Actualités et Politique

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Tag - Vote et élections

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Samedi, 6 mars 2010

Dis-moi comment tu t'exprimes, je te dirai qui tu es !

Quelques mots pour évoquer le débat qui a opposé Laurent Hénart à Jean-Pierre Masseret, tous deux candidats aux élections régionales de Lorraine en 2010.

Dans ce type de contexte, la loi du genre veut que chacun des protagonistes du moment fasse montre d'une certaine combativité, adressant à son adversaire reproches et remontrances, et s'efforçant de mettre en lumière la faiblesse d'un bilan, les lacunes d'un programme, les contradictions d'un discours, tous éléments susceptibles de déconsidérer son concurrent et de prendre un avantage sensible en vue du scrutin à venir.

Si une telle intention est, au fond, de bonne guerre, il est cependant utile de rappeler que, de part et d'autre, chacun devrait veiller à mener un tel face à face avec retenue et dignité, ne serait-ce que par respect des auditeurs désireux de se faire une opinion en écoutant les deux débatteurs défendre leurs positions respectives.

En toute objectivité, il faut bien reconnaître que sur ce point, Laurent Hénart s'est montré tout à fait exemplaire. Concentré, concis, précis dans l'évocation de ses propres orientations et incisif dans ses analyses de la situation de notre région, il s'est exprimé avec élégance et amabilité, et a su conserver toute la réserve et la civilité qui caractérisent les hommes solides et sûrs de leur fait.

Courtoisie donc, entregent et sobriété, tels sont les attributs de la prestation de Laurent Hénart, qui contrastent douloureusement avec la grossièreté vociférante de Jean-Pierre Masseret ! Décontenancé par des remarques justes et circonstanciées, désorienté par la tournure du débat, le socialiste n'a eu d'autre recours que de s'époumoner de la manière la plus ridicule, s'en prenant alternativement à son interlocuteur direct et au journaliste chargé de conduire l'entretien. Perdant son calme à chaque instant, éclatant en imprécations sans suite, Jean-Pierre Masseret s'est montré incapable de défendre son bilan, et a réhaussé son portrait de gestionnaire maladroit d'une touche de brutalité personnelle du plus mauvais effet, chacun connaissant désormais la nature du personnage, et les effets fâcheux qu'on peut à juste titre en attendre.

Pour visualiser la vidéo, cliquez ici

J'ose croire que les indécis auront trouvé là l'occasion de se déterminer pour le scrutin qui approche, et choisiront d'accorder à Laurent Hénart la considération et la confiance qu'il mérite.

Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 23 février 2010

Dites non à l'AVC !

Dans le cadre de sa campagne relative aux élections régionales 2010, le socialiste Jean-Pierre Masseret a jugé opportun de diffuser un trac exotique, apparemment destiné à convaincre tout un chacun de la nécessité de voter. Interpellant successivement toutes les franges de la population française (apprentis, artisans, agriculteurs...), le candidat conclut invariablement sur l'injonction "vous êtes concernés !", dans une logique incantatoire qui s'apparente davantage à la méthode Couet qu'à un argumentaire sérieux, raisonné et respectueux de l'électeur.

S'il faut pourtant adopter cette étrange forme de communication, nous nous permettrons néanmoins d'en compléter un tant soit peu la teneur, avec une orientation plus conforme à la réalité de la Lorraine sous présidence socialiste !

"Chômeurs abandonnés à vous-mêmes, par une présidence de région qui se décharge de ses responsabilités sur l'Etat : Vous êtes concernés !"

"Lorrains excédés par les coûts exorbitants des opérations de communication stériles de votre présidence de région : Vous êtes concernés !"

"Professionnels déçus par le désengagement de votre présidence de région en matière d'ouverture vers les pays limitrophes et de développement transfrontalier : Vous êtes concernés !"

Nous ne saurions dérouler ici la liste des lorrains désenchantés par les pratiques de l'équipe sortante et de son leader, tant les exemples abondent de rendez-vous manqués, d'occasions gâchées, d'espoirs trahis.

Le mieux que nous puissions faire est de mettre en garde les électeurs contre le risque qu'ils prendraient à pérenniser la situation délétère actuelle, dont les responsables sont clairement reconnus et identifiés. "L'Action, la Vie, le Cœur", disent-ils ? A.V.C., voilà, suivant leur propre choix, un acronyme étonnamment approprié à l'issue qu'aurait leur maintien aux commandes de notre région, que sa valeur et ses ressources appelaient pourtant à un autre destin !

Pour que le président "sortant" sorte effectivement de la vie des lorraines et des lorrains, il nous appartient, plus que jamais, de nous rassembler, de nous mobiliser, de nous fédérer autour d'un projet sérieux afin de porter tous ensemble l'Espoir de notre région.

En 2010, notre Espoir porte un nom : celui de Laurent Hénart !

Florence Soriano-Gafiuk Colistière de Laurent Hénart

Samedi, 30 janvier 2010

Régionales 2010 : saisissons notre chance !

Chères lectrices, chers lecteurs, mes cher(e)s ami(e)s,

Le temps maussade qui sévit depuis quelques semaines aurait pu, en d'autres temps, conduire certains d'entre nous à la morosité et l'apathie, tant cette grisaille finirait, si l'on n'y prenait garde, par déteindre sur nos âmes et par entamer notre vitalité coutumière.

Aujourd'hui, pourtant, ce n'est pas de somnolence hivernale que je viens vous parler, mais au contraire d'engagement actif, de lucidité et de convictions jamais démenties, postures justifiées par l'importance des évènements qui se dessinent à l'heure présente.

Comme vous le savez, les 14 et 21 mars prochains se tiendront les élections régionales 2010, qui verront s'affronter des candidats de plusieurs mouvances pour la Présidence du Conseil Régional de Lorraine. Parmi eux se distinguent le président sortant Jean-Pierre Masseret (PS), et surtout le Député Laurent Hénart (UMP – Nouveau Centre), auquel j'ai choisi d'accorder ma pleine confiance et mon total soutien.

Ceux qui me connaissent savent que depuis deux années très actives et riches en implications et initiatives multiples, j'ai dispensé sans compter tous mes efforts, mes ressources spécifiques et mon temps personnel pour tenter d'oeuvrer quotidiennement en faveur de l'intérêt public.

A titre d'exemple :

- Mon dynamisme sur internet (blogs, forums) m'a procuré une honorable notoriété, très utile pour intervenir au service de causes justes. Incidemment, mon propre bloc a été consulté par 40 000 personnes ces 24 derniers mois, pour un total de 70 000 visites.

- Je travaille (bénévolement) auprès du Docteur et Député Denis Jacquat dans le cadre de la composition de documents traitant de la thématique du vieillissement et des difficultés des seniors dans notre société.

- J’ai créé la revue électronique LIGNES de VIE, consacrée à la vie publique de l’arrondissement Bitche – Sarreguemines – Sarralbe, et dont le nombre de lecteurs est en progression rapide (1200 inscriptions à ce jour).

- J'ai participé de manière intensive à l'élaboration du programme électoral présenté par notre groupe dans le cadre des Régionales 2010 (proposition de mesures pratiques, rédaction de textes).

La liste mosellane emmenée par Laurent Hénart affiche 33 candidats, dont deux représentent l'arrondissement Bitche - Sarreguemines - Sarralbe : Roland Roth, Président de la Communauté d’Agglomération de Sarreguemines, et moi-même, respectivement classés en 4ème et 15ème positions.

Ma plus grande ambition, au fil de ces lignes, est de faire comprendre à tous combien les échéances qui approchent sont fondamentales pour chacun d'entre nous. Aujourd'hui, où la crise économique jette à la rue des milliers d'êtres choqués et désemparés, où un chomage massif frappe nos grandes métropoles et nos campagnes, où des familles s'interrogent avec angoisse en voyant s'amenuiser chaque jour davantage leurs maigres ressources, l'heure n'est plus à l'amateurisme, aux demi-mesures, aux démarches inconsistantes et inefficaces qui abandonnent les gens à leur détresse !

Le temps est venu de s'en remettre à des hommes et des femmes déterminés, honnêtes, et armés d'une expérience solide indispensable pour être à même d'attaquer les problèmes à leurs racines. C'est d'un engagement sincère et profond, d'une capacité à gérer les affaires publiques avec efficience et habileté, de la volonté de promouvoir des initiatives originales et consistantes que naîtront les conditions d'une régénération rapide et salutaire qui rendra aux Lorraines et aux Lorrains la confiance et la fierté que les affres du quotidien étaient parvenu à ronger peu à peu.

Pour toutes ces raisons, je vous demande de nous faire confiance, et d'apporter votre aide et votre soutien à notre liste emmenée par Laurent Hénart. A l'image de nos déclarations publiques, nos intentions sont saines et claires, et nous saurons démontrer à tous ceux qui ont misé sur nous que leur choix, le seul légitime, est celui de l'espérance et de la raison.

Je compte sur vous !

Florence Soriano-Gafiuk

Jeudi, 11 juin 2009

Des hauts et des bas !

Pour ma part, je n'ai guère de goût pour les dégradations en tout genre, mais j'avoue un petit faible pour les tags, qui sont souvent moins innocents qu'il n'y parait. En une phrase rapide, une formule lapidaire, le tagueur synthétise un courant de pensée, un mouvement populaire, et j'accorde la plus grande attention à ces formes d'expression du moment.



Si je devais moi-même taguer (Dieu m'en préserve !), j'imagine que ce soir, ma propre maxime aurait une tournure telle que




Du refus sarkozyste de l'impuissance européenne à la débandade totale de l'opposition de gauche...



Florence Soriano-Gafiuk

Samedi, 30 mai 2009

Tous aux urnes !

Tracts de la majorité présidentielle :

Quand l'Europe veut, l'Europe peut

Engagements pris, promesses tenues

Mes cher(e)s concitoyen(ne)s, mes cher(e)s ami(e)s,

Des estimations statistiques récentes semblent augurer un taux d'abstention important pour les prochaines élections européennes, éventualité tout à fait regrettable eu égard à l'importance capitale de cette échéance.

Sans doute la désaffection des électeurs pour ces rendez-vous si essentiels est-elle en partie imputable à la crise économique qui sévit actuellement sur l'ensemble de la planète, et dont certains ont pu, à un moment ou un autre, considérer que les élus de tous niveaux tardaient à trouver des alternatives de sortie à la fois rapides et satisfaisantes.

En dépit de ces incertitudes transitoires, je ne saurais trop encourager chacun à oublier un instant ses compréhensibles interrogations, ses justes inquiétudes, et à suivre la voie tracée par sa conscience et son cœur de citoyen en choisissant de faire son devoir, et de se rendre aux urnes le 07 juin prochain.

Il ne faut pas se lasser de rappeler combien le droit de vote, si naturel aujourd'hui, a en réalité été conquis de haute lutte, et demeure inconnu dans nombre de régions du monde ! Plus qu'un concept, ce droit est notre chance d'exprimer de manière concrète notre enthousiasme et notre volonté d'œuvrer, avec nos moyens, pour l'unification politique des pays du continent européen, entreprise dont l'accomplissement signerait l'impossibilité de voir se reproduire un jour les conflits effroyables qui ont marqué les dernières décennies. Clairvoyance, ouverture, générosité, telles sont les valeurs auxquelles sont adossés les principes idéologiques de Robert Schuman, principal artisan de la construction européenne qui, cinq ans presque jour pour jour après la capitulation de l'Allemagne, déclara le 9 mai 1950 : La France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l'Allemagne. (…). L'Europe naîtra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée.

Ces élections qui s'annoncent s'inscrivent dans la continuité directe du mouvement initié par Robert Schuman, et nous avons le devoir d'y apporter notre adhésion chaleureuse, et notre soutien massif. Dans la conjoncture troublée et confuse qui, peut-être, sera celle du monde de demain, où la performance des économies et la compétitivité seront l'objet de toutes les attentions, il apparait que la fédération des pays européens est le seul levier crédible et réaliste susceptible de relancer la croissance de notre société.

Refus de l'amertume et du découragement, désir de prendre nos destins en main par une participation active aux occurrences qui nous concernent, ce sont là les piliers d'une posture lucide et juste, qui fera de nous les acteurs engagés et respectés de notre avenir.

Bonnes élections à toutes et tous,

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 22 octobre 2008

Présidence du Conseil Régional de Lorraine

Les élections des conseillers régionaux, qui auront lieu au cours de l'année 2010, s'annoncent d'ors et déjà extrêmement intéressantes dans le contexte tourmenté qui prévaut sur l'ensemble de la planète, et en particulier, bien entendu, dans notre région lorraine. Sur fond de réformes d'envergure et de crise financière, l'évènement promet en effet de placer chacun devant ses responsabilités, aussi bien les tenants de la politique présidentielle, qui auront à coeur de se démarquer des initiatives impopulaires tout en profitant de la prévalence de la majorité, que les opposants au gouvernement, dont les postes de décision, obtenus de haute lutte comme ce fut le cas, par exemple, pour le maire de Metz Dominique Gros, pouvaient être vus comme autant d'occasion, pour leurs partis, de ne plus se contenter des discours stigmatiseurs génériques qui ont traditionnellement leurs faveurs, mais de passer aux actes en démontrant le bien-fondé des thèses qu'ils défendent.

Trois fois hélas, les initiatives pratiques, les propositions constructives et les tentatives de dialogues sont une fois de plus douloureusement absentes des débats, et l'on ne peut que constater qu'aujourd'hui comme hier, les socialistes semblent être dans l'incapacité totale de sortir de la voie stérile qui est la leur, déroulant litanies de reproches et chapelets de griefs, et inondant blogs, journaux et ondes d'un torrent ininterrompu de doléances et de récriminations dont la majeure partie, au passage, ne résistent pas à l'analyse la plus élémentaire.

A ce propos, la succession de François Hollande montre de manière éclatante la véritable nature des candidats en lice, la pauvreté de leurs argumentaires respectifs, et le crédit qu'il convient de leur accorder ! A l'exception de Michel Rocard, que son renoncement à toute ambition nationale autorise à des déclarations d'une fort louable objectivité en faveur d'un certain nombre de choix sarkoziens, les autres protagonistes se sont lancés dans une compétition effrénée dont le seul but semble être de se présenter, aux yeux du public, comme l'incarnation archétypale de l'opposition à notre président. Et pour cela, le procédé naturel est tout simplement de ne plus jamais s'exprimer autrement que sous formes de remarques acerbes sur la politique française.

C'est bien dans cette ligne que s'inscrit la démarche de Jean-Pierre Masseret, actuel Président du Conseil Régional de Lorraine qui, persuadé de la pertinence de cette stratégie, s'est mis en tête de développer une critique en règle de chaque mesure gouvernementale, s'efforçant de présenter les faits sous le jour le plus défavorable possible pour tenter ensuite, comme on le comprend, d'apparaître comme l'alternative naturelle, le recours ultime face à des politiciens aux intentions pernicieuses.

De fait, le problème de Jean-Pierre Masseret réside dans le fait que ses initiatives, à l'image de sa décourageante personne, embarrasseraient même les observateurs les mieux disposés !

Ainsi en est-il de l'invraisemblable prospectus envoyé par les trois sénateurs socialistes de la Moselle à tous les conseillers municipaux du département où Jean-Pierre Masseret et ses comparses, espérant faire oublier leur inaction coutumière sur le terrain par des déclarations viriles, prennent de manière systématique le contre-pied de tous les efforts consentis par les responsables politiques de la majorité pour tenter d'apporter des solutions aux difficultés dans lesquelles se débattent tant de nos concitoyens.

Dans les lignes qui suivent, il n'est naturellement pas question de développer un contre-argumentaire démontrant, étape par étape, que chacune des critiques énoncées par le trio précité relève de l'improbité, de la vindicte ou, dans le meilleur des cas, de l'aveuglement et de l'ignorance, car une réfutation circonstanciée du tract sus-évoqué, qui développe sur huit pages un mélange décousu d'aperçus erronés et de jugements saugrenus, nécessiterait un volume qu'il n'est pas raisonnable d'envisager ici. Néanmoins, nous ne résistons pas au plaisir de faire quelques remarques relatives au contenu du l'affligeant imprimé socialiste, qui permettront au lecteur de juger du sérieux de ses auteurs, et de leur intégrité.

L'exploitation des craintes relatives à la nouvelle carte militaire, par exemple, est symptomatique de la méthode Masseret. Légitimement inquiets de leur avenir après le départ de certains contingents des armées, les habitants se sont en effet tournés vers leurs élus avec l'espoir d'interventions bien orchestrées de nature à limiter les effets négatifs des mesures programmées, et il faut bien reconnaître que Jean-Pierre Masseret, bien loin de s'investir résolument à la tête d'un mouvement d'ensemble, s'était au contraire soigneusement tenu à l'écart des initiatives qui fleurissaient ici et là, poussant même l'indignité jusqu'à repousser, à l'époque, une série de propositions adroites et constructives émanant de Roger Cayzelle, Président du Conseil Economique et Social ! Acculé par la marche des évènements, Jean-Pierre Masseret s'est finalement vu contraint de paraître (tardivement) aux manifestations initiées par d'autres, ce qui ne l'empêche pas de s'en prévaloir aujourd'hui comme d'une résolution personnelle, avec une impudence qui laisse pantois !

Plus globalement, la méthode d'opposition systématique de Jean-Pierre Masseret et de ses amis se déclinent à l'infini dans l'appréciation de tous les dossiers d'actualité. Nous apprenons ainsi, dans une certaine confusion, que ce dernier s'oppose à la privatisation de la Poste, à la réforme des hôpitaux, à la restructuration des Armées, au service minimum dans l'Education Nationale et, en gros, à toute tentative, aisée ou difficile, rapide ou à long terme, bonne ou mauvaise, pourvu qu'elle soit le fait du gouvernement français. Que répondre au très partial Jean-Pierre Masseret, si ce n'est que l'ouverture de la Poste aux capitaux privés est incontournable si l'on veut maintenir, et même développer le niveau de services exigible par les usagers, que la diminution du nombre de médecins et le droit, pour tous, de profiter d'installations médicales et de compétences de pointe justifient pleinement les choix de mutualisation opérés, que l'évolution des données géostratégiques rend caduque le maintien artificiel de forces sur certains sites particuliers, et tant d'autres choses qu'un raisonnement simple et non partisan impose rapidement à toute personne honnête et objective...

Honnête et objectif, tels ne sont pas, en tout cas, des qualificatifs qu'il serait légitime d'employer au sujet de Jean-Pierre Masseret, dont on a peine à croire qu'il envisage sérieusement, avec toutes les vicissitudes de sa regrettable carrière, de se succéder à lui-même à la tête du Conseil Régional de la Lorraine !

Dans ces conditions, quelle alternative est-il raisonnable de considérer pour un tel poste ?

C'est tout naturellement vers Laurent Hénart, député de Meurthe et Moselle, que de nombreux regards se tournent au moment de soutenir un candidat dont la probité, le sérieux et la compétence font l'unanimité, même au sein de la gauche!

De stature nationale, comme en témoignent les responsabilités qu'il s'est vues confier au sein de la commission des Finances, il a rejoint le pôle "cohésion sociale" de Jean-Louis Borloo en 2004, en qualité de secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes. Il a ainsi pu mettre à son actif des résultats tout à fait remarquables en termes de promotion de l'apprentissage, initiant la création du statut de l’apprenti, introduisant la personnalisation des parcours, facilitant l'obtention de crédits d’impôt pour les entreprises, et contribuant largement à la revalorisation de l’image de l’apprentissage par des campagnes étendues de communication.... Depuis l'année 2005, il est également Président de l’Agence nationale des services à la personne, avec la charge de favoriser le développement économique et la professionnalisation du secteur des services à domicile. Il faut être bien conscient de la nature à la fois essentielle et novatrice de cette approche, dans la mesure où l’agence propose une nouvelle façon de piloter une politique publique transversale. Ainsi, elle harmonise l’action de dix-huit ministères distincts, tout en préparant au mieux l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur économique et en accompagnant activement les négociations entre partenaires sociaux et représentants des employeurs.

Naturellement, le petit paragraphe précédent n'est qu'un mince aperçu destiné à illustrer à la fois la crédibilité et l'envergure de Laurent Hénart, mais également sa générosité, son dévouement, et le souci qui est le sien d'oeuvrer à fond pour le bien public.

Face à une telle personnalité, que reste-t-il à Jean-Pierre Masseret pour tenter de s'imposer ? Pas grand chose, si ce n'est, peut-être, le recours aux méthodes musclées qui lui sont coutumières, comme ce fut le cas, en session plénière du Conseil régional, lorsqu'un élu s'avisa de demander des comptes au sujet des subventions régionales accordées à l'Irfa, organisme de formation en situation de redressement judiciaire, bien au-delà des délais légaux. Ce jour-là, Jean-Pierre Masseret se discrédita définitivement en vociférant de la manière la plus vulgaire et la plus choquante qui se puisse imaginer, adressant notamment à son interlocuteur stupéfait un "Je te fous sur la gueule" que les témoins, attérés, évoquent encore avec répugnance.

Que la réprobation de façade, les analyses tendancieuses et la brutalité occasionnelle puissent tenir lieu de projet politique, c'est là une chose dont Jean-Pierre Masseret est convaincu depuis fort longtemps. Dans l'intérêt de la Région Lorraine, il nous faut espérer que l'avenir lui montrera que, là comme ailleurs, il se trompe lourdement !

Florence Soriano-Gafiuk

Mercredi, 13 février 2008

Un nouveau conseil pour l'IUFM de Lorraine

L'universitarisation de l'IUFM de Lorraine, qui fait de cet établissement une école interne de la prestigieuse Université Henri Poincaré - Nancy I, s'inscrit dans un processus de mastérisation de la formation des maîtres. Sur les pôles universitaires messin et nancéen, les étudiants se destinant au professorat auront la possibilité d'entrer dans des parcours de professionnalisation aux métiers de l'enseignement (de la Licence 1 au Master 2), qui permettront au fil des années la construction par ces jeunes des dix compétences attendues par le Ministère pour l'exercice de la profession.

L'universitarisation de l'IUFM de Lorraine va également permettre l'accès aux études doctorales (le site de Sarreguemines constituerait un excellent centre d'observations et d'expérimentations pour mener des recherches sur le bilinguisme et la biculturalité) notamment dans le cadre de la formation tout au long de la vie des enseignants.

Le caractère crucial de cette année 2008 en termes d'enjeux politiques m'a conduite à candidater, parallèlement à mes activités de directrice adjointe de l'IUFM de Lorraine, à l'élection des membres du conseil de la nouvelle école interne de l'université Henri Poincaré.

C'est avec reconnaissance et enthousiasme que je remercie tous les collègues qui par leur vote, m'ont permis d'être élue.

Bien à vous tous

Florence Soriano-Gafiuk

Lundi, 11 juin 2007

En 2007, la Nouvelle Vague est bleue !

Comme on pouvait s'y attendre, les résultats des élections législatives se révèlent extrêmement favorables aux candidats présentés par l'UMP, et déjà fleurissent, sur les blogs de gauche, des lignes angoissées prédisant à court terme la fin de la démocratie, et annonçant l'avènement d'une force de droite régnant sans partage, et imposant partout ses hommes et ses valeurs sans que quiconque ne puisse contester sa suprématie.



Qu'en est-il en réalité ?

La première des choses que nous aimerions faire remarquer est que les militants de gauche, et en particulier les socialistes, auraient avantage à s'interroger de toute urgence sur les raisons de leur déroute, plutôt que d'accabler de critiques souvent injustes une formation politique active et dynamique qui a su mobiliser et convaincre, là où leur propre attitude n'a su générer que doutes et découragement. Une gestion peu satisfaisante des affaires dont leurs élus avaient la charge, des projets politiques aux contours peu clairs et mal expliqués, des désaccords profonds entre leurs leaders, et pour finir une campagne électorale très maladroitement menée sont autant de raisons qui expliquent l'échec des socialistes, et ces derniers seraient bien mal venus de reprocher à leurs rivaux une situation dont ils portent l'entière responsabilité.



En second lieu, pourquoi faudrait-il redouter les suites de bons résultats aux législatives pour une formation qui vient de gagner les élections présidentielles ? A vrai dire, il est assez plaisant de nous voir avertis des dangers consécutifs à la concentration des pouvoirs par ces mêmes socialistes qui, en 1981 et 1988, avaient accueillis les vagues roses avec des cris de joie ! ... Enchanté de la tournure des évènements, François Mitterrand aurait à l'époque annoncé aux membres de son entourage qu'ils "ne verraient pas deux fois dans leur vie" une telle majorité de gauche au Palais Bourbon. Il paraît donc difficile de comprendre suivant quelle logique les socialistes peuvent aujourd'hui dénoncer avec une telle vigueur une situation dont ils se sont si bien accommodés lorsqu'elle leur était favorable.



Une victoire aux législatives, donc, assure au gouvernement les conditions indispensables requises pour mener à bien et sans entraves tous les projets, pour relever tous les défis qu'il s'était fixés avant son accession au pouvoir, en plaçant à des postes clefs un nombre suffisant d'hommes et de femmes tous animés du même idéal de progression et de changement qui a conduit à la victoire. A l'inverse, une situation de cohabitation, mettant par exemple aux prises un président de droite et un gouvernement de gauche, préserve de fait un certain équilibre, mais condamne surtout les hommes et les femmes en charge de l'avenir du pays à une relative impuissance, chacun des groupes en place mobilisant toute son énergie pour contrecarrer les initiatives de l'autre. Un président et un gouvernement unis, une assemblée majoritairement favorable aux projets annoncés, sont au contraire garants de la cohésion des décisions prises ensemble et d'une portée accrue des mesures mises en oeuvre.



Et pour ceux que les succès de l'UMP inquièteraient encore, je voudrais rappeler les efforts d'ouverture exemplaires consentis par l'équipe gouvernementale afin que ses victoires soient celles de chaque français. L'intégration du socialiste Bernard Kouchner au sein du gouvernement au poste envié de ministre des affaires étrangères, le signe fort envoyé à destination des minorités par le biais de l'accession de Rachida Dati au statut prestigieux de ministre de la justice, sont autant de messages clairs destinés à faire comprendre que chacun a sa place dans la France de demain, et que toute bonne volonté sera chaleureusement accueillie par un groupe désireux de faire la part belle à l'élargissement des liens et à la synergie des compétences. Rappelant le "devoir d'ouverture", le "devoir de diversité" affichés par l'UMP, Jean-Pierre Raffarin a précisé hier soir qu'une "représentation aussi forte nous impose des devoirs et notamment de s'ouvrir non seulement aux différentes familles politiques pour soutenir le projet de Nicolas Sarkozy, mais sociologiquement aussi à toutes les couches de la société". On ne saurait être plus clair, et c'est avec beaucoup d'enthousiasme que je me propose de participer à la mise en oeuvre concrète de cet ambitieux programme.



Pour terminer cet article, j'aimerais adresser mes plus sincères félicitations à Céleste Lett, député de la Moselle, qui vient d'être très brillamment réélu à 61,4% des voix au premier tour des élections législatives. Ce plébiscite massif montre combien l'électorat se déclare satisfait du travail qu'il accomplit depuis des années, et n'a pas manqué de se mobiliser pour assurer ce nouveau et large succès de Monsieur Lett.



Bravo à lui, et bon travail à nous tous!



Florence Soriano-Gafiuk

Mardi, 29 mai 2007

Denis Peiffer invente la peopolitique...

Les hasards du surfing, comme disent les plus jeunes d'entre nous, m'ont conduite sur le blog de Monsieur Denis Peiffer, conseiller municipal (socialiste) à Sarreguemines.

Le moins que je puisse dire est que le contenu de ce blog m'a considérablement surprise.

Curieuse de prendre connaissance d'analyses politiques issues de réflexions menées par une personne affiliée à un parti différent du mien, je me réjouissais en effet de trouver là une occasion de comprendre les points de vue et les motivations qui sous-tendent des projets et initiatives dont la logique m'échappe quelquefois.

Déception : la majeure partie des textes rendus publics sur ce blog se proposent exclusivement d'éreinter non seulement des personnalités choisies parmi les adversaires politiques de leur auteur, mais aussi, curieusement, un certain nombre d'élus socialistes de tout premier plan !

Plus étrange encore est la manière dont Denis Peiffer s'y prend pour rédiger ses étonnants billets.

En gros, de quoi s'agit-il ?

C'est en vain qu'on chercherait, dans les articles de Denis Peiffer, des informations pertinentes, des avis originaux, ou des analyses de quelque profondeur relatives à la politique de notre pays, ou même de notre région. Au contraire, l'essentiel de ses interventions se résument à des critiques superficielles et totalement déplacées sur les faits et gestes, voire les apparences physiques de nos personnalités politiques ! Plus ridicule encore, les arguments présentés ne sont jamais étayés de la plus petite justification vérifiable, de la moindre référence sérieuse, mais reposent intégralement sur les compte-rendus brumeux d'échos entendus dans la rue : tel jeune homme a déclaré ceci, telle vieille dame a prétendu cela..., et voila Denis Peiffer soudain investi (selon lui) du devoir de colporter avec ardeur les plus grotesques ragots, si tant est, d'ailleurs, que lesdits ragots n'aient été purement et simplement inventés pour l'occasion...

Donnons quelques exemples glanés ça et là dans l'abondante littérature de notre prolifique conseiller municipal.

L'article consacré à Céleste Lett, Député de la Moselle, est symptomatique de la méthode Peiffer.

Céleste Lett va-t-il subir des attaques subtiles sur sa gestion des affaires ? Va-t-on lui reprocher sa connivence avec quelque personnalité contestée, ou la nature de ses choix politiques présents ou passés ? Que nenni, car Denis Peiffer n'est pas homme à se laisser distraire par de tels détails !... Les postures physiques de Céleste Lett, l'examen approfondi de ses photographies et, un jour peut-être, sa coupe de cheveux et la marque de ses chaussures, sont autant d'éléments capitaux suceptibles de justifier des interventions détaillées de la part de Denis Peiffer sur son blog.

Et naturellement, tout cela repose, comme à l'accoutumé, sur un argumentaire profond et très documenté : "un septuagénaire commente, un citoyen lâche, une sarregueminoise constate"... et à sa manière inimitable, Denis Peiffer termine son discours par un jugement à l'emporte-pièce, fustigeant "un que je vois tout le temps chez moi à lever le verre et à serrer les mains, c'est souvent le signe qu'il ne fiche pas grand chose". A l'évidence, la politique sort grandie de ce genre de considérations élevées...

Quelquefois également, Denis Peiffer semble embarrassé au moment de rédiger ses venimeux billets. Que reprocher, en effet, à une personne au sujet de laquelle il ne dispose pas d'informations suffisantes ? Ce fut le cas, par exemple, de Danièle Douet, candidate présentée aux élections législatives par le Mouvement Démocrate, et que l'infatigable conseiller municipal s'avisa un matin de mettre à son tableau de chasse.

Comme on pouvait s'y attendre, l'attaque fut basée cette fois, et cela avec l'élégance coutumière, sur le fait que Danièle Douet n'a pas l'honneur d'être connue de Monsieur Peiffer et de ses informateurs. Aussi, à celle qu'il qualifie acidement de "célèbre Danièle Douet", fut-il reproché de porter "un nom qui n'évoque rien pour personne". Dans le domaine du débat politique, on reste à l'évidence, cette fois encore, dans le très haut de gamme !...

Et pour ne pas laisser croire que les cibles de Denis Peiffer ne sont repérées qu'en dehors de sa famille politique, je voudrais revenir un instant sur l'invraisemblable pamphlet anti-Fabius qu'il a jugé bon de publier avant les dernières élections présidentielles. Une fois de plus, Monsieur Peiffer a fait la démonstration de son sens de la mesure et de son élégance subtile, qualifiant Laurent Fabius "d'épouvantail" qui a "longtemps servi la soupe au capitalisme"... tout cela étant agrémenté des sempiternels "...peut-on entendre dans la rue", "...confie un militant", qui semblent donner à Denis Peiffer l'illusion d'être le porte-parole privilégié du Peuple.

Mais au fait, qui est-il, ce Monsieur Peiffer aux yeux duquel si peu de gens trouvent grâce ? Et quelle peut être l'origine de l'inépuisable énergie et de l'extraordinaire mauvais goût avec lesquels il s'acharne sur ses pairs ? Pas assez connu, pas assez présent, trop jeune ou trop vieux... nul n'est à l'abri des attaques intempestives dont il agrémente son blog délétère, et je me suis prise un instant à me demander à quoi ressemblerait un article sur Denis Peiffer écrit par ce même Denis Peiffer... Le bouillant polémiste eut-il glosé sur les goûts vestimentaires passés de sa cible, sur son tour de taille présent ou sur son recours futur aux compléments capillaires ? C'est en tout cas ce que laisse penser la teneur des remarques exotiques relatives aux photos de Céleste Lett : "Il n'est pas un jeune premier. Son visage est plus marqué aujourd'hui. C'est un peu ridicule de vouloir faire paraître plus jeune"... Quel niveau !... Quant à moi, je vais de ce pas prendre rendez-vous avec une coiffeuse et une esthéticienne, honorables corps de métier qui semblent constituer les meilleurs remparts contre les attaques impitoyables de Denis Peiffer.

Si Monsieur Peiffer nous fait l'honneur de lire notre prose, nous aimerions profiter de l'occasion pour lui rappeler le sens du mot logorrhée : "Flux de paroles inutiles, propension morbide à parler sans fin. Diarrhée verbale."

A méditer...

Florence Soriano-Gafiuk, Citoyenne bitcherlandaise

Mercredi, 23 mai 2007

Lorsque les directives de partis cèdent le pas aux convictions personnelles...

A l'approche des élections législatives, la décision de certains députés UDF d'opérer un rapprochement avec la majorité présidentielle a fait l'objet de critiques acerbes au sein de la gauche, mais aussi d'une partie de la droite.



Opportunisme indigne, compromission déshonorante, tels ont été les qualificatifs appliqués à ces députés accusés d'être davantage attachés à leurs sièges qu'à leurs convictions.



Qu'en est-il en réalité?



Tout d'abord, il faut rappeler que la recherche d'accords, d'alliances, de soutiens fait partie intégrante de l'activité politique. Que d'aucun s'avise de donner le spectacle d'acoquinages curieux avec tel ou tel groupe extrémiste serait certes regrettable. En revanche, un rapprochement de principe entre formations politiques de sensibilités voisines conclu dans l'idée d'empêcher le triomphe d'adversaires communs me semble tout à fait naturel, et même parfaitement justifié.



En second lieu, les gestes d'ouverture de Nicolas Sarkozy montrent clairement que quiconque souhaitant jouer un rôle constructif aux côtés de la majorité présidentielle est le bienvenu. Ainsi, le socialiste Bernard Kouchner s'est vu confier le très convoité ministère des Affaires étrangères et européennes. L'installation de Rachida Dati au poste prestigieux de ministre de la justice en dit également long sur la sincérité des intentions d'ouverture de Nicolas Sarkozy, en particulier lorsqu'on pense aux rôles misérables de faire-valoir réservés depuis toujours aux représentants des minorités ethniques par le parti socialiste, exhibant à l'occasion des beurs de service (Razzye Hammadi, Karim Rhaouti...), mais évitant soigneusement de leur donner le moindre pouvoir, et préférant même présenter aux élections des candidats parachutés plutôt que de faire confiance à des personnalités locales d'origine étrangère, dont la longue implication sur le terrain auraient pu apporter de réelles chances de succès.



Dans ce contexte de large ouverture, comment pourrait-on reprocher à un élu UDF de souhaiter prendre part à la belle histoire qui est en train de s'écrire? Hervé Morin, président du groupe UDF à l'assemblée nationale, est ainsi bien mieux placé au ministère de la défense pour jouer un rôle actif et défendre ses valeurs dans le paysage politique de son pays, qu'il ne le serait s'il avait choisi le confinement dans un groupe faible, isolé, refusant tout dialogue et toute participation à la politique en marche. Dans cette logique, la position des députés UDF ayant choisi la voie du dialogue et de la concertation avec la majorité présidentielle me semble intelligente, et parfaitement légitime.



Pour finir, il m'est agréable de rapporter ici la réponse faite par Winston Churchill, premier ministre britannique pendant la seconde guerre mondiale, à ceux qui lui reprochaient les multiples changements de partis qui avaient émaillé sa carrière. A ses détracteurs, Churchill répondait en substance qu'il est plus honorable de changer de parti pour suivre ses idées, que de changer d'idées pour suivre un parti.



Je ne peux qu'adhérer à ce principe d'honnêteté et de cohérence personnelles, et constater avec satisfaction que plusieurs ont le courage de le mettre en pratique.

Mercredi, 16 mai 2007

La démocratie encore une fois agressée !

Les machines à voter ont fait l'objet de vives polémiques durant ces élections présidentielles, les objections les plus couramment formulées étant à la fois d'ordres civique et technologique.

Si les avis ont été si virulents, c’est parce que l’acte de vote est un droit pour lequel nos aïeuls se sont battus durant des siècles, afin que tous les citoyens puissent participer à la vie politique de la cité.

Si ce droit disparaissait, c’est la rue qui déciderait et la violence qui deviendrait maîtresse.

En banlieue comme ailleurs, l'élection de Nicolas Sarkozy a fait l'objet de commentaires très variés, y compris parmi les jeunes. Certains, se montrant très inquiets des projets de Ségolène Royal de parquer les jeunes délinquants dans des centres placés sous la surveillance de l'armée, déclaraient préférer "le karcher de Sarkozy au lance-flammes de Ségolène". D'autres, avertis des origines juives du président, se répandaient en vociférations furieuses teintées d'antisémitisme. Divergences d'opinions donc, mais qui, là plus qu'ailleurs, ont donné lieu à des débordements regrettables.

Le message à porter aux jeunes auteurs de ces désordres est que la violence n'est en aucun cas un mode d'expression valable. La grande leçon qu'ils doivent apprendre est qu'on ne s'affirme pas en niant le système, mais en prenant au contraire sa place dans ce système, et en le faisant évoluer dans un sens jugé favorable au vu de ses propres convictions. La première attitude, stérile, mène à la marginalisation et au désespoir. La seconde, créatrice, doit permettre à tous les membres d'une société d'apporter leur pierre à la construction de l'édifice commun que doit être cette société.

Dans la pratique, quelle devrait être la démarche des jeunes qui, pour l'heure, se montrent rétifs à l'état de droit? S'il faut affirmer sa différence, il convient de le faire non dans la brutalité aveugle, mais dans l'expression énergique d'idées nouvelles, de pistes originales, d'initiatives pour faire évoluer les situations.

La première des priorités pour un jeune doit être de saisir l'opportunité qui lui est offerte en France de tirer parti de l'enseignement obligatoire dispensé (gratuitement) dans les établissements scolaires de la République. Dans tant de pays, la pauvreté condamne à l'ignorance, et le sort d'une personne est scellé dès sa naissance. En France, d'innombrables exemples de réussites personnelles admirables montrent que des origines modestes ne sont nullement un handicap insurmontable, et que le succès est à la portée de toute personne désireuse de faire quelque effort pour s'en sortir.

Des initiatives heureuses (zones franches établies en banlieue, accès réservés à Sciences Po pour des jeunes issus de quartiers défavorisés) ont vu le jour. Il faut se jeter sur ces initiatives, en tirer avantage, et les faire vivre avec passion et enthousiasme. Il faut à tout prix montrer le bien fondé de ces efforts d'ouverture en les transformant en succès, et non apporter du crédit aux contempteurs des banlieues en confirmant leurs jugements par des comportements conformes à leurs descriptions.

De nouvelles tentatives très prometteuses s'annoncent en faveur des jeunes des banlieues, dont la discrimination positive qui a été largement commentée pendant la campagne présidentielle. Là encore, il y a une chance à saisir. Qu'importent les idées préconçues sur tel ou tel candidat ou la sensibilité politique du groupe qui émet une proposition. Il faut essayer !

Les jeunes désireux de bien faire doivent donc d'une part consentir des efforts personnels réels, et d'autre part accepter la main tendue par une société qui ne demandent qu'à les remettre en selle, au grand bénéfice de tous.

Tels sont, à mon sens, les principes d'une posture juste et forte susceptible, à terme, de juguler les difficultés.

Quant au témoignage de cette charmante lycéenne :

Nous, on n'a pas pu voter, alors faut bien qu'on se fasse entendre

répondons lui que les individus se droitisent au fil du temps, et que le dialogue doit donc être tenu non dans les rues, mais dans les familles, avec les parents, grands-parents ou oncles et tantes, qui sont aussi inquiets qu’elle de l’avenir de la jeunesse dans une société qui se paupérise au fil du temps. Elle pourra ainsi développer sa réflexion politique et poursuivre sa propre construction, pour, à sa majorité, voter avec plus de hauteur : l’expression par la violence discrédite et est totalement stérile. Elle montre en outre qu’une partie de la jeunesse n’a pas compris toute la signification du mot « vote ».

Dans tous les cas, cette jeune-fille se trompe de cible : si ses propos sont une revendication pour le droit de vote des lycéens, le nom du nouveau Président de la République ne doit pas être prononcé, mais si en revanche, ses agissements intempestifs sont, comme je le pense, une contestation du résultat des suffrages, ils n’ont aucune légitimité…

Donc appelons au calme et à la raison !

Mercredi, 2 mai 2007

Présidentielle : le doute

Le vécu a toujours façonné la personne.

Nulle surprise donc si les tendances d'un électeur dépendent en grande partie de la matrice socio-culturelle dans laquelle il a grandi.

En tant que fonctionnaire, une tradition séculaire m'enjoint de voter à gauche.

En tant que femme, ma sympathie devrait de même être tout naturellement acquise à Ségolène Royal, dont l'élection à la Présidente de la République serait une chance historique en faveur du statut de la femme... si tant est qu'elle soit à la hauteur des espérances des français ! Toute femme que je suis, j'avoue ne pas avoir gardé un souvenir impérissable des prestations de Margaret Thatcher, Edith Cresson et autres Marie-France Garreau dans le paysage politique des années 80.

En tant que directrice adjointe de l’IUFM, inquiète pour l’avenir de l’Education en général, et des IUFM en particulier (Nicolas Sarkozy prévoit de remplacer les IUFM par des écoles professionnelles, alors que la loi qui prévoit l’universitarisation des IUFM (incompatible avec la proposition du candidat UMP) doit entrer en vigueur pour avril 2008), mon intérêt irait vers la candidate socialiste.

En tant qu’humaniste, je me sens profondément peinée face aux situations dramatiques (précarité, paupérisation,…) que certains de nos concitoyens vivent parfois même en travaillant. Mon cœur bat clairement à gauche, bien que...

A bien y réfléchir, ce n'est pas avec de bons sentiments qu'on résout les problèmes, mais en faisant preuve d'initiative et de méthode. J'ai par exemple apprécié à sa juste valeur la proposition de Nicolas Sarkosy de juguler le chômage ravageur qui sévit dans les populations d'origines étrangères en imposant la "discrimination positive", qui doit représenter un coup de pouce inédit pour les jeunes issus de l'immigration, une tentative de les intégrer au monde du travail plutôt que de laisser nombre d'entre eux se tourner vers le communitarisme et la délinquance à force d'échecs et d'exclusion. Cette tentative est riche d'espoir, innovante et audacieuse, et propose une alternative bien préférable aux traitements superficiels si souvent servis par la gauche, consistant à calmer les gens à coup de RMI, à occuper les jeunes en leur faisant enregistrer des disques de RAP dans les MJC... Tout cela est sans doute sympathique, mais aussi globalement inefficace, et revient à mon sens à se moquer des jeunes qu'on prétend aider.

En tant que fille de chef d’une toute petite entreprise, ma culture est naturellement de droite.

En tant que fille d’un père qui, sous le poids de taxes lourdes et de charges surélevées, a toujours travaillé comme un forçat sans jamais avoir pu profiter de la vie, mes convictions se tourneraient vers le candidat UMP : le travail, le risque, l’effort et l’initiative doivent être récompensés.

En tant que fille d’une mère qui, suite au récent décès de mon père, a pu conserver sa maison grâce à l’héritage de ma grand-mère, également décédée en 2006, je m’insurge contre les taxes de succession que les socialistes veulent pourtant renforcer. S’il est essentiel d’aider la jeunesse - notre capital avenir - à trouver sa place dans la société, il est aussi immoral que scandaleux de mettre en difficultés financières, voire parfois de jeter à la rue, nos parents ou grands-parents que nous chérissons tant.

En tant que contribuable (disposée à payer plus) dont certaines connaissances (amicales et même familiales) se vantent ouvertement de profiter du système social pour éviter à tout prix de travailler, je ressens un malaise croissant.

Si je défends l’intérêt commun au même niveau que l’intérêt individuel relevant de situations de détresse de ceux qui veulent mais n’y arrivent pourtant pas, je ne souhaite pas que l’assistanat soit encouragé.

Si l’appel à la solidarité doit être lancé ou relancé plus fortement, l’attribution des aides sociales doit être repensée…dans l’intérêt des SDF, des travailleurs pauvres, des foyers monoparentaux, des chômeurs de longue durée, et de tous les exclus de la société qui veulent se battre pour s’en sortir et que nous nous devons d’aider.

Le doute subsiste mais... pour finir sur une note optimiste, Aristote ne disait-il pas que le doute est le commencement de la sagesse ?

Vendredi, 20 avril 2007

Vote utile : une aberration

Les élections présidentielles de 2002 ont tellement marqué les esprits que le choix du "vote utile" s'est imposé, pour nombre de nos compatriotes, comme l'assurance unique contre les mauvaises surprises du premier tour.

Je crois fermement que les français doivent voter pour le candidat qu’ils souhaitent avoir comme Président de la République : la stratégie du « vote utile » est une totale aberration qui vide le premier tour de tout son sens, alors qu’au contraire, il devrait correspondre à un temps fort de la vie citoyenne, durant lequel chaque français exprime en conscience son adhésion au programme et à la personne qui lui semblent les plus en adéquation avec ses convictions profondes. Remplacer ce grand moment par un vote artificiel pour un candidat convenu pour lequel on n'a d'autre affinité qu'une approbation par défaut, c'est se bâillonner soi-même, se priver de liberté, et faire le jeu des lobbies industriels qui courtisent (et que courtisent) les candidats adoubés.

Et s'il s'avère qu'un candidat extrémiste soit crédité d'un nombre de voix préoccupant, c'est qu’une réalité s'exprime, sur laquelle il est bon, par le biais du scrutin, de diriger les projecteurs.

Il serait déjà bien choquant qu'une manœuvre d'état tente de masquer les choses, mais si finalement, ce sont les électeurs eux-mêmes, en bons petits moutons, qui se censurent et se musèlent de leur propre chef, alors la démocratie est bien fragile...

Vendredi, 30 mars 2007

Vote électronique : la démocratie en péril !?

Le 22 avril 2007, les français iront accomplir leur devoir civique en se rendant aux urnes.

Faire partager leurs opinions avec la cité, et ainsi participer activement à la vie publique.

Jouir du droit de vote pour lequel de nombreuses générations se sont battues.

A l’aube de ces élections présidentielles 2007 dont la campagne riche en rebondissements, met en scène trois personnages captivants, l’envie de voter est là.

On comprend alors l’importance pour chacun de pouvoir glisser son bulletin de vote dans une urne. Rendre l’acte palpable. Le matérialiser.

Pourtant, un à deux millions de français ne trouveront dans leur bureau de vote, ni bulletins, ni enveloppes. C’est une « machine à voter » qui les attendra. Ils n’auront qu’à à appuyer sur la touche d’une urne électronique. La machine gère…et la polémique vient.

Dans ce billet, nous allons tenter de répondre aux trois questions suivantes :

  1. Les machines à voter sont-elles légales ?
  2. Quels en sont les avantages ?
  3. Et en quoi menacent-t-elles la démocratie ?

1/ Les machines à voter sont-elles légales ?

Conformément à l’article L. 57-1 du code électoral, les machines à voter peuvent être utilisées dans les communes de plus de 3 500 habitants, figurant sur une liste fixée dans chaque département, par arrêté préfectoral. Les modèles autorisés sont publiés par arrêté par le Ministère de l’intérieur.

2/ Quel est l’intérêt des machines à voter ?

L’intérêt existe :

- Le processus de dépouillement des « bulletins de vote » est considérablement accéléré, puisque la machine reçoit et traite simultanément les scrutins.

- La problématique de la recherche des volontaires pour le dépouillement est de ce fait résolue - puisque le besoin de scrutateurs disparaît.

- Les machines à voter sont accessibles aux malvoyants : on sait combien la volonté d’une politique d’adaptation de notre cité à la situation du handicap est devenue forte et combien elle répond à un besoin de notre société.

- A l’heure du développement durable où chaque citoyen doit prendre conscience de la limite des ressources naturelles, et changer de culture pour « sauver la planète », l’économie de papier est forcément un point positif.

- Enfin, certains y verront la "modernisation" de la vie politique.

3/ En quoi les machines à voter menacent-elles la démocratie ?

Pourtant, le déploiement de ces urnes électroniques ne va pas sans polémique.

L’intérêt existe, mais les risques sont encore plus grands :

- La symbolique du vote est atteinte : le suffrage est dématérialisé, alors qu’il est important que les français prennent conscience de l’utilité et de la force de voter.

"Le système de vote actuel a été conçu pour que quiconque, même le plus ignorant, puisse se forger l’intime conviction que le vote s'est déroulé honnêtement. Lorsque le vote se fait par voie électronique, est-il possible de se forger, seul, la même conviction ? La réponse est non : il faut recourir à l'expert, à l'argument d'autorité."

- Les risques de fraude et de manipulation sont possibles comme l’attestent les résultats des expérimentations de plusieurs groupes d'informaticiens, effectuées à l’automne 2006.

"Une attaque de base peut neutraliser entièrement un candidat, échanger les voix apportées à deux candidats ou biaiser les résultats en reportant sur un candidat les votes apportés à un autre.. La corruption du système peut rester dormante jusqu'au jour de l'élection, ce qui rend impossible sa détection par le biais de tests préélectoraux."

- L'impossibilité de faire vérifier par un citoyen lambda l'intégrité du vote inquiète : une prise de position de consensus appellerait à ce que tout système de vote électronique soit doublé d'un dispositif d'impression d'un bulletin contrôlé de visu par l'électeur.

«A aucun moment l'électeur ne peut vérifier que son vote a été effectivement bien noté (...) ni participer au dépouillement puisque l'ordinateur le réalise en toute opacité sans qu'il soit possible de vérifier ses résultats.»

- La procédure de vote est secrète : il est en effet impossible d’accéder au code source pour des raisons dites de sécurité. Ces machines à voter sont donc de véritables boîtes noires, alors qu’elles devraient au contraire adopter une politique OpenSource. Comment alors avoir confiance ?

Si aucune fraude n’a été avérée, des disfonctionnements ont en revanche été constatés dans plus de dix pays. Lorsque le décompte des voix exprimées excèdent de plusieurs milliers le nombre d'inscrits. Lorsque plusieurs dizaines de milliers de votes sont enregistrées à deux reprises. Lorsque les résultats du suffrage sont électroniquement mal transmis.

A tout ceci, s’ajoutent les inconvénients des coûts des votes électroniques, trop élevés pour de nombreuses municipalités, et de l'appréhension de certaines personnes âgées face à l’outil informatique.

L’absence de transparence technique et le manque de fiabilité de ces machines à voter mettent donc en danger la démocratie puisque le résultat du suffrage peut ne pas correspondre aux voix exprimés. Quel sens alors donner aux élections ? Que fait-on de notre droit de vote ? Nulle meilleure raison ne peut être donnée : nous devons renoncer, au moins provisoirement, à ces machines.

Samedi, 10 mars 2007

Le droit de la femme

Dans quelques semaines, je me rendrai aux urnes pour remplir mon devoir de citoyenne, puisque je participerai aux élections du prochain Président de la République.



Je voterai, naturellement avec une certaine anxiété (qui a pu oublier le premier tour des élections de 2002 ?), mais aussi, avec une pensée reconnaissante pour toutes ces femmes et ces quelques hommes qui ont lutté durant des décennies pour que le droit de vote soit enfin accordé aux femmes – car, et ceci semble aujourd’hui inimaginable, les femmes, longtemps considérées comme des mineures, n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1944 !



En France (malgré notre retard par rapport au reste des pays européens), la participation des femmes à la vie politique ne cesse désormais de croître : elles sont maires, députées, députées européennes, sénatrices, ministres, et peut-être bientôt Présidente. Les femmes ont en effet compris qu’elles devaient s’engager si elles voulaient voir la condition féminine s’améliorer, les différents niveaux de responsabilité dans la société française s’ouvrir et les discriminations disparaître. C’est ainsi qu’elles ont appris à lutter et à être solidaires dans tous les secteurs concernant leurs droits : la parité, le divorce, les violences conjugales, la prostitution, les inégalités salariales, etc.



Pourtant les disparités subsistent dans la vie professionnelle en général, et dans la classe politique en particulier : les femmes sont souvent minoritairement représentées dans les postes à pouvoir, et parfois même carrément écartées : on les confine plus volontiers aux secteurs touchant la sensibilité, comme les dossiers de la cohésion sociale et de la famille.



Même si les femmes sont de plus en plus actives, des organismes comme la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) ont du être créés pour la protection des droits de l’individu : je viens, moi-même de saisir la HALDE, par l’intermédiaire de la Ministre déléguée à de Cohésion Sociale et à la Parité.



Cet exemple particulier, même s’il m’est personnel, montre que les femmes peuvent être victimes d’agissements de persécution dans tous les secteurs d’activités. Il montre que la défense du statut de la femme ne peut se faire que dans une démarche de solidarité, au-delà des classes politiques, des couches sociales, des ethnies et religions.



Cette pénible expérience – qui perdure et dont je n’aperçois plus la fin – conforte ma volonté d’entrer dans le combat des femmes pour la défense de leur développement humain.



Je lutterai désormais pour que ce droit soit respecté.

Jeudi 8 mars, dans le cadre de la journée internationale de la femme, des centaines de manifestations se sont déroulées, afin d’informer, de prévenir et de proposer. Il appartient à présent à toutes de mutualiser nos forces.