favorisera la création de grosses structures universitaires. Les trois universités nancéennes, en fusionnant en Nancy Université, et aujourd’hui en accueillant l’IUFM de Lorraine, montrent sans ambiguïté que nos amis et voisins nancéens ont pris toute la mesure des nouvelles orientations ministérielles qui conditionnent la survie d’une structure administrative à sa taille.

Comment, dans de ces conditions, ne pas s’inquiéter pour l’avenir de l’Université Paul Verlaine – Metz ?

L’attractivité des étudiants

L’impact sur les effectifs de l’Université Paul Verlaine – Metz est un autre facteur non négligeable. Lorsqu’on sait que plus d’un millier d’étudiants de l’Université Paul Verlaine – Metz est intéressé par les métiers de l’enseignement, et que dès l’hiver dernier émergeaient des témoignages de lycéens messins ou extra-messins inquiétés par l’universitarisation de l’IUFM, et s’interrogeant sur la pertinence d’effectuer leurs études sur le pôle universitaire non intégrant, on ne peut que s’alarmer sur les conséquences à long terme du rattachement de l’IUFM à Nancy.

Il serait erroné de penser que les mosellans vivront un bouleversement (autre qu’affectif et administratif) lors du basculement de l’IUFM à l’Université Henri Poincaré. Le rattachement de l’IUFM est un sujet extrêmement sensible par ses enjeux mais aussi par le contexte particulier de l’approche des élections municipales et cantonales. Aussi peut-on être convaincu que le plus grand soin a été apporté pour que la transition s'opère de la manière la plus sereine et la plus rassurante possible.

En revanche, mes craintes concernent le futur, lorsque l’encre ne coulera plus, lorsque la presse s’ennuiera du sujet, lorsque les blogs s’agiteront ailleurs, lorsque les élections se seront tenues, car alors, les inquiétudes pour la Moselle s'estomperont lentement et se perdront dans les brumes de l'oubli. Faute des regards attentifs qui veillent aujourd'hui du fait de l'actualité du sujet, mais qui finiront à la longue par se détourner, le réveil, à plus long terme, pourrait se révéler bien douloureux.

Ainsi donc, le préoccupant est bel et bien le long terme, et on reste sur une impression mitigée face à un dossier, au départ, fut initié par des négociations menées dans un flou relatif, par des collègues sur le départ (soit par leur âge, soit par leurs projets de carrière), sans implication de forces jeunes, et pire encore, des personnes dont l'investissement et les fonctions justifiaient la consultation.

Les déconcertants « bons » accords

Le moment est venu d’évoquer le point central, qui permet l’ajustement et l’équilibre des pouvoirs : la gouvernance.

Les « bons » accords évoqués par Monsieur Lioger envisagent l’équité du pouvoir par l’attribution automatique du titre de Président du conseil d’Ecole au Président de l’Université Paul Verlaine – Metz. Outre la totale illégalité de cet accord, puisque le Président du conseil d’Ecole doit être élu par le conseil d’Ecole (je croyais le mépris du droit au vote n’existant que dans les pays totalitaires !), j’avoue mon étonnement face au compromis censé favoriser l’équilibre des pouvoirs, en laissant croire que l’émoi suscité par le rattachement de l’IUFM à Nancy pourrait être apaisé par le haut privilège confié à la Moselle de se voir attribuer le rôle d’animateur de débats de l’Ecole.

Mais de qui se moque-t-on ?

Cessons la dissimulation !

La gouvernance de l’IUFM (entendez de l’Ecole) est sous la seule responsabilité du directeur, qui doit certes informer et demander l’avis de son conseil (entendez-là de ses membres, et non de son Président), mais qui dispose malgré tout d’une marge de manœuvre incontestable. On me répondra que le directeur de l’IUFM est élu, et donc éventuellement mosellan. Soyons lucides ! Je n’imagine pas un seul instant que dans le cadre de ces « bons » accords, nos voisins nancéens accepter la double représentation de Metz en les personnes du Président du conseil d’Ecole et du Directeur de l’Ecole. Le croire serait bien naïf ! Il est donc faussement généreux d'accorder aux Mosellans la Présidence de l'Ecole, lorsqu'on sait qu'ici comme ailleurs, "le Président préside, et le Directeur dirige ."

Dans les conditions actuelles, qui semblent pourtant satisfaire le Président de l’Université messine, aucune possibilité crédible de contrepouvoir n’a été cédée à la Moselle. Pire encore ! Toute dérive pourrait se trouver à l'avenir notoirement facilitée.

Les mots de la fin

Je ne reprocherai pas au Président Richard LIOGER l’échec de la candidature de l’Université Paul Verlaine - Metz.

Ce qui me semble en revanche intolérable, c’est que l’on puisse saborder son propre bateau sous le motif que la traversée s’annonçait difficile.

Ce qui me semble inadmissible, c’est cette politique du dissimulé et du dénigrement menée au détriment de l’intérêt commun.

Ce qui me semble le plus navrant, c’est encore la bassesse du niveau des négociations. Et si meilleur accord a été fait, pourquoi n’est-il pas révélé ? S’agit-il de maladresse, de dissimulation ? Devons-nous imaginer des négociations jouées au niveau de l’intérêt personnel seulement ?

Comment s’en sortir ?

1/ Appliquons la loi et laissons la désignation du Président du Conseil d’Ecole à la décision des scrutins.

2/ Maintenons le poste de directeur adjoint spécifique à la Moselle : il constitue un contrepoids plus crédible que celui du Président du conseil d’Ecole.

3/ Refusons tout accord risquant de compromettre l’élection d’un candidat mosellan à l’élection du directeur de l’IUFM de Lorraine. Est-il utile de rappeler que jamais la Lorraine Nord n’a été en mesure de présenter un candidat ?

4/ Activons-nous de façon urgente et répétée à l’affichage de la professionnalisation aux métiers de l’enseignement de l’Université Paul Verlaine-Metz. Mon mandat bipolaire IUFM/Université ne peut qu’apporter l’assurance du continuum de formation qui semble être l’une des préoccupations des lycéens mosellans intéressés par le professorat – continuum de formation qui de surcroît correspond à l’une des orientations préconisées par le Ministère.

5/ Soyons nombreux et constructifs lors de la journée de réflexion, organisée par l’IUFM de Lorraine durant le mois d’octobre.

Pour terminer ce billet sur une note positive, je déclare garder pourtant foi en une progression finalement favorable de la situation, qui devrait être rendue possible par l'engagement volontaire et le dynamisme du Recteur d'Académie, la loyauté et l'honnêteté du Directeur de l'IUFM de Lorraine, et la gestion toujours cohérente et mesurée du dossier par les Présidents des Universités nancéennes.

Lundi, 25 juin 2007

Le coeur à gauche ?

J'ai eu maintes fois l'occasion, ces dernières années, de m'entretenir avec des personnes de tous âges et de tous milieux au sujet de leurs opinions politiques, et j'ai constaté avec une certaine surprise que nombre d'entre elles n'avouaient qu'avec réticence leur sensibilité de droite, précisant à plusieurs reprises qu'elles comptaient dans leurs relations de nombreux amis de gauche, ou cherchant à relativiser leur choix politique en s'abritant derrière des locutions standard telles que "le porte-monnaie à droite mais le coeur à gauche" et autres lieux communs...

Le coeur à gauche ?

Le fait est qu'une idée curieusement répandue semble effectivement faire de la gauche le lieu de toutes les béatitudes, le temple de la liberté, de la tolérance, de la compassion, de la probité, tandis que les individus affichant des opinions de droite, rigides et sévères, n'auraient pour credo qu'un ensemble de valeurs austères, dures et rétrogrades, mêlant le mépris des pauvres, la défiance face à l'étranger, une moralité douteuse, et une propension irrépressible à se tourner résolument vers des pratiques motivées par un souci exclusif de rentabilité, quitte à bafouer, à l'occasion, les principes moraux les plus élémentaires.

Quiconque fréquente ce blog aura compris que je ne partage nullement ce point de vue réducteur et totalement erroné !

Bien loin de s'appuyer sur une idéologie fermée et intolérante, la droite française s'applique au contraire à faire chaque jour la preuve de l'efficacité de ses méthodes, de sa volonté d'ouverture, de son désir de promouvoir les chances de chacun au sein d'une société pluraliste, et offre l'occasion à chaque individu d'apporter sa contribution personnelle au service du grand projet que représente la construction d'une collectivité juste, solidaire, où l'être humain et son bien-être seraient à nouveau au centre des préoccupations de tous.

Mais voyons de plus près sur quelles valeurs est bâtie cette gauche du coeur dont nous parlent avec tant de passion ses dignes représentants.

Et pour commencer, parlons un peu de la sincérité, de la franchise dont se targuent les gauchistes de tous poils (y compris Monsieur Peiffer, qui en est pourtant cruellement dépourvu...).

Comme chacun sait, l'homme de gauche méprise la gesticulation politicienne à laquelle se livrent les individus désireux de soigner leur image, et se présente au peuple tel qu'en lui-même, fier de son passé irréprochable, de ses idées généreuses et de ses mains toujours propres. Illustrons par exemple notre propos de quelques rappels biographiques relatifs à Laurent Fabius, dont l'impitoyable Denis Peiffer brossa naguère un si corrosif portrait.

Dès l'abord, l'engagement de Laurent Fabius semble passablement flou. Econduit par les RI et l'UDR, il choisit le PS par défaut, et se découvre un matin, lui, fils d'une riche famille d'antiquaires parisiens, normalien et énarque, investi de l'honorable mission de réduire les inégalités, de voler au secours des plus pauvres, incarnant l'espoir de tout un peuple de gauche séduit par sa jeunesse et son enthousiasme. Et quel bel exemple! ... Des idées, il en eut à foison, à commencer par l'introduction du Front National à l'Assemblée par la vertu du scrutin à la proportionnelle, ou par l'Impôt sur les Grandes Fortunes, initié alors qu'il était ministre du budget. A ceux qui, au passage, s'étonneraient que les oeuvres d'art aient pu se trouver curieusement écartées de l'assiette de recouvrement dudit impôt, nous rappellerons à toutes fins utiles que la famille Fabius doit justement sa confortable fortune au commerce des oeuvres d'art. Le hasard, dit-on, fait parfois bien les choses.

Ah! Laurent Fabius! Nous ne gloserons pas ici sur ses lourdes responsabilités dans l'affaire du Rainbow Warrior, ni dans celle du sang contaminé, mais nous ne pouvons nous empêcher de sourire au souvenir du populaire Laurent arrivant à Matignon en 2 CV Citroën, ou se rendant à la boulangerie de son quartier en pantoufles, pour faire pauvre ... On l'aura compris, je n'ai jamais pu me défaire d'un petit faible pour Laurent Fabius, tant son invraisemblable maladresse m'a mise en joie depuis des années. Puisqu'on en parle, le tableau pantoufles / 2 CV Citroën aurait d'ailleurs un petit goût d'inachevé sans l'hallucinatoire chapeau mitterrandien dont l'irrésistible Laurent crut bon de se coiffer lors de son pèlerinage à Jarnac en janvier 2006. L'idée était, j'imagine, de cultiver la ressemblance avec le tortueux François Mitterrand, qui affectionnait ce genre de couvre-chef. Comme l'eut sans doute souligné l'irrévérencieux Coluche, Laurent Fabius eut donc à choisir entre le talent de François Mitterrand et le chapeau de François Mitterrand... Un choix cornélien ! Pour la petite histoire, rappelons au passage que le trouble François Mitterrand ne s'avisa lui-même de sortir ainsi accoutré que pour se rapprocher vestimentairement (c'est toujours ça) du profil de Léon Blum...

Mais je m'égare, et Laurent Fabius n'est certes pas la seule référence morale du parti socialiste ! ... Evoquerons-nous encore Jack Lang, heureux détenteur de splendides propriétés au Touquet et dans le Lubéron, et se préoccupant pourtant, avec des sanglots dans la voix, du sort des "pauvres de plus en plus pauvres", aux abois tandis que prospèrent les "riches de plus en plus riches" ? Parlerons-nous des deux millions d'euros de patrimoine de l'ex-couple Royal/Hollande, dont la déclaration patrimoniale fantaisiste a fait pâmer de rire tous les experts immobiliers du pays ? Des mystérieuses rémunérations perçues par Dominique Strauss-Kahn de la part de la MNEF de 1994 à 1996 ? Du Président socialiste de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, traduit devant la onzième chambre du tribunal correctionnel de Paris pour "prise illégale d'intérêts" ?

Mais laissons là les notions de franchise et de probité, et continuons plutôt notre tour d'horizon des vertus supposées de nos amis socialistes.

Après la franchise, donc, tâchons de voir comment les militants socialistes, exemples de solidarité et de fraternité, conjuguent activité politique et bonne camaraderie.

Face à une droite organisée, il est difficile de ne pas remarquer combien ladite gauche n'a su offrir, jour après jour, d'autre spectacle qu'une succession pathétique de coups bas mutuels, de phrases assassines, de querelles mesquines, provoquant pour finir l'échec de sa principale représentante à l'élection présidentielle.

Même si l'on évite la facilité en passant sous silence les ineffables facéties des Olivier Besancenot (je fais un gros effort pour ne pas parler longuement de ce petit monsieur), Marie-George Buffet, José Bové (pourfendeur des multinationales et des épis de maïs), Arlette Laguiller et autre Dominique Voynet, le spectacle offert par les leaders de la gauche modérée laisse songeur. De fait, à regarder s'agiter lesdits leaders, on a rapidement l'impression de visionner un mauvais remake de la série Dallas, à ceci près que tous les acteurs se seraient soudain changés en impitoyables J.R. ! ... Ainsi donc, voici le méchant Lionel (Jospin) qui méprise le jovial François (Hollande), affaiblit autant qu'il le peut sa position et son influence au sein du parti, et voit d'un très mauvais oeil l'investiture de l'ambitieuse Ségolène, tout cela parce qu'il ne supporte pas l'idée qu'on n'ait pas songé à le rappeler après ses (faux) adieux déchirants de 2002. De son côté, le pas si jovial François intrigue ouvertement pour ligoter Laurent Fabius dont la résurrection politique l'inquiète, et pour combattre Jack Lang qui a cru bon de dire publiquement tout le mal qu'il pensait de Ségolène Royal, inexpérimentée, maladroite et dangereusement incompétente. Certes, l'indiscipliné Jack a fait depuis machine arrière, mais les choses sont dites et le mal est fait.

Après la défaite de Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius se sont aussitôt illustrés par leur extrême virulence d'expression, le premier désignant sans ambages François Hollande comme responsable de la débâcle du PS, tandis que le second confiait qu'il "faut rendre à César ce qui est à César et à Ségolène ce qui est à Ségolène", à savoir la déconfiture du parti socialiste aux élections présidentielles, naturellement. Sur ces entrefaits, les deux leaders précités, jamais à court d'énergie, semblent soudain s'être avisés de l'opportunité de s'affronter sur l'épineuse question du traité constitutionnel de l'Union. Dallas, disais-je ? Voire !

Exit donc, les rêves de franche camaraderie, et voyons maintenant de quel capital miséricordieux disposent nos bouillants socialistes, toujours prêts à mettre en avant (de manière verbale uniquement) les principes d'entraide entre les peuples, de compassion et d'empathie. La douceur du coeur, la pitié pour les plus démunis, le refus absolu de toute mesure susceptible d'infliger des souffrances aux plus fragiles, voici les traits de caractère qu'on s'attend à trouver chez les représentants des socialistes, toujours prompts à donner des leçons d'humanisme à la cantonade.

Et là, tout à coup, on n'a plus envie de rire.

Quiconque suit de près la "politique africaine" de notre pays a pu admirer à loisir l'hypocrisie et la duplicité de nos dirigeants socialistes, qui n'ont eu de cesse, depuis des décennies, de faire et défaire des gouvernements "amis" au Cameroun, au Gabon, aux Comores, en Côte d'Ivoire, sans se préoccuper du sort de populations civiles affamées et martyrisées pourvu que les objectifs géopolitiques fixés soient atteints. Le plus ignoble épisode qui me vienne à l'esprit est celui du génocide rwandais, perpétré avec le total assentiment de l'état français et de son chef François Mitterrand qui, non content de soutenir militairement le régime du dictateur Habyarimana, se fera un devoir d'assurer la formation des milices rwandaises au plus fort des massacres, apportera un soutien sans faille, politique et financier, à ses commanditaires, et accueillera avec onction Jean Bosco Barayagwisa et Jérôme Bicamumpaka, principaux artisans de l'extermination des Tutsi. Le sommet de l'ignominie sera atteint lorsque François Mitterrand déclarera, après la fin des "combats", que "dans ces pays là, un génocide, ce n'est pas trop important. (sic)"

Que dire après ça? Evoquer encore, peut-être, le même François Mitterrand, qui donna à entendre au mouvement indépendantiste algérien que pour lui, "La seule négociation, c'est la guerre. (sic)"? Reprendre une à une ses déclarations brutales à la gloire du colonialisme français, ou l'évocation de son nom lors de l'assassinat du président du Burkina-Faso Thomas Sankara, coupable de s'être rebellé contre la tutelle invasive de l'oncle divin? Revenir encore sur l'affaire du Rainbow Warrior, coulé par le frère de Ségolène Royal sur ordre des services secrets français?

On en reste hébété.

Je ne sais pas à quoi ressemble votre monde de gauche, Messieurs les socialistes, mais ce dont je suis sûre, c'est qu'il ne doit pas sentir la rose...

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 11 juin 2007

En 2007, la Nouvelle Vague est bleue !

Comme on pouvait s'y attendre, les résultats des élections législatives se révèlent extrêmement favorables aux candidats présentés par l'UMP, et déjà fleurissent, sur les blogs de gauche, des lignes angoissées prédisant à court terme la fin de la démocratie, et annonçant l'avènement d'une force de droite régnant sans partage, et imposant partout ses hommes et ses valeurs sans que quiconque ne puisse contester sa suprématie.



Qu'en est-il en réalité ?

La première des choses que nous aimerions faire remarquer est que les militants de gauche, et en particulier les socialistes, auraient avantage à s'interroger de toute urgence sur les raisons de leur déroute, plutôt que d'accabler de critiques souvent injustes une formation politique active et dynamique qui a su mobiliser et convaincre, là où leur propre attitude n'a su générer que doutes et découragement. Une gestion peu satisfaisante des affaires dont leurs élus avaient la charge, des projets politiques aux contours peu clairs et mal expliqués, des désaccords profonds entre leurs leaders, et pour finir une campagne électorale très maladroitement menée sont autant de raisons qui expliquent l'échec des socialistes, et ces derniers seraient bien mal venus de reprocher à leurs rivaux une situation dont ils portent l'entière responsabilité.



En second lieu, pourquoi faudrait-il redouter les suites de bons résultats aux législatives pour une formation qui vient de gagner les élections présidentielles ? A vrai dire, il est assez plaisant de nous voir avertis des dangers consécutifs à la concentration des pouvoirs par ces mêmes socialistes qui, en 1981 et 1988, avaient accueillis les vagues roses avec des cris de joie ! ... Enchanté de la tournure des évènements, François Mitterrand aurait à l'époque annoncé aux membres de son entourage qu'ils "ne verraient pas deux fois dans leur vie" une telle majorité de gauche au Palais Bourbon. Il paraît donc difficile de comprendre suivant quelle logique les socialistes peuvent aujourd'hui dénoncer avec une telle vigueur une situation dont ils se sont si bien accommodés lorsqu'elle leur était favorable.



Une victoire aux législatives, donc, assure au gouvernement les conditions indispensables requises pour mener à bien et sans entraves tous les projets, pour relever tous les défis qu'il s'était fixés avant son accession au pouvoir, en plaçant à des postes clefs un nombre suffisant d'hommes et de femmes tous animés du même idéal de progression et de changement qui a conduit à la victoire. A l'inverse, une situation de cohabitation, mettant par exemple aux prises un président de droite et un gouvernement de gauche, préserve de fait un certain équilibre, mais condamne surtout les hommes et les femmes en charge de l'avenir du pays à une relative impuissance, chacun des groupes en place mobilisant toute son énergie pour contrecarrer les initiatives de l'autre. Un président et un gouvernement unis, une assemblée majoritairement favorable aux projets annoncés, sont au contraire garants de la cohésion des décisions prises ensemble et d'une portée accrue des mesures mises en oeuvre.



Et pour ceux que les succès de l'UMP inquièteraient encore, je voudrais rappeler les efforts d'ouverture exemplaires consentis par l'équipe gouvernementale afin que ses victoires soient celles de chaque français. L'intégration du socialiste Bernard Kouchner au sein du gouvernement au poste envié de ministre des affaires étrangères, le signe fort envoyé à destination des minorités par le biais de l'accession de Rachida Dati au statut prestigieux de ministre de la justice, sont autant de messages clairs destinés à faire comprendre que chacun a sa place dans la France de demain, et que toute bonne volonté sera chaleureusement accueillie par un groupe désireux de faire la part belle à l'élargissement des liens et à la synergie des compétences. Rappelant le "devoir d'ouverture", le "devoir de diversité" affichés par l'UMP, Jean-Pierre Raffarin a précisé hier soir qu'une "représentation aussi forte nous impose des devoirs et notamment de s'ouvrir non seulement aux différentes familles politiques pour soutenir le projet de Nicolas Sarkozy, mais sociologiquement aussi à toutes les couches de la société". On ne saurait être plus clair, et c'est avec beaucoup d'enthousiasme que je me propose de participer à la mise en oeuvre concrète de cet ambitieux programme.



Pour terminer cet article, j'aimerais adresser mes plus sincères félicitations à Céleste Lett, député de la Moselle, qui vient d'être très brillamment réélu à 61,4% des voix au premier tour des élections législatives. Ce plébiscite massif montre combien l'électorat se déclare satisfait du travail qu'il accomplit depuis des années, et n'a pas manqué de se mobiliser pour assurer ce nouveau et large succès de Monsieur Lett.



Bravo à lui, et bon travail à nous tous!



Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 23 mai 2007

Lorsque les directives de partis cèdent le pas aux convictions personnelles...

A l'approche des élections législatives, la décision de certains députés UDF d'opérer un rapprochement avec la majorité présidentielle a fait l'objet de critiques acerbes au sein de la gauche, mais aussi d'une partie de la droite.



Opportunisme indigne, compromission déshonorante, tels ont été les qualificatifs appliqués à ces députés accusés d'être davantage attachés à leurs sièges qu'à leurs convictions.



Qu'en est-il en réalité?



Tout d'abord, il faut rappeler que la recherche d'accords, d'alliances, de soutiens fait partie intégrante de l'activité politique. Que d'aucun s'avise de donner le spectacle d'acoquinages curieux avec tel ou tel groupe extrémiste serait certes regrettable. En revanche, un rapprochement de principe entre formations politiques de sensibilités voisines conclu dans l'idée d'empêcher le triomphe d'adversaires communs me semble tout à fait naturel, et même parfaitement justifié.



En second lieu, les gestes d'ouverture de Nicolas Sarkozy montrent clairement que quiconque souhaitant jouer un rôle constructif aux côtés de la majorité présidentielle est le bienvenu. Ainsi, le socialiste Bernard Kouchner s'est vu confier le très convoité ministère des Affaires étrangères et européennes. L'installation de Rachida Dati au poste prestigieux de ministre de la justice en dit également long sur la sincérité des intentions d'ouverture de Nicolas Sarkozy, en particulier lorsqu'on pense aux rôles misérables de faire-valoir réservés depuis toujours aux représentants des minorités ethniques par le parti socialiste, exhibant à l'occasion des beurs de service (Razzye Hammadi, Karim Rhaouti...), mais évitant soigneusement de leur donner le moindre pouvoir, et préférant même présenter aux élections des candidats parachutés plutôt que de faire confiance à des personnalités locales d'origine étrangère, dont la longue implication sur le terrain auraient pu apporter de réelles chances de succès.



Dans ce contexte de large ouverture, comment pourrait-on reprocher à un élu UDF de souhaiter prendre part à la belle histoire qui est en train de s'écrire? Hervé Morin, président du groupe UDF à l'assemblée nationale, est ainsi bien mieux placé au ministère de la défense pour jouer un rôle actif et défendre ses valeurs dans le paysage politique de son pays, qu'il ne le serait s'il avait choisi le confinement dans un groupe faible, isolé, refusant tout dialogue et toute participation à la politique en marche. Dans cette logique, la position des députés UDF ayant choisi la voie du dialogue et de la concertation avec la majorité présidentielle me semble intelligente, et parfaitement légitime.



Pour finir, il m'est agréable de rapporter ici la réponse faite par Winston Churchill, premier ministre britannique pendant la seconde guerre mondiale, à ceux qui lui reprochaient les multiples changements de partis qui avaient émaillé sa carrière. A ses détracteurs, Churchill répondait en substance qu'il est plus honorable de changer de parti pour suivre ses idées, que de changer d'idées pour suivre un parti.



Je ne peux qu'adhérer à ce principe d'honnêteté et de cohérence personnelles, et constater avec satisfaction que plusieurs ont le courage de le mettre en pratique.

Mercredi, 16 mai 2007

La démocratie encore une fois agressée !

Les machines à voter ont fait l'objet de vives polémiques durant ces élections présidentielles, les objections les plus couramment formulées étant à la fois d'ordres civique et technologique.

Si les avis ont été si virulents, c’est parce que l’acte de vote est un droit pour lequel nos aïeuls se sont battus durant des siècles, afin que tous les citoyens puissent participer à la vie politique de la cité.

Si ce droit disparaissait, c’est la rue qui déciderait et la violence qui deviendrait maîtresse.

En banlieue comme ailleurs, l'élection de Nicolas Sarkozy a fait l'objet de commentaires très variés, y compris parmi les jeunes. Certains, se montrant très inquiets des projets de Ségolène Royal de parquer les jeunes délinquants dans des centres placés sous la surveillance de l'armée, déclaraient préférer "le karcher de Sarkozy au lance-flammes de Ségolène". D'autres, avertis des origines juives du président, se répandaient en vociférations furieuses teintées d'antisémitisme. Divergences d'opinions donc, mais qui, là plus qu'ailleurs, ont donné lieu à des débordements regrettables.

Le message à porter aux jeunes auteurs de ces désordres est que la violence n'est en aucun cas un mode d'expression valable. La grande leçon qu'ils doivent apprendre est qu'on ne s'affirme pas en niant le système, mais en prenant au contraire sa place dans ce système, et en le faisant évoluer dans un sens jugé favorable au vu de ses propres convictions. La première attitude, stérile, mène à la marginalisation et au désespoir. La seconde, créatrice, doit permettre à tous les membres d'une société d'apporter leur pierre à la construction de l'édifice commun que doit être cette société.

Dans la pratique, quelle devrait être la démarche des jeunes qui, pour l'heure, se montrent rétifs à l'état de droit? S'il faut affirmer sa différence, il convient de le faire non dans la brutalité aveugle, mais dans l'expression énergique d'idées nouvelles, de pistes originales, d'initiatives pour faire évoluer les situations.

La première des priorités pour un jeune doit être de saisir l'opportunité qui lui est offerte en France de tirer parti de l'enseignement obligatoire dispensé (gratuitement) dans les établissements scolaires de la République. Dans tant de pays, la pauvreté condamne à l'ignorance, et le sort d'une personne est scellé dès sa naissance. En France, d'innombrables exemples de réussites personnelles admirables montrent que des origines modestes ne sont nullement un handicap insurmontable, et que le succès est à la portée de toute personne désireuse de faire quelque effort pour s'en sortir.

Des initiatives heureuses (zones franches établies en banlieue, accès réservés à Sciences Po pour des jeunes issus de quartiers défavorisés) ont vu le jour. Il faut se jeter sur ces initiatives, en tirer avantage, et les faire vivre avec passion et enthousiasme. Il faut à tout prix montrer le bien fondé de ces efforts d'ouverture en les transformant en succès, et non apporter du crédit aux contempteurs des banlieues en confirmant leurs jugements par des comportements conformes à leurs descriptions.

De nouvelles tentatives très prometteuses s'annoncent en faveur des jeunes des banlieues, dont la discrimination positive qui a été largement commentée pendant la campagne présidentielle. Là encore, il y a une chance à saisir. Qu'importent les idées préconçues sur tel ou tel candidat ou la sensibilité politique du groupe qui émet une proposition. Il faut essayer !

Les jeunes désireux de bien faire doivent donc d'une part consentir des efforts personnels réels, et d'autre part accepter la main tendue par une société qui ne demandent qu'à les remettre en selle, au grand bénéfice de tous.

Tels sont, à mon sens, les principes d'une posture juste et forte susceptible, à terme, de juguler les difficultés.

Quant au témoignage de cette charmante lycéenne :

Nous, on n'a pas pu voter, alors faut bien qu'on se fasse entendre

répondons lui que les individus se droitisent au fil du temps, et que le dialogue doit donc être tenu non dans les rues, mais dans les familles, avec les parents, grands-parents ou oncles et tantes, qui sont aussi inquiets qu’elle de l’avenir de la jeunesse dans une société qui se paupérise au fil du temps. Elle pourra ainsi développer sa réflexion politique et poursuivre sa propre construction, pour, à sa majorité, voter avec plus de hauteur : l’expression par la violence discrédite et est totalement stérile. Elle montre en outre qu’une partie de la jeunesse n’a pas compris toute la signification du mot « vote ».

Dans tous les cas, cette jeune-fille se trompe de cible : si ses propos sont une revendication pour le droit de vote des lycéens, le nom du nouveau Président de la République ne doit pas être prononcé, mais si en revanche, ses agissements intempestifs sont, comme je le pense, une contestation du résultat des suffrages, ils n’ont aucune légitimité…

Donc appelons au calme et à la raison !

Mercredi, 2 mai 2007

Présidentielle : le doute

Le vécu a toujours façonné la personne.

Nulle surprise donc si les tendances d'un électeur dépendent en grande partie de la matrice socio-culturelle dans laquelle il a grandi.

En tant que fonctionnaire, une tradition séculaire m'enjoint de voter à gauche.

En tant que femme, ma sympathie devrait de même être tout naturellement acquise à Ségolène Royal, dont l'élection à la Présidente de la République serait une chance historique en faveur du statut de la femme... si tant est qu'elle soit à la hauteur des espérances des français ! Toute femme que je suis, j'avoue ne pas avoir gardé un souvenir impérissable des prestations de Margaret Thatcher, Edith Cresson et autres Marie-France Garreau dans le paysage politique des années 80.

En tant que directrice adjointe de l’IUFM, inquiète pour l’avenir de l’Education en général, et des IUFM en particulier (Nicolas Sarkozy prévoit de remplacer les IUFM par des écoles professionnelles, alors que la loi qui prévoit l’universitarisation des IUFM (incompatible avec la proposition du candidat UMP) doit entrer en vigueur pour avril 2008), mon intérêt irait vers la candidate socialiste.

En tant qu’humaniste, je me sens profondément peinée face aux situations dramatiques (précarité, paupérisation,…) que certains de nos concitoyens vivent parfois même en travaillant. Mon cœur bat clairement à gauche, bien que...

A bien y réfléchir, ce n'est pas avec de bons sentiments qu'on résout les problèmes, mais en faisant preuve d'initiative et de méthode. J'ai par exemple apprécié à sa juste valeur la proposition de Nicolas Sarkosy de juguler le chômage ravageur qui sévit dans les populations d'origines étrangères en imposant la "discrimination positive", qui doit représenter un coup de pouce inédit pour les jeunes issus de l'immigration, une tentative de les intégrer au monde du travail plutôt que de laisser nombre d'entre eux se tourner vers le communitarisme et la délinquance à force d'échecs et d'exclusion. Cette tentative est riche d'espoir, innovante et audacieuse, et propose une alternative bien préférable aux traitements superficiels si souvent servis par la gauche, consistant à calmer les gens à coup de RMI, à occuper les jeunes en leur faisant enregistrer des disques de RAP dans les MJC... Tout cela est sans doute sympathique, mais aussi globalement inefficace, et revient à mon sens à se moquer des jeunes qu'on prétend aider.

En tant que fille de chef d’une toute petite entreprise, ma culture est naturellement de droite.

En tant que fille d’un père qui, sous le poids de taxes lourdes et de charges surélevées, a toujours travaillé comme un forçat sans jamais avoir pu profiter de la vie, mes convictions se tourneraient vers le candidat UMP : le travail, le risque, l’effort et l’initiative doivent être récompensés.

En tant que fille d’une mère qui, suite au récent décès de mon père, a pu conserver sa maison grâce à l’héritage de ma grand-mère, également décédée en 2006, je m’insurge contre les taxes de succession que les socialistes veulent pourtant renforcer. S’il est essentiel d’aider la jeunesse - notre capital avenir - à trouver sa place dans la société, il est aussi immoral que scandaleux de mettre en difficultés financières, voire parfois de jeter à la rue, nos parents ou grands-parents que nous chérissons tant.

En tant que contribuable (disposée à payer plus) dont certaines connaissances (amicales et même familiales) se vantent ouvertement de profiter du système social pour éviter à tout prix de travailler, je ressens un malaise croissant.

Si je défends l’intérêt commun au même niveau que l’intérêt individuel relevant de situations de détresse de ceux qui veulent mais n’y arrivent pourtant pas, je ne souhaite pas que l’assistanat soit encouragé.

Si l’appel à la solidarité doit être lancé ou relancé plus fortement, l’attribution des aides sociales doit être repensée…dans l’intérêt des SDF, des travailleurs pauvres, des foyers monoparentaux, des chômeurs de longue durée, et de tous les exclus de la société qui veulent se battre pour s’en sortir et que nous nous devons d’aider.

Le doute subsiste mais... pour finir sur une note optimiste, Aristote ne disait-il pas que le doute est le commencement de la sagesse ?

Samedi, 23 décembre 2006

Femmes au pouvoir ou pouvoir des femmes ?

Cet article est une question laissée volontairement ouverte et rédigée suite au débat tenu hier sur RTL. Il n’exprime pas une prise de position.



Margaret Thatcher, Ursula Clinton, Angela Merkel, Ségolène Royal, …



La nouveauté n’est pas en l’entrée de femmes au pouvoir, mais en la sexualisation de la politique, en ce sens, qu’est né le concept d’une essence féminine du pouvoir, qui serait plus maternante, plus pacifiste et plus sociale.



Derrière ces principes d’égalité, une idéologie se cacherait-elle ? Ou existerait-il vraiment une gouvernance spécifique à la femme ? L’attente des femmes est-elle instrumentalisée ? Peut-on régner en étant plus sensible, plus féminine ?



Les lois sur la parité obligeront un remodelage du panorama politique. Toute une moitié de population aujourd’hui mise à l’écart, sera enfin prise en compte : une nouvelle gouvernance naîtra forcément, mais sera-t-elle spécifiquement féminine ?

Dimanche, 3 décembre 2006

Politique : place aux femmes

Sexus Politicus

Dans l’ouvrage « Sexus Politicus », les auteurs C. Deloire et C. Dubois expliquent qu’en politique, les femmes sont souvent raillées parce que la constitution semble vouloir leur prévoir une place dans le lit de leurs collègues masculins. François Mitterrand aurait consacré une grande partie de son temps à son harem, alors que Jacques Chirac aurait nommé ses favorites au gouvernement. L’homme politique est présenté dans ce livre comme un individu porté sur la chair, qui a le goût de la sensualité et qui aime conquérir les femmes. « Enarque besogneux qui a longtemps mis ses pulsions en berne, ancien militant de base ayant passé ses nuits à coller des affiches au lieu de rester au chaud dans son lit, Sexus Politicus cherche la récompense. Après tant d’efforts et d’abnégation, le pouvoir lui offre enfin la faveur de plaire aux dames. »



Ce n’est donc pas anodin, autant pour les femmes que pour les hommes, si aujourd’hui, pour la première fois, la France n’exclue pas de porter à la tête du gouvernement une femme. Selon les auteurs, il n'est donc pas interdit de penser que le Sexus Politicus est en voie d’extinction.



L’entrée des femmes

Les femmes veulent désormais la première place.

Et alors que Ségolène Royal choisit de s’entourer d’une équipe paritaire, le conseil des ministres vient d’adopter une loi qui renforce celle du 6 juin 2000, tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.

Alors si je suis particulièrement sensible à cette loi, c’est naturellement parce que je suis une femme, donc concernée, mais aussi parce que je m’interroge sur la mise en application immédiate des lois sur la parité, tout simplement parce que le vivier de femmes expérimentées risque d’être insuffisant : les femmes n’ont pas toujours eu le temps (par leur position familiale), ou n'ont pas osé (par leur culture) vivre des expériences dans les domaines de la communication, de la vie publique, de l’exercice du pouvoir et des responsabilités collectives. Mais il est à espérer que toutes ces lois encourageront les femmes à davantage s’impliquer dans les instances de décision et ainsi à garantir la création d’un vivier plus large.



Les élues sauront alors apporter la dimension plus humaine et plus sensible, qui fait cruellement défaut à la politique.



Elles défendront les conditions de la femme, puisque les lois généralement décidées par les hommes sont davantage conçues à leur modèle.



Le moment est venu : les femmes doivent oser s’engager !

Reconnaissance sera, lorsqu'elles seront paritairement représentées sans l'appui de la loi.