Actualités et Politique

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Samedi, 17 février 2007

Politique d'accueil des néo-ruraux

De nombreux villages, alertés et désireux d’enrayer l’hémorragie de leur population, engagent une politique volontariste d’accueil de nouveaux habitants.



Ces communes sont conduites à mettre en œuvre des mesures favorisant l’attractivité de leur territoire, et l’intégration des néo-arrivants.



La démarche usuelle est de multiplier l’offre de services en tenant compte des besoins de cette nouvelle population : création de structures sportives, animation d’activités de loisirs ou culturelles, mise en place de relais d’assistance maternelle, création de logements, soins pour les personnes âgées, implantation de groupements scolaires, possibilités de transports en commun, etc.



Mais cette démarche ne prend totalement sens que si elle est accompagnée d’un dispositif d’accueil et de communication qui permet :



- aux élus de plonger dans la vie du territoire, et ainsi d’apporter les réponses les plus adaptées aux besoins de la population. Par exemple, peut être créée une base de données recensant toutes les potentialités de la commune (les terrains à bâtir, les entreprises à reprendre, les projets individuels ou collectifs, les bénévoles ou intervenants susceptibles de pouvoir/vouloir s’engager dans une démarche, ...).



- aux arrivants de découvrir les possibilités, mais aussi les traditions de la commune et de ses habitants. Peuvent être par exemple implantés des points d’accueil spécifique dont la mission, beaucoup plus large que celle des offices de tourisme, serait de répondre aux questions pratiques de la nouvelle population.



L’accueil de ces arrivants, qui est naturellement du ressort des responsables politiques, ne peut cependant être réellement efficace que s’il constitue un projet dans lequel l’ensemble de la population a envie de s’engager. Dans un tel contexte, il serait intéressant d’organiser annuellement :



- une réunion d’information des néo-ruraux, qui prévoirait une présentation du phénomène de migration ville-campagne, mais aussi des politiques communale, cantonale, voire départementale et régionale.



- une rencontre conviviale entre les accueillants et les accueillis, pour faciliter la découverte de la culture du territoire, et, des traditions et règles à respecter au sein du village.



Les objectifs seraient doubles :



- conduire les néo-arrivants à réfléchir, voire carrément à élaborer, au-delà de leur projet professionnel, un véritable projet de vie (vivre de manière plus écologique, participer à la vie locale, etc.)



- éviter la création de clans, ou d’îlots sur lesquels tel ou tel type de population se regrouperait et s’enfermerait.



Pour favoriser la diffusion de l’information et ainsi, le développement d’une vie sociale, les outils de communication doivent être largement utilisés :



- publication de bulletins d’information présentant les actualités de la commune, - utilisation de médias spécialisés (chaînes de télévision, revues spécifiques, ou autres), - création d’un site Internet, voire d’un blog ou d’un forum de discussion.

Les enjeux de tous ces dispositifs sont très forts puisqu’ils visent directement le bien-être de tous les habitants, en tentant de créer des passerelles entre les différents types de population, et ainsi, en donnant envie à tous de vivre dans le respect les uns des autres.

Dimanche, 21 janvier 2007

Une urbanisation raisonnée du monde rural

La montée du stress, l’augmentation des taxes foncières, la raréfaction des terrains à construire poussent de plus en plus de citadins à s’établir à la campagne. Ce qui en un sens est positif, puisque les populations rurales sont souvent vieillissantes, alors que la santé, voire la vie d’une commune peut en particulier se mesurer au sein de ses écoles. Mais à l’opposé, cette arrivée de néoruraux peut être source d’effets négatifs sur l’environnement, car si un village ne peut que se réjouir d’accueillir de nouveaux habitants, il peut aussi être préoccupé par les impacts paysagers nés par la création des besoins de cette nouvelle population, notamment en termes d’habitats, de zones commerciales, et de réseaux routiers. L’environnement se trouve ainsi souvent modifié sans qu’aucune logique d’aménagement ne soit globalement pensée.



Car s’il est important que les citoyens puissent trouver un bien-être et un confort de vie, il est également essentiel de préserver la beauté de nos campagnes, en respectant la culture locale et en envisageant des constructions en harmonie avec le patrimoine déjà existant.



Quelles mesures apporter ?

1.- Les agriculteurs qui pendant longtemps ont été les aménageurs du monde rural, ont été contraints à appliquer une politique de production intensive : les champs ont été alors agrandis, les plantations alignées, les chemins goudronnés, les haies supprimées et les arbres abattus. Aujourd’hui, il serait sans doute intéressant de repenser la mission de l’agriculteur et de l’aider dans sa nouvelle tâche. La beauté du paysage ne pourrait-elle pas donner envie de consommer davantage de produits agricoles ?



2.- Toutes les communes devraient s’engager dans un Plan Local d’Urbanisme (PLU) pensé à l'échelle de l'ensemble des communes qui composent l'agglomération, et qui respecterait l’harmonie du bâti local et de la nature environnante, en tenant compte des perspectives d'évolution démographique, économique et sociale, et des évolutions pressenties pour l'habitat, l'emploi, les équipements publics, les services et les moyens de transports. Un PLU qui tendrait à : - préserver les espaces verts des centres-villages, - lutter contre l’insalubrité, - entretenir les sentiers et chemins, - préserver la beauté du paysage en protégeant en particulier les boisements de la commune, - règlementer les conditions de construction ou d’aménagement, et plus généralement, préserver la morphologie à la faune et à la flore de la commune.



Puisque nous aimons nous retrouver dans les campagnes, pour nous y ressourcer et nous y promener, pourquoi ne pas les protéger ?