Education et Formation des maîtres

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Tag - Dispositifs pédagogiques

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Dimanche, 18 février 2007

Accompagnement à la scolarité dans les lycées professionnels de la Lorraine

Le Conseil Régional et l’Université Paul Verlaine – Metz viennent de s’associer pour la mise en place d’un nouveau dispositif d’accompagnement à la scolarité des élèves des lycées professionnels (LEP).



Ce dispositif vise un public en difficulté scolaire, à qui il est souvent nécessaire de redonner confiance, et de réconcilier avec l’Ecole, pour qu’il prenne conscience de toutes ses potentialités et ait envie de s’investir dans la réalisation d’un projet personnel et professionnel.



Cette année, trois lycées professionnels de la Moselle, placés en Zone d’Education Prioritaire, ont accepté de s’engager à titre expérimental dans ce nouveau dispositif : 15 lycéens volontaires, tous en classe de terminale, bénéficieront de cours de soutien en mathématiques en vue de la préparation à l’examen du CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) prévu en juin 2007.



Ces séances de tutorat sont assurées (bénévolement) par les étudiants de l’Université Paul Verlaine – Metz se destinant au professorat des écoles (en échange d’une prise en compte de leur investissement dans le barème d’admission en première année d’IUFM – préparation au concours).



Ces étudiants suivent pour cela une formation spécifique en pédagogie et didactique, financée par le conseil régional, et animée par un intervenant de l’IUFM de Lorraine : la première séance qui s’est tenue la veille des vacances de février, portait sur les contenus et les objectifs des programmes de mathématiques en LEP. Déjà, d’autres étudiants de l’Université ont spontanément fait part de leur souhait de participer à ce dispositif !



Si le bilan de cette fin d’année scolaire s’avérait positif, la démarche serait étendue dans d’autres LEP et pour d’autres disciplines (certainement, en français, anglais et allemand) dès la prochaine rentrée scolaire. Espérons donc la réussite au rendez-vous !

Lundi, 11 décembre 2006

Le programme de Réussite Educative

Le dispositif de Réussite Educative, tel qu’il est défini dans le plan de Cohésion Sociale, vise à donner leur chance aux enfants et adolescents ne bénéficiant pas d’un environnement social, familial et culturel favorable à leur réussite. Pour offrir toutes ses chances à chaque enfant, l’école joue un rôle prépondérant, mais elle ne peut pas tout. Une intervention est souvent nécessaire, en dehors du temps scolaire pour retravailler les apprentissages de base. C’est à cette nécessité que souhaite répondre le Programme de Réussite Educative en mettant en place des ateliers d’accompagnement à la scolarité pour les enfants en grandes difficultés.



En effet, l’accompagnement à la scolarité est l’ensemble des actions visant à offrir, aux côtés de l’Ecole, l’appui et les ressources nécessaires dont les enfants ont besoin pour réussir à l’Ecole, appui qu’ils ne trouvent pas toujours dans leur environnement familial.



Cet accompagnement à la scolarité ne se pose pas en alternative à l’Ecole, ni ne souhaite se substituer aux parents dans leurs responsabilités éducatives. Il constitue une dynamique d’accompagnement éducatif qui doit répondre aux besoins spécifiques des enfants.



Par exemple, depuis le printemps 2006, la MJC de Boileau-Prégénie a en partenariat de l’Université Paul Verlaine – Metz mis en place un dispositif de tutorat en mathématiques pour les écoles Pierre et Marie Curie, et Jacques Yves Cousteau, de la ville de Woippy. Une dizaine d’étudiants de l’Université viennent en effet, à hauteur de deux heures hebdomadaires, tutorer bénévolement un trinôme d’écoliers présentant des difficultés en Mathématiques.



De tels dispositifs permettent aux élèves de cycle 3 :

- d'acquérir des méthodes, des approches, des relations susceptibles de faciliter l'accès au savoir,

- de valoriser leurs acquis afin de renforcer leur autonomie personnelle et leur capacité de vie collective, notamment par la pratique de l'entreaide,

- d'accompagner les parents dans le suivi de la scolarité de leurs enfants.



Ce dispositif tout en étant une action de solidarité, entre dans le cadre d’un échange réciproque de services, puisqu’il permet aux étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement :

- de vivre une expérience professionnelle par une mise en situation,

- de développer des connaissances sur la prise en charge d'un jeune public en difficulté scolaire,

- et enfin d'augmenter leurs chances d'admission à l'IUFM.

Naturellement, d’autres dispositifs d’accompagnement à la scolarité existent depuis déjà plusieurs années - nous pouvons citer le dispositif SUQE (Solidarité Université Quartiers Ecoles) qui recrute tous les ans une centaine d’étudiants de Metz Campus pour tutorer environ trois cent écoliers (aide aux devoirs, cette fois-ci pour l’ensemble des disciplines enseignées à l’école élémentaire) – alors que de nombreux nouveaux projets éducatifs sont à l’étude avec l’appui des collectivités territoriales et en partenariat de diverses associations.



Toutes ces actions éducatives qui exigent à la fois vigilance et énergie, reposent souvent sur le bénévolat et la bonne volonté des différents acteurs. Mais quelle belle récompense pour tous que de savoir un élève réconcilié avec l’Ecole, voire même parfois avec la Société, et donc, de pouvoir constater que l’on a ainsi contribué à placer un jeune dans une posture qui lui permettra de construire de façon favorable son avenir !

Samedi, 18 novembre 2006

Egalité des chances pour l'accès aux formations d'excellence

De plus en plus d’instituts d’enseignement supérieur optent pour la mise en place d’un dispositif d’accompagnement des lycéens de Terminale issus de milieux défavorisés, sur un parcours les conduisant à intégrer une formation d’excellence. Cette tendance suit le constat que peu de lycéens boursiers s’engagent dans les cursus des Grandes Ecoles, alors que la paupérisation de la population étudiante tend à s’accroître dans les filières universitaires. Ce choix d’orientation des lycéens issus des couches socioprofessionnelles défavorisées est en fait une conséquence du manque de confiance de ces jeunes en leur capacité à suivre avec succès des études réputées difficiles (souvent parce que les parents eux même, marqués par leur propre vécu, n’ont pas osé espérer ou croire en les potentialités de leurs enfants). Ces étudiants tendent donc à s’autocensurer en refusant d’envisager la construction d’un parcours personnel et professionnel qui pourrait paraître à leurs yeux ou à ceux de leur famille trop ambitieux.



Alors que la semaine dernière, la chaîne télévisée France 2 a diffusé lors de l’émission Envoyé spécial, un reportage sur les mesures sociales retenues pour les modalités d’admission à l’Ecole Sciences Po (Paris), certains instituts d’enseignement supérieur de Metz Campus (ENSAM, SupElec, …) mettent en projet des dispositifs d’accompagnement de lycéens boursiers présentant des aptitudes remarquables et choisissant une première orientation en IUT ou BTS, en vue d’une admission ultérieure sur concours spécifique. Cet accompagnement essentiellement prévu sous forme de parrainage, vise à faciliter l’accès à des connaissances scientifiques et techniques, mais aussi à une culture générale adaptée, voire si besoin, à familiariser avec les codes sociaux.



Ces jeunes, blacks, blancs ou beurs, deviendront ainsi les premiers dans leurs famille et quartier, à intégrer une grande école.



Il ne s’agit naturellement pas d’avantager (c'est-à-dire de faire de la "discrimination positive"), mais de compenser certaines inégalités pour tendre à donner à chacun la même chance de réussite, avec toutefois la contrainte de ne pas baisser le niveau d’études de ces instituts réputés - car si tel devenait le cas, tous ces dispositifs perdraient sens. Un juste dosage des mesures engagées doit donc être, et peut effectivement être conduit puisque l’IUFM de Lorraine qui vient d’être classé au premier rang à l’échelle nationale (via ses résultats au concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE)), choisit depuis plusieurs années un barème d’admission qui accorde quelques points supplémentaires aux candidats boursiers, Il ne fait ainsi nul doute que ces dispositifs doivent être maintenus et mieux, étendus à tous les organismes de formation.