Le 27 août 1967 est un jour très particulier pour moi car il se trouve que c'est tout simplement... le premier ! Naissance pétillante donc, à la grande joie d'un papa routier et d'une maman employée de bureau qui auront à coeur, trois ans plus tard, de me donner un adorable petit frère prénommé Christophe.



Dix ans plus tard, mes parents Jean-Michel et Nadine décident de s'établir à leur compte, projet concrétisé sous la forme d'une modeste entreprise de transport à laquelle ils consacreront beaucoup de temps et d'énergie.



C'est dans ce contexte familial que je grandis, et que je m'imprègne très tôt de la valeur du travail et de l'effort. Très tôt aussi, je prends conscience d'une inclination qui, au fil du temps, se transformera en véritable vocation : je serai enseignante !



Les années suivantes, ma passion pour les pratiques éducatives et pédagogiques va peu à peu se préciser, affiner ses contours, et se cristalliser finalement autour d'une discipline qui va passer au premier plan de mes préoccupations : la fièvre des mathématiques s'était emparée de moi, et ne devait plus me quitter ! Je dois dire, au passage, que j'ai tiré d'une pratique quotidienne de cette matière bien plus que les connaissances théoriques qui m'ont permis, le moment venu, de réussir des examens ou des concours ! Ce sont aussi des méthodes de pensée que j'ai intégrées à cette occasion, et le goût des raisonnements logiques, des argumentaires clairs et concis, principes qui influencent encore grandement la façon dont j'appréhende les missions ou les luttes plus générales que je m'assigne aujourd'hui. Que dire de plus sur ce point, sinon qu'une autre activité est venue, pendant une dizaine d'année, compléter la première, occupation d'une autre nature qui, elle aussi, m'a conduite à construire un sens des valeurs forgé à l'aune des faits et de la réalité. Pendant dix ans, j'ai pratiqué le judo, avec à la clef des titres de championne de Gironde et de vice-championne d'Aquitaine. Le judo, comme les mathématiques, ne laisse guère de place au vague, à l'à-peu-près, au laisser-aller... Pas de trompe-l'oeil, donc, dans mon système de valeurs, pas de faux-semblants, mais des idées claires et des convictions affirmées, et le sentiment surtout que rien de solide ne saurait perdurer sans une totale sincérité, vis-à-vis des autres comme de soi-même.



Sur le plan professionnel, le cours des évènements est ensuite très rapide. Après une maîtrise de Mathématiques Pures à l’Université Bordeaux I en 1989, j'occupe un poste de maître-auxiliaire à l’Institution Sainte Philomène (enseignements en collège et en lycée professionnel) à Haguenau (Alsace) tout en préparant, en parallèle, le CAPES de Mathématiques. L’année suivante, je suis affectée au collège Alain Fournier à Bordeaux en tant que professeur certifié stagiaire, et je deviens, à la fin de l'année, titulaire dans la fonction publique, enregistrant au passage un succès à l’Agrégation de Mathématiques. En 1992, j'effectue divers remplacements dans des collèges et lycées bordelais, et prépare en même temps un DEA de Mathématiques Pures (option : théorie des nombres) pour, finalement, achever mes études en janvier 1995, avec le grade de Docteur en Mathématiques.



Après deux années de vacation comme Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche, je deviens, en 1997, Maître de Conférences à l’Université de Metz.



Dès ma prise de poste, le besoin de compléter mon activité de recherche par des prises de responsabilités concrètes au sein de la structure qui m'emploie me pousse à prendre à ma charge l'organisation de la préparation au CAPES de Mathématiques et de la formation des professeurs stagiaires de Mathématiques, des collèges et lycées, sur le pôle universitaire messin.



Incidemment, j'ouvre une petite parenthèse étoilée pour dire que cette période de ma vie a également été ensoleillée par des évènements plus personnels puisque j'ai eu le bonheur, en 1999, d'épouser Karl, de nationalité allemande, employé (civil) à l’armée des Etats-Unis d’Amérique.



Sous le joli patronyme de Florence Soriano-Gafiuk, je m'établis donc finalement, avec mon époux, à Schweyen, un très charmant village frontalier du pays de Bitche.



Le premier janvier 2005, je suis nommée par le Recteur de l’académie de Nancy-Metz (après proposition du directeur de l’IUFM, suite à l’avis du Conseil d’Administration de l’Université Paul Verlaine – Metz) directrice adjointe de l’IUFM (*) de Lorraine, déléguée aux sites mosellans, pour une durée de cinq ans, avec la responsabilité des quatre implantations mosellanes (Campus du Saulcy, Metz-Paixhans, Montigny-lès-Metz et Sarreguemines) et des relations internationales de l’IUFM.



A la rentrée universitaire 2005, je me libère de mes responsabilités pédagogiques pour en accepter de nouvelles, à l’IUFM, où je prends en charge la formation des professeurs des écoles biculturelles (site de Sarreguemines), et à l’Université Paul Verlaine – Metz, où je m’investis dans la préprofessionnalisation aux métiers de l’enseignement. Depuis le début de mon mandat, je me suis en particulier appliquée à la mise en œuvre de dispositifs d’accompagnement à la scolarité (promotion des sciences, soutiens scolaires divers, etc.) avec l’appui, à l'époque, de l'Inspection d'Académie et des collectivités territoriales.



Le premier septembre 2006, je deviens Professeure des Universités à l’IUFM de Lorraine.



En septembre 2007, j'ajoute à mes charges au sein de l'IUFM de Lorraine le nouveau dossier de la Recherche en Education et, depuis le 1er janvier 2009, j'ai pour mission de coordonner la Recherche en Education du PNE (les 7 IUFM du Pôle Nord Est, c'est-à-dire des 7 régions du Nord-Est de la France). Naturellement, ces offices multiples dans le cadre de l'IUFM me placent dans une position privilégiée d'interlocutrice naturelle de l'UPV-Metz (université de Metz), le bureau IUFM de la Maison de l'Etudiant, au coeur des locaux de la Présidence, étant d'ailleurs sous ma responsabilité.



Comme on a pu le voir dans les lignes qui précèdent, mes implications sont extrêmement denses et variées, ce qui nécessite un investissement en temps assez conséquent. Ces deux dernières années, cette volonté de déborder du cadre strict de la recherche scientifique en acceptant des postes à responsabilité s'est encore précisée, et c'est après mûre réflexion que j'ai finalement opté pour un véritable engagement politique, avec l'idée de mettre mon expérience et ma capacité de travail au service de mes concitoyens, à une échelle plus large que je n'avais pu le faire jusqu'alors.



Dans cette ligne, j'ai adhéré à l'UDF en mars 2007, et je suis aujourd'hui militante de la majorité présidentielle, membre du comité UMP de la 5ème circonscription (Sarralbe-Sarreguemines-Bitche) et la Déléguée UMP du canton de Volmunster.



Sur le plan des responsabilités politiques, j'ai à mon actif un certain nombre de charges, à commencer par celle de Conseillère municipale de Schweyen, cadre dans lequel j'ai obtenu plusieurs délégations. Je suis ainsi Déléguée de la Commission Locale d’Evaluation de la Communauté de Communes de Vomunster, Déléguée du syndicat intercommunal des écoles de l'An 2000 et première Vice-Présidente du syndicat intercommunal des CES de Bitche et environs avec, incidemment, une situation de représentante du syndicat intercommunal au conseil d'administration du collège Kieffer de Bitche. Je suis aussi la collaboratrice (bénévole) du député Denis Jacquat (Metz 2) et une proche coopératrice du député Céleste Lett (Sarreguemines), et j'ai créé, à l'usage de mes concitoyens, le mensuel politique VOUS, distribué gratuitement à Schweyen et alentours, dont je suis chef de rédaction, ainsi qu'un blog politique très visité.

Mon appartenance à une formation politique précise procède naturellement d'un choix idéologique personnel, mais je tiens cependant à dire publiquement, sans ambiguïté, que je me réserve le droit de m'exprimer et d'agir, en toute indépendance, à chaque fois qu'une cause me touche ou qu'une situation l'exige, sans le moindre souci de complaire à une ascendance ou à une hiérarchie. Je me suis ainsi très fortement mobilisée au moment de la mastérisation de la formation des maitres, procédure au sujet de laquelle j'ai interpellé individuellement les 577 parlementaires, de même que lors des actions visant au maintien des troupes militaires de Bitche, où j'ai pris l'initiative de mettre en ligne un site de pétition qui a recueilli de très nombreuses signatures de citoyens et d'élus. Dans le cadre du problème posé par les fouilles au corps de mineurs de moins de 15 ans, j'ai également eu à coeur de m'impliquer personnellement, par l'entremise du député Denis Jacquat, afin de demander que les pratiques en cours fassent l'objet d'une codification claire appliquée de manière stricte. Dans mon petit village de Schweyen, également, je me suis résolue aux interventions les plus déterminées à l'occasion de l'affaire de la modification du POS à Schweyen, opération nuisible à la collectivité relevant de plus, selon les conseillers juridiques consultés, d'une démarche illégale. Plus largement, enfin, je n'ai jamais eu peur d'employer les méthodes les plus énergiques, missives à l'Elysée, recours devant les tribunaux, à chaque fois que les intérêts publics me semblaient menacés, ou les principes démocratiques bafoués.



Aujourd'hui, c'est avec grand plaisir que je mène de front les différentes tâches que je me suis assignées et qui, à l'usage, se révèlent complémentaires à la fois sur le plan des compétences à acquérir et du plaisir quotidien qu'il y a à s'en acquitter. Mon désir, à l'heure présente, est d'être chaque jour plus efficace, plus performante, afin d'apporter ma part à l'édification d'une société plus harmonieuse et plus juste, où le droit, la rectitude et l'entraide seraient érigées au rang d'évidences.



Progresser pour servir, c'est là toute mon ambition !

(*) IUFM : Institut Universitaire de Formation des Maîtres, c’est-à-dire des professeurs des écoles, et des collèges et lycées (d’enseignement général, technologique ou professionnel), ainsi que des CPE (Conseillers Principaux d’Education).