Plus de sections européennes dans les collèges et lycées !
Par Florence Soriano-Gafiuk le Dimanche, 12 novembre 2006, 12:52 - Réflexions - Lien permanent
Parce que l’Europe devient une réalité de plus en plus tangible, la maîtrise d’une langue européenne se révèle un véritable facteur d’ouverture et d’insertion sociale et professionnelle.
Dans ce contexte, les orientations ministérielles proposent que la construction de l’Europe commence dans les écoles : l’enseignement des langues vivantes étrangères à l’école doit être renforcé et le sentiment chez les jeunes, futurs citoyens européens, d’appartenir à cet ensemble de peuples et de nations doit être favorisé.
C’est ainsi que pour améliorer l’enseignement des langues étrangères en France et plus particulièrement les compétences des élèves à la communication orale, les sections européennes créées en 1992 se sont inscrites dans une politique d’intégration de l’apprentissage des langues étrangères dans l’enseignement d’une discipline non linguistique. Ces classes visent en effet, à préparer les futurs bacheliers à leur intégration dans des cursus européens. Elles commencent en classe de 4ème (exceptionnellement à partir de la 6ème) et consistent en un renforcement de l’enseignement dans la langue étrangère cible, et, à partir de la classe de 2nde, en un Enseignement d’une Matière par l’Intégration d’une Langue Etrangère (E.M.I.L.E., le nouveau sigle de la D.N.L. (Discipline Non Linguistique)). Il s’agit par exemple, pour un professeur d’Histoire et de Géographie, d’assurer un enseignement de sa discipline dans une langue étrangère.
L’objectif des sections européennes est de permettre à l’élève de renforcer ses aptitudes en langue étrangère, mais également découvrir la culture du pays concerné.
Aujourd’hui, alors que l’effectif de ces sections est appelé à s’accroître- il est prévu que le nombre de sections européennes au collège et au lycée augmente dans les prochaines années de 20 %-, il est essentiel de se préoccuper de la création d’un vivier de professeurs aptes à transmettre leur discipline dans une langue vivante étrangère. C’est pour répondre à ce besoin que le Ministère de l’Education Nationale a décidé, il y a deux ans, de mettre en place un examen à une certification dite « complémentaire » ayant pour objectifs de valider, d’une part la compétence linguistique de l’enseignant, et, d’autre part, la richesse du vocabulaire spécifique dans la langue étrangère lié à la discipline enseignée.
C’est ainsi, qu’en 2005-06, l’I.U.F.M. de Lorraine s’est trouvé être l’un des cinq I.U.F.M. de France à proposer une formation spécifique destinée aux professeurs des collèges et lycées stagiaires.
Nous ne pouvons que nous réjouir de telles initiatives qui, au final, n’ont pour seuls objectifs que de favoriser l’insertion dans la vie active et donc la construction de l’avenir de nos enfants, en leur permettant de mieux trouver place au sein de l’Europe.
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